Les Alpes maritimes : De Nice au parc du Mercantour

De primes abords, associer dans le même nom les Alpes et l’adjectif maritimes pourrait être considéré comme un oxymore, tant dans l’esprit collectif, les notions intrinsèques mêmes qui unissent ces deux entités sont diamétralement opposées. Et pourtant, ce département éponyme du Sud-Est de la France est parvenu non pas à les concilier, mais à en faire son identité. Nous y avons passé plusieurs jours et nous vous en présentons les incontournables.

 

Frontalier à l’Italie et à Monaco, le département des Alpes maritimes est principalement représenté dans l’esprit des vacanciers comme étant l’apanage de la ville de Nice et sa métropole qui englobe 49 communes et offre sur son territoire l’intégralité de la richesse de la France : des montagnes, des plages, des fleuves, des rivières, des centres urbains, des frontières, des stations de ski. Un capital inédit, entre la méditerranée et les sommets des Alpes.

Ainsi, le territoire est découpé en trois zones : le littoral, le Moyen-pays et le Haut pays constitué majoritairement du parc du Mercantour.

Le littoral englobe des villes parmi les plus représentatives du balnéaire français : Nice, l’incontournable Saint Jean Cap Ferrat, le Cap d’ail et des villages exceptionnels dont le très célèbre Eze et son jardin botanique qui offre une vue sur la mer à près de 180 degrés. Au travers de sa politique d’investissement dynamique, Nice Côte d’Azur souhaite désormais développer l’interaction mer/ville/territoire et faciliter son accès aux différentes catégories d’usagers, qu’ils soient plaisanciers, habitants ou visiteurs.

Le Moyen-pays quant à lui, est représenté au travers de la qualité des villages d’altitudes optimisées, ni trop hautes, ni trop basses. Ces villages : Falicon, Colomars, Utelle, la Tour sur Tinée pour ne citer qu’eux sont ancrés au cœur d’une végétation dense et sont classés parmi les plus beaux villages de France, où l’authenticité rime encore avec traditionnel. Avec plus de 300 jours de soleil par an, ils permettent la pratique d’activités sportives uniques tout en garantissant une découverte culturelle inédite.

Le Haut pays est en ce qui le concerne, un terrain de jeu exceptionnel. Représenté en grande partie par le parc du Mercantour qui ravit les amateurs de paysages sensationnels et les afficionados d’une faune et d’une flore préservées, il offre aux pratiquants des sports d’hivers des sommets à plus de 3000 mètres et des kilomètres de pistes pour tous les niveaux et dans tous les domaines. En été, il devient le paradis des randonneurs et des épicuriens à la recherche du beau sous toute ses formes : de la gastronomie à l’architecture.

Pour effectuer ce séjour, nous avons beaucoup été aidés par Isabelle Billey Quere de l’Office de Tourisme métropolitain de Nice Côte d’Azur. Le site Internet de l’office se trouve à l’adresse suivante : https://www.nicetourisme.com/

Nice

Commune du Sud-Est de la France, préfecture du département des Alpes-Maritimes et deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur derrière Marseille, la ville est située à l’extrémité sud-est de la France, à une trentaine de kilomètres de la frontière franco-italienne. Avec 340 017 habitants au dernier recensement de 2017, elle est la cinquième commune de France en population. Elle est située au cœur de la septième aire urbaine de France qui dépasse le million d’habitants.

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La promenade des Anglais

Longue de sept kilomètres et commençant quai des États-Unis pour se terminer promenade Edouard Corniglion Molinier, l’avenue est un incontournable de la ville sur laquelle, de nombreux sportifs courent tandis que tout autant de promeneurs flânent.

Alors que nous sommes envahis par une impression intense d’être là où nous devons être, nous faisons la rencontre d’un groupe de coureurs qui acceptent de poser pour nous.  Après nous être assis sur les nombreuses chaises longeant la promenade pour regarder l’immensité de la mer qui se dresse face à nous, nous rejoignons les plages de galets uniques de la ville. De bons matins, les locaux aiment s’y allonger en alternant les moments de farniente et de nage

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Dans les hauteurs de la promenade, aux abords d’une œuvre monumentale exposant la phrase : « I love Nice », un groupe de femmes effectue des étirements. La vue sur la ville y est tout simplement exquise.

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Le parc du château

Aux abords de l’endroit où nous nous trouvons, des escaliers nous permettent de rejoindre les hauteurs de la ville en faisant une halte intermédiaire pour assister au concert d’harmonica d’un homme qui concomitamment à son jeu, nourrit des pigeons.

Nous reprenons notre chevauchée pour rejoindre le parc du château dans lequel à nouveau, des sportifs s’adonnent à leur art : une femme effectue de la corde à sauter alors qu’un homme pratique du Tai Chi. Un autre, couché sur l’herbe fraîchement coupée se fait masser.

Pour contacter Linda Stern, une spécialiste des massages Shiatsu, n’hésitez pas à composer le 06 23 02 18 10 ou à vous rendre sur le www.shiatsu-nice.com Pour pratiquer le Tai Chi, contactez le 06 63 83 21 04 ou rendez-vous sur le www.taichichuan-qigong.org

En nous dirigeant vers l’arrière du parc, une vue dégagée sur le port de la ville nous subjugue tout autant qu’elle subjugue deux jeunes autrichiennes tout sourire.

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Le marché local

En redescendant dans la ville, après avoir bu un bon café à l’entrée du centre historique, nous arpentons le marché hebdomadaire du cours Saleya, une esplanade piétonne aménagée de la base de la colline du château jusqu’aux abords de l’opéra.

Immédiatement, dès les premiers stands, nous sommes happés par une ambiance bon enfant, engendrée par des vendeurs souriants et des passants au verbe fort.

Les produits sont locaux et frais ; ils poussent à la consommation, surtout que les prix sont bas. La relation de confiance du producteur au consommateur revêt ainsi tout son sens.

Nous goûtons quelques olives et un peu de charcuterie et achetons quelques souvenirs principalement de la lavande et du miel de pays.

Un peu plus loin, le marché de fleurs duquel se dégage une odeur inimitable de roses fraîchement coupées prend le relais du marché.

Le centre historique

En entrant dans le centre historique de la ville, nous découvrons la finesse de l’architecture niçoise. En dépassant l’opéra, construit en 1855 sur l’emplacement d’un ancien théâtre, par l’architecte François Aune qui s’est inspiré de l’Opéra de Paris, nous entrons dans un univers à la limite de l’anachronique.

