Hors Frontières

Les Balkans

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Nous pénétrons sur le territoire macédonien en provenance de Grèce.
Les policiers aux frontières contrôlent furtivement nos passeports et nous les rendent sans plus de formalisme que nécessaire. Nous empruntons une autoroute de bonne qualité. Et nous pourrions même dire de qualité supérieure à celles que nous pouvons trouver dans les pays occidentaux européens.

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Après une centaine de kilomètres, sans contrôle policier à signaler, nous bifurquons et nous dirigeons vers le site archéologique de Stobi.

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Stobi est une ville antique de Péonie, région septentrionale de la Macédoine. Elle est située sur la rive gauche de la Tsarna non loin de son confluent avec le Vardar. À 150 km environ au nord de Thessalonique, une ville balnéaire grecque et à 80 km au sud de la capitale Skopje.

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Stobi occupait une importante position dans la vallée du Vardar, sur l’axe stratégique reliant la Mer Égée au bassin du Danube, après le règne d’Alexandre le Grand, lors de la colonisation du pays par l’empire romain.

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Stobi jouissait ainsi d’une position particulièrement favorable qui explique sa prospérité, et son importance militaire pour cette partie de l’empire romain.

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Cette importance explique la romanisation rapide de la ville macédonienne : sous Auguste, Stobi est un oppidum civium Romanorum c’est-à-dire comporte une communauté romaine assez nombreuse pour obtenir certains privilèges politiques.

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Ancienne capitale antique et sans doute de la Macédoine Seconde à partir du Ve siècle, évêché, elle fut peut-être élevée au rang de métropole.

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Durement éprouvée par l’invasion des Ostrogoth en 482, elle le fut encore plus durement lors du tremblement de terre de 518 et ne se remit jamais de ces désastres : elle aurait été abandonnée vers la fin du VI èm siècle, jusqu’au XIV èm siècle, date de sa découverte. Depuis, les fouilles à ciel ouvert sont toujours d’actualité.

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Au milieu des ouvriers architectes, nous déambulons dans la cité ; le théâtre sort de terre ; méticuleusement les pierres retrouvent leur aspect originel.

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Il est un plaisir de se promener dans ce havre historique, au visage changeant. Hier, il n’était pas encore ce qu’il sera demain.

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Nous continuons notre route vers la capitale du pays : Skopje, ville de 470 000 habitants.

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Les paysages alentours sont assez montagneux.

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Et rapidement, nous entrons dans la ville, que nous découvrons mirifique.

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Les bâtiments administratifs de gestion du pays se trouvent à l’entrée de la ville.

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En face de sculptures imposantes, un peu comme si le pays voulait étaler sa force et son indépendance, acquise dans les larmes vers la fin du XX ème siècle.

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Avec une rigueur soviétique dans la conception artistique pragmatique.

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Mais cette rigueur se laisse facilement dépassée lorsque le culte d’Alexandre le grand, natif du pays, démontre le savoir faire des macédoniens.

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Nous reprenons notre véhicule et pénétrons plus en profondeur dans la ville. Devant nous émerge la porte de Macédoine.

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Nous arpentons les allées d’un petit parc, qui nous mène dans le centre historique, derrière la porte, qui semble relier le passé au futur, un pont entre les différentes facettes d’un pays fascinant.

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Et derrière la porte de macédoine qui n’a rien à envier à notre arc de triomphe, Alexandre apparaît, transposé partout, semblant partir encore une fois à la conquête du monde.

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Nous avançons sur la place qui s’étend à perte de vue.

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Une extension qui permet de faire de belles balades dans une ville dynamique.

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Tout autour de la place, des bâtiments d’envergure.

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Nous continuons notre chemin.

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Et nous apercevons au loin la vieille ville d’obédience musulmane.

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Et pour la rejoindre, nous n’avons qu’un pont à traverser : le pont de pierre qui en longe un autre sur lequel, des personnages gravés en trois dimensions patientent.

