Les incontournables de Charente-Maritime

Durant plusieurs jours, nous avons visité le département de la Charente-Maritime et avons découvert un territoire fort intéressant dans lequel il fait bon vivre. Disposant d’une gastronomie valorisant les produits de la mer dont les huitres, le département possède une âme verdoyante qui attire les adeptes d’un tourisme naturel et authentique.

 

Département situé dans le Sud-Ouest de la France, relevant géographiquement du « Midi atlantique », la Charente-Maritime appartient à la région Nouvelle-Aquitaine et porte le numéro 17 dans la numérotation départementale française. Sa préfecture est La Rochelle et ses habitants s’appellent les Charentais-Maritimes.

Si le département ne possède pas de grande ville à proprement parler, ni de centre urbain important, ses villes de taille moyenne : La Rochelle. Rochefort et Royan sont intégrées dans un paysage équilibré naturel.

Département verdoyant bordé par la façade Atlantique d’une large ouverture sur l’estuaire de la Gironde, il dispose d’un secteur tertiaire couvrant ¾ des emplois et un secteur primaire essentiel grâce notamment à la première conchyliculture (et plus précisément d’ostréiculture et de mytiliculture) de France

Pour effectuer ce voyage, nous avons été beaucoup aidés par Pierre Migaud, responsable presse de la Fédération Départementale de l’Hôtellerie de Plein Air de Charente-Maritime (FDHPA17), dont le siège se trouve au 139 Rue Thiers, 17300 Rochefort ; la Fédération peut être contactée au 05 46 88 06 73 ou sur le site Internet : https://www.campings-atlantique.com

Nous avons été également aidés par Laure Thomas et Marie Claire Chéné de Charentes Tourisme, dont des informations peuvent être demandées sur le site Internet : https://charentestourisme.com/ ou sur le site https://www.infiniment-charentes.com/

Pour découvrir de manière complète nous séjour en Charente-Maritime, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/france-charente-maritime-recit-photographique/

Le camping A la Corniche

 

Pour la première fois de ma vie, j’ai choisi de séjourner dans un camping afin de découvrir cette ambiance tant particulière qui séduit de nombreux vacanciers ; j’ai ainsi choisi le camping A la Corniche, un camping trois étoiles refait à neuf, qui se trouve Chemin de la Platere, 17690 Angoulins ; le numéro de téléphone du camping est le 05 46 56 94 16 ; d’autres renseignements peuvent être trouvés sur le site Internet : https://www.camping-la-rochelle-alacorniche.com/camping-angoulins-sur-mer

Le camping est un camping familial doté de 229 locatifs, aussi bien mobil-homes que chalets.

L’établissement hôtelier, initialement créé dans les années 80, était jusqu’à l’an dernier séparé en deux campings différents, l’un sur la partie « Platère », l’autre sur la partie « Chirats ». Auparavant campings à emplacements légers, accueillant tentes et caravanes, ils étaient également dotés d’une vingtaine de chalets hors d’âge. Les deux campings ont été repris en 2018 par le groupe CV Vacances, acteur local dynamique dans le secteur du tourisme qui possède au niveau départemental 3 campings et 2 hôtels sur La Rochelle et l’Ile de Ré.

Tard dans la nuit, nous arrivons au camping dont l’accueil est fermé ; ayant prévenu les responsables, nos clefs nous attendent accrochées sur la porte de la réception. Nous découvrons un chalet tout de bois vêtu. Nous pouvons enfin nous reposer, agréablement détendus sur notre terrasse.

Un kit d’entrée contient les produits d’entretien de base et afin de ne pas nous encombrer avec trop de literies, nous avons réservé un package de draps qui comprend également des serviettes.

Dans la nuit noire, les chalets en bois s’intègrent parfaitement dans le décor ; ouverts et aériens, les chalets plongent immédiatement les usagers dans une nature mi sauvage, mi mystérieuse et totalement dépaysante.

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L’Arsenal des mers de Rochefort

 

Pendant plus de 3 siècles, l’Arsenal des mers de Rochefort a imaginé, fabriqué et armé des bateaux qui ont rayonné sur les mers à travers l’histoire de la Marine française. Géré par le Centre International de la Mer, l’Arsenal regroupe aujourd’hui, quatre sites dont la corderie royale, l’Hermione, l’accro-mâts et le musée national de la marine. Un billet unique pouvant être acheté sur l’un des quatre sites donne la possibilité de tous les visiter, une visite étalée sur un ou plusieurs jours.