Le centre est partagé entre de belles ruelles et des maisons dont les façades sont d’influence piémontaises. Nous nous perdons au rythme de notre oisiveté. Dans un magasin, un vendeur de glace nous en propose une petite dégustation. A ses côtés, un autre nous houspille gentiment en mettant en avant la qualité footballistique de l’équipe de la ville. Nous le haranguons un peu…juste par gentille médisance.

Aux abords du centre, la place Masséna, du nom de ce patriote français attaché à ses origines, comporte une belle fontaine : la fontaine du soleil, inaugurée en 1956, sur laquelle se trouvent cinq statues de bronze sculptées par Alfred Janniot. Elles représentent toutes des personnages de la mythologie gréco-romaine : la Terre, Mars, Vénus, Mercure et Saturne.

Non loin, l’ancienne préfecture, haut lieu des réunions mondaines du siècle dernier émerge tel un ilot de modernité dans une mer architecturale séculaire. La visite du centre historique se poursuit avec la chapelle de la miséricorde, considérée comme une des plus belles chapelles baroques de la ville et l’église Saint Giaume, une des plus anciennes églises restaurées de style baroque et dans laquelle y est vénérée Sainte Rita.

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Toujours dans le centre historique, la rue Sainte-Réparate amène à la Cathédrale dont la façade baroque et la coupole aux tuiles vernissées font face à la place Rossetti. La cathédrale Sainte Réparate a été construite en 1649 par l’architecte Jean-André Guibert et elle est dédiée à la patronne de la ville. Dans un style un peu différent mais tout autant baroque, l’église des Jésuites dont la façade bicolore : jaune et bleue possède un intérieur richement décoré.

En continuant notre découverte, la place Saint-François résonne avant d’être vue, un paradoxe lorsque l’on sait que la vitesse de la lumière est supérieure à la vitesse du son. Mais avec la gouaille d’un charcutier et d’une vendeuse de poissons avec lesquels nous discutons, leur intensité de voix expliquent ce constat. La place entoure une fontaine ornée de dauphins et elle est dominée par le palais Communal, ancienne mairie de la ville et actuelle bourse du travail.

Un peu plus loin, la rue Pairolière abrite une jolie tour de l’horloge, seul vestige d’un ancien couvent. La rue mène au boulevard Jean Jaurès qui permet d’atteindre la place Garibaldi construite dans le cadre du Longlio d’Ornato, projet d’aménagement de la ville.

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Le centre-ville

En quittant le centre historique, nous rejoignons un beau parc nouvellement construit sur le thème du développement durable. Des dizaines d’enfants s’amusent sous l’œil attentif de leur parent sur des gros réceptacles en bois.

La ville est le centre de la métropole, Nice Côte d’Azur, qui rassemble quarante-neuf communes et 537 769 habitants, la population résidant essentiellement dans le périmètre du Scot de Nice. Située entre mer et montagne, capitale économique et culturelle de la Côte d’Azur, Nice bénéficie d’importants atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les administrations occupent une place importante dans l’activité économique de la ville. Elle possède la deuxième capacité hôtelière du pays, ce qui lui permet d’accueillir environ 4 millions de touristes chaque année.

De son passé militaire, Nice n’a conservé que peu de vestiges, hormis le fort du mont Alban. Néanmoins, de nombreux bâtiments témoignent de son histoire dont le palais communal et celui du Sénat. Mais là où Nice brille, c’est dans la mise en avant de nombreuses statues liées à son histoire :   Croix de Marbre, colonne du pape, monument des Serruriers, statue de Charles-Félix, statue de Masséna, statue de Garibaldi, monument à la reine Victoria, monument aux morts de Rauba-Capeù et monument du Centenaire.

La présence de familles notables puissantes a doté la ville également en palais et hôtels particuliers lui constituant un patrimoine unique : château de Bellet, musée matisse, palais Masséna, château de l’Anglais, château de Valrose et château Saint-Hélène. Le Negresco, hôtel vaut particulièrement le détour.

Dans le domaine liturgique, la ville conserve un nombre important d’édifices religieux. La synagogue de Nice fut construite en 1885 et la ville comporte 5 mosquées. Tous les courants de la chrétienté sont représentés : anglicanisme, protestantisme, église vaudoise. Et si le catholicisme est majoritaire, l’orthodoxie tire son épingle du jeu des visites touristiques avec la cathédrale Saint-Nicolas, l’une des plus importantes hors Russie.

Si Nice ne bénéficie pas du label : ville et pays d’art et d’histoire, elle ne manque pas pour autant de musées. Parmi les plus célèbres, il est possible de citer :

* Le musée des beaux-arts
* Le musée matisse
* Le musée d’art naïf Anatole Jakovsky
* Le musée national du message biblique Marc Chagall
* Le musée d’art moderne et contemporain
* Le musée des arts asiatiques
* Le musée de paléontologie humaine de Terra-Amata
* Le musée archéologique de Cimiez
* Le musée de la résistance azuréenne
* Le musée Masséna
* Le musée national du sport
* Le museum d’histoire naturelle

Le palais Lascaris

Situé rue Droite, dans la vieille ville, le palais Lascaris, a été construit entre 1648 et le début du XVIII ème siècle pour le maréchal Jean-Baptiste Lascaris-Vintimille, neveu du 55 ème grand maître de l’ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte.

En entrant à l’intérieur, nous découvrons après avoir payé les quelques euros de droits d’entrée, un palais baroque, dont l’architecture et la décoration montrent l’influence génoise.

Au-dessus d’un escalier orné sobrement, un musée consacré aux arts décoratifs et aux arts et traditions populaires, dévoile de belles collections partagées entre des instruments de musique anciens et des toiles de maîtres.

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Le restaurant Buteghinn’a

Petit restaurant niçois ouvert en 1991 et tenu par trois amies passionnées par la cuisine traditionnelle, le restaurant Buteghinn’a nous accueille dans le cœur du centre historique de Nice sur une petite terrasse.

Nous découvrons un établissement qui pour la vingtième année consécutive est le dépositaire officiel du label cuisine nissarde, qui sacre les restaurants promouvant la véritable cuisine de la ville.