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Et nous apercevons enfin Alexandre, qui se révèle tel qu’il a vécu.

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Plus nous nous rapprochons et plus nous sommes stupéfaits par les sculptures qui le représentent.

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Le poing ainsi levé vers le ciel, semblant défier le temps.

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De la place, nous apercevons le château de Skopje.

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Dont les remparts indicibles sont gardés par Alexandre et ses armés.

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Dans la vieille ville, nous nous promenons dans le souk et y faisons quelques emplettes.

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Puis, nous repartons de là où nous sommes venus en redécouvrant la place initiale, qui semble de notre point de vue, encore plus impressionnante.

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 Nous quittons Skopje et roulons deux cents kilomètres afin de rejoindre le lac d’Ohrid, lac attenant à la ville qui en porte le même nom, ville que nous traversons.

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Le lac d’Ohrid se situe dans le centre-ouest de la péninsule des Balkans. Partagé ainsi entre l’Albanie et la Macédoine qui en possède la majorité.

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Le décor est splendide.

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Malgré les pics de pollution enregistrés ces dernières années, la baignade est autorisée.

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Mais, rien ne vaut les balades le long du lac avec pour décors, un arrière pays somptueux.

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A perte de vue, nous découvrons le lac.

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Le lac d’Ohrid est profond, avec un maximum de 288,70 mètres sur sa rive orientale et une moyenne de 151 mètres. Le lac se trouve dans une zone de moyenne montagne, les sommets environnants culminent à 2000 mètres d’altitude environ.

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Son origine a été occasionnée par un phénomène géologique rare et son ancienneté n’est comparable qu’à celle de quelques grands lacs : Titicaca et Baïkal.

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Il forme un ovale allongé, orienté sur un axe nord-sud, avec 30 kilomètres de longueur et de 14,5 à 11 kilomètres de largeur. Le lac possède des côtes plutôt droites, longues de 87,5 kilomètres et ne compte aucune île.

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Après la baignade de la journée, nous nous promenons le long du lac et en découvrons les forêts alentours.

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Afin de nous détendre, nous assistons à un magnifique coucher de soleil sur le lac et rentrons nous coucher.

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Le lendemain matin, nous quittons la Macédoine avec la surprise d’avoir visité un pays qui gagne à être connu.

Nous patientons à la frontière. Plusieurs points de passages frontières sont disséminés sur le territoire. Personnellement, nous sommes passés par un petit poste situé autour du lac d’Ohrid, en provenance de la Macédoine. Sans grande difficulté, une carte d’identité ou un passeport suffit. Une dizaine de minutes plus tard, le policier aux frontières nous rend nos passeports, comportement agrémenté d’un large sourire et d’un : « Bienvenue en Albanie ».

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Nous découvrons après quelques kilomètres d’une route déserte et sinueuse, le côté Albanais du lac, et dont les couleurs, à l’assemblage harmonieux, laissent découvrir une toile semblant figée pour l’éternité, avec tout au long du parcours, des petites plages aménagées par la main de l’homme et qui lui permettent de profiter du tourisme et de la pêche dans un respect constant de la nature.

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A l’instar de la Turquie et de sa paupérisation médiatique, subséquence du film : « Midnight Express réalisé par Alan Parker, l’Albanie a connu à travers le film : « Taken », une description peu élogieuse, faîte de mafia, de trafic et de kidnapping en tous genres. C’est ainsi auréolé de ce danger soi-disant permanent, qu’elle accueille les touristes, qui, en outre, avant de la découvrir emmène avec eux un fort sentiment de crainte du à l’extrême pauvreté et insécurité qui la caractérise. Aller en Albanie serait ainsi de l’inconscience et ferait de tout voyageur, un insensé Indiana Jones des temps moderne. En réalité, il n’en est rien. Bien que le Sud du pays présente les stigmates de la pauvreté face au Nord, bien ancré dans le 21 èm siècle, le pays est sûr et fort accueillant, avec une population tout sourire, sauf peut-être en ce qui concerne le prix du gazole (1,31 euros/L). Tout au long de l’axe Sud-Nord, la route est praticable, bien qu’elle soit un peu cabossée de Ohrid jusqu’à Tirana, segment qui comprend cependant une centaine de kilomètres d’autoroute, dont la construction finale assurera la traversée du pays ainsi que son ouverture à l’Union Européenne. De Tirana jusqu’à la frontière du Monténégro, absence d’autoroute, mais une route nationale de bonne qualité, sans trop de nids de poule.

