Hors Frontières

Egypte

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Nous arrivons par le TGV à l’aéroport au terminal 2. Juste le temps afin de voir la confirmation de notre vol au terminal 1, que pour rejoindre, il nous faut prendre une navette interne au complexe.

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Le trajet dure quelques minutes.

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Nous parvenons après quelques minutes à rejoindre le terminal 1 et patientons une bonne heure, après avoir franchi les différentes étapes de sécurité. D’abord prendre les tickets au comptoir d’embarquement, puis laisser nos sacs à l’hôtesse pour les faire passer dans la soute ; ensuite se restaurer, pour enfin franchir les contrôles de sécurité où les uns après les autres, nous devons vider nos poches et passer sous un portique de sécurité, qui détecte le moindre métal.

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Nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement et pouvons enfin prendre place dans l’avion : un prix de 350 euros l’aller jusqu’au Caire réservé avec l’agence Opodo, en toute sécurité.

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Quatre heures plus tard, nous arrivons au Caire ; la température en ce mois de février y est déjà plus agréable que le froid parisien ; nous pouvons retirer nos vestes.

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Nous nous rendons au bureau de change, et en même temps, nous achetons un visa, qui nous permet de séjourner en Egypte, pour une durée de 90 jours. Le visa coûte 15 dollars, mais il est possible de régler en euros. Nous franchissons les derniers contrôles de sécurité, après avoir présenté nos passeports et nos fiches de renseignements à l’officier de l’immigration, qui nous agrémente d’un sincère : « Bienvenue en Egypte ». Nous sortons de l’aéroport. Nous sommes accueillis par des centaines d’Egyptiens, qui fourmillent devant l’entrée de l’aéroport, chacun désirant proposer ses services, contre une petite obole. Nous refusons poliment, mais à certaines reprises, nous devons insister, sans les froisser, la situation politique étant tendue, beaucoup peinent à survivre et se retrouvent à cran.

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Nous récupérons notre véhicule de location et faisons l’erreur de ne pas prendre un GPS. Le simple trajet vers Le Caire, la capitale situé à une bonne trentaine de kilomètres de là est un parcours du combattant.

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Les bouchons sont records.

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A une heure pourtant tardive, la route est embouteillée. Il faut dire que la ville peuplée de 16 millions d’habitants et s’étendant sur une superficie de 210 kilomètres carrés est la plus grande mégalopole d’Afrique. La vie ne s’y arrête jamais et à peine les pieds posés dans le pays, nous subissons les affres de la circulation anarchique qui y règne. Aucun panneau n’indique la ville et les habitants qui parlent un arabe littéraire ne comprennent pas le nom de la ville, qu’il faut désigner par Nasser city, Al Qahira ou Masr, son nom arabe.

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Nous sommes épuisés.

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Nous parvenons tant bien que mal à trouver notre résidence éphémère : le Saphir hôtel et à peine les bagages posés dans les chambres, nous nous aventurons dans les rues de la ville.

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En 2014, l’Egypte subit depuis plusieurs années, les douleurs d’une vicissitude politique qui l’affaiblit ; d’un premier abord, le Caire n’en présente pas les stigmates.

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Mais, il suffit de se promener dans les rues de la ville, pour ressentir la lourdeur de l’ambiance régnante.

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Et il ne faut pas longtemps pour en apercevoir les représentations physiques.

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Nous nous dirigeons vers le Nil, ce fleuve mythique, le plus long du monde.

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Certains bâtiments sont majestueux et ne s’intègrent que difficilement dans un décor plus bas en altitude, une sorte d’anachronisme en plein air.

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Le Nil se découvre enfin.

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Nous nous en approchons.

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Et nous le dépassons.

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Pour mieux en faire le tour.

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Nous arpentons certaines rues désertes.

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Il est déjà tard ; afin de nous restaurer, nous pénétrons dans un petit magasin, ouvert sans interruption et surveillé par des gardes de sécurité lourdement armés.

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Nous retournons à notre hôtel et quelques heures après un léger coucher, nous retrouvons le Nil, en plein jour.

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Le fleuve est immensément long et nombre d’immeubles ont été construits sur ses berges.

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Nous nous engouffrons dans le centre ville.

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Et après un rond-point.

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Nous apercevons l’opéra de la ville.