Le restaurant qui se trouve à deux pas de la place du Palais de Justice et de la place Masséna, se trouve à côté de l’arrêt de tramway « Opéra -Vieille Ville », plus précisément au 11 rue du Marché. Il ne sert qu’à l’heure du déjeuner et dispose de 6 tables à l’intérieur et de 14 en terrasse. Il est joignable au 04 93 92 28 22 ou sur le www.abuteghinna.fr

Alors qu’une des propriétaires nous présente les plats que nous allons manger, une autre nous invite à la rejoindre en cuisine afin de nous partager son travail. Délicatement, elle coupe une pissaladière qu’elle vient de sortir du four. Notre attente devient insoutenable, tant l’odeur de cette cuisine nous attire. Nous rejoignons la terrasse dans laquelle nous avons notre table et fort heureusement, rapidement, nos plats nous parviennent.

Dans nos assiettes, toute une série d’échantillons de ce qui se fait de mieux dans la cuisine niçoise : salade, tourte d’artichauts, petits farcis, barbajuans, boussotous, fleurs de courgettes farcies, morue à la niçoise, aïoli de morue, pissaladière et tantifulusa. Nous terminons par la célèbre tourte de blette sucrée qui vient clore un repas dans lequel, la cuisine a été élevée au rang d’art. Un art unique !

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Saint Jean Cap Ferrat

En arrivant dans Saint jean Cap Ferrat au nom qui résonne comme une terre de vacances, nous découvrons une petite ville agréable, dont le patrimoine culturel est composé de bâtiments inscrits pour la plupart aux monuments de France : la chapelle Saint-Hospice, le phare, le sémaphore. En nous baladant dans la ville, nous sommes heureux d’y découvrir au milieu de bâtiments d’architectures typiques de la Côte d’Azur, une belle église : l’église Saint Jean Baptiste et deux fontaines COEXIST, inaugurées en 2017 par plusieurs personnalités et qui mettent en avant la fusion des trois religions monothéistes.

Mais c’est autour du vieux port au quai Lindbergh, construit par les bagnards de Villefranche entre 1840 et 1876 que la ville agglutine ses ressources aussi bien économiques avec l’activité de la pêche que touristiques, le port comprenant nombre de restaurants et de bars.

En surplombant les 560 emplacements dédiés aux bateaux, nous saute aux yeux un secteur gargantuesque avec pour décor de fond, les côtes rocheuses de la Méditerranée.

Nous arpentons le quai et prenons un moment de détente dans un glacier afin de déguster, selon ce que nous avons entendu peu avant, la meilleure glace de la ville ; le salon de thé Vanille et Chocolat est joignable au 06 12 34 11 70 ou sur le 04 89 14 19 41.

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Après une petite discussion avec un homme, ancien grand voyageur qui considère Saint jean Cap Ferrat comme étant : « la plus belle ville du monde », nous en découvrons les hauteurs qui permettent de rejoindre les nombreux sentiers offerts par le territoire.

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Alors que plusieurs familles mangent sur le fil un sandwich, des boulistes effectuent avec plus ou moins de brio, une démonstration de leur art. Nous rejoignons un sentier en terre battue, égayé par le chant lancinant des cigales et le frémissement des feuilles balancées dans les arbres par un léger vent. En contrebas d’une crique somptueuse, une femme se baigne en faisant attention de ne pas chuter en avançant sur des rochers escarpés.

Le village médiéval d’Eze

Eze est une commune médiévale qui se dresse sur un piton rocheux et à laquelle, les visiteurs ont accès soit par la grande, la moyenne, ou la basse corniche. Elle s’étend en bord de mer du Cap Roux à la pointe de Cabuel.

Le centre du village

Le village étant situé sur un éperon rocheux, il est piéton et perché en nid d’aigle au sommet d’une imposante et superbe falaise. De ce fait, après avoir garé notre véhicule, nous prenons une navette électrique pour la modique somme de deux euros. La navette conduite par un jeune étudiant nous conduit aux pieds de la porte d’entrée de la commune en nous offrant au passage une vue sur les superbes jardins du Château de la Chèvre d’Or.

En empruntant ainsi un porche séculaire, nous découvrons un petit village constitué de vieilles pierres et considéré avec sa végétation luxuriante de bananiers, dattiers, caroubiers et orangers comme l’un des villages les plus pittoresques du département.

Après avoir emprunté une belle ruelle, nous grimpons plusieurs escaliers et dépassons plusieurs restaurants dans lesquels, les touristes en nombre s’agglutinent.

Le petit village provençal plein de charme, généreusement fleuri, offre de superbes panoramas sur la mer et la côte. Il est constitué de passages voûtés et de maisons de pierres ; plusieurs de ses placettes sont ombragées et comportent des fontaines anciennes rafraîchissantes.

Les ruelles médiévales sont un véritable témoignage d’un passé glorieux ; les deux tours de garde à l’entrée du village, la poterne, la canonnière sont classées monuments historiques.

Les incontournables dans le village sont nombreux ; outre la chapelle des pénitents blancs, l’église paroissiale dévoile une splendide nef baroque et comprend un cimetière où repose le célèbre humoriste Francis Blanche. Il est également possible de visiter les savonneries Galimard et usine des parfums Fragonard ou d’emprunter le sentier Friedrich-Nietzsche permettant d’atteindre l’Astronama et de découvrir plus en profondeur l’univers et ses étoiles, qui le soir s’évertuent à devenir depuis le village et son ciel dégagé, accessibles.

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Le jardin botanique

Au sommet du village, le jardin botanique est accessible après le paiement d’un droit d’entrée de quelques euros. Il donne accès à un splendide jardin exotique constitué en partie d’une collection exhaustive de cactus, de plantes et d’espèces rares, le tout entourant les vestiges d’un vieux château à 400 mètres d’altitude au sommet de la falaise qui domine la mer.

Alors que nous nous perdons dans les foisonnements d’espèces que nous découvrons, les responsables ayant eu la bonne idée en-dessous de chaque plante d’en indiquer le nom et la localisation, nous rejoignons le sommet du jardin.

Sur le bas-côté, nous remarquons un homme fixer solidement un portefeuille noir. Immédiatement, nous sentons qu’il ne lui appartient pas. Nous nous regardons et afin de préserver le bien, je fais semblant qu’il m’appartient. L’homme qui l’avait déjà pris dans ses mains me le remet en me précisant bien, un peu gêné qu’il allait le remettre aux autorités. C’est ce que je ferai après la visite.

Mais en l’instant, nous profitons d’une vue dégagée à 360 degrés pour découvrir un panorama digne des plus belles cartes postales. Avec sous nos pieds, les champs provençaux et au loin, la mer qui s’étend à perte de vue.