Les tarifs sont de 18,50 euros pour un adulte et 14,50 euros pour un enfant. Le pass multi jours avec 1 entrée par site coûte quant à lui 25 euros pour les adultes et 19 euros pour les enfants.

 

La corderie royale

 

Curiosité architecturale d’une longueur 374 mètres pour 8 mètres de largeur, la Corderie Royale de Rochefort est jusqu’au XX èm siècle le plus long bâtiment industriel en Europe.

Aujourd’hui, il se trouve au cœur de Rochefort en étant un vaste Centre National de la Mer faisant partie du grand Arsenal, haut lieu historique, culturel et touristique de la ville.

La Corderie royale se trouve Rue Jean-Baptiste Audebert, 17300 Rochefort ; la corderie est joignable au 05 46 87 01 90 ou sur le site Internet : https://www.corderie-royale.com/

Nous entrons par sa porte Sud, juste devant laquelle, un café nous accueille le matin de bonne heure en compagnie de Pierre Migaud, le responsable communication de la Fédération Départementale de l’Hôtellerie de Plein Air de Charente-Maritime.

En entrant dans le bâtiment dans lequel il y a déjà foule, nous découvrons un centre aéré laissant une part belle à une scénographie visuelle et auditive. De nombreuses explications sont données sur l’évolution de la part maritime de la ville, tout en donnant aux enfants la possibilité de découvrir de manière ludique le travail lié au monde marin.

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Ainsi, Loïc, un des mateloteurs de la corderie nous gratifie d’une démonstration de fabrication de corde ; il se saisit de trois fines cordelettes qu’il attache à une machine séculaire mécanique. Après quelques réglages, il tourne une manivelle qui tresse les cordelettes les unes aux autres. Le résultat est une corde qui peut résister à une pression importante.

Nous terminons cette visite par diverses activités, dont une démonstration de création de bijoux…toujours avec de la corde, pardi !

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L’Hermione

 

En ressortant à l’extérieur de la corderie, nous nous dirigeons vers l’Hermione, un bateau emblématique rentré au port après plusieurs mois en Haute mer.

En entrant à l’intérieur d’un parcours didactique, nous découvrons l’histoire de ce géant des mers, reconstruit à l’identique à partir de 1997 et lancé en eaux salées en 2014.

L’Hermione est une frégate, un bâtiment plus léger et plus maniable qu’un vaisseau de ligne. D’une masse de 1166 tonnes, avec une longueur de 66 mètres, une largeur au maître-couple de 11,5 mètres et de 5,78 mètres de creux, elle peut embarquer jusqu’à 316 hommes. La frégate compte trois mâts et sa voilure de route couvre plus de 2 200 mètres carrés lui permettant d’atteindre une vitesse maximale de 14,5 nœuds.
Elle est armée de trente-quatre canons, dont vingt-six tirant des boulets de douze livres et huit canons de six livres sur les gaillards.

Nous dépassons plusieurs reconstitutions de secteurs intervenant dans la gestion du bateau, avant de rejoindre ce géant des mers qui se dresse fièrement dans le port de Rochefort.

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Nous découvrons les différentes parties de la frégate et grimpons sur un de ses ponts, la frégate en disposant trois : le pont de gaillard, le pont de batterie et le faux-pont, ce dernier étant sous le niveau de la mer et sous le pont principal. Le premier sert à la manœuvre, le second à l’artillerie ainsi qu’aux repas et le troisième au repos.

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Sa couleur rouge prononcée lui donne un côté navire de guerre flamboyant et il est facile de s’imaginer les sensations ressenties d’antan par les marins affrontant les éléments déchaînés de l’océan.

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Le Centre-ville de Rochefort

 

Au XVIIe siècle, la France se dote d’une véritable marine de guerre. Ainsi, en 1666 le roi Louis XIV, sur l’idée de Colbert, choisit Rochefort, à l’intérieur des terres et protégée naturellement par les îles dont Aix et Madame, pour y installer un élément central de sa force navale : le plus bel Arsenal du Ponant, qui va s’étendre de Cabariot à l’estuaire de la Charente.  Pendant près de trois siècles, 550 navires sortent des cales de l’Arsenal.

Mais Rochefort n’est pas qu’une place maritime, elle est aussi une ville dynamique et royale dessinée et édifiée selon un plan en damier et a su conserver l’unité de son patrimoine ce qui nous permet de déambuler aujourd’hui dans de longues et larges avenues.