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Nous franchissons un pont.

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Et arpentons une petite ruelle, dans laquelle, se trouve un arbre centenaire.

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Nous faisons la connaissance d’un guide de la ville engoncé dans son costume traditionnel.

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Guide, qui nous conduit à la tour du Caire.

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Nous contournons l’opéra que nous pouvons admirer sous un autre angle.

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Certains immeubles présentent les marques des affrontements qui ont eu lieu depuis des années, entre les forces de l’ordre et les frères musulmans.

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Nous retrouvons le Nil.

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Devant lequel, nous posons, photo obligée pour un passage dans la ville.

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Nous visitons le musée du Caire, que nous trouvons difficilement.

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Nous nous engouffrons dans le Caire moderne.

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Le Caire est une ville surprenante.

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Nous découvrons le palais Abedin, qui comprend un musée.

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La ville est quadrillée par les fils barbelés.

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Le palais est désert.

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Il faut dire que les touristes, depuis les aléas politiques, ont déserté le pays.

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Nous passons devant le palais Al-Manyal.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le Caire copte, afin de découvrir la forteresse de Babylone.

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Nous apercevons la citadelle de Salah El Din avec vue sur la mosquée Mohamed Ali.

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Nous nous dirigeons ensuite vers la mosquée Al-Azhar, une des plus belles mosquées de la ville.

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Nous prenons le temps de découvrir les environs.

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Et de nous balader dans les petites ruelles typiques de la ville.

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Nous découvrons un décor plus traditionnel, moins touristique.

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Certains bâtiments sont particulièrement bien conservés.

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Et il n’y a pas foule pour les découvrir.

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Difficile d’imaginer qu’il y a encore peu, des millions de touristes se massaient pour découvrir une ville qui se retrouve aujourd’hui, à l’abandon.

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Plus d’entretien, plus d’accueil des touristes. Une occasion rêvée de retrouver le visage d’une ville tel qu’il était il y a cent ans.

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Nous perdons beaucoup de temps à chercher notre chemin ; peu de panneaux et la plupart des Egyptiens que nous questionnons ne parlent pas Anglais et encore moins le Français.

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Au détour de notre recherche, nous tombons sur une petite mosquée agréable.

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Nous nous en éloignons.

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Et arrivons tant bien que mal au vieux Caire.

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Une ville dans la ville.

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A notre gauche, un bâtiment qui semble être récent.

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A notre droite, un spectacle merveilleux, figé et séculaire.

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Une sorte de bidonville à ciel ouvert, qui n’en est pas un.

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Nous en faisons rapidement le tour.

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Et repassons devant la mosquée Al Azhar.

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Non loin de là, se trouve la mosquée Al Aqmar.

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Ainsi que le souk Khân Al Khalili.

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Une autre mosquée se dévoile dans le Caire islamique.

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Ainsi que quelques surprises, dont des porteurs de rue, sortes de fourmis humaines qui transportent des charges bien plus grandes et bien plus lourdes qu’eux.

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Une dernière découverte.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le quartier Héliopolis.

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Et arrivons devant le palais du baron Empain.

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Le palais est appelé aussi : « Villa hindoue », du essentiellement à son inspiration des temples d’Angkor.

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Nous continuons notre visite et arrivons devant le palais présidentiel.

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Nous reprenons la route.

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Un autre bâtiment se dresse devant nous.

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Tout au long du chemin, les policiers ont été remplacés par les militaires. Et ces derniers ne supportent pas les captations d’image.

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Nous traversons à nouveau Le Caire pour rejoindre les pyramides de Gizeh.

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Nous repassons devant une mosquée aperçue la veille.

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Puis, devant une église copte.

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Puis soudain, tout en étant dans la ville, les pyramides se laissent apercevoir.

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Alors que nous pensions les découvrir au milieu du désert, elle se trouvent voisines de la ville.

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Nous nous dirigeons vers elles.

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Nous pénétrons dans le complexe surveillé par des militaires.

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Et garons notre véhicule après avoir payé les droits d’entrée de 8 euros par personne, tarif passant à 20 euros pour rentrer à l’intérieur de la grande pyramide.

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Nous garons notre véhicule sur le parking prévu à cet effet ; la vue est déjà grandiose.

