Hors Frontières

Turquie

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Arrivés à la frontière turque, nous sommes contrôlés pendant plus d’une heure, les policiers ne comprenant pas la portée d’un document administratif de circulation délivré par l’ambassade de France en Roumanie.


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Ce n’est qu’après une longue attente que les policiers nous rendent nos papiers d’identité, en nous expliquant que nous pouvons quand même circuler sur le territoire avec un passeport dont la date de validité est dépassé, et ce jusqu’à cinq années après ce dépassement. Nous rentrons en Turquie. Toujours ancrés sur une autoroute de bonne facture, nous avançons et remarquons le nombre de contrôles routiers importants sur le bas côté.

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Nous arrivons dans la ville de Edirne, après avoir rempli le véhicule de carburant à un prix excessif de 1,80 euros le litre de Gazole, et ce quand bien même le nombre de stations est élevé et que ces dernières se retrouvent souvent à plus de dix dans un même secteur géographique. La ville de Edirne s’étend devant nous.

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Après la découverte dans la ville, nous visitons la mosquée, qui possède un charme indéniable, avec ses longues tourelles qui semblent toucher le ciel.

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Nous nous engageons à présent sur la route nationale et traversons des villages qui comportent de jolies mosquées, le lieu de culte des musulmans.

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Les villages sont typiques et agencés sur la même base architecturale ; les maisons sont accolées sur le bord de la route, jusqu’à ce qu’elles laissent place aux commerces, circonscrivant généralement les édifices religieux.

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Nous continuons notre parcours sur une route de bonne qualité et rejoignons à nouveau l’autoroute, en direction de la ville de Istanbul, ancienne Constantinople, ancienne Bizance.

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Nous faisons une halte dans la ville de Marmara Ereglisi, une petite ville côtière, dans laquelle nous découvrons le bord de mer de Marmara, une petite mer enclavée par la Turquie.

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Nous arpentons les bords de plage.

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Ainsi que ses petits commerces.

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Nous nous arrêtons dans un restaurant et commandons un kébab, pour lequel nous assistons à la préparation au feu de bois.

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A la différence des kébabs fabriqués et vendus en France, le kébab turque est fabriqué artisanalement et composé de viandes hachées placés dans une galette fine de pain ; il est, nous devons le préciser, délicieux. Un véritable régal aussi bien pour nos papilles qu’il réveille, que pour notre odorat, dégageant une légère fragrance de citronnelle et de viande marinant dans son jus de cuisson. Une fois remis de ce délicieux repas, nous reprenons la route et tombons sur une averse, qui refroidit pour notre plus grand plaisir, la température extérieure, qui frisait dangereusement avec les 35 degrés Celsius.

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La pluie redouble d’intensité.

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Nous arrivons enfin à Istanbul, une des plus grandes villes de Turquie, forte de ses 14 millions d’habitants et s’étendant sur plusieurs dizaines de kilomètres.

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Il nous faut bien une demi-heure pour traverser la banlieue, dans les bouchons et le bruit. Pour qu’enfin, nous puissions profiter du panorama qu’offre les hauteurs de la ville.

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Nous rejoignons notre hôtel en apercevant au loin la mosquée d’Istanbul.

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Ainsi que la ville dans son ensemble.

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Nous dépassons également les vestiges des affrontements de la place taksim, en juin 2012, affrontements opposant les manifestants au pouvoir en place, désireux de transformer un bois de la ville en complexes hôteliers et commerciaux.

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Une fois nos affaires posées, nous nous dirigeons vers la vieille ville et le marché aux épices.

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Nous continuons notre route.

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Le marché aux épices et ses senteurs nous offre un spectacle dépaysant.

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Nous nous laissons tenter.

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Nous empruntons ensuite les ruelles de la ville.

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Jusqu’à ce que nous arrivions aux abords de la citerne de Constantinople, ancienne ville forte antique, sur laquelle Istanbul a posé les bases de sa conception, et ce à partir de 1930.

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Constantinople a pris son nom en 330 après Jésus Christ, volonté de rendre hommage à l’empereur Constantin, la ville étant considérée comme une des plus puissantes au monde derrière Rome.  Peu de vestiges de l’ancienne cité antique, mis à part quelques remparts et les citernes de la cité qui se visitent et qui permettent aux visiteurs de faire un retour dans le passé.