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En nous enfonçant dans le pays, nous ressentons les soubresauts de la voiture, dont les roues sur une route peu goudronnée perçoivent les moindres antéfractuosités. Un éboulement résultant d’une construction ne présentant pas toutes les garanties de sécurité nous rappelle à une prudence accrue.

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Mais après quelques kilomètres, la situation s’améliore.

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Et au détour d’un paysage tout droit sorti de l’imaginaire de Stephen king, nous traversons la première grande ville d’Albanie : Elbasan.

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La mine est très ancienne.

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Ville, dans laquelle nous nous arrêtons pour boire un café et manger quelques croissants, le tout pour la modique somme de deux euros.

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Le paysage est verdoyant.

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Nous continuons en direction de Tirana, la capitale et rejoignons une autoroute qui sort de terre, sur laquelle, les paysans traversent avec leurs animaux au milieu du flot circulatoire de voitures.

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Après quelques kilomètres, sans aucune présence policière, nous sommes surpris par un rehaussement qui ressemble  à un dos d’âne et fait décoller pendant quelques instants la voiture. Nous continuons néanmoins sans autre incident notable et arrivons à Tirana que nous apercevons au loin et à laquelle nous accédons suite à la fin de l’autoroute qui se termine sans panneaux et avec un dénivelé de dix centimètres, laissant dés l’entrée dans la ville un sentiment d’anarchisme routière, puis à son centre.

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La ville de Tirana dégage, après avoir dépassé les limites de la banlieue de la ville,  une atmosphère de modernisme, mêlé, à une propreté et à un sentiment de contrôle et de sécurité permanent.

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Nous nous garons, place Skanderberg, la place majeure rénovée depuis 2003,  de la ville pour y découvrir la Tour de l’Horloge, la mosquée Et’Hem Bey et le palais de la culture.

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Les bâtiments sont d’inspirations soviétiques.

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La place centrale est la vitrine du pays.

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Au centre de la place, une statue équestre en bronze de Skanderberg, œuvre de Odhise Paskali, Andrea Mano et Janaq Paço, amplifie l’effet de gigantisme voulu par la municipalité et surprend le visiteur de passage, suffoquant sous une chaleur lourde et étouffante.

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Les gens sont très agréables.

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Un petit détour par le parc, le temps de prendre un rafraichissement,

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…de faire une ballade,

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…de  se restaurer à moindre coût au centre d’accointement de la jeunesse albanaise,

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…et de découvrir les derniers monuments qui semblent nous apostropher.

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Et ce, avant de quitter le centre ville, puis de reprendre la route jusqu’à la frontière d’avec le Monténégro, à travers des paysages verdoyants.

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Nous avons une superbe vue sur la vallée.

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Alternant les traversées de petites villes,

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Nous nous arrêtons quelques instants.

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…des plus grandes,

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Jusqu’à ce qu’après deux heures de conduite sur une route de bonne facture, nous apercevions au loin, les paysages en relief du Monténégro, laissant derrière nous les plaines étendues albanaises.

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 Nous entrons en Bosnie-Herzégovine. Les douaniers et les policiers aux frontières sont souriants et aimables.