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En arrivant sur le site, nous sommes accueillis par la grande pyramide de Kheops, qui se dévoile majestueuse.

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La pyramide de Kheops, fait parti du site de Gizeh ou autrement appelé le site des pyramides.

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Nous ne perdons pas une miette de ce spectacle.

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Malheureusement, notre quiétude est troublée par un quémandage incessant et perpétuel, des différents vendeurs à la sauvette, qui polluent le site et pullulent, rendant impossible tout acceptation de transaction avec l’un d’entre eux, sous peine de voir rameuter tous les ambulants d’Egypte.

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Nous nous approchons de la pyramide.

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Et apercevons au loin la pyramide de Khephren.

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Nous contournons la grande pyramide.

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La taille de chacune des pierres la composant reste impressionnante.

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Et nous comprenons à la fois, pourquoi le site fut intégré dans les anciennes merveilles du monde et classé hors catégorie dans les nouvelles merveilles du monde.

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Nous nous dirigeons vers des pyramides plus petites, qui se situent derrière la grande pyramide.

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En face de nous, la grande pyramide nous contemple, dans son beau manteau de sable, une petite tempête nous accompagnant.

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Nous descendons à l’intérieur d’une des petites pyramides.

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Jusqu’à atteindre la salle du tombeau.

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Puis, nous suivons un guide, ou du moins un vendeur qui s’improvise comme tel, qui nous ouvre la porte d’un temple.

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Nous affirmant au passage que nous sommes des privilégiés, puisque l’endroit est selon lui interdit à la visite. Nous le laissons croire à notre naïveté.

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Le temple a au moins le mérite de présenter des gravures conservé dans un état irréprochable.

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Après avoir été sollicités durant une trentaine de minutes par un marchand souhaitant nous emmener en calèche au sphinx, nous parvenons après négoce à ramener ce tarif de 100 dollars à 10 dollars par calèche. Nous en prenons deux et c’est cahotés, que nous parvenons jusqu’à la pyramide de Khephren.

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La pyramide de Khephren a ce de particulier, qu’elle présente dans ses hauteurs de sommet, une surcouche de pierre, qui lui donne l’impression de porter un chapeau.

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Nous continuons à nous engouffrer sur le site, toujours ancrés dans notre calèche, à calmer les pulsions du palefrenier qui s’acharne à coups de fouets, à faire avancer un cheval en mauvaise forme.

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Les chevaux recevant les coups de fouet ayant remplacés les esclaves égyptiens qui ont construit ces merveilles architecturales.

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La calèche s’arrête et nous en descendons afin d’admirer un panorama du site de Gizeh.

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Panorama, qui ne révèle son ampleur qu’avec un léger décalage.

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Nous faisons connaissance avec un policier monté.

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Puis remontons dans la calèche afin d’arriver jusqu’au sphinx.

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Nous nous en approchons.

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Il est vrai que son nez est détruit, mais sans possibilité d’en connaître la cause.

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Nous jetons un dernier regard en direction du Caire, voisin.

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Nous regagnons ensuite notre véhicule et nous nous dirigeons vers la ville d’Alexandrie.

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Les routes sont toujours autant bouchonnées.

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Nous pouvons découvrir les immeubles du coeur du pays.

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Les directions, toujours aussi mal indiquées.

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Sur la route, l’anarchie règne.

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En outre, cette anarchie qui règne sur une route en mauvais état n’est pas pour nous rassurer.

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Nous empruntons ce qui semble être un péage autoroutier.

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Bien éloigné de nos critères qualitatifs à l’occidentale.

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Nous arpentons à présent une autoroute déserte.

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Et à plus de 130 km/h, nous roulons sur une série de dos d’âne, qui bien entendu n’avaient pas été indiqués.

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Nous sommes pris dans un bouchon.

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Rapidement, les quelques kilomètres de bétons lisses laissent la place à une route en mauvais état.

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Puis à une route s’effaçant exponentiellement devant notre avancée.

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Et c’est tant bien que mal que nous parvenons à Alexandrie, après 200 kilomètres épuisants.

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Nous nous engouffrons dans la ville.

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Partout, des tours d’immeuble nous gâchent la vue.

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Néanmoins, nous parvenons à atteindre la jetée.

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L’air y est déjà plus respirable qu’au Caire.

