Hors Frontières

Archipel des Bijagos

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D’une superficie totale de 2624 km2, l’Archipel des Bijagos autrement nommée Archipel des Bissgos possède une population de 30 000 habitants.

La monnaie officielle dans l‘Archipel est le franc CFA car c’est un archipel qui appartient à la Guinée Bissau. Le franc CFA qui est le nom de deux monnaies utilisées par plusieurs pays d’Afrique constituant en partie la zone franc de l’Afrique centrale et la zone franc de l’Afrique de l’ouest. Cette monnaie fait partie des restes de l’empire colonial français, même si tous les pays y participant n’étaient pas une ancienne colonie française.

Il n’y a pas de donnée sur la région prédominante dans cet archipel. Cependant en se basant sur le reste du pays dont il fait partie (Guinée Bissau) la religion musulmane dominerait avec près de 40% de la population. Suit derrière le christianisme avec près de 10% de la population. Ces pratiques cohabitent avec les pratiques animistes. Il est ainsi difficile d’avoir les chiffres de la pratique religieuse.

N’ayant aucune frontière terrestre, mais étant ouvert sur l’océan Atlantique et sur la Guinée-Bissau-Guinée-Sénégal, l’Archipel des Bijagos se traverse uniquement par le biais d’un transport par voie fluviale ou aérienne. Etant un ensemble d’îles, il n’y a pas de moyen de calculer un temps de transport, car dépendant du transport sélectionné et des conditions climatiques.

S’agissant d’un archipel, il est plus intéressant de citer les principales îles : Balama, Bubaque, Caravela

D’un point de vue historique, pendant pré-colonial les îles Bijagos étaient importantes pour le commerce sur la côte ouest de l’Afrique et ses habitants y ont construit une grande flotte afin de développer une grande activité fluviale. C’est ainsi qu’en 1535 ils ont pu mettre en déroute les Portugais lorsqu’ils sont arrivés pour conquérir l’archipel. Chaque île étant politiquement autonome, c’est une par une qu’elles ont établi des relations étroites ou non avec les forces européennes en présence, dont les Anglais basés à Bolama, et les Français et les Portugais (futurs colonisateurs de la partie coloniale faisant face à l’archipel qui allait devenir la Guinée-Bissau. Une seule île qualifiée de rebelle (Canhabaque) ne fut jamais vraiment soumise. Même si, suite à la dernière guerre de 1936, elle a fini par accepter une certaine présence portugaise, sans toutefois se considérer comme colonisée.

Aujourd’hui des émigrés guinéens, gambiens et sierra-léonais viennent s’installer sur les îles pour y pratiquer la pêche professionnelle. Cette nouvelle intrusion pose de nombreux problèmes car si les Bijogos gèrent au mieux leurs ressources, ce n’est pas le cas de ces pêcheurs saisonniers qui coupent notamment les palétuviers qui retiennent les plages. Certaines îles se retrouvant alors sans protection face aux assauts de l’océan et s’effondrent dans l’eau.