Alors que nous nous promenons dans le centre, découvrant tout autour de nous des hôtels particuliers exceptionnels, nous arrêtant au gré des balcons en fer forgé, des sculptures et des détails architecturaux de l’époque « grand siècle » que nous rencontrons, une émanation auditive populaire nous attire irrémédiablement vers l’avenue principale dans laquelle se déroule un marché hebdomadaire.

Nous rejoignons un long marché dans lequel, chaque acteur local essaye de survivre ; non pas que le lieu soit une jungle sans foi ni loi, mais chaque vendeur, qui assure en cette période estivale une grande partie du chiffre d’affaire de sa saison n’a pas le droit à l’erreur. Avec un esprit bon enfant tout de même, tous tentent de séduire le chaland.

Un producteur de vin nous fait l’éloge de son breuvage, tandis qu’un vendeur de fraises nous les présente comme exceptionnellement gorgées de sucre. Un producteur de foie gras du Sud de la France nous certifie la qualité de ses oies et un vendeur de miel nous jure, main sur le coeur qu’il récolte lui-même son nectar.

Quand bien même, nous ne pouvons certifier l’origine réelle des produits présentés, nous nous laissons tenter par une bouteille de vin, une barquette de fraises et un pot de miel. Nous aurions bien acheté des légumes, tant ils sentent bons le soleil, mais le temps manquant nous empêche de cuisiner.

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Après avoir discuté avec un jeune homme adepte du chanteur Jul, qui nous gratifie de son signe de reconnaissance, nous rejoignons la place Colbert.

L’hôtel de ville, installé dans l’hôtel d’Amblimont, domine cette place bordée de demeures aux façades néoclassiques qu’ornent des balcons rocailles. Au centre, la fontaine monumentale montre l’Océan et la Charente mêlant leurs eaux. Reconnaissable entre mille, cette place doit cependant sa célébrité au film de Jacques Demy : « Les demoiselles de Rochefort », filmé en partie en ce lieu.

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La brasserie Colbert à Rochefort

 

Sur la place centrale, au milieu de nombreux restaurants, la brasserie Colbert se laisse découvrir. La brasserie se trouve au 27 Rue Audry de Puyravault, 17300 Rochefort ; les réservations peuvent se faire au 05 46 88 16 48.

Après nous être assis, nous commandons un menu du jour composé en un plat et un dessert. Nous nous laissons tenter par une côtelette de porc accompagné de sa sauce au miel. En dessert, nous choisissons une crème brûlée maison.

Le porc est délicatement cuit ; il est servi avec des frites. Les temps d’attente sont relativement courts et l’accueil des serveurs est agréable. La nourriture est de qualité, tout comme le prix pour un menu du jour au cœur de la ville.

En quittant la brasserie, nous tombons nez à nez avec un chanteur reprenant les plus grands tubes de Pierre Bachelet.

Le timbre de voix est surprenant et nous nous régalons à l’entendre chanter, les mains dressées vers le ciel afin d’accentuer des paroles dont il s’imprègne à chaque note.

Fort Boyard

 

Le fort Boyard, inscrit au titre des monuments historiques depuis le 1er février 1950 est une fortification située sur un haut fond formé d’un banc de sable à l’origine, appelé la « longe de Boyard » qui se découvre à marée basse et qui est situé entre l’île d’Aix au nord-est, l’île d’Oléron au sud-ouest, et l’île de Ré au nord ; il appartient à l’archipel charentais.

Concrétisé au XIX èm siècle, le projet est édifié dans le but de protéger l’Arsenal de Rochefort des assauts de la marine anglaise.

Transformé en prison quelques années à peine après son achèvement, il est surnommé « fort de l’inutile » par la population locale avant de devenir mondialement connu pour servir de décor au jeu télévisé du même nom, tourné sur place depuis 1990.

Le jeu télévisé se tournant quelques mois dans l’année, le tournage étant partagé entre plusieurs pays internationaux, visiter le fort est difficile…mais cependant pas impossible. A certaines périodes de l’année, le Conseil Départemental offre quelques places après un tirage au sort ; la société de production peut également donner une autorisation exceptionnelle, mais généralement cette autorisation est donnée aux journalistes ou reporters qui en font la demande suffisamment à l’avance.

Mais pour voir le fort, nulle nécessité de parcourir un chemin du combattant ; il suffit de réserver une des nombreuses croisières qui partent de la pointe de la fumée dans la ville de Fourras et pour moins de quinze euros et une heure de croisière, le fort peut dévoiler ses attributs.