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Nous commençons à circuler sur les routes bosniaques, lorsque très rapidement, la route nous fait emprunter le territoire de la république serbe de Bosnie, une enclave au sein du territoire qui possède ses propres spécificités, mais qui diverge néanmoins avec une conception et un rêve d’indépendance inatteignable.

Nous pénétrons en république serbe de Bosnie, territoire intégré à la Bosnie, mais qui comporte cependant son propre drapeau et ses propres spécificités.

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A plusieurs reprises, nous passons par des frontières invisibles qui nous mènent de la Bosnie à la république serbe de Bosnie. La route est particulièrement longue, l’absence d’autoroute rendant le temps de circulation assez étendu. En outre, nous traversons plusieurs monts, ce qui explique la sinuosité de la chaussée. Les animaux en liberté ne facilitant pas la conduite.

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Néanmoins, les paysages que nous rencontrons sont somptueux et nous nous régalons de leur découverte.

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Nous arrivons finalement dans la ville de Trebinje, une ville frontalière entre la Bosnie et la république serbe de Bosnie et qui a la particularité de trouver sa banlieue sur le territoire bosniaque, alors que son centre fait parti de la république serbe de Bosnie.

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Nous pénétrons dans le centre ville.

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Et découvrons une magnifique église.

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Et ce, avant de visiter la place centrale de la ville, une place tranquille aux airs de Provence.

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Nous nous asseyons à une table et commandons un rafraîchissement.

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Nous repartons et traversons la ville de Foca.

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Avant d’atteindre le parc national de Sutjeska, un parc splendide et naturel, qui fait la renommée de la région tout entière.

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Nous remontons vers la capitale de la Bosnie-Herzégovine : Sarajevo et continuons d’emprunter une route au milieu de nulle part, et ce sur encore 200 kilomètres.

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Avec disséminées par ci et par-là, quelques surprises agréables.

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Nous nous arrêtons sur le bord de la route, au milieu de la campagne, afin de nous restaurer.

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Nous atteignons la ville de Doboj.

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Deux cents kilomètres plus loin, nous quittons la république serbe de Bosnie et par la même occasion, la Bosnie-Herzégovine composée d’une population merveilleuse et chaleureuse. Nous retrouvons le territoire de Bosnie-Herzégovine, aux portes de Sarajevo, sa capitale peuplée de 300 000 habitants et qui se remet doucement du conflit des Balkans ayant éclaté vers la fin du XXème siècle. En pénétrant dans la ville, nous sommes frappés par des tours d’immeubles, bien plus grandes que celles que nous avions pu voir jusqu’à là.

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Nous les contournons pour nous rendre dans notre hôtel, dans lequel pour une somme modique, nous sommes surclassés et bénéficions d’une suite.

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Néanmoins, de notre fenêtre, nous avons une vue dégagée sur les barres d’immeubles et sommes presque gênés de bénéficier de tant de confort, dont nous n’avons pas besoin.

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Surtout que ce genre d’immeubles est courant dans le pays.

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Pour atteindre le centre ville, nous passons devant le Sarajevo moderne, aux formes identiques aux métropoles occidentales et dénué d’intérêt touristique.

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La route est globalement bonne et les axes sont dégagés.

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De temps à autres, sur les côtés, de beaux monuments se découvrent.

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Nous nous garons dans un des vieux quartiers de la ville et découvrons outre ses églises.

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De vieux bâtiments.

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Une présence militaire accrue.

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Et certains édifices qui présentent encore les stigmates de la guerre.

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La ville s’ouvre néanmoins à la modernité, quand bien même, il n’est pas rare de trouver de vieux tramways de plus de cinquante ans d’âge.

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Nous franchissons un pont de pierre, conservé miraculeusement et épargné des affres du conflit.

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Pour découvrir l’hôtel de ville.

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Et par la même occasion, avoir une vue d’ensemble sur la ville.

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Voire sur son centre.

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Il ne nous faut pas marcher beaucoup afin de rejoindre la vieille ville d’inspiration ottomane.

