Hors Frontières

Bosnie Herzégovine

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Nous entrons en Bosnie-Herzégovine par la Croatie. Les douaniers et les policiers aux frontières sont souriants et aimables.


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Nous commençons à circuler sur les routes bosniaques, lorsque très rapidement, la route nous fait emprunter le territoire de la république serbe de Bosnie, une enclave au sein du territoire qui possède ses propres spécificités, mais qui diverge néanmoins avec une conception et un rêve d’indépendance inatteignable.

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Nous retrouvons le territoire de Bosnie-Herzégovine, aux portes de Sarajevo, sa capitale peuplée de 300 000 habitants et qui se remet doucement du conflit des Balkans ayant éclaté vers la fin du XXème siècle.

 

En pénétrant dans la ville, nous sommes frappés par des tours d’immeubles, bien plus grandes que celles que nous avions pu voir jusqu’à là.

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Nous les contournons pour nous rendre dans notre hôtel, dans lequel pour une somme modique, nous sommes surclassés et bénéficions d’une suite.

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Néanmoins, de notre fenêtre, nous avons une vue dégagée sur les barres d’immeubles et sommes presque gênés de bénéficier de tant de confort, dont nous n’avons pas besoin.

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Surtout que ce genre d’immeubles est courant dans le pays.

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Pour atteindre le centre ville, nous passons devant le Sarajevo moderne, aux formes identiques aux métropoles occidentales et dénué d’intérêt touristique.

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La route est globalement bonne et les axes sont dégagés.

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De temps à autres, sur les côtés, de beaux monuments se découvrent.

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Nous nous garons dans un des vieux quartiers de la ville et découvrons outre ses églises.

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De vieux bâtiments.

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Une présence militaire accrue.

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Et certains édifices qui présentent encore les stigmates de la guerre.

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La ville s’ouvre néanmoins à la modernité, quand bien même, il n’est pas rare de trouver de vieux tramways de plus de cinquante ans d’âge.

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Nous franchissons un pont de pierre, conservé miraculeusement et épargné des affres du conflit.

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Pour découvrir l’hôtel de ville.

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Et par la même occasion, avoir une vue d’ensemble sur la ville.

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Voire sur son centre.

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Il ne nous faut pas marcher beaucoup afin de rejoindre la vieille ville d’inspiration ottomane.

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Sarajevo est une ville multiculturelle et il est agréable de se promener dans ses vieilles ruelles aux senteurs de l’orient.

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Nous suivons les ruelles, qui nous mènent jusqu’à la place centrale dans le quartier de Bascarija : la place de Sebilij.

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Le vieux Sarajevo est bondé de monde.

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Nous en découvrons ses édifices.

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Et ses constructions mythiques.

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Cœur de la ville bordé de commerces, la place est le lieu d’achoppement des habitants.

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Nous avançons tout droit.

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Et de là, nous avons une vue sur les collines aux morts, là où sont enterrées les milliers de victimes du conflit des Balkans, subséquente des nombreux bombardements subis durant des années.

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Nous nous asseyons dans un restaurant traditionnel. Nous nous essayons à la langue et commandons un menu typique.

 

Nous pouvons pratiquer, les bases de la langue en poche, le bosniaque, langue officielle en Bosnie-Herzégovine et dans une partie de la République indépendante de Serbie, est presque identique sauf pour 10 000 mots qui seront différents, au serbe et au monténégrin.

 

– Bonjour. (Dobar dan.)

– Bienvenue. (Dobro došli.)

– Quel est votre nom ? (Kako se zovete?)

– Je m’appelle Ludovic (Zovem se Ludovic.)

– Enchanté de vous connaître. (Drago mi je.)

– Comment allez-vous ? (Kako ste?)

– Bien, merci. (Dobro sam, hvala.)

– Je suis Français. (Ja sam francuz.)

– Je ne comprends pas. (Ne razumijem.)

– Parlez-vous français ? (Govorite li francuski ?)

– Non. (Ne.)

– Excusez-moi. (Oprostite.)

– Je suis désolé. (Žao mi je.)

– Au revoir. (Doviđenja.)

 

 

La cuisine en Bosnie est la même que sur le territoire de la république serbe de bosnie.

 

Les Bosniens consomment beaucoup de légumes. La salade est incontournable à chaque repas.

Les végétaux sont également consommés sous la forme de nombreuses variétés de soupes et de ragouts. D’une manière générale, les mets sont cuits dans beaucoup d’eau. Les plats sont peu épicés, mais les épices sont variés.

 

Comme nous l’avons déjà fait, en entrée, nous commandons des Cévapi, des petites saucisses de viande présentées dans un pain circulaire le somun accompagné d’oignons, et en général de fromage blanc. Mais, nous choisissons également un burek, de la viande hachée enroulée dans une fine pâte. Il en existe plusieurs sortes : sirnica (au fromage), zeljanica (au fromage et aux épinards) et krompiruša (aux pommes de terre).

 

En plat, nous choisissons le bosanski lonac, une potée de viandes et de légumes ainsi que le japrak et le sarma qui sont des mets constitués de viande et de riz enroulés dans des feuilles de vigne. Le serveur nous amène du pain traditionnel délicieux et veut nous faire goûter la Begova čorba, une soupe faite de viandes et de légumes.

Pour terminer, nous choisissons le dessert avec au choix :

 

La baklava : friandise à base de pâte filo, avec noisettes et éventuellement des fruits secs, très sucré grâce à du miel ou du sirop, la tufahija : compote de pommes relativement compacte, farcie de morceaux de noix, le Sutlijaš : gâteau de riz ainsi que des Halva : des friandises délicieuses.

 

Le lendemain, après une nuit d’hôtel réparatrice, nous reprenons la route et traversons la ville de Zenica.

 

La route étant longue, nous dépassons sans le remarquer la vitesse autorisée, à deux reprises en l’espace de trente minutes et nous faisons arrêter par les forces de l’ordre, qui même sans nous sermonner et sans nous demander quelconque sommes d’argent nous laissent repartir.

 

Gentiment, ils nous questionnent sur la France et sont peut-être les policiers les plus humains rencontrés à ce jour.

 

Nous quittons de fait le territoire de la Bosnie et traversons le territoire de la république serbe de Bosnie, quittant ainsi définitivement un pays aux multiples facettes, aux gens généreux, ouverts d’esprit et agréables, qui n’ont pas mérité les tourments des attaques fomentées contre eux. Puissent leurs esprits trouver la paix, car ils le méritent.