Hors Frontières

Viet Nam

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D’une superficie totale de 331 212 km2, le Vietnam autrement nommée République socialiste du Viêt Nam possède une population de 88 780 000 habitants.

La monnaie officielle au Vietnam est le Đồng, symbolisée par ₫.

Selon les statistiques 6,8 millions (ou 7,9 % de la population totale) pratiquent le bouddhisme, 5,7 millions (6,6 %) sont catholiques, 1,4 million (1,7 %) sont des adhérents de Hoa Hao, 0,8 million (0,9 %) pratiquent le caodaïsme, et 0,7 million (0,9 %) sont protestants. Au total, 15,651,467 Vietnamiens (18,2 %) sont officiellement enregistrés dans une religion. Environ 81 % de la population vietnamienne ne souscrit à aucune religion.

Le Viêt Nam est un pays d’Asie du Sud Est, entouré à l’ouest par le Laos et le Cambodge et au nord par la Chine. Il est bordé par la mer de Chine, le golfe du Tonkin et le golfe de Thaïlande. Sa frontière maritime est longue de 3 260 km.

Hanoï  en est la capitale. Les autres grandes villes sont : Hô Chi Minh ville, Hué (la cité impériale).

Pour les historiens vietnamiens, le Viêt Nam fut fondé en 2877 av. J.-C. dans leur capitale de l’époque qui se situait à l’emplacement de l’actuelle Canton (Quảng Châu,) en Chine méridionale. L’histoire du pays confond en grande partie avec celle du peuple Việt, aussi appelé Kinh. Les Viêt ne prennent que très progressivement possession de l’espace géographique qui est aujourd’hui celui du Viêt Nam. En 221 av. J.-C., un général chinois, Zhao Tuo se proclame roi d’un nouvel État indépendant, le Nam Việt (comprenant des territoires du Sud de la Chine et du Nord de l’actuel Viêt Nam), qui existe jusqu’en 111 av. J.-C., date à laquelle il est reconquis par la Chine sous le règne de l’Empereur Wudi de la dynastie Han. Le futur Viêt Nam demeure une possession chinoise pendant environ un millénaire, malgré des et des périodes d’indépendance plus ou moins longues. Ce n’est qu’en 932 que l’effondrement du pouvoir central permet au Đại Việt, le « Grand Viêt », de devenir un royaume indépendant, qui continue cependant de payer tribut à la Chine. Au cours d’un processus séculaire appelé Nam Tiên, la « Marche vers le Sud », les Viêt conquièrent le territoire qui va devenir celui du Viêt Nam, aux dépens du Royaume de Champā et de l’Empire khmer. Plusieurs dynasties se succèdent à la tête du pays qui, au XVIIIème siècle, atteint peu ou prou la configuration de l’actuel Viêt Nam. Entre le milieu du XVIème siècle et la fin du XVIIIe, le pays est politiquement divisé en deux. Même si une troisième famille a tenté d’obtenir le territoire, finalement c’est la famille Nguyen, avec l’aide de la France, qui remportent la victoire. Au début du XIXème siècle, le Việt Nam et continue de reconnaître la Chine comme puissance suzeraine. Au milieu du siècle, la fermeture du pays au commerce étranger et au christianisme finit par entraîner un conflit avec la France : le Second Empire intervient en 1858 et s’empare du Sud du pays. La France, souhaitant sécuriser sa colonie va organiser une expédition, cette dernière conduire à la séparation du pays en 3 parties. En 1887, les trois entités sont intégrées à l’Indochine française. Dans les années 1930, malgré un soulèvement de la population, la France conserve son contrôle, jusqu’à l’arrivée du Japon qui va prendre le contrôle du territoire en 1942. Ce n’est qu’à la fin de la guerre et de la reddition japonaise que le front nationaliste dirigé par le Parti communiste de Hô Chi Minh, de prendre le pouvoir lors de la révolution d’Août. La France va progressivement reprendre le contrôle, mais l’échec de la négociation par Hô Chi Minh va conduire à l’unification par la France des 3 parties. Mais l’intervention de la Chine dans le conflit va déboucher sur la guerre d’Indochine entre le Nord aidé de la Chine, et le Sud aidé par la France. Mais la France, ayant vu que le conflit était ingagnable reconnait l’indépendance du territoire par les accords de Genève en 1954.Le pays demeure diviser en deux malgré des tentatives d’unifications, et l’intervention des Etats-Unis pour endiguer la progression du communisme ne servira à rien si ce n’est propager le conflit chez les états voisins, c’est ainsi qu’aidé militairement par la Chine, le Sud finira par remporter le combat et à unifier le Sud (1976), les américains s’étant retirés 3 ans plus tôt par les accords de Paris (1973). Même si les conflits avec ses voisins vont perdurer, le Viêt Nam entame sa propre perestroïka, le Đổi mới et libéralise son économie, s’affirmant progressivement comme un pays émergent dynamique, mais le régime reste autoritaire.