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Sarajevo est une ville multiculturelle et il est agréable de se promener dans ses vieilles ruelles aux senteurs de l’orient.

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Nous suivons les ruelles, qui nous mènent jusqu’à la place centrale dans le quartier de Bascarija : la place de Sebilij.

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Le vieux Sarajevo est bondé de monde.

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Nous en découvrons ses édifices.

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Et ses constructions mythiques.

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Cœur de la ville bordé de commerces, la place est le lieu d’achoppement des habitants.

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Nous avançons tout droit.

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Et de là, nous avons une vue sur les collines aux morts, là où sont enterrées les milliers de victimes du conflit des Balkans, subséquente des nombreux bombardements subis durant des années.

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La route étant longue, nous dépassons sans le remarquer la vitesse autorisée, à deux reprises en l’espace de trente minutes et nous faisons arrêter par les forces de l’ordre, qui même sans nous sermonner et sans nous demander quelconque sommes d’argent nous laissent repartir. Gentiment, ils nous questionnent sur la France et sont peut-être les policiers les plus humains rencontrés à ce jour. Nous quittons de fait le territoire de la Bosnie et traversons le territoire de la république serbe de Bosnie, quittant ainsi définitivement un pays aux multiples facettes, aux gens généreux, ouverts d’esprit et agréables, qui n’ont pas mérité les tourments des attaques fomentées contre eux. Puissent leurs esprits trouver la paix, car ils le méritent.

Nous arrivons au Monténégro ; le pays ne faisant pas parti de l’Union Européenne, nous devons présenter nos papiers, mais le contrôle n’est qu’une formalité. La frontière se franchit, sans aucune animosité des policiers, qui nous agrémentent d’une salutation tout sourire. Nous traversons les marais du Monténégro, s’étendant à perte de vue et véritable niche écologique.

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Après quelques heures de conduite, nous découvrons la capitale du pays : la ville de Pogdorica, ainsi que ses 150 000 habitants.

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Nous empruntons le pont du millenium, haut lieu touristique de la ville.

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Avec à sa gauche, les paysages escarpés aux flancs montagneux.

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Le centre ville n’étant pas grand, Pogdorica est une ville tranquille avec pour monument principal, sa cathédrale blanche, une des plus imposantes du pays.

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La cathédrale est somptueuse.

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Nous terminons par la place Sahat Kula, vestige de l’Empire Ottoman.

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Nous rejoignons notre hôtel, profiter d’une bonne nuit de sommeil.

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Le lendemain matin, nous reprenons la route en direction du Nord du Monténégro ; le paysage que nous découvrons est sauvage.

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Les paysages sont typiques.

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Savant alterner savamment les étendues d’eau,

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Ou les constructions religieuses anciennes.

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Afin de rejoindre la côte et nous évitant ainsi un détour d’une bonne centaine de kilomètres à l’intérieur du pays, nous empruntons un ferry pour un prix de quatre euros et quelques minutes de traversées.

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Nous arrivons prés de la côte ; le paysage dont nous nous souvenons est une réminiscence qui prend corps avec cette vue dégagée sur la mer.

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Mais, notre surprise vient de cette découverte que nous faisons en descendant une route de montagne : l’île de Stevy stevan, devant laquelle nous ne pouvons nous empêcher de nous arrêter.

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La ville insulaire est un évènement majeur du tourisme dans le pays.

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Nous retournons ensuite à Herceg Novi, avant de quitter le Monténégro, redécouvrir la ville, après cinq années d’absence. Nous devons dire, que les constructions se sont accélérées ; pas une parcelle de terre encore disponible et des vacanciers en nombre qui investissent les lieux ; les prix ont doublé et quand bien même nous retrouvons l’ambiance d’antan, elle n’a plus rien à voir avec cette contrée encore vierge que nous avions découvert : les affres du tourisme de masse sans doute.

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