Nous avons réservé une croisière à la société Fourasines afin de voir le Fort Boyard. L’embarquement se fait à la pointe de la fumée ; plus d’explications peuvent être données au 06 17 92 81 65 ou sur le site https://croisieresfourasines17.com/lieux-d-embarquement/ 

Après avoir un peu découvert cette fin des terres, nous faisons connaissance avec un pêcheur de gambas qui peine à en trouver ; lorsqu’il me montre son épuisette contenant quelques crabes, il s’extasie : « ce n’est pas ce que j’étais venu chercher, mais au moins, ma femme ne me le reprochera pas »

Sur le bateau, nous sommes accueillis par un basque qui ne semble pas perdu : « je travaille ici depuis dix ans, la Charente est un eldorado pour ceux qui aiment la nature…même si ma Bayonne me manque, je la retrouve en basse saison »

L’homme, cœur sur la main et verbe haut se présente aux nombreux touristes venus découvrir le fort. Le bateau démarre ; durant trente minutes, nous longeons l’île Madame…un joyau selon le capitaine avec lequel nous faisons connaissance ; de sa cabine, nous apercevons également l’île d’Aix.

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Pendant ce temps, le basque étale son savoir sur le département…c’est alors que nous voyons le fort, qui de sa taille imposante se dévoile ; les exclamations émanent du bateau ; il faut dire que le fort est connu de tous, tant France 2 profite de son émission pour effectuer des bénéfices records ; la poule aux œufs d’or n’est pas prête à être tuée.

Et tant mieux, selon notre guide qui nous indique juste en-dessous du premier niveau, l’emplacement de grosses fractures, créées par l’érosion et la violence des vagues qui en attaquent les matériaux année après année. C’est l’émission et ses dividendes qui en assurent également l’entretien, géré par le Conseil Départemental.

Lorsque nous contournons le fort, nous apercevons une grande installation métallique, qui n’est jamais vue lors de la diffusion de l’émission et qui sert à accueillir les candidats, les équipes techniques et le matériel.

L’excursion est très intéressante ; nous en apprenons beaucoup et l’ambiance sur le bateau est festive, surtout lorsque le guide souhaite l’anniversaire de deux enfants qui lui tombent dans les bras. En cadeau souvenir, nous achetons un Boyard pour quatre euros, certifié original…comme les fraises et le miel du marché de Rochefort…

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L’île d’Oléron

 

Plus grande île française métropolitaine après la Corse avec 30 km de long sur 8 km dans sa plus grande largeur, elle a une superficie de 174 km2 et possède plus de 21 000 habitants permanents. Pour découvrir l’île, l’office du tourisme communique sur neuf lieux considérés comme emblématiques :

 

Le marais aux oiseaux
Le marais des bris
Le phare de Chassiron
Le musée de l’île d’Oléron
Le port des salines
Le site ostréicole et naturel de Fort Royer
La maison éco-paysanne
Le chantier naval Robert Leglise
La citadelle

Cependant, ces lieux sont avant tout des lieux conçus pour les touristes ; nous leur préférons des lieux plus emblématiques de l’île dans lesquels nous apercevrons son côté plus traditionnel, même si ce côté traditionnel n’est pas visible au premier abord, l’île en haute saison étant submergée par le tourisme de masse.

Nous entrons sur l’île d’Oléron en empruntant un pont de quelques kilomètres dont l’accès est gratuit. Immédiatement après le pont, sur l’île, nous nous rendons dans la ville Le Château d’Oléron et découvrons une ville touristique mais traditionnelle ; des maisons typiques se dévoilent au travers d’un promontoire et en intégrant le centre-ville bondé, quelques huitres contenant des inscriptions amoureuses nous donnent un petit goût de Paris, les huitres en ayant remplacés les cadenas.

La citadelle de la ville nous surplombe, mais c’est une musique qui attire notre attention. Aux abords d’un petit manège, un homme semblant sorti tout droit d’un conte pour enfant joue de l’orgue de barbarie. Alors que le manège tournoie sur la simple poussée des âmes charitables qui souhaitent amuser les enfants, le musicien joue, joue et joue encore de son instrument en attirant autour de lui une foule de curieux.

Il nous faut près de trente minutes pour rejoindre la ville de La Cotinière, une des villes les plus touristiques de l’île ; aux abords du petit port de pêche, érigé en attraction touristique, le centre ne désemplit pas ; chaque centimètre de trottoir est occupé par des vacanciers en tongs, qui au choix, boivent, mangent, patientent, boivent, mangent…et patientent.

