Hors Frontières

Archipel des Bijagos

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Toujours dans le port de Bissau, nous achetons un ticket de bateau pour l’archipel des Bijagos.

Trois sortes de prix sont proposés : un ticket à 2500 francs CFA, pour le trajet normal, le ticket à 5000 francs CFA pour avoir accès au pont supérieur et le ticket à 7500 francs CFA, soit une dizaine d’euros pour le billet VIP. C’est ce dernier que nous prenons, mais étant donné que nous allons rester tout le temps du trajet sur le pont supérieur, le ticket de milieu de gamme aurait suffit.

Trois sortes de prix sont proposés : un ticket à 2500 francs CFA, pour le trajet normal, le ticket à 5000 francs CFA pour avoir accès au pont supérieur et le ticket à 7500 francs CFA, soit une dizaine d’euros pour le billet VIP. C’est ce dernier que nous prenons, mais étant donné que nous allons rester tout le temps du trajet sur le pont supérieur, le ticket de milieu de gamme aurait suffit. La somme est avantageuse, bien moins excessive que les 500 000 francs CFA que nous demandait un pêcheur privé pour une location en journée. Cette somme aurait pu être descendue à 300 000 francs CFA, soit 450 euros, mais le prix que nous payons est imbattable, quand bien même ce pêcheur privé aurait été à notre disposition pour deux jours.

Avant d’embarquer, nous prenons le temps de découvrir le petit port dans lequel nous nous trouvons.

Il est temps pour nous d’embarquer.

Le bateau démarre difficilement ; à plusieurs reprises, les moteurs doivent être lancés.

Nous quittons le port de Bissau.

Le trajet durera 10 heures.

Afin d’économiser du carburant, certains petits bateaux s’accrochent au ferry pour économiser le prix d’une traversée. Le capitaine de la barque lance à un contact sur le bateau, une corde, qu’il relie à son moyen de transport. Le tour est joué, au prix d’un risque incroyable. Durant plusieurs minutes, la corde frôle l’hélice du ferry.

La traversée est longue.

Dans les soutes ou sur le pont inférieur, les passagers doivent attendre sans se plaindre.

Nous apercevons les côtes des premières îles de l’archipel.

Chacun essaye de tuer le temps comme il peut.

Le snack propose des produits limités.

Le véritable spectacle du bateau se trouve à l’extérieur.

Nous entrons dans l’archipel.

Des pêcheurs se trouvent à l’oeuvre.

Le spectacle est magnifique.

Sur le bateau, des voyageurs commencent à chanter.

L’île de Bubaque se rapproche.

Nous nous trouvons à présent au centre d’un canal naturel qui longe l’île de Rubane et l’île de Soga.

Ses touristes, peu nombreux sont essentiellement des pêcheurs. Ses eaux font parties des plus poissonneuses du monde. Et pour les touristes qui y viennent….l’accès à ces îles n’est pas aisée. Ils peuvent : soit prendre un avion privé de Dakar, soit prendre le ferry express ou louer un bateau privatif, une sorte de barque à moteur, qui est l’option la plus onéreuse.

Le ferry se positionne pour entrer dans le port.

La manoeuvre est risquée.

Nous nous lions d’amitié avec le sous-préfet de la région, ainsi qu’avec Aliou Camara, un des guides les plus professionnels du pays. Il peut se joindre au 002456406148 ou au jontyjambon@yahoo.com.br

Nous descendons.

Sur le quai, des habitants proposent des chambres dans leurs appartements.

Nous louons une chambre  dans un de ces appartements pour la nuit ; nous payons 20 euros. Le lendemain matin, nous retrouvons nos amis, dont Bouba, notre guide qui est venu avec nous depuis le Sénégal.

Nous prenons un petit-déjeuner local.

Nous découvrons le centre de la ville, accessoirement son endroit le plus animé.

Les infrastructures sont spartiates.

Nous visitons les environs.

Nous faisons connaissance avec un chauffeur qui va nous servir de guide dans les jours à venir. Le chauffeur nous revient à 40 euros par jour, tout compris.

Nous quittons la ville.

Nous nous dirigeons vers un petit village.

Nous arrivons.

Nous allons à la rencontre du chef du village, qui nous autorise à pénétrer ses terres. Il faut savoir que normalement, il faut acheter à l’épicerie locale, quelques victuailles à offrir aux villageois comme le veut la coutume. Nous n’avons pas eu le temps d’acheter des victuailles et offrons au chef un peu d’argent. Il ne nous a pas obligé, mais nous voulions respecter cette tradition.

Le chef nous explique que son village s’ouvre à la modernité. Qu’il y a même pas 5 ans, ses habitants vivaient nus.

Une femme fait à manger.

Nous passons un bon moment en compagnie des habitants.

Mais, quelle surprise de découvrir un panneau solaire portatif……relié à une batterie de voiture, elle même reliée à des téléphones portables. Même dans cet endroit reculé du monde, une antenne réseau a été posée.

Après avoir roulé quelques kilomètres, nous nous arrêtons dans un deuxième village.

Les habitants font le deuil d’un parent décédé.

Tous se réunissent autour du chef.

Les femmes écrasent du blé pour faire de la farine.

Nous nous dirigeons vers l’extrême côte de l’île.

Nous découvrons une plage sublime.

Nous passons le reste de la journée à être seuls au monde.

La température extérieure de 40 degrés est idéale.

Notre guide revient nous chercher plusieurs heures plus tard ; il est temps de rentrer.

Nous reprenons notre véhicule.

C’est alors que le chauffeur crève un pneu. Pas de chance, il ne possède pas de roue de secours. Nous devons continuer à pied.

Nous nous arrêtons dans le premier village que nous croisons.

Nous en profitons pour visiter le village.

Nous continuons notre route.

Nous nous arrêtons dans un autre village.

Nous reprenons la route vers la ville ; nous dépassons un dispensaire de la croix rouge.

La nuit commence à tomber.

Pendant ce temps, le chauffeur essaye de joindre des amis à lui. Sans succès. Chaque appel sonne dans le vide. Et impossible de compter sur une quelconque dépanneuse. Le chauffeur parvient à joindre un de ses amis, qui ne pourra pas être là avant plusieurs heures.

Après plusieurs heures et une dizaine de kilomètres parcourus en pleine nuit, sans eau, sans lumière, un véhicule vient nous chercher. Il s’agit de Georges, un chauffeur de l’île qui propose ses services et qui peut être joint au 002456161640.

Nous prenons un repas bien mérité.

Nous nous endormons immédiatement après.

Le lendemain matin, nous retrouvons notre embarcation pour rentrer. Etant donné que le ferry ne navigue pas avant une semaine, une avarie moteur, nous avons réservé une barque, appelée également : « pirogue à moteur ». Nous payons la somme de 200 euros pour un aller. Le tarif est important, mais nous ne pouvons faire autrement. Et encore, nous avons réservé chez Bob, qui nous a fait un prix sur la location.

Nous faisons une halte sur l’île de Rubane afin d’en découvrir les plages.

Nous quittons ensuite l’archipel des Bijagos après 3 heures de navigation.