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Nous arpentons les petites ruelles.

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Nous arrivons ainsi à la bibliothèque d’Alexandrie, qui contient les anciens manuscrits de la mer morte.

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Bibliothèque célèbre pour son dôme lunaire.

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Et son toit aux œillères ouvertes sur la mer.

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La vue que nous avons nous régale.

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Mais, la ville est grande et il est déjà temps de continuer notre périple et de rejoindre la cathédrale grecque.

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Puis, une mosquée.

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Nous longeons le tramway.

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Dépassons certains immeubles plus modernes de la ville.

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Avant de rejoindre, une autre mosquée.

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Nous dépassons un musée.

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Et rejoignons la place de la victoire.

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Avant de découvrir le panorama de la ville, sur la baie d’Alexandrie.

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Avec au loin, une vue dégagée sur le fort Qaitbay, construit avec des pierres du phare d’Alexandrie, ancienne merveille du monde antique qui se situait à l’emplacement exact du fort.

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Nous perdons bien une heure à en admirer les moindres recoins.

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Et à en découvrir les merveilles cachées.

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Nous revenons dix mètres en arrière, afin de découvrir la mosquée Ibrahim Terbana.

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La mosquée étant la plus grandiose de la ville, nous nous devons de l’admirer sous ses moindres recoins.

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Et il faut dire que nous en sommes satisfaits.

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A plusieurs endroits, la ville recèle de magnifiques statues.

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Construite par Alexandre le grand en – 331 avant Jésus-Christ, la ville présente ce caractère ambivalent de modernité et d’antique.

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C’est par ailleurs, pour retrouver un peu de cet antique, que nous faisons demi-tour.

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Nous repassons devant la place de la victoire.

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Nous dépassons le musée national.

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Avant de rejoindre les thermes de la ville.

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Conservés merveilleusement, et ce depuis plusieurs siècles.

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Avec une vue sur le théâtre romain.

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Nous retrouvons ensuite notre hôtel et découvrons la ville de nuit.

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L’ambiance est bonne.

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Le lendemain matin, nous quittons la ville d’Alexandrie afin de nous rendre à Port Saïd. Pour ce faire, nous longeons la mer Méditerranée. Malheureusement, un brouillard épais et dense fait son apparition.

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La route devient de plus en plus mauvaise et l’absence de panneaux de direction nous empêche de trouver notre chemin.

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Qui plus est, n’ayant pas prévu cette apparition du brouillard et ces multiples égarements, nous prenons conscience que perdus en pleine Egypte profonde, nous allons tomber en panne de carburants. Ce n’est qu’après une heure de conduite sur la réserve et après avoir arrêté une voiture guide, que nous parvenons jusqu’à la station service la plus proche, euphémisme savant.

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Le brouillard commence à se lever.

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Nous ralentissons.

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Néanmoins, nous sommes obligés maintenant de prendre l’autoroute à contresens, étant donné que notre voie de circulation est bouchée.

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La route jusqu’à la ville de Damietta est chaotique. Délabrée, elle est laissée à l’abandon.

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La sécurité n’est pas toujours à l’ordre du jour.

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Pas de force de police présente, ni même d’ouvriers. Les conducteurs sont livrés à eux-mêmes et il en faut de la vigilance pour ne pas commettre d’accrochage.

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La seule solution est d’apprendre à conduire à l’Egyptienne, c’est à dire en bannissant toutes les règles élémentaires de sécurité apprises jusqu’à présent.

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Les stations services étant absentes, et ce malgré leur tarif attractif et imbattable de 0,10 centimes d’euros le litre d’essence, nous nous arrêtons devant les quelques vendeurs ambulants, disséminés le long de l’autoroute, quelques uns vendant des fruits, d’autres proposant leur service de lavage de voitures avec de l’eau directement puisé dans le delta du Nil.

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Nous continuons notre chemin.

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La température est de trente degrés.

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Nous roulons toujours à contresens.

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Fort heureusement, nous quittons l’autoroute ou du moins ce qui n’en avait que le nom et après une bonne centaine de kilomètres sur des routes difficiles, nous découvrons la vraie Egypte, sauvage et naturelle.

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Avec une omniprésence des palmiers sur le bord des routes.

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Et toujours la présence des laveurs de voiture autonomes et leur tuyau d’arrosage.