L’ambiance de la ville diverge ainsi totalement avec l’ambiance plus restreinte et authentique de Le Château d’Oléron. Et pour retrouver malgré les touristes, cette ambiance moins claustrophobique, nous décidons de visiter la capitale de l’île : Saint Pierre d’Oléron.

Saint-Pierre est une capitale à taille humaine ; elle est constituée d’une place centrale à laquelle est raccordée la place du marché par une grande avenue.

Nous nous garons aux abords de cette avenue bondée, mais paradoxalement, à la différence de La Cotinière, elle est assez aérée. Assez pour que nous trouvions juste à côté de l’église, deux musiciens qui s’exercent à la pratique de leur art devant des touristes qui feignent l’indifférence.

Les magasins placés côte à côte semblent se succéder à l’infini. Pour casser ce rythme monocorde, il y a bien quelques restaurants disséminés ici et là, mais ils sont trop peu nombreux pour ne pas donner à l’ensemble un coté touristique fort. Habits, souvenirs, produits locaux, chaque produit pouvant intéresser les touristes est représenté par un magasin, ce qui d’une manière globale n’est pas dénouée de charme, un esprit de Côte d’Azur se laisse ressentir, le côté frénétique en moins.

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Les rues pavées nous conduisent jusqu’à la place centrale sur laquelle, des jeux en bois sont laissés à la libre disposition des touristes, qui pour une fois oublient de se servir de leur téléphone portable. Didactique, cette initiative n’en reste pas néanmoins ludique.

En quittant l’île d’Oléron, nous nous arrêtons juste avant le pont d’Oléron afin de manger des moules dans un restaurant local : le Bosco des mers joignable au 05 46 47 56 71 ; les prix sont bien inférieurs à ceux pratiqués au coeur de l’île, ce qui n’es pas pour nous déplaire surtout lorsqu’elles sont de bonne qualité.

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La journée farniente au camping

 

Le lendemain, une journée de farniente s’offre à nous. Le mot d’ordre : détente sans faire attention au temps qui passe.

Le camping que nous visitons durant la matinée se dévoile au gré de nos découvertes. En nous rendant au City stade, nous faisons la connaissance avec un jeune couple qui y loue un mobil-home ; l’homme fumant une cigarette sur sa terrasse apprécie d’entendre les rires des enfants qui y jouent. Un peu plus loin, un autre homme regarde la mer du promontoire duquel il se trouve ; à ses côtés, plusieurs campeurs jouent à la pétanque.

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Afin de nous détendre, nous rejoignons le terrain aquatique, dans lequel nous passons plus de deux heures, alternant les moments de bronzage et les joies du toboggan.

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Lorsque l’appel de la faim nous transcende, le restaurant qui se trouve juste face à nous nous sert de cantine ; la nourriture simple y est servie qualitativement et pour un prix modeste. Une assiette de charcuterie et deux pizzas nous suffisent alors que le soleil se trouve au zénith.

La plage que nous rejoignons nous sert concomitamment d’exutoire et de socle de farniente ; la marée étant basse, l’eau se trouve à une distance trop éloignée pour nous donner envie de nous y baigner, mais qu’il est agréable de pouvoir en toute tranquillité, regarder les promeneurs déambuler sur le sable chaud.

Au loin, le fort Boyard aperçu la veille nous fait de l’œil et les enfants regroupés autour d’un crabe tentent de l’attraper ; néanmoins, ils sont inattentifs pour être un véritable danger ; avec sa démarche spécifique…euphémisme pour décrire cette particularité risible, analogue à la démarche de l’albatros les ailes rabattus de Baudelaire, le crustacé disparaît sous un rocher. Les enfants d’abords déçus de cette échappée se rabattent sur une petite méduse échouée sur le sable.

Face à nous, plusieurs couples de locaux sont étendus sur des serviettes ; le soleil caresse leur peau déjà rougie et une grand-mère qui donne la main à son petit-fils lui explique les caractéristiques des cabanons en bois qui dévoilent leur pilotis sur la côte escarpée qui se trouve au loin.

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Le centre-ville de La Rochelle

 

En entrant dans La Rochelle, nous découvrons une ville fort intéressante ; en arpentant son centre aux abords de l’église Saint sauveur, une musique se fait entendre et nous attire irrémédiablement ; derrière un muret, accueillis par un prêtre pour ses soirées chrétiennes, deux bonnes sœurs chantent l’amour en musique : guitare et djembé en sus. Si la voix éraille à quelques reprises, le cœur y est et comme un appel à la prière, la voix assurée, la chanteuse principale nous donne envie de partager cette festivité.

