Hors Frontières

Bulgarie

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Titulaires d’un laisser passer délivré par l’ambassade de France en Roumanie, faisant suite au défaut de validité d’une de nos pièces d’identité, nous tentons le passage de la frontière une seconde fois, ayant été dans un premier temps, refoulés lorsque nous n’avions pas cette autorisation de circulation en bonne et due forme.


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Pourtant, faute n’était pas d’avoir essayé e t quand bien même nous avions proposé une gratification à l’agent de police, ce dernier l’avait refusé, nous ayant montré un commandement reçu par ses supérieurs depuis que le pays faisait parti de l’Union Européenne.

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Nous sommes contrôlés par les policiers roumains qui vérifient avant notre départ du pays, la validité de la vignette achetée lors de notre entrée en Roumanie ; ils nous saluent alors que nous nous dirigeons vers le policier bulgare.

 

Il contrôle le laisser passer et nous autorise l’accès à son pays.

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Nous nous arrêtons immédiatement après le poste frontière afin de faire l’acquisition d’une autre vignette, quand bien même les autoroutes sont peu nombreuses en Bulgarie.

Mais, immédiatement, nous sommes surpris de découvrir l’intégralité des panneaux en cyrilliques, une sorte d’alphabet russe, en rendant toute lecture indéchiffrable.

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Nous nous dirigeons vers la mer noire et la ville de Varna, une des plus importantes villes de Bulgarie. Nous empruntons une autoroute et faisons un détour par la ville de Razgrad, dans laquelle, nous faisons connaissance avec l’accueil bulgare et découvrons au passage quelques monuments religieux intéressants.

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Nous passons ensuite devant le lac de Varna, que nous longeons. Puis, nous nous arrêtons sur le site de Pobiti Kamini, appelé également la forêt éternelle.

Du monde entier, les touristes affluent afin de visiter cette merveille architecturale naturelle, une plaine dans laquelle, des pierres sont érodées par les éléments et forment des figures particulières sans intervention de la main de l’homme.

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Le site est un peu complexe à dénicher, malgré la présence de quelques panneaux directionnels.

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Contrairement à ce que nous pourrions penser, le site n’est pas monotone, offrant à chaque pas, des surprises, que le visiteur s’empresse de découvrir.

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Mais, le plus impressionnant reste ces pierres en forme de visage ou du moins, que le visiteur croit distinguer, un peu comme les découvertes de formes en regardant un nuage.

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S’étendant sur un parcours vert, les formes se dévoilent au gré de notre avancée.

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Parfois atypiques, souvent surprenantes.

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Il est dommage que ce site soit si peu connu des touristes.

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Nous reprenons la route et assez rapidement, nous parvenons à Varna, une ville balnéaire aux abords de la mer noire.

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Dés l’entrée de la ville, la cathédrale orthodoxe nous invite à la découverte.

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La ville est très dynamique ; elle fourmille de monde ; il faut dire qu’elle est la troisième plus grande ville du pays.

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Nous nous rendons ensuite dans notre hôtel, poser nos affaires et nous désaltérer, la température extérieure frôlant les trente degrés Celcius.

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Nous nous asseyons au bar de l’hôtel et dégustons un cocktail bulgare, préparé à base d’une liqueur locale. Nous lions connaissance avec un jeune homme d’affaire qui nous apprend les rudiments de la langue.

 

Le Bulgare possède un alphabet cyrillique et la particularité du pays réside dans l’inversion de la posture comportementale pour acquiescer ou refuser. Un accord accompagnera ainsi une négation de la tête.

 

ДОБЪР ДЕН/ « dobeur dèn »/Bonjour

ДОБЪР ВЕЧЕР/ « dobeur vetcheur »/Bonsoir

ДОВИЖДАНЕ/ « dovijdané »/Au revoir

ЗДРАСТИ/ « zdrasti »/Salut

МЕРСИ/ « vous devinerez tout seul ! »/Merci

БЛАГОДАРЯ/ « bwagodaria »/Merci

ИЗВИНЕТЕ/ « izvinété »/Pardon, excusez moi

МОЛЯ/ « molia »/S’il vous plait

НАЗДРАВЕ/ « nasdravé »/A vos souhaits

НЕ ГОВОРЯ БЪЛГАРСКИ ДОБРЕ/je ne parle pas le bulgare

НЕ РАЗБИРАМ/ Je ne comprend pas

НАЗДРАВЕ ! Nasdravé / Santé !

