Hors Frontières

Albanie

Share on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0

Nous patientons à la frontière.


Agrandir le plan

Plusieurs points de passages frontières sont disséminés sur le territoire. Personnellement, nous sommes passés par un petit poste situé autour du lac d’Ohrid, en provenance de la Macédoine. Sans grande difficulté, une carte d’identité ou un passeport suffit. Une dizaine de minutes plus tard, le policier aux frontières nous rend nos passeports, comportement agrémenté d’un large sourire et d’un : « Bienvenue en Albanie ».

Albanie 3

Nous découvrons après quelques kilomètres d’une route déserte et sinueuse, le côté Albanais du lac, et dont les couleurs, à l’assemblage harmonieux, laissent découvrir une toile semblant figée pour l’éternité, avec tout au long du parcours, des petites plages aménagées par la main de l’homme et qui lui permettent de profiter du tourisme et de la pêche dans un respect constant de la nature.

Albanie 2

A l’instar de la Turquie et de sa paupérisation médiatique, subséquence du film : « Midnight Express réalisé par Alan Parker, l’Albanie a connu à travers le film : « Taken », une description peu élogieuse, faîte de mafia, de trafic et de kidnapping en tous genres. C’est ainsi auréolé de ce danger soi-disant permanent, qu’elle accueille les touristes, qui, en outre, avant de la découvrir emmène avec eux un fort sentiment de crainte du à l’extrême pauvreté et insécurité qui la caractérise. Aller en Albanie serait ainsi de l’inconscience et ferait de tout voyageur, un insensé Indiana Jones des temps moderne. En réalité, il n’en est rien. Bien que le Sud du pays présente les stigmates de la pauvreté face au Nord, bien ancré dans le 21 èm siècle, le pays est sûr et fort accueillant, avec une population tout sourire, sauf peut-être en ce qui concerne le prix du gazole (1,31 euros/L). Tout au long de l’axe Sud-Nord, la route est praticable, bien qu’elle soit un peu cabossée de Ohrid jusqu’à Tirana, segment qui comprend cependant une centaine de kilomètres d’autoroute, dont la construction finale assurera la traversée du pays ainsi que son ouverture à l’Union Européenne. De Tirana jusqu’à la frontière du Monténégro, absence d’autoroute, mais une route nationale de bonne qualité, sans trop de nids de poule.

Albanie 1

En nous enfonçant dans le pays, nous ressentons les soubresauts de la voiture, dont les roues sur une route peu goudronnée perçoivent les moindres antéfractuosités. Un éboulement résultant d’une construction ne présentant pas toutes les garanties de sécurité nous rappelle à une prudence accrue.

Albanie 4

Mais après quelques kilomètres, la situation s’améliore.

Albanie 5

Et au détour d’un paysage tout droit sorti de l’imaginaire de Stephen king, nous traversons la première grande ville d’Albanie : Elbasan.

Albanie 7

La mine est très ancienne.

Albanie 6

Ville, dans laquelle nous nous arrêtons pour boire un café et manger quelques croissants, le tout pour la modique somme de deux euros.

Albanie 8

Le paysage est verdoyant.

Albanie 9

Nous continuons en direction de Tirana, la capitale et rejoignons une autoroute qui sort de terre, sur laquelle, les paysans traversent avec leurs animaux au milieu du flot circulatoire de voitures.

Albanie 10

Après quelques kilomètres, sans aucune présence policière, nous sommes surpris par un rehaussement qui ressemble  à un dos d’âne et fait décoller pendant quelques instants la voiture. Nous continuons néanmoins sans autre incident notable et arrivons à Tirana que nous apercevons au loin et à laquelle nous accédons suite à la fin de l’autoroute qui se termine sans panneaux et avec un dénivelé de dix centimètres, laissant dés l’entrée dans la ville un sentiment d’anarchisme routière, puis à son centre.

Albanie 11

La ville de Tirana dégage, après avoir dépassé les limites de la banlieue de la ville,  une atmosphère de modernisme, mêlé, à une propreté et à un sentiment de contrôle et de sécurité permanent.

Albanie 12

Nous nous garons, place Skanderberg, la place majeure rénovée depuis 2003,  de la ville pour y découvrir la Tour de l’Horloge, la mosquée Et’Hem Bey et le palais de la culture.

Albanie 13

Les bâtiments sont d’inspirations soviétiques.

Albanie 15

La place centrale est la vitrine du pays.

Albanie 14

Au centre de la place, une statue équestre en bronze de Skanderberg, œuvre de Odhise Paskali, Andrea Mano et Janaq Paço, amplifie l’effet de gigantisme voulu par la municipalité et surprend le visiteur de passage, suffoquant sous une chaleur lourde et étouffante.

Albanie 17

Les gens sont très agréables.

Albanie 16

Un petit détour par le parc, le temps de prendre un rafraichissement,

Albanie 18

…de faire une ballade,

Albanie 19

…de  se restaurer à moindre coût au centre d’accointement de la jeunesse albanaise,

Albanie 20

…et de découvrir les derniers monuments qui semblent nous apostropher.

Albanie 21

Et ce, avant de quitter le centre ville, puis de reprendre la route jusqu’à la frontière d’avec le Monténégro, à travers des paysages verdoyants.

Albanie 22

Nous avons une superbe vue sur la vallée.

Albanie 23

Alternant les traversées de petites villes,

Albanie 24

Nous nous arrêtons quelques instants.

Albanie 25

…des plus grandes,

Albanie 26

Jusqu’à ce qu’après deux heures de conduite sur une route de bonne facture, nous apercevions au loin, les paysages en relief du Monténégro, laissant derrière nous les plaines étendues albanaises.

Albanie 27