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Cap d’ail

Jusqu’en 1860, rattaché au Comté de Nice, c’est en 1908 que Cap d’Ail, qui dépendait de La Turbie, devînt une commune à part entière. En 1921, la ville est classée station climatique et connaît jusqu’aux années 1940, une période frénétique durant laquelle d’illustres personnages y séjournent dont les Frères Lumière, les Princes Russes exilés, Sacha Guitry, Lord Beaverbrook, Greta Garbo et Winston Churchill.

Frontalière à la Principauté de Monaco, la ville jouit aujourd’hui d’une situation privilégiée et d’infrastructures modernes sur un site partagé entre mer et montagne. En nous garant sur le parking municipal, aux abords de l’office de tourisme, nous découvrons un centre-ville agréable, emplie de boutiques et de commerces dédiés au balnéaire.

Face à nous, le château des terrasses, une villa belle époque réhabilitée entièrement et qui sert aujourd’hui de réceptacle d’affaires ou privées. Nous avons la chance, grâce à l’office de tourisme de pouvoir le visiter et de découvrir son intérieur sobrement élégant. Le château est entouré par un parc comportant de nombreuses œuvres d’art et d’espèces rares de la flore méditerranéenne. Le parc comprend également un espace de jeux mis à la disposition des familles.

Dans la ville, non loin d’un sublime point de vue sur la côte escarpée de la Méditerranée, la Villa : « les Camélias » témoigne à sa manière du passé prestigieux de Cap d’Ail. Le rez-­de­-jardin est consacré à l’histoire singulière de la commune. Les étages présentent une collection exceptionnelle de peintures, de dessins et d’émaux du peintre basque Ramiro Arrue.

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La sortie en mer avec Alice boat

Mais c’est au port, que nous pouvons découvrir tout le potentiel de la ville avec une escapade en bateau privé que nous louons pour quelques heures. Nous avons réservé une sortie en mer avec Alice boat, joignable au 06 74 31 92 53 ou sur le contact@aliceboat.com. Le site Internet de la compagnie est le www.aliceboat.com

Immédiatement, en posant nos pieds dans le petit bateau non dénué de charme, nous sommes subjugués par le sourire envouteur de la jeune capitaine qui nous offre quelques fruits et nous sort des verres et une bouteille de rosé. Si elle avait voulu capter notre attention, elle a réussi son coup.

Délicatement elle met les gaz alors que nous nous détendons sur une banquette contenant des coussins moelleux. Alors que les enfants sont invités par la capitaine à piloter le bateau, nous pouvons nous détendre et profiter du sublime panorama offert par la disposition du cap.

Au programme, plusieurs plages et une grotte dans laquelle nous entrons, avant de retourner au port et de profiter des talents de pilotage de la jeune femme à qui nous demandons de pousser les moteurs à la limite de leurs puissances. Secoués comme des pruniers lors de la récolte des fruits, nous profitons à fond de cette montée d’adrénaline et savourons chaque instant de ce pur moment de bonheur.

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L’hôtel Le Montsigny à Nice

En soirée, nous arrivons à notre hôtel : Le Monsigny qui se trouve 17 Avenue Malaussena, Nice  ; il est joignable au 0033(0)4 93 88 27 35  ou sur le  www.hotelmonsignynice.com

L’hôtel situé en plein centre de Nice dans la zone piétonne de Malaussena est doté de 98 chambres insonorisées et confortables, toutes équipées de télévisions à écran plat, de climatisation, d’une WIFI gratuit, d’un téléphone, d’un coffre-fort et d’un sèche-cheveux.

Après avoir garé notre véhicule dans le parking de l’établissement réservé en amont, nous découvrons une façade à la teinte verte nous laissant penser à une organisation architecturale art-déco. A l’intérieur de cet établissement à la décoration sobre et élégante, nous récupérons nos clefs avant de rejoindre notre chambre qui s’étend sur deux étages.

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Le rooftop de l’hôtel Le Montsigny

Il ne nous faut pas sortir de l’hôtel pour aller diner. Le Rooftop 17 est le Bar-Toit Terrasse au 7ème étage de l’établissement avec une vue panoramique exceptionnel de 360° sur Nice, la Méditerranée et les collines.

A l’étage, l’ambiance est survoltée, le Rooftop étant un des plus courus de la ville. Nous contournons un jacuzzi ornant le centre de la terrasse et rejoignons notre table, juste à côté d’une dizaine de jeunes étudiants qui fêtent un anniversaire dans une bonne ambiance.

Le DJ monte les Watts, la nuit tombe ; nous en profitons pour déguster un cocktail maison avant de choisir des assiettes de charcuteries, de fromages et de poissons. Nous nous laissons tenter également par des beignets frits de calamars et par des brochettes épicées à l’indienne.

Nous passons un agréable moment et nous nous régalons de ces plats variés et conviviaux dans lesquels nous nous servons à tour de rôle. Un véritable bonheur sans fausse note.

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Le village de Falicon

A 10 km de Nice, face au Mont-Chauve, Falicon qui marque notre entrée dans le Moyen-Pays se dresse sur son piton rocheux. Ce village médiéval a su conserver l’authenticité des villages perchés d’antan. Classé 3 fleurs au concours des : « villes et villages fleuris », Falicon est un véritable petit paradis qui se situe à une altitude de 340 mètres pour une population de 2050 habitants.

 Avant d’entrer dans le village, un policier municipal nous indique qu’une course s’y déroule et que nous devons redoubler de prudence en y rejoignant son centre. Nous suivons le conseil lors d’une grande montée durant laquelle nous croisons de nombreux coureurs s’entraînant. Nous nous garons aux abords d’une belle fontaine et immédiatement, nous nous dirigeons vers le café du village qui fait également office d’épicerie.

Nous faisons la rencontre de la responsable, une femme tout sourire qui nous présente quelques figures matriarcales du village. Alors que nous dégustons notre café, une caravane de Faliconais passent devant nous en tirant une jeune fille handicapée, qui de la sorte vit également sa course avec frénésie.

Nous faisons la connaissance avec un conseiller de la nouvelle équipe municipale qui se propose de nous faire visiter ce petit bijou des Alpes maritimes.

Notre visite commence avec un magnifique point de vue sur la vallée qui se situe en contrebas, point de vue que nous pouvons admirer grâce au belvédère offert par un parc de jeu niché dans un espace de verdure composé d’oliviers et de figuiers. Nous continuons notre découverte des lieux en admirant des façades en trompe-l’œil, ainsi que l’église paroissiale de la Nativité de la Vierge, datée de 1624 et décorée dans un style baroque intéressant.