En rejoignant le centre-ville, de belles rues piétonnes se dévoilent ; les magasins sont nombreux, mais ils sont intégrés parfaitement dans le décor ; en outre, en quittant Les Halles de la ville qui recouvrent certaines parties de trottoirs, nous découvrons une petite boutique ressemblant au commerce dans lequel Harry Potter achète ses baguettes magiques. D’ailleurs, la boutique qui vend des affaires du film en propose à l’achat. Situation ubuesque que de voir de jeunes adolescents vêtus à la manière de leur idole en sortir du magasin.

Nous contournons l’hôtel de ville en pleine réfection, conséquence d’un incendie subi il y a quelques années et découvrons un regroupement populaire. Autre situation ubuesque, un homme en plein milieu de la rue joue du piano ; ses doigts progressent sur le clavier à la manière d’un érudit musical devant des passants subjugués et hypnotisés. Une fois son récital terminé, il se lève et salue la foule qui l’acclame. Comme un mirage, il repart tranquillement en poussant son instrument : un piano installé sur roulettes.

Avant de rejoindre le vieux port, nous sommes interpellés par un jeune homme en vacance dans la ville et qui est originaire de la ville de Metz…tout comme nous ; nous entamons la discussion alors qu’il s’amuse à prendre des poses ostentatoires et volontairement surfaites devant notre objectif ; en sa compagnie, nous passons un agréable moment.

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Le vieux-port de La Rochelle

 

Mais le lieu qu’il faut absolument découvrir dans la ville est son vieux port, qui s’ouvre à nous après avoir franchi une grande porte comprenant un arc vouté.

Face à nous, un amoncellement de touristes avançant dans tous les sens. Nous nous dirigeons vers un marché artisanal qui longe le vieux port dans lequel entrent de nombreux bateaux.

Les artisans qui dévoilent leurs métiers nous accueillent avec bienveillance, n’hésitant pas à effectuer devant nous des démonstrations de leur savoir-faire. Mais c’est un groupe de jeunes adolescents qui nous attire principalement en effectuant une reprise amusante de : « Tata Yoyo » de la chanteuse Annie Cordy. Dans la bouche de ces jeunes gens, la chanson revêt la forme d’un anachronisme…méritant et attractif tout de même.

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Nous passons un agréable moment à déambuler dans le vieux port et le quittons après avoir découvert à l’extrême opposé une belle église qui se trouve face à la mer.

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La brasserie Là-Haut de La Rochelle

 

Il nous faut reprendre notre voiture pour rejoindre l’aquarium de la ville afin de nous rendre à la brasserie Là-Haut, dans laquelle nous avons réservé une table. La brasserie se trouve au Quai Louis Prunier, 17000 La Rochelle, au cœur même de l’aquarium ; les réservations peuvent se faire au 05 46 50 17 17 ou sur le site Internet http://www.cafe-aquarium.com/fr/la-brasserie/

Nous sommes installés à la terrasse et pouvons assister à un coucher de soleil magnifique sur le vieux port sur lequel nous déambulions quelques minutes auparavant.

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En entrée, nous choisissons des huitres et en plat, un filet de poulet. Avant de terminer par un assortiment de glaces.

Le service est irréprochable, les serveuses sont disponibles et souriantes. Les plats sont de bonne qualité, un peu comme tous les restaurants dans lesquels nous avons mangé en Charente-Maritime. Les huitres sont fraîches et proviennent de l’île de Ré voisine, le poulet est tendre et cuit à la perfection, agrémenté de petits légumes juste grillés. Les plats sont accompagnés de bons vins choisis et conseillés par la serveuse, qui si elle n’est pas œnologue possède assez de connaissances pour ne pas se tromper.

Même si face à nous, un couple de personnes âgées un peu trop enivrées par le champagne qu’il a commandé parle fort et manque de respect à plusieurs reprises au serveur qu’ils enjoignent de se dépêcher, la soirée se déroule à la perfection, ce qui nous permet de nous détendre avant de rentrer dormir pour notre dernière nuit au camping.