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Le décorum est sensationnel et mis à part la différence de température avec l’extérieur, la spectateur se trouve au centre d’un moment d’histoire qui se dessine sous ses yeux. Les piliers sont merveilleusement conservés et il peut se mettre à rêver de tremper sa main dans une eau séculaire.

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Les couleurs sont stupéfiantes.

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Nous quittons les citernes pour rejoindre non loin de là, la place Sulthamamet, place centrale de la ville de laquelle nous observons la mosquée bleue, une des plus fabuleuse mosquée du monde arabe.

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Place de laquelle nous avons une vue dégagée sur la mosquée Sainte Sophie, initialement église catholique.

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La fontaine sur la place amplifie la somptuosité de la mosquée bleue.

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Nous nous retournons une dernière fois sur la mosquée que nous visitons.

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Puis nous rejoignons les anciennes arènes de la ville.

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Et leur obélisque qui orne majestueusement la scène.

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Direction ensuite le palais Topkapi qui fut le siège administratif de l’ancienne Constantinople.

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Avant d’emprunter un bateau et d’arpenter le Bosphore, fleuve qui accompagne la ville et la longe d’Ouest en Est.

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Nous découvrons les berges de la ville.

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Nous profitons à fond de cette balade.

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Qui prend une dimension plus profonde.

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Le Bosphore, dans toute sa splendeur.

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Avec au loin sa rive asiatique.

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Et son célèbre pont…

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…reliant l’Asie à l’Europe.

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Assis confortablement dans notre bateau, pour une traversée de deux heures pour la somme modique de dix euros par adulte.

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Nous immortalisons ce moment.

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Derrière nous, une traînée marque le territoire éphémère de ce roi du fleuve.

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Qui nous guide dans un dédale de palais.

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Le bateau tangue.

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Devant nos yeux ébahis.

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Le fleuve semble vivant, habité par les âmes du passé, dérangées par les houles des vagues.

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En nous excusant presque de découvrir ces merveilles.

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Les palais se succèdent.

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Et ce panorama nous enchante.

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Il est un plaisir de se laisser bercer par cette douce musique visuelle.

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Une musique dont nous attendons les silences.

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Les contrées sur cette lisière s’éloignent.

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Les rives se bercent de mélancolie.

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Et nous laissent en notre âme un cœur meurtri.

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De savoir que le temps qui s’écoule.

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Egare le voyageur de ce présent dépassé.

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Et ne laissera de ce décor onirique, qu’un vague souvenir dans un écrin d’oubli.

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Que nous ouvrirons pour faire revivre ce moment magique.

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Nous retournons sur le sol en saluant le capitaine de l’embarcation et nous nous dirigeons vers le centre ville.

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Ce qui nous mène à la place Taksim, place de la jeunesse stambouliote.

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La place est presque vide.

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Le lendemain matin, nous prenons un petit déjeuner copieux, censé nous donner des forces, car le trajet qui s’annonce s’avère long afin de rejoindre la ville de Izmir, soit un peu plus de 500 kilomètres.

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Nous nous rendons au port d’Istanbul, en longeons les anciens remparts de la ville.

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Nous traversons la mer de Marmara en ferry, puis arrivons à Bandirma, située du côté asiatique du pays.

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Nous reprenons la route et avons la chance de ne pas nous faire arrêter par les policiers, nombreux sur le bord des routes à attendre le contrevenant aux limites de vitesse imposées. Le paysage semble plus désertique, plus sauvage.

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A midi, nous nous arrêtons dans un restaurant découvert sur le bord de la route, en pleine campagne turque ; nous choisissons pour une dizaine d’euros, des plats typiques composés de viandes grillées. Un délice qui nous permet de prendre des forces et de repartir de bon pied. Aux abords du restaurant, des agriculteurs d’antan nous offrent un spectacle traditionnel.

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La route reste d’une qualité irréprochable, bétonnée et bien desservie en stations services.

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Et certains monuments agrémentent notre voyage.

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Jusqu’à ce que nous parvenions à Izmir, ville de 3 millions d’habitants et démesurément grande.

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Nous en traversons la banlieue.

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Afin de nous détendre de cette longue route, nous regagnons notre hôtel, situé en bordure de ville.

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Les quelques brasses effectuées dans la piscine de l’hôtel nous permettent de nous rafraîchir, la température extérieure étant de trente degrés Celcius.

