Hors Frontières

Saint Vincent et les grenadines

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Saint-Vincent-et-les-Grenadines, parfois abrégé par le sigle SVG, en anglais Saint Vincent and the Grenadines, est un État et paradis fiscal des Petites Antilles, dans la région des Caraïbes, situé à l’ouest de la Barbade, entre Sainte-Lucie et la Grenade. Il fait partie, comme ces deux dernières, et quatre autres États de la région, de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale à laquelle il a adhéré en 1981.

Cet État est composé de l’île principale de Saint-Vincent et d’un chapelet d’îles plus petites, les Grenadines, situées au sud. Les principales sont (du nord au sud) : Bequia, Baliceaux, Moustique, Canouan, Mayreau, Tobago Cays, Union et Petit-Saint-Vincent. Cette dernière île marquant la limite avec la Grenade.

Les habitants de Saint-Vincent-et-les-Grenadines se nomment les Vincentais, Saint-Vincentais ou Saint-Vincentais et Grenadins.

Saint-Vincent-et-Grenadines est membre de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) depuis 2009.

La superficie totale du pays est 389 km2, dont 344 km2 pour la seule île de Saint-Vincent, sur laquelle est située la capitale, Kingstown.

L’île de Saint-Vincent est volcanique et comprend quelques hauteurs (mornes). Le point culminant du pays est le volcan de la Soufrière à 1 220 mètres d’altitude. La côte Atlantique est très rocheuse et abrupte, tandis que la côte caraïbe possède davantage de plages de sable et de baies.

Alors que les Britanniques ont été les premiers à revendiquer la possession de Saint-Vincent en 1627, les Français furent les premiers colonisateurs européens de l’île puisqu’ils ont établi leur première colonie à Barrouallie sur le côté sous le vent de Saint-Vincent peu avant 1700.

Les Indiens Caraïbes ont agressivement empêché la colonisation européenne de Saint-Vincent jusqu’au XVIII èm siècle. Des esclaves africains, qu’ils soient naufragés ou échappés de Sainte-Lucie ou de la Grenade ou à la recherche d’un refuge à Saint-Vincent, se sont croisés avec les Indiens Caraïbes pour devenir les black Caribs, les « Caraïbes noirs ». À partir de 1719, des colons français ont importé les cultures du café, du tabac, l’indigo, le maïs et du sucre dans des plantations employant des esclaves africains.

Saint-Vincent, a été cédée à la Grande-Bretagne lors du traité de Paris (1763), restauré à la domination française en 1779 et cédée une nouvelle fois aux Britanniques en vertu du traité de Versailles (1783). Le conflit entre les Britanniques et les Caraïbes noirs a continué jusqu’en 1796, lorsque le général Abercrombie a écrasé une révolte fomentée par le révolutionnaire Français Victor Hugues. Plus de 5 000 Caraïbes noirs ont finalement été expulsés vers Roatán, une île au large de la côte du Honduras.

L’esclavage a été aboli en 1834, les pénuries de main-d’œuvre dans les plantations ont attiré des immigrants portugais dans les années 1840 et d’Inde dans les années 1860. Les conditions sont restées très dures pour les anciens esclaves et les travailleurs agricoles immigrés, conséquence des prix mondiaux du sucre qui ont laissé l’économie stagnante jusqu’au tournant du siècle.

De 1763 jusqu’à l’indépendance, Saint-Vincent est passé par divers statuts coloniaux sous les Britanniques. Une assemblée représentative a été autorisée en 1776, Colonie de la Couronne en 1877, un conseil législatif est créé en 1925, et le suffrage universel des adultes est accordé en 1951.

Au cours de cette période, les Britanniques ont fait plusieurs tentatives infructueuses d’affilier Saint-Vincent avec les autres îles du Vent pour gouverner la région grâce à une administration unifiée. La plus notable a été la Fédération des Indes occidentales, qui s’est effondrée en 1962. Saint-Vincent a obtenu le statut d’État associé le 27 octobre 1969 avec un contrôle complet sur ses affaires intérieures. À la suite d’un référendum en 1979, Saint-Vincent-et-les-Grenadines est la dernière des îles du Vent à accéder à l’indépendance, obtenue le 27 octobre 1979.

Le 25 novembre 2009, un référendum est organisé qui propose de remplacer la Constitution en vigueur depuis 1979. Approuvé par seulement 43,13 % des suffrages, il est rejeté car il aurait fallu une majorité des deux tiers pour qu’il soit adopté. Son adoption aurait entraîné l’abolition de la monarchie et aurait donné plus de pouvoir à l’opposition. C’est le premier référendum de ce genre à être organisé par l’Organisation des États de la Caraïbe orientale.