La soirée camping

 

Les animations étant nombreuses dans le camping, nous avons la chance en rentrant au bercail, d’en découvrir une des plus courues de l’année, une si attractive, que les deux parkings du camping sont bondés : ayant réservé leur place dès l’attente de cette venue inespérée, les campeurs se trouvent au plus près de la scène pour entendre des chants qui ne peuvent provenir…décès de leur protagoniste oblige…que d’un autre…mais pas n’importe quel autre : son sosie officiel.

En rejoignant le restaurant, le chant qui résonne ne laisse que peu de doutes sur le chanteur…le taulier…l’idole des jeunes…ou du moins, un qui lui ressemble…mais avec une ressemblance frappante.

Lui ayant servi de doublure dans le film : « Jean-Philippe », le sosie de Johnny Hallyday a déjà entamé son récital, alors que nous arrivons ; l’ambiance est pieuse, les campeurs les plus intéressés reprenant avec une connaissance parfaite des paroles, les chants en cœur : « Les portes du pénitencier, qu’est-ce qu’elle a ma gueule, noir c’est noir »

Le chanteur qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau…du moins au visage qu’il avait à un autre moment de sa vie, met du cœur à l’ouvrage. Les paroles qu’il essaime sont fluides et les mimiques réalisées sont bien celles du chanteur. Un peu de nostalgie émane de la scène, essentiellement lorsqu’il interprète le titre : « Diego »

Avec conviction, les yeux embués, ils se lâche…sa femme qui gère la fumée aussi…un peu trop même…Disparu sous un nuage épais, il apparaît comme par magie, une erreur imprévue mais qui donne au moment une certaine forme de solennité.

Après un medley supplémentaire, il est temps pour nous de rentrer nous coucher…mais stimulés par le sosie de Johnny, nous bifurquons vers la plage pour effectuer courageusement un bain de minuit qui nous galvanise et nous stimule. Il faut dire que la température de l’eau, froide de prime abord, puis agréable ensuite nous attirait depuis notre arrivée…au cœur de la nuit noire, seulement éclairée par le peu de lune qui brille, nous retrouvons notre vigueur d’antan, l’insouciance en moins.

L’île de Ré

 

Le lendemain matin, de bonne heure, nous quittons le camping en laissant les clefs sur la porte, étant donné la fermeture de la réception

L’office du tourisme de l’île ayant été dans l’incapacité de nous aider, nous avons fait appel à une guide privée qui a effectué pour nous un travail formidable ; il s’agit de Mireille Bonavero, joignable au 06 30 36 32 40.

Nous traversons un pont que nous devons payer 16 euros l’aller et le retour, qui ne se pays qu’en entrant dans l’île.

Nous rejoignons immédiatement la Cave coopérative qui propose aux clients la vente directe de ses vins et se trouve  Route de Sainte-Marie, 17580 Le Bois-Plage-en-Ré ; la cave se contacte au 05 46 09 23 09 ou sur son site Internet : http://www.vigneronsiledere.com/

Accueillis par le président, nous découvrons les spécificités du site, unique dans l’île. Les raisins de provenance locale sont traités par la coopérative, qui maîtrise toute la chaîne de production.

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Après avoir vieilli en futs, le précieux liquide est embouteillé suivant une chaîne automatisée, avant de rejoindre les transporteurs qui les envoient chez les différents fournisseurs.

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Le vin de grande qualité est fin et fruité. La coopérative produit du rouge, du blanc et du rosé ; en fonction des périodes de l’année, du pineau des Charentes et du cognac sont également produits.

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Nous procédons à une dégustation et rejoignons la ville de Loix dans laquelle nous découvrons son petit port de pêche ; la ville qui peut être jointe en vélo au travers d’une piste cyclable dégage un côté authentique et traditionnel ; les cyclistes sont légions et il est agréable d’y découvrir les marais salants qui l’entourent.

Par ailleurs, en nous dirigeant vers les producteurs d’huitres, nous nous arrêtons pour découvrir de nombreux marais, qui dévoilent tout leur potentiel ; l’eau salé est faîte prisonnière au travers d’un système de digue ; au soleil, l’eau s’évapore et le sel est récolté par des sauniers.

La veille, une pluie diluvienne s’étant abattue sur l’île, les sauniers sont dans l’impossibilité de travailler, leurs chaussures s’enfonçant dans les terres boueuses des marais.

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Nous en profitons pour écourter notre visite des marais pour rejoindre un ostréiculteur, qui nous accueille en nous faisant visiter sa propriété et nous apprend toutes les spécificités de son métier.