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Nous arpentons des petites ruelles étroites et tortueuses avant de rejoindre une placette pavée. De là, nous pouvons admirer la sportivité des coureurs qui se pressent pour tenter de gagner une course appréciée dans la région pour sa difficulté. Une jeune fille remet ses cheveux en place tandis qu’une femme tente d’encourager les sportifs en les alpaguant à leur passage.

L’église de Colomars

Après avoir traversé un petit village dans lequel il semble faire bon vivre, nous rejoignons l’église Notre Dame de la Nativité, qui se dévoile au travers de sa façade rose. L’église a été construite sur l’emplacement d’une capella della Santissima Virgine en 1830 et a subi une rénovation complète en 2012.

En entrant dans le bâtiment religieux, l’autel datant de 1927 émerge, au cœur de deux collatéraux de deux travées avec voute en berceau. Les deux chapelles latérales, chœur à chevet plat n’ont cependant rien à lui envier, tant elles attirent le regard.

A l’intérieur, de magnifiques œuvres accentuent un peu plus le côté exceptionnel d’un patrimoine unique : tableau représentant Antoine Ermite de Cuggia en 1746, la mort de Joseph et les âmes du purgatoire de Carolus Ichardi en 1803, un tableau de Saint Erige et le chemin de croix d’après l’œuvre de Eugène Kazimirowski.

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L’abbaye Notre Dame de la paix

Nous arrivons ensuite à l’abbaye Notre Dame de la paix, qui permet de découvrir le travail de sœurs fabriquant du chocolat à l’ancienne. L’abbaye se trouve 271 Route de Saint-Blaise, 06670 Castagniers ; elle est joignable au 04 93 08 05 12 ou sur le http://abbayenotredamedelapaix.fr/

L’abbaye se situe dans un écrin de verdure. Sa façade orange résonne dans le paysage ambiant comme un appel à la découvrir. Après avoir traversé un parterre d’arbres dont au milieu avance un curé, nous profitons d’un petit moment de détente dans un petit square, face à une belle croix du Christ.

Nous sommes rejoints par une des sœurs souhaitant nous expliquer l’origine de la production du chocolat de l’abbaye, qui accueille également des visiteurs dans une de ses 14 chambres, possibilités offertes à ceux qui souhaitent découvrir la vie monastique.

« En 1950, pour survivre, les sœurs commencent un artisanat de confiserie- chocolaterie, tout en maintenant leur vie de prière et de silence comme le demande saint Benoît dans sa règle. Depuis plus de 60 ans, la petite fabrique de chocolat n’a pas cessé son activité, privilégiant toujours la qualité d’un chocolat pur beurre de cacao, à raison de deux tonnes par an en moyenne. Alors qu’une sœur travaille à la production, elle est secondée ponctuellement par une autre, notamment pour la fabrication du praliné -entièrement fait maison, avec noisettes du Piémont et amandes d’Espagne, légèrement grillées puis broyées »

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Nous suivons la sœur dans une petite boutique et après quelques explications supplémentaires, elle nous quitte et revient quelques instants plus tard avec une assiette remplie de chocolats qu’elle nous offre pour la dégustation : « tablettes, bonbons de chocolat, barres fourrées, orangettes, citronnettes » ; les produits testés sont d’une qualité exceptionnelle. Outre leur onctuosité qui sublime le cacao, nous pouvons ressentir tout l’amour du travail bien fait que les sœurs possèdent. Un régal !

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La messe des sœurs de l’abbaye Notre Dame de la paix

Exceptionnellement, la sœur nous invite à assister à la messe du couvent qui se déroule juste avant midi. Nous sommes ainsi conduits dans une petite chapelle en empruntant une porte dérobée.

Assis confortablement, nous voyons entrer l’intégralité de la communauté qui se sépare en deux groupes : un prend le chemin de droite et un autre celui de gauche. Pour finalement se retrouver dans une sorte de : « U » grandeur nature.

Seule dans le creux de ce : « U » et nous faisant face de dos, la responsable de la prière, entonne un chant liturgique, repris par les sœurs qui en amplifient par leur écho, la teneur. A l’instar d’une messe classique, les prières succèdent aux chants et si les notes ne sont pas toutes justes, elles ont néanmoins le mérite d’être versées à ce moment solennel, avec verve et passion.

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Le restaurant Chez Michel à Castagniers

A midi, nous avons réservé au restaurant Chez Michel, une institution et une référence de l’arrière-pays niçois, le chef étant Maître Restaurateur depuis le 13/08/2013. Le restaurant se trouve Place Saint-Michel – 06670 Castagniers-Village ; il est joignable au 0033 4 93 08 05 15 ou sur le http://www.chezmichel.fr/

Au cœur du village, le restaurant de spécialités nissardes se dresse fièrement, entourant de ses nombreuses tables une belle petite fontaine de laquelle, un point de vue domine la vallée.

Francis, Jeannine et Jean-Louis, les propriétaires nous accueillent pour nous partager une cuisine traditionnelle dans le respect des recettes de Marie, la fondatrice. Nous assistons en moins de 15 minutes, à un remplissage en règle de l’ensemble des tables dressées et d’autant de plats à préparer : la pissaladière, les ravioli maison, la daube niçoise, les farcis, les beignets de fleurs de courges.

Exceptionnellement, nous sommes autorisés à découvrir les cuisines de ce restaurant dont la notoriété dépasse largement le cadre de ce petit village. Le chef prépare dans une assiette une viande garnie qu’il grille à l’aide d’un alcool qui s’embrase sous l’effet de la chaleur. Les flammes sont si puissantes qu’elles explosent les saveurs de la pièce d’agneau qui se caramélise instantanément en laissant derrière elle une délicieuse odeur alléchante.

Nous pouvons enfin profiter de notre repas, un menu unique qui nous permet de déguster un grand panel des spécialités proposées par le restaurant. Et dans ce cadre enchanteur, nous pouvons enfin lâcher prise avec la réalité et nous transporter dans un pur moment de dégustation. Nous commençons par un assortiment de charcuterie du territoire, pour continuer avec de la pissaladière et des raviolis fondant en bouche. L’agneau qui nous est servi ensuite est dégusté avec délectation et le dessert vient clore ce festin digne des plus grandes tables.

