Hors Frontières

Monténégro

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De la Croatie, nous arrivons au Monténégro ; le pays ne faisant pas parti de l’Union Européenne, nous devons présenter nos papiers, mais le contrôle n’est qu’une formalité.

Nous roulons une vingtaine de minutes en apercevant sur le bord des routes, non pas des policiers, mais nombre de militaires qui patrouillent afin d’en assurer la sécurité, les conflits dans les Balkans étant encore dans les mémoires. Nous arrivons dans la ville de Herceg Novi, une ville frontalière à la Croatie et nichée sur les bords de l’Adriatique. Nous nous dirigeons vers notre hôtel et entamons la discussion avec le réceptionniste. Le monténégrin est une langue slave, officielle officielle au Monténégro, identique au croate et dans une partie de la Bosnie-Herzégovine, presque identique au serbe sauf pour certains mots qui seront différents.

– Bonjour. (Dobar dan.)

– Bienvenue. (Dobro došli.)

– Quel est votre nom ? (Kako se zovete?)

– Je m’appelle Ludovic (Zovem se Ludovic.)

– Enchanté de vous connaître. (Drago mi je.)

– Comment allez-vous ? (Kako ste?)

– Bien, merci. (Dobro sam, hvala.)

– Je suis Français. (Ja sam francuz.)

– Je ne comprends pas. (Ne razumijem.)

– Je ne parle pas bien croate. (Ne govorim dobro hrvatski.)

– Parlez-vous français ? (Govorite li francuski ?)

– Non. (Ne.)

– Excusez-moi. (Oprostite.)

– Je suis désolé. (Žao mi je.)

– Au revoir. (Doviđenja.)

 

Une fois installés, nous découvrons la vue de notre hôtel.

Et nous nous laissons abandonner au repos le reste de la journée, le Monténégro ayant mise son tourisme sur ses étendues de sables, quand bien même la ville de Herceg Novi ne comporte presque seulement des bords de plage bétonnés.

Et c’est agrémentés d’une vue à couper le souffle que nous profitons de notre séjour.

Laissant le décors vivre de lui-même et faire de nous de simples spectateurs d’une baie côtière qui est l’actrice d’un film qui se joue devant nous.

 

Le lieu de villégiature est idéal.

Le lendemain matin, nous découvrons la ville, hors bastions hôteliers du bord de mer.

Non loin de la ville, nous visitons une forteresse.

Et avons une vue d’ensemble sur une petit village méridional.

Nous continuons notre visite et découvrons un petit théâtre ; en son centre, nous pouvons imaginer avec facilité les spectacles d’antan, lorsque les côtes étaient encore vierges de présence humaine.

Nous retournons à notre hôtel et la nuit ne tarde pas à tomber. Nous profitons d’un des nombreux restaurants du bord de plage, découvrir la cuisine typique du pays. Le Monténégro étant partagé entre une culture balkanique et méditerranéenne, il dispose d’une cuisine traditionnelle et riche et subtilités. Le lendemain matin, nous reprenons la route du retour et voyons la campagne et la côte du Monténégro s’éloigner.

Cinq ans plus tard, nous retournons au Monténégro, mais par la route venant d’Albanie. La frontière se franchit, sans aucune animosité des policiers, qui nous agrémentent d’une salutation tout sourire. Nous traversons les marais du Monténégro, s’étendant à perte de vue et véritable niche écologique.

Après quelques heures de conduite, nous découvrons la capitale du pays : la ville de Pogdorica, ainsi que ses 150 000 habitants.

Nous empruntons le pont du millenium, haut lieu touristique de la ville. Avec à sa gauche, les paysages escarpés aux flancs montagneux.

Le centre ville n’étant pas grand, Pogdorica est une ville tranquille avec pour monument principal, sa cathédrale blanche, une des plus imposantes du pays.

La cathédrale est somptueuse.

Nous terminons par la place Sahat Kula, vestige de l’Empire Ottoman.

Nous rejoignons notre hôtel, profiter d’une bonne nuit de sommeil.

Le lendemain matin, nous reprenons la route en direction du Nord du Monténégro ; le paysage que nous découvrons est sauvage.

Les paysages sont typiques.

Savant alterner savamment les étendues d’eau,

Ou les constructions religieuses anciennes.

Afin de rejoindre la côte et nous évitant ainsi un détour d’une bonne centaine de kilomètres à l’intérieur du pays, nous empruntons un ferry pour un prix de quatre euros et quelques minutes de traversées.

 

Nous arrivons prés de la côte ; le paysage dont nous nous souvenons est une réminiscence qui prend corps avec cette vue dégagée sur la mer.

Mais, notre surprise vient de cette découverte que nous faisons en descendant une route de montagne : l’île de Stevy stevan, devant laquelle nous ne pouvons nous empêcher de nous arrêter.

La ville insulaire est un évènement majeur du tourisme dans le pays.

Nous retournons ensuite à Herceg Novi, avant de quitter le Monténégro, redécouvrir la ville, après cinq années d’absence. Nous devons dire, que les constructions se sont accélérées ; pas une parcelle de terre encore disponible et des vacanciers en nombre qui investissent les lieux ; les prix ont doublé et quand bien même nous retrouvons l’ambiance d’antan, elle n’a plus rien à voir avec cette contrée encore vierge que nous avions découvert : les affres du tourisme de masse sans doute.