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De notre chambre, nous avons une vue sur un parc d’attraction situé non loin de là.

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Il est temps pour nous de rejoindre le centre ville, avant que la nuit ne s’installe durablement jusqu’au lendemain. L’agora de Smyrne représente à lui-seul les vestiges antiques sur lesquels repose la ville.

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De l’agora, il ne nous faut pas longtemps pour rejoindre la place centrale.

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De laquelle émerge le Saat Kulesi, l’horloge de la ville, datant de 1901.

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Tout autour de la place, quelques bâtiments valent le détour.

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Dont un magnifique édifice.

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Mais, même déserte, la place vaut le déplacement.

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Et c’est en accompagnant le soleil se coucher, que nous découvrons le bazar, qui ferme ses portes à 20 heures.

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Les magasins qui ferment les uns après les autres donnent une extérieur lugubre à l’endroit. En quelques instants, des centaines de turques courent, dispersés pour baisser les rideaux et éviter une amende dressée par la municipalité en cas de dépassement. Néanmoins, paradoxalement, nous ne nous sentons pas en insécurité au milieu de ce désert urbain, la population turque étant d’une grande chaleur et d’une grande gentillesse. A plusieurs reprises, des couples s’arrêtent pour photographier et porter dans leurs bras les enfants de bas âge en nous invitant à boire le thé et en se renseignant sur notre provenance. C’est ainsi en visitant la Turquie, que nous avons pu nous familiariser avec un peuple social et valeureux, attaché à ses racines, mais également résolument tourné vers l’avenir. Partagés entre une modernité qu’il affectionne, le nombre de filles en mini-jupes le prouvant, tout en étant respectueux de ses traditions et de ses origines, une fusion en ce sens réussi entre l’orient et l’occident. En outre, dans toutes les villes traversées, pas un papier n’est jeté sur le sol et les rues sont sûres. La présence policière reste sur ses gardes, mais elle est assez discrète pour ne pas gêner le touriste.

 

Nous en profitons pour nous exercer avec la langue. Le turque est uniquement parlé dans le pays et comporte un alphabet assez jeune, puisqu’il date de 1928

 

– Bonjour (Merhaba)

– Comment allez-vous ? (Nasılsınız ?)

– Très bien, merci (Cok iyiyim, teşekkür ederim)

– Quel est votre nom ? (İsminiz ne ?)

– Mon nom est Ludovic (İsmim Ludovic)

– Enchanté de vous rencontrer (Memnun oldum)

– Merci (Teşekkür ederim)

– Il n’y a pas de quoi (Rica ederim)

– Excusez-moi (Afedersiniz)

– Je ne parle pas le Turc (Türkçe bilmiyorum)

– Parlez-vous français ? (Fransızca biliyor musunuz ?)

– Non (Hayır)

– Je ne vous comprends pas (Sizi anlamıyorum)

– Je suis désolé (Uzgünüm)

– Au revoir (Güle güle)

– Bonsoir (Iyi akşamlar)

– Bonne nuit (Iyi geceler)

 

Nous rentrons à notre hôtel, qui émerge du noir ambiant, grâce à un éclairage qui en tamise la façade.

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Nous rentrons dans notre chambre chercher nos maillots de bain, étant donné que nous avons appris que l’hôtel comportait une piscine thermale ouverte jusqu’à tard dans la nuit.

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Et après l’effort, le réconfort.

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Le lendemain matin, nous prenons l’autoroute en direction de la ville d’Ephèse, la cité impériale.

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Au péage, nous franchissons une barrière qui sonne à notre passage. Nous attendons quelques instants, mais personne ne se présente à nous. Nous apprendrons plus tard que les autoroutes turques sont à péage libres et que les tickets s’achètent dans les villes, sous peine d’amende.

En l’instant, nous continuons notre chemin et dépassons la ville de Selçuk.

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Pour arriver dans la ville d’Ephèse sous un soleil de caniculaire.

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Éphèse est située sur le littoral sud de la Turquie. Elle occupe le fond d’une des nombreuses baies de la côte de l’Asie Mineure, fermée au sud et se terminant au nord par la presqu’île d’Erythrée. Elle est située près de l’embouchure du Caystre.

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À l’intérieur des terres, la vallée du Caystre constitue une voie de communication naturelle. De même, les différentes dépressions géologiques offrent des points de passages vers l’arrière-pays.