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A plusieurs endroits, la route ressemble à une tranchée.

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Mais après l’effort, le réconfort.

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Le paysage change radicalement pour devenir onirique.

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Une véritable gifle pour nos yeux.

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Qui représente ce que nous étions venus chercher en Egypte.

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Le delta du Nil dans toute sa splendeur.

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Sur la route, quelques bédouins, abandonnés par le pouvoir égyptien nous arrêtent afin de nous demander de les prendre en photographie.

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Une tranche de vie joyeuse dans un quotidien qui ne doit pas l’être tous les jours.

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Puis, la jungle laisse la place à la mer.

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Et à ses vieux bateaux stationnés pour l’éternité.

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Avant de retrouver à nouveau le désert.

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Et à nouveau la jungle éparse de palmiers.

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Pour atteindre le clou de notre surprise : le Nil.

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Que plus rien ne semble arrêter, ni les hommes, ni les conflits politiques.

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Sur la route, quelques véhicules typiques attirent notre curiosité.

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Puis, nous dépassons une ville moyenne.

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Avant de rejoindre les marais salants.

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Nous nous arrêtons afin de respirer l’air marin.

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Les marais marquant la fin de notre chemin et notre arrivée vers Port Saïd.

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Nous découvrons alors ce que le gouvernement égyptien ne veut pas montrer.

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Là où les touristes n’ont pas droit de cité.

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Une banlieue couverte d’immondice. D’ailleurs, nous assistons à une scène particulière. Au troisième étage d’un immeuble, une femme ouvre sa fenêtre et jette sur le sol un sac rempli d’immondices. Elle referme tout naturellement la fenêtre ; les tâches ménagères ont été effectuées.

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Les vaches se nourrissent de ces immondices et pour avoir capté ces instants, nous sommes pourchassés par un pick-up rempli d’Egyptien en colère ; nous les poursuivons rapidement avec notre véhicule de location.

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Nous continuons notre chemin vers le centre ville.

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Au loin, les quelques palmiers que nous apercevons nous laissent à penser que la ville est balnéaire.

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Il n’en est rien et la réalité nous rattrape.

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La ville est sale, couverte d’immondices.

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Les immeubles sont délabrés, vieux et jaunis par la poussière.

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Une église égaye notre découverte.

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Mais, une rue que nous arpentons nous conduit vers un quartier, recouvert par des pyramides de détritus, dans lesquels, les gens cherchent à manger.

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Nous quittons rapidement cet endroit dangereux, où les habitants nous toisent méchamment du regard et rejoignons une mosquée qui marque notre entrée dans le centre ville.

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Les immeubles semblent tout autant délabrés, mais au moins les habitants sont plus enclins à accepter le touriste.

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Nous dépassons un char militaire.

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Puis, un autre.

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Avant d’être conduit par un chauffeur de taxi vers le bord de mer.

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Mais, la plage n’est pas resplendissante, bien au contraire.

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Elle semble tout droit sortie du débarquement.

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Même les villas de la côte souffrent de ce manque d’entretien, la région étant abandonné par le gouvernement.

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Nous arpentons quand même le bord de plage.

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Et repartons vers le centre ville, d’où nous découvrons une mosquée.

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Puis, une église.

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Puis une autre église.

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Avant d’atteindre l’entrée du canal de Suez qui fait la jonction entre la mer rouge et la mer méditerranée.

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Un monument est dédié au Français, constructeur de ce canal.

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L’endroit est désert.

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Bien peu connu des touristes, qui ne s’y aventurent jamais.

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Nous jetons un dernier sur la méditerranée.

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Et prenons la direction de la mer rouge que nous rejoindrons dans 200 kilomètres.

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Nous longeons le port.

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Le chauffeur de taxi que nous suivons afin de retrouver notre chemin nous déconseille ensuite de rejoindre Port Fouad, qui se trouve dans le Sinaï Egyptien, zone classée rouge dans les différents ministères des affaires étrangères, la présence de terroristes l’expliquant.

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Nous le remercions, mais ne pouvant faire demi-tour, ce qui allongerait notre chemin d’une bonne centaine de kilomètres, nous franchissons la frontière invisible gardée par l’armée, qui devant nous corrige le véhicule de ce qui semble être un partisan des frères musulmans pourchassés par le nouveau pouvoir en place. Les militaires nous gratifient d’un : « bienvenu » et nous laisse passer en nous exhortant de ne pas nous arrêter sur le chemin.