Le centre-ville de Castagniers

Castagniers est un beau petit village de l’arrière-pays Niçois, entouré de collines. Il tient son nom d’un Châtaignier séculaire qui offrait jadis un abri aux voyageurs. Commune de création récente (1874), après sa séparation avec Aspremont, Castagniers est aujourd’hui dispersé en plusieurs hameaux aux noms évocateurs : les Moulins, la Grotte, la Garde, le Vignon, le Cabrier, le Carretier.

Face au restaurant, la place de la mairie dénote un côté volontairement désuet, avec la mise en avant de plusieurs réalisations de bois qui servent à accueillir des fleurs. Mais la puissance visuelle de la commune se révèle en ses contrebas, avec des maisons à l’architecture traditionnelle où les vieilles pierres rénovées donnent aux visiteurs la possibilité d’admirer un visuel suranné ancré au sein d’une végétation méditerranéenne. Avec pour clou de la visite, l’église paroissiale Saint-Michel, dans laquelle nous découvrons outre un autel admirablement attractif, des œuvres émotionnellement vivaces.

Le village possède un moulin à huile toujours en activité et une croix de Cuivre, au-dessus du lieu-dit : « la Grotte » De belles randonnées autour du village permettent de rejoindre le site protégé du Vallon Obscur du Donaréo, classé Natura 2000.

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Le café restaurant Le Bellevue à Utelle

Après une longue route sinueuse en plein cœur des Alpes du Moyen-pays, nous entrons dans la ville d’Utelle. Mais épuisés par une attention constante du trajet, nous nous rendons dans un bel établissement : « Le Bellevue » situé en bord de route et qui au travers de sa façade, nous fait de l’œil.

Le Bellevue est un établissement sublime dans lequel il est possible de dormir ; l’établissement, un hôtel de belle qualité est joignable au 04 93 03 17 19 ou sur le www.lebellevue-martinon.com

Nous nous asseyons à une table en terrasse et profitons d’un moment de détente revigorant. Nous faisons connaissance également avec le patron qui de table en table s’enquiert du confort de ses clients.

En sa compagnie, nous effectuons une petite visite de son établissement qui possède une belle piscine et plusieurs salles de restaurant. Les chambres sont confortables et la cuisine proposée est faîte maison. Il faut dire que l’endroit est connu dans tout le département comme étant l’un de ses meilleurs établissements pouvant accueillir du public. Une adresse à ne pas louper !

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Le centre-ville d’Utelle

Nous pouvons enfin visiter Utelle, de primes abords un petit village comme il en existe tant dans le Moyen-pays, mais qui est en réalité une des communes les plus étendues du département.

Il faut dire que si Utelle est bel et bien une petite commune, elle englobe 5 villages répartis autour du sanctuaire de la madone d’Utelle, chacun disposant de leurs propres caractéristiques.  Des chemins relient chaque village entre eux et permettent d’avoir, pour chacun, un accès vers le sanctuaire.

Autrefois bourg important, situé au carrefour des sentiers de communication reliant les vallées de la Tinée et de la Vésubie, prospère grâce au commerce du sel, Utelle est aujourd’hui une commune touristique traversée par le célèbre GR5, sentier de randonnée reliant La Mer Méditerranée à La Mer du Nord sur 2500 kilomètres.

De charmantes petites ruelles permettent de rejoindre l’église Saint Véran, un chef d’œuvre architectural qui surplombe une place nouvellement refaite et sur laquelle, nous faisons la connaissance de locaux fort enjoués de rencontrer des visiteurs s’intéressant à leurs trésors.

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L’église émerge du village au travers de son clocher roman, son porche gothique et son retable. A chaque coin de rue, des maisons en vieille pierres intriguent, suspendent le temps. Le visiteur peut ainsi se perdre durant des heures à en admirer chaque recoin ou à tenter de décrypter les mystérieux motifs qui ornent les linteaux de plusieurs portes anciennes.  Une chapelle des pénitents Blancs, baroque, classée Monument se visite à la demande.

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La madone d’Utelle

Fondé en 850, puis reconstruit en 1806 à la suite de sa dévastation pendant la révolution, le sanctuaire de la madone d’Utelle devant laquelle des pèlerins viennent prier se situe à 5 kilomètres de la ville ; le chemin sinueux se parcourt en une vingtaine de minutes en voiture, mais il offre de beaux panoramas sur les montagnes alentours ou le village d’Utelle.

En arrivant au sommet, face à nous, un bâtiment majestueux se situant sur une petite colline, devant lequel en contrebas, une représentation de la vierge appelle au recueillement.

Une femme vient à notre rencontre. En engageant avec elle la conversation, nous apprenons que la construction du sanctuaire est entourée d’une légende qui en renforce encore le côté mystique : « Vers l’an 850, un navire espagnol longeait le Golfe de Nice lorsqu’il fut surpris par une terrible tempête. Face à une mort évidente, les marins prièrent le ciel de les épargner et ils firent vœu de bâtir un oratoire dédié à la Vierge Marie au cas où ils survivraient. Marie apparut, les aida et leur désigna une montagne qui dominait toutes les vallées de la région. Fidèles à leur promesse ils érigèrent un « Pilon » commémoratif du prodige qui fut agrandi et devint une chapelle.  Les populations de la montagne aidèrent à la reconstruction du sanctuaire en 1806.  Pour fêter le millénaire de sa construction, un cloître autour de la chapelle fut inauguré en 1871 »

Ainsi, rassasiés historiquement, nous pouvons admirer le sanctuaire en nous projetant dans sa construction. En fermant les yeux, l’imagination nous permet de vivre ce chantier au travers de tous ces bénévoles qui se sont succédés pour ériger cet édifice devant lequel nous nous sentons petits.

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Le centre-ville de la Tour sur Tinée

Avant d’entrer dans le village, nous faisons une halte sur la route afin d’en observer un des points de vue les plus impressionnants du territoire. Le village se dresse sur une crête dominant de haut la vallée de la Tinée, entouré de pics et collines boisées entre sapins et cyprès.

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L’entrée dans le village dénote immédiatement son côté unique. Entièrement rénové, il laisse apparaître un beau lavoir à toiture qui donne sur la route. La direction du centre s’offre à nous et après la traversée d’une belle ruelle et ses maisons aux pierres taillées.

Nous nous garons aux abords de la place centrale qui entoure une belle église. Immédiatement, nous sommes frappés par le côté limite anachronique des lieux. Sur la place, des dizaines de villageois discutent un peu comme si le temps s’était arrêté dans les années 1950. Sur une façade, un jeune garçon grimpe pour récupérer un objet tendu par sa mère qui se trouve à l’étage. Un peu plus loin, quelques jeunes adultes jouent à la pétanque.

