Hors Frontières

Ile de Man

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Nous partons du port de Liverpool à deux heures du matin et prenons le ferry pour l’île de Man, une dépendance britannique ne faisant pas partie du Royaume Uni, mais étant soumis à la propriété de la reine d’Angleterre.


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Nous nous précipitons afin de trouver un fauteuil sur lequel, nous pourrons nous reposer durant les trois heures que dure la traversée. Vers cinq heures du matin, nous sommes réveillés par le commandant qui nous annonce notre arrivée imminente. L’île de Man s’aperçoit, au loin, illuminée partiellement.

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Après quelques minutes, les berges se rapprochent. Nous découvrons enfin cet ilot britannique, dont peu connaissent l’existence.

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La jetée de douglas comporte une mer encore haute. D’ailleurs, le château de Douglas se trouve sur une île inaccessible en l’instant.

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Douglas en est la capitale. La ville est peuplée de 26 000 habitants et comporte plusieurs attraits touristiques. Mais, dés notre arrivée, nous faisons appeler un taxi afin qu’il puisse nous emmener dans la ville de Peel, de l’autre côté de l’île et distante d’une vingtaine de kilomètres, le tout pour une vingtaine de livres, soit 25 euros approximativement. Après une vingtaine de minutes, nous arrivons au port de Peel, qui s’éveille tout doucement ; la ville, dés le beau matin est déserte, les commerces ouvrant majoritairement vers 10 h 00.

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Nous longeons les remparts du château de Peel.

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Et avons une vue dégagée sur la jetée de la ville.

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Le chauffeur de taxi gare son véhicule afin de nous faire visiter gentiment la ville. Dont le petit port charmant.

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Ensuite, nous longeons en marchant le bord de mer, paysage enchanteur d’une carte postale retravaillée numériquement tant elle est parfaite.

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C’est alors que le château de Peel émerge.

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Aux abords du château, un autre petit port se laisse découvrir.

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Puis, après quelques heures passées dans la ville, notre chauffeur de taxi nous emmène à nouveau à Douglas, en nous arrêtant à quelques kilomètres de Peel, à l’endroit duquel se tenait l’ancien parlement qui régissait la vie administrative de l’île.

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Site qui comprend une église intéressante.

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Nous arrivons enfin à Douglas, la capitale, après que le chauffeur de taxe nous a raconté l’amour qu’il portait à son île, dénaturée depuis quelques années par l’arrivée massive de riches européens qui utilisent l’île comme une réserve bancaire, ce qui faisait irrémédiablement grimper le prix de l’immobilier insulaire. Les banques de l’île de Man sont par ailleurs omniprésentes et il n’est pas rare de trouver un appartement à des prix dépassant ceux des plus beaux quartiers londoniens. Soit 500 000 livres pour un 100 mètres carrés. Précisons simplement que le pays qui n’appartient pas à l’Union Européenne a la possibilité de frapper sa propre monnaie : la livre, mais que ces billets ne sont pas acceptés dans le reste du Royaume Uni (Grande Bretagne composée de l’Angleterre, du pays de Galles et de l’écosse associée avec Irlande du Nord) En arrivant sur Douglas, la capitale, nous remarquons que la mer est descendue, suite à son mouvement perpétuel de marée. Il est désormais possible de rejoindre la tour du refuge, le château de la ville.

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De la jetée, le lieu semble désolant.

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Mais permet de faire de belles photos.

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Dont la non moins importante photo de famille.

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Nous longeons la jetée de Douglas afin de rejoindre les escaliers permettant de descendre vers la plage, maintenant dégagée.

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Le paysage est lunaire, exacerbant les sens.

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Nous nous prenons pour des explorateurs et découvrons la tour du refuge sous un nouveau jour.

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Même la jetée de Douglas semble différente.

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Jetée que nous regagnons, afin d’en visiter les contours. Nous découvrons alors de beaux immeubles.

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Ainsi qu’une petite église nichée au cœur de barres d’immeubles qui n’ont rien d’austères.

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Et empruntons un des autres moyens de locomotion de l’île : le cheval.

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Nous rejoignons le centre ville avec ses boutiques à profusion.

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Nous nous arrêtons à la terrasse d’un restaurant, et nouons le contact avec des jeunes gens, histoire de parfaire notre Anglais.

 

– Bonjour. Hello.

– Comment allez-vous ? How are you?

– Très bien, merci. Fine, thank you.

– Quel est votre nom ? What’s your name?

– Mon nom est Ludovic. My name is Ludovic.

– Heureux de vous rencontrer. Pleased to meet you.

– Merci. Thank you.

– Il n’y a pas de quoi. You’re welcome.

 

– Je ne parle pas bien anglais. I don’t speak English well.

– Parlez-vous français ? Do you speak French?

– Non. No.

– Je ne comprends pas. I don’t understand.

– Excusez-moi. Excuse me.

– Je suis désolé. I’m sorry.

– Au revoir. Good-bye.

 

Le serveur nous apporte le menu. Nous avions déjà mangé il y a peu, un sandwich au marché de la ville, fait avec de la viande de porc et mélangé avec une sorte de crème et de la pomme, encas vraiment délicieux, mais l’air marin creusant l’appétit, nous choisissons un menu complet.

 

En entrée, nous commençons avec des Kippers, une spécialité culinaire de l’Ile de Man depuis plus de deux siècles, et sont réputés dans le monde entier. Il s’agit de harengs salés et fumés au bois de chêne selon une méthode bien particulière, qui leur donne un goût d’une rare finesse pour un poisson séché.

En plat, nous sommes partagés entre une cassolette de Manx Queenies, de petites coquilles St Jacques pêchées sur place, sautées et servies avec une sauce blanche ou au fromage et un ragout de mouton vraiment exquis, finement cuit.

En déssert, nous nous laissons tenter par les Davison’s ice creams, accompagnées d’un verre de Manx whisky, le whisky distillé sur l’île à deux reprises, ce qui lui donne une couleur transparente.

 

Le repas complet coûte une quarantaine de livres, mais la qualité des produits utilisés justifie ce pris aux abords d’excès.

 

Lorsque nous revenons à la baie de Douglas, nous la découvrons entièrement recouverte par l’eau de mer, passage obligé d’une marée ascendante.

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La ville prend alors une tout autre forme.

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Même la tour du refuge semble avoir repris des couleurs.

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La vue est splendide.

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Nous jetons un dernier coup d’œil à cette île intéressante.

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Puis nous rejoignons le ferry, dont le départ est immédiat. Nous embarquons à nouveau pour trois heures de traversée, pour la somme modique de 130 livres pour quatre personnes dont un enfant de bas-âge et sans véhicule. L’île de Man s’éloigne tout doucement.

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Et alors, que nous sommes en pleine mer, nous en profitons pour admirer l’étendue d’eau qui nous circonscrit.

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Jusqu’à ce que nous arrivions à nouveau en Angleterre et la ville de Liverpool que nous avions quitté le matin même.