La cabane de l’huître du Saunier se trouve à proximité du camping La Tour des Prises. Plus de renseignements peuvent être demandés au 07 71 12 75 01.

L’huitre est un produit incontournable de l’île et fait partie intégrante de sa culture maritime.   L’ostréiculture est ainsi rythmé par le cycle de l’eau et des marées. L’huitre est produite dans cet environnement particulier, entre l’océan et les marais salants, berceau de produits d’excellence.

Au moment de la reproduction, une huître va produire des millions de larves microscopiques qui vont se fixer au bout de 20 jours sur un support rigide ; elles vont grandir par paquets qui seront ensuite détachés à la main, puis mis dans des poches ostréicoles avant de rejoindre les zones d’élevage en mer.

Le captage a lieu en milieu naturel, grâce à des collecteurs polymorphes. Une fois fixée, la larve devient un naissain. Au bout de 4 mois, elle atteint 2 à 4 cm. L’ostréiculteur détache le naissain du collecteur pour le mettre en demi-élevage en parc pendant un à deux ans. Afin de favoriser leur pousse, les huitres sont déposées dans des zones aquatiques riches en plancton pour une durée supplémentaire équivalente.

Lorsque les huîtres ont atteint leur taille commercialisable, certaines d’entre elles, sont affinées. Les huîtres adultes sont immergées avant d’être conditionnées en vue de leur mise en marché. L’ostréiculteur produit trois sortes d’huitres :

  • Les claires : huitres adultes qui ont été placées dans des zones de production particulières : les claires ostréicoles, des bassins d’affinage en eau moins salées et plus riches en plancton.
  • Les Fines de claires : huitres dont le taux de chair est supérieur à 6,5, conséquence d’un processus de placement dans des lagunes dédiées, ce qui donne à l’eau des huitres des propriétés exceptionnelles.
  • La Spéciale de Claire : dont le taux de chair est supérieur à 10,5, ce qui donne à l’huitre une tenue plus ronde, plus ferme.

Une fois affinées, les huîtres sont lavées, triées, calibrées, rangées à plat, valves creuses en dessous, dans des paniers scellés, depuis les cabanes des producteurs jusqu’à la livraison aux consommateurs.

La taille d’une huître est codifiée par un système de numéros. Plus le numéro est petit et plus l’huître est grosse. Ainsi, une huître numéro 5 pèse entre 30 et 45 grammes, tandis qu’une numéro 0 dépasse les 150 grammes.

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L’ostréiculteur rajoute également que la présence d’une eau claire dans un bassin est justifiée par la présence d’huitres, qui filtrent l’eau, ce qui empêche l’apparition d’algue verte dans les bassins dans lesquels les crustacés sont absents.

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Nous procédons à une dégustation d’huitres, accompagnées d’un fin vin blanc ; au cœur de ce paysage hors-norme, nous prenons plaisir à profiter de ce plaisir simple ; les huitres iodées à souhait sont accompagnées d’une larme de citron pour en rehausser le goût ; le vin qui accompagne le palais reste longtemps en bouche.

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C’est à ce moment, que nous retrouvons notre amie Geneviève Courbois, la présidente de l’association : « Les enfants du désert » que nous avions connue en Mauritanie, en début d’année. Nous sommes émus de la revoir et c’est en sa compagnie que nous continuons notre découverte de l’île.

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Nous rejoignons la ville de La Flotte, dans laquelle, nous visitons la maison d’hôtes tenue par Mireille notre guide au grand cœur, joignable au 06 30 36 32 40.

En compagnie des deux femmes, nous découvrons la ville de La Flotte, une sorte de petit village tranquille ; le port qui se dessine est empli de monde, mais il ne dégage pas cette ambiance claustrophobique des villes touristiques. Et nous terminons notre découverte de l’île de ré, ainsi que de la Charente-Maritime en dégustant une portion de moules dans un des restaurants de la ville.

Le bilan

 

Le département est ainsi un département coup de coeur ; ses habitants sont tous authentiques et agréables à vivre ; la gastronomie, essentiellement à base de produits de la mer est naturelle et saine ; les paysages sont verdoyants et ont su garder malgré le tourisme, un côté sauvage avec des constructions non frénétiques.

Nous avons pu séjourner dans un camping magnifique qui est parvenu à nous prouver que ce mode de villégiature possédait des qualités indéniables.

Nous sommes heureux d’avoir pu découvrir La Rochelle et Rochefort, deux villes faisant parties des plus belles du pays : simples, à taille humaine et à l’architecture unique.