ДА / oui

НЕ / non

 

Nous arpentons ensuite les allées du parc de la ville, dans lequel, nous pouvons découvrir quelques monuments à la gloire d’artistes et d’intellectuels issus de la ville.

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Une grande statue se laisse découvrir.

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Le parc est bien entretenu et les allées sont irréprochables de propreté.

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Nous découvrons enfin, derrière des bosquets, la mer noire, celle qui nous a tant attiré et qui se situe entre l’Europe, le Caucase et l’Anatolie.

 

La mer porte son nom depuis le XV èm siècle, terme apparu dans les textes et les cartes suite à une théorie polymorphe. La première proviendrait de sa couleur lors des tempêtes, appauvrie en oxygène et riche en sulfures, dont certains sont noirs ou très sombres, mais en réalité, ces caractéristiques physico-chimiques ne concernent que les eaux profondes, et en surface la mer « noire » reflète, comme la plupart des mers, la couleur du ciel.

 

En réalité, le nom la désignant serait une traduction de l’adjectif axaïna signifiant sombre donné par les Scythes ou par les Turcs Selçuks puis Ottomans installés en Anatolie à partir du XIe siècle.

 

Quoi qu’il en soit, son étymologie ne doit pas faire oublier sa beauté naturelle et sauvage que nous découvrons avec attention.

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Nous longeons le bord de mer, les pieds dans le sable.

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Et profitons de ce spectacle de toute beauté, sans hésiter à tremper nos pieds dans une eau à température optimale.

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Sur le bord de route, de multiples échoppes et restaurants qui accueillent le visiteur avec de la musique traditionnelle bulgare. A la table d’un restaurant, nous nous asseyons ; le serveur nous ramène le menu. Nous avons pour cadre, le bord de mer.

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La cuisine bulgare est généralement généreuse et elle est typique du pays, sans inspiration particulière. En entrée, nous commandons un plat de charcuterie bulgare, accompagné de shopska salata, un mélange de concombres, de tomates, de poivrons cuits, d’oignons et de siréné râpé, un fromage blanc à base de lait de brebis ou de vache, salé. Mais, nous aurions pu prendre le tarator, une soupe froide à base de yaourt, concombre et aneth ou une chkembe tchobar, une soupe de tripes, préparée avec du lait, des tripes et servie avec des piments. Le kyopolou, caviar d’aubergines, fait aussi partie des spécialités culinaires bulgares.

 

En plat principal, nous nous laissons tenter par un kavarma : sorte de ragoût de porc ou de poulet, tomates, poivrons, champignons, beaucoup d’oignons, souvent recouvert d’un œuf, servi dans des petits pots en céramique. Nous commandons également le mich-mach est une purée non hachée de poivrons et d’oignons aux œufs brouillés. Ces plats, se trouvant au milieu des brochettes de boulettes de viande ainsi que des poissons tout droit sortis de la mer.

 

Nous terminons par un dessert copieux de pâtisseries au sirop avec pour choix : des baklava, du kadaïf, ou des touloumbitchki, sans oublier le yaourt bulgare.

 

Le lendemain, nous reprenons la route, mais à la différence de l’aller, il n’y a plus d’autoroute, mais une route à une voie sur prés de cent kilomètres.

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Une route comprenant des nids de poule de vingt centimètres de profondeur, que nous devons éviter en y slalomant autour.

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La route nous permet de profiter de la campagne bulgare et de nous arrêter dans quelques villages, dans lesquels nous goûtons à la joie de fréquenter des petites épiceries typiques et de boire des cafés pour quelques centimes. Néanmoins, jusqu’à la frontière turque, la route reste dangereuse, déserte et chaotique. Les animaux en liberté ne nous rassurent en outre, pas ou peu.

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Nous quittons après plusieurs heures le pays, et regretterons la chaleur de ses habitants.