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Nous circulons à présent sur la rive droite du canal de Suez, un des endroits les plus dangereux du monde.

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Tous les 200 mètres, des chars surveillent la route.

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La route est toujours de mauvaise qualité, mais nous ne devons pas traîner.

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Nous sommes contrôlés à plusieurs reprises par l’armée.

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Nous croisons quelques véhicules.

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Mais, l’endroit est la plupart du temps désert.

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Nous apercevons le canal de Suez, à quelques reprises, sans pouvoir nous en approcher, l’armée nous chassant de cet endroit stratégique avec force.

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Nous empruntons le Salem Bridge, pour retourner du côté gauche du canal, plus tranquille mais toujours autant sensible et sécurisé.

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Nous arrivons jusqu’à la ville d’Ismaïlia pour nous rapprocher du canal que nous avons seulement entraperçu jusqu’à présent, un comble quand nous savons que nous le longeons depuis une centaine de kilomètres.

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Nous nous éloignons du centre ville et empruntons un chemin qui nous mène tout droit vers le canal de Suez.

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Malheureusement, nous n’avons que le temps de faire une photographie, avant d’être chassé par des militaires d’un âge juvénile.

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Nous avons quand même le temps de nous en imprégner.

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Avant de rejoindre une crique d’où nous pouvons l’apercevoir tranquillement.

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Nous ne nous en privons pas.

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Le site est faramineux.

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Nous avons une vue sur le canal ainsi que son bassin d’évacuation du trop plein d’eau.

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Le décor est somptueux.

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La vue vaut le détour.

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Nous quittons la ville d’Ismaïlia.

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Le désert a repris ses droits.

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Les températures augmentent.

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Un décor à la Mad Max.

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Un véritable paysage lunaire.

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Qui repose nos yeux.

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Avant de pénétrer dans la ville de Suez. Nous découvrons à nouveau une ville sale, laissée à l’abandon.

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La voie ferrée sortant tout droit du Far-West.

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En nous engouffrant dans la ville, nous prenons conscience de l’anarchie qui y règne.

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Et nous compatissons avec les habitants, des gens généreux qui nous guident à leur manière.

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Nous sommes à présent en plein centre ville.

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La circulation y est difficile.

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Un policier nous guide vers le port.

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Il nous faut bien circuler quelques kilomètres afin de le rejoindre.

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Faire attention aux routes inaccessibles, suite aux ruptures de canalisation.

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Et enfin l’atteindre.

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Nous quittons la ville afin de rejoindre la mer rouge. Le paysage est désertique.

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Il contient des centaines de pilonnes électriques et est en l’état un endroit sensible.

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La route disparaît subitement, laissant trous et dénivellations béantes détruire les bas de caisses des véhicules.

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Les premières montagnes du Sinaï se laissent apercevoir.

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Nous sommes perdus en plein désert.

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Mais parvenons tant bien que mal à retrouver notre route.

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Nous arrivons enfin après une cinquantaine de kilomètres à la mer rouge.

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L’eau chaude nous donne envie d’y plonger sans réfléchir à l’intérieur.

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Mais, un léger vent nous fait prendre conscience de garder nos vêtements et de simplement admirer le paysage.

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Nous ne nous faisons pas prier et rechargeons nos batteries en profitant de ce moment unique, le calme après la tempête et les différentes émotions vécues.

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Un dernier regard sur la mer rouge et nous reprenons notre véhicule.

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La nuit vient de tomber ; nous empruntons un péage, qui comme par magie est neuf ; importance de cette voie de circulation touristique qui relie la mer rouge au Caire.

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Sur le chemin, nous nous arrêtons à une station service. Nous sommes contrôlés par un militaire, à qui nous lançons au visage notre exaspération quant à ces contrôles intempestifs ; il s’excuse et nous laisse continuer. Sur une terrasse, nous essayons d’apprendre l’Egyptien, qui n’est que de l’arabe littéraire.