La Grand Place de La Tour sur Tinée comprend en son centre, une belle fontaine octogonale datant de 1895 entourée par plusieurs maisons médiévales aux arcades gothiques, la plupart aux façades en trompe l’œil dont les plus fameuses sont celles de la Mairie (jaune et bleu), de la maison Blanqui et de l’ancien hôpital du Saint Sépulcre. L’église Saint Martin, construite entre 1200 et 1250 par les moines Chalaisiens est un exemple d’architecture romane de type cistercien.

Le village est classé monument Historique au travers de ses nombreux édifices :  chapelle Saint-Jean-Baptiste (14ème siècle), chapelle des Pénitents Blancs (15ème siècle) et maison des Templiers (15ème siècle).

Le pavage des rues est composé de larges dalles inégales et à chaque pas, des détails architecturaux d’antan se dévoilent : façades colorées, maisons séculaires, petites arches.

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L’hôtel La Maison de la Tour

Il ne nous faut pas marcher longtemps pour rejoindre notre hôtel qui se trouve juste sur la Grand place. L’hôtel est joignable au 04 93 03 44 21 ou sur le site http://www.restaurant-lamaisondelatour.com/

La propriétaire nous accueille avec le sourire et nous conduit à notre chambre. Nous découvrons une pièce de grande taille finement décorée un peu à la manière du village.

De la fenêtre de notre terrasse, une vue dégagée sur la Grand place et les maisons aux façades que nous ne nous lassons pas d’admirer. Les autres chambres sont toutes du même acabit : sobres, élégantes et soignées.

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Le restaurant La Maison de la Tour

En descendant les escaliers du premier étage, nous rejoignons le restaurant de l’hôtel et après avoir traversé une petite salle, nous sommes placés en terrasse. Autour de nous, tous les habitants du village nous scrutent avec attention ; ils tentent de percer à jour les étrangers que nous sommes.

Des locaux se dirigent à une table et semblent les habitués d’un petit manège qui prend vie devant nous. Ils commandent un apéritif et trinquent ensemble.

Pendant ce temps, nous sommes exceptionnellement autorisés à découvrir les cuisines et le travail du chef, un perfectionniste qui met dans ses plats toute son ardeur. Il sublime ainsi un agneau en l’agrémentant d’un bouquet de thym qu’il fait brûler devant nous.

En le goûtant, après être retournés à notre place, nous sommes transportés dans un poème culinaire. Les sens sont mélangés et nous ne savons plus où commence le visuel et où s’arrête l’odorat. La viande est exquise et vient succéder à une entrée savamment réussie : un foie gras à la texture sublimissime.

Des Abeilles et des Fruits

Le lendemain matin, notre entrée dans le village de Belvédère marque le début de notre séjour dans le Haut-pays. En prolongeant notre route, se dévoile un domaine un peu excentré dans lequel nous avons rendez-vous avec Elise, gestionnaire avec Jérôme de la structure biologique « des Abeilles et des Fruits » à Les Raggias ; ils sont joignables au 06 61 10 80 65 ou sur le 06 16 42 12 88 ; leurs emails sont :  elise.durand@yahoo.fr et payenjerome@wanadoo.fr

Devant un corps de ferme qui a servi au tournage d’un film célèbre dont nous tairons le nom, Elise propose à la vente de nombreux produits locaux et nous emmène dans son atelier dans lequel, elle fabrique de la glace artisanale. De bons matins, juste après le petit-déjeuner, qu’il est agréable de la découvrir fabriquer à l’aide de sa machine, du sorbet fraise qui s’écoule directement dans des pots qu’elle s’empresse de placer dans le congélateur.

Elle nous emmène ensuite découvrir son verger qui surplombe la vallée de la Vésubie et dans lequel nous pouvons goûter des fruits frais et sans pesticide. Directement du producteur au consommateur.

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Alors que Jérôme fabrique dans un petit cabanon le miel proposé en boutique, Elise nous présente ses ruches qu’elle fait ouvrir par son apprenti, un jeune garçon venant de terminer le cycle de l’adolescence qui nous explique le fonctionnement d’un essaim en nous présentant la reine, une abeille de grande taille reconnaissable entre mille.

Le centre-ville de Roquebillière

Au cœur de la ville de Roquebillière, une petite place comprenant un bar restaurant accueille des locaux autour d’une fontaine. Face à un point de vue somptueux sur le village de Belvédère, plusieurs hommes, le verbe fort clament leur amour pour la Côte d’Azur et leur ville. Un des hommes, d’un certain âge en retire son chapeau afin d’intensifier ses propos, un peu à la manière d’un artiste quittant la scène et saluant les spectateurs qui ont fait l’effort de venir jusqu’à lui.

Roquebillière est une ville composée de deux rives. Sur la rive droite, la ville nouvelle comprend banques et commerces. Dans sa partie gauche, l’église Saint-Michel de Gast, au bord de la Vésubie, expose une façade gothique avec un clocher roman. Elle mérite

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Le travail du cuir avec Tutaï cuir

Dans la ville, nous avons rendez-vous avec Geneviève COMOGLIO qui gère Tutaï Cuir, Artisanat Cuir – Perles & Bijoux. L’atelier se trouve rue du 24 novembre 1926 – 06450 Roquebillière ; il est joignable au 06 32 25 63 89 ou sur le  genevieve.como@laposte.net

Nous rencontrons ce petit brin de femme dans son commerce, organisé de telle sorte à mettre en exergue son art. Elle nous convie d’ailleurs à la découvrir dans son environnement professionnel. Nous la suivons dans son arrière salle.

Alors qu’elle s’assoit confortablement sur son siège, face à un bureau en bois, elle commence méticuleusement à coudre deux belles pièces de cuir pour en faire un sac. Avec une précision évidente, sans avoir besoin d’y jeter un regard tant les gestes sont mécaniques, instinctifs, elle donne vie à sa création. Mais le travail n’est pas terminé. Plusieurs jours de travail sont nécessaires pour fabriquer un sac. Le prix à payer pour du Made in France.

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Le tourneur sur bois Bernard Caillet

A Saint-Martin Vésubie, nous arrivons à l’atelier de Bernard Caillet, un tourneur sur bois de grand talent. L’homme est joignable au 06 73 56 07 25 ou sur le www.bernardcaillet.fr ; il se trouve au 969 route de la Colmiane, à Saint Martin Vésubie.