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La ville d’Éphèse est très marquée par ce relief à la fois contraignant et imposant avec des environs très accidentés, qui s’ordonnent autour de trois collines.

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Elle fut un port important dans l’Antiquité, mais l’ensemble de la zone s’est progressivement ensablé, et la ville se trouve actuellement à près de sept kilomètres de la côte égéenne. Suite à la montée de la mer, de nouveaux ports furent construits de plus en plus éloignés du noyau urbain originel.

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La région d’Éphèse bénéficie d’un climat agréable, méditerranéen, qui, conjugué aux opportunités offertes par le relief, présente de nombreux avantages.

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Les ruines sont formidablement conservées et la cité garde les marques de sa flamboyance.

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Ce qui est le cas des murs de la bibliothèque antique de la cité.

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Avec ses colonnes de marbre blanc qui ont gardées leurs motifs étiologiques.

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Nous avançons dans ce dédale de pierre blanche.

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Et arpentons des allées aux décors de cinéma.

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Nous ne sommes pas loin à notre tour de nous considérer comme les acteurs de notre découverte.

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Les touristes de passage déambulent au milieu des ruines et nous prenons la poudre d’escampette.

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Jetant une dernier regard sur cette cité séculaire.

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Nous continuons notre route et effectuons un détour par la basilique Saint-Jean de la ville de Selçuk.

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Nous reprenons la route en direction de la ville de Izmir, que nous dépassons.

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Pour atteindre la ville de Cezme, fin de notre périple turque.

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Nous nous asseyons à la table d’un restaurant traditionnel.

 

La cuisine turque se révèle délicieuse et variée inspiré par la cuisine libanaise et grecque.

 

Nous commandons en entrée une soupe : la corba, puis continuons par des hors d’œuvre avec le börek, un feuilleté au fromage ou à la viande hachée et de la cacýk, à base de yaourt, de concombres râpés, d’huile d’olive et d’ail.

 

Ensuite, avec pour accompagnement du riz et des légumes, nous choisissons le plat principal :

 

– Le kebab, de la viande hachée dans du pain.

– Le poisson grillé au feu de bois.

– Le güveç, une sorte de ragoût avec des morceaux de mouton, de bœuf, de poulet ou de crevettes, qui a mijoté dans un plat en terre cuite fermé hermétiquement.

– Les pide, pizzas sans sauce tomate, garnies de viande avec des oignons ou de fromage.

– Le lahmacun, une petite pizza ronde et épicée.

– Le gözleme, crêpes fourrées au fromage, aux épinards, aux pommes de terre ou à la viande hachée.

– Le simit, petite couronne de pain au sésame.

– Le poðaça, chaussons fourrés au fromage, à la viande, aux épinards, aux pommes de terre ou nature.

– Les mantý, raviolis à la turque nappés de sauce au yaourt et à l’ail, au beurre fondu relevé d’épices et saupoudrés de

 

Nous terminons par un dessert, composé essentiellement de pâtisseries orientales : les baklavas nature, feuilletés aux noix ou aux pistaches, et trempés dans du sirop de sucre, le sütlaç, un riz au lait, le yaourt de Kanlýca qui se mange avec du miel, une confiture aux pétales de rose et les loukoums, sorte de bonbons moelleux.

 

Nous nous rendons au sein d’une agence de voyage afin d’acheter des billets de ferrys nous menant vers la ville grecque de Chios, ainsi que ceux nous permettant la traversée de la mer Egée en direction de Athènes. Une fois les billets achetés, pour une cinquantaine d’euros par personne, nous arpentons les quais et n’hésitons pas à plonger dans la mer Egée, le temps ayant un écoulement relatif, nous en percevrons son avancée plus rapidement.

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A l’heure du départ, nous prenons notre véhicule et nous dirigeons vers le port d’embarquement. Durant une heure, les policiers turcs contrôlent nos papiers, gesticulant afin de nous montrer qu’ils travaillent.

 

Nous les laissons faire et nous rendons à la boutique détaxée afin de faire quelques emplettes, le temps qu’ils nous apportent nos papiers.

 

Lorsque le bateau parvient enfin, nous embarquons et laissons derrière nous un pays merveilleux qui n’a plus rien à prouver, quant à son potentiel humain.

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La côte turque s’éloigne. Nous la découvrons s’amenuiser.

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Elle n’est plus qu’un souvenir, impérissable.

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