Bonjour /marħaban
Salut ! Que la paix soit avec vous/ as salam ʕlɛikum
Comment allez-vous ?/ kɛjf ɛlhal
Très bien /bixɛjr
Quel est votre nom ? /ma ‘smuka
Mon nom est Ludovic/ismi Ludovic
Heureux de vous rencontrer/ sourirtou bi likaika
Merci /ʃukran
Il n’y a pas de quoi /ʕfwan/
Je ne comprends pas/ la afhamou
Parlez-vous français ? / Halta ta kil l’ami l’ouradir francia??
Non / kalla
Je ne parle pas le Français/la atakallamou francia
Y a il quelqu’un qui parle français ici ? / hal min ahad yatakallamou al firancia ?
Excusez-moi / ʕðran
Au revoir / maa ‘salama

Nous en profitons également pour continuer de découvrir les spécialités culinaires égyptiennes, cuisine essentiellement d’inspiration méditerranéenne.

Les Égyptiens affectionnent particulièrement le principe du mezze : tous les plats sont mis sur la table, et les convives piochent à volonté.

À base de sésame, trois petits plats garnissent à peu près toutes les tables de restos : la tahina (crème à base de sésame), le hommos (purée de pois chiches au sésame) et le babaghanouj(purée d’aubergines au sésame).

En entrée, nous pouvons choisir entre :
– la salata baladi (concombres, tomates, oignons, avec ou sans salade verte) ;
– le taboulé (préparé à la libanaise avec beaucoup de persil et de menthe) ;
– la salata zabadi, mélange de yaourt avec de l’ail, de fines lamelles de concombres et parfois d’une pointe de menthe ;
– la toumeyya, purée d’ail très adoucie par une mayonnaise légère ;
– le torchi (pickles marinés)
– les aubergines frites à l’ail.
– le foul, grosses fèves brunes longuement mijotées en ragoût et relevées d’huile, de citron et de cumin ;
– le kochery, mélange de riz, de lentilles brunes, de macaronis, de quelques bouts de spaghettis, d’oignons frits, le tout arrosé d’un peu de sauce tomate et relevé de quelques gouttes de sauce pimentée ou de sauce à l’ail.
– les taameyyas, mi-galettes, mi-boulettes de purée, plongées dans la friture ;
– la mouloukheyya, soupe, un peu gluante, est servie avec du riz et du poulet grillé.
– la chorbet ads, soupe de lentilles corail ;
– Les feuilles de vigne farcies (wara’ einab) fourrées d’un mélange de riz, d’herbes, d’épices et parfois de viande.

En viande, nous avons le choix entre :

– Le chich kebab (brochette de morceaux d’agneau grillé ;
– La kofta, longue brochette de viande de mouton haché ;
– Le shawarma, composé des tranches de mouton empilées qui, une fois bien cuites, sont coupées verticalement et servies dans un petit pain.

Mais, nous pouvons également choisir du poisson avec entre autres : le poisson local (samak), les grosses crevettes (gambari) de la Méditerranée, les balah el-bahr (dattes de la mer) ou les gandofli (sortes de coques) préparées à l’ail et au persil.

Néanmoins, nous évitons le poisson, ainsi que les fruits et légumes crus, sous peine d’attraper une turista néfaste. En dessert, nous choisissons du mehallabeyya (crème à base de farine de riz, parfumée à l’eau de rose, et parsemée de pistaches), du riz au lait, en om’ Ali (de très fines feuilles de pâte cuites baignant dans un lait très sucré et mélangées à de la noix de coco et à des pistaches), mais aussi des baklawa (feuilleté arrosé de miel et fourré de pistaches ou d’amandes), des konafa (une sorte de pâte de pistaches, noisettes, noix… entourée de vermicelles et nappée de miel), desbasboussa (semoule imprégnée de sirop) ou des atayef( de petits beignets frits toujours fourrés de noisettes, de noix, de pistaches et nappés d’un sirop très sucré).

Nous rejoignons l’aéroport en moins d’une heure, grâce à une autoroute neuve et rendons notre véhicule. Sur le fil, nous parvenons à attraper un vol pour la Jordanie avec la compagnie Egypte Air, dont la flotte est réellement sécurisante et les hôtesses, à la différence de nombreuses autres compagnies, enrichissantes et souriantes.

Egypte 273

Nous grimpons dans l’avion et récupérons de notre circuit mouvement, mais au combien enrichissant.

Egypte 274