Il nous invite tout d’abord à découvrir les résultats de son travail au cœur de son commerce qui expose avec soin les plus belles de ses créations. Nous le suivons ensuite dans une pièce de son atelier afin de l’assister dans son choix de la matière première qui lui servira pour concevoir un petit champignon décoratif. Patiemment, comme s’il parlait au bois, il caresse une chute, la sent et en choisit enfin un morceau qu’il découpe avec vigueur.

Il rejoint une autre salle dans laquelle, il place le morceau choisi au cœur d’un touret qu’il agrémente d’une sorte d’outil avec lequel, une fois en marche, il dégrossit le bois pour lui en donner une forme plus douce.

Ce n’est qu’après l’obtention de cette forme qu’il s’égosille à la tailler, à la peaufiner et à lui donner la forme qu’il souhaite, le tout dans un fracas sonore tonitruant. Les projections de sciures emplissent la pièce et après leurs retombées, il dévoile sa création : une belle pièce décorative comprenant des détails que nous n’imaginions pas possible à réaliser par un travailleur du bois. Du grand art !

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Le centre-ville de Saint-Martin Vésubie

Vieux village parfaitement restauré et repeint de couleurs vives, Saint Martin Vésubie est une station climatique d’altitude, haut lieu de l’alpinisme depuis la fin du 19ème siècle. Le village compte autour de lui plusieurs sommets dépassant les 3000 mètres et il comprend un centre nouvellement construit qui laisse la part belle aux sports de montagne.

Le village est constitué d’une belle place dans laquelle nous faisons la rencontre de plusieurs locaux qui nous expliquent les incontournables du secteur. De la place de l’hôtel de ville nous rejoignons la rue principale traversé par un ruisseau, appelé : « la gargouille »

Entouré de maisons constituées de vieilles pierres, le ruisseau nous emmène après avoir admiré des maisons aux balcons de bois, jusqu’à la place de la Frairie rehaussé de trompe-l’oeil.

Sur le chemin, nous entrons dans la chapelle de la Miséricorde, la plus ancienne du village datant du 15ème siècle ainsi que dans l’église de l’Assomption, une église baroque à clocher roman, dans laquelle nous trouvons des tableaux signés du peintre niçois Louis Bréa.

Dans le secteur se découvrent également la Chapelle Ste Croix (Pénitents Blancs), la chapelle de la Miséricorde (Pénitents Noirs), le musée des Traditions Vésubiennes au Vieux Moulin, le porte Sainte Anne et le Palais Gubernatis.

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Le restaurant La bonne auberge de Saint Martin Vésubie

Dans le restaurant la bonne Auberge, nous rejoignons notre table en terrasse extérieure. Le restaurant : « La bonne auberge » se trouve 98 Allée de Verdun, 06450 Saint-Martin-Vésubie ; le restaurant est joignable au 04 93 03 20 49 ou sur le http://www.labonneauberge06.fr/

La propriétaire, une femme d’un certain âge se présente à nous et nous explique la composition du menu du jour : en entrée, une salade composée de charcuteries du pays, en plat, un assortiment de daube et de raviolis et en dessert, une coupe de glace maison.

En attendant la venue de nos plats, nous arpentons les allées du restaurant : sur les murs, des photographies et des sangliers empaillés ; de nombreuses bouteilles d’alcool sont disséminées dans la salle, lui donnant un côté intimiste chaleureux, un peu typé espagnol.

Lorsque nos plats nous sont portés, nous pouvons déguster des mets qualitatifs. Surtout lorsque nous parvenons jusqu’au met principal. Les raviolis sont fondants et la daube qui a cuit durant plusieurs heures, fond dans la bouche. Une belle découverte pour un restaurant authentique sans prise de tête.

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Le parc du Mercantour

Sur 68.500 hectares de nature préservée, le parc du Mercantour avec ses 800 000 visiteurs à l’année est l’un des parcs les plus célèbres des Alpes. Il est constitué d’une zone centrale non habitée qui englobe sept vallées – Roya, Bévéra, Vésubie, Tinée, Haut Var/Cians dans les Alpes Maritimes ainsi que Verdon et Ubaye dans les Alpes de Haute Provence et d’une zone périphérique incluant 28 villages. Depuis sa création en 1979, le parc est l’un des sept parcs nationaux français les plus fréquentés.

En entrant dans le parc, nous traversons une vaste forêt de sapins et d’épicéas, riche de plus de 2000 espèces de fleurs dont 200 très rares : edelweiss et lis martagon pour les plus connues. La faune n’est pas en reste puisque chamois, cerfs, perdrix et chevreuils pour ne citer qu’eux, pullulent en totale liberté.

Au détour d’un chemin, nous nous garons sur un parking pour pouvoir admirer un cours d’eau dans lequel nous mettons nos pieds. Si l’eau est fraîche de primes abords, elle n’en reste pas moins d’une pureté absolue.

Un peu plus loin, une petite ballade nous permet de découvrir toute la magie de cette zone naturelle verdoyante. Le chant des oiseaux allant de pair avec un vent léger qui souffle dans les arbres suffit à nous combler.

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Le sanctuaire de la madone de Fenestre

En rejoignant le sanctuaire de la madone de Fenestre situé à 1904 m, et entouré de montagnes, dominé par le Gélas avec ses 3143 m d’altitude, l’autre facette du parc du Mercantour se dévoile. De hautes montagnes pointent le bout de leur sommet. Des randonneurs quittent devant nous un sentier de randonnée pour se diriger vers une grande chapelle devant laquelle nous reçoit le curé, un jeune érudit d’une trentaine d’années fier de nous présenter : « la maison du Christ »

Dans un petit magasin accolé à la chapelle, de nombreux objets chrétiens que le curé accepte de bénir. Alors que deux ouvriers travaillent sur la rénovation d’une passerelle, nous entrons dans l’église afin de nous recueillir. Le curé nous rejoint et nous conte l’histoire du sanctuaire : « Fenestre doit son nom à une trouée dans le Cayre de la Madone, roche derrière le sanctuaire, où serait apparue un jour la Vierge »

Assis, nous admirons un intérieur de style baroque qui après plusieurs incendies a été restauré durant le 19 ème siècle. Le Maître Autel est dédié à la Vierge Notre-Dame de Fenestre dont la statue en cèdre du Liban polychrome daterait du 14  ème siècle.

Et c’est apaisés et détendus, l’âme légère que nous terminons notre séjour dans les Alpes maritimes.

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