Le Sud de Tokyo : Comment visiter Enoshima Island avec Odakyu line ?

Tokyo est une des mégalopoles les plus peuplées du monde ; capitale du Japon, elle est à la fois un carrefour économique et une place centralisée permettant de se déplacer facilement dans le pays. Néanmoins, la zone qu’elle couvre est si dense, qu’elle propose aux visiteurs, assez facilement de pouvoir vivre des expériences fortes sans avoir besoin d’un déplacement long et couteux. L’île d’Enoshima est une de ces places touristiques intéressantes et nous allons vous décrire notre voyage pour la rejoindre depuis la gare de Shinjuku.

Enoshima

Les moyens de transport au Japon étant performants, ils permettent de rejoindre assez facilement tous les territoires du pays, en voiture, en bus, en avion mais surtout en train, le pays étant un des pionniers du domaine ferroviaire avec des lignes pouvant pour certaines d’entre elles dépasser les 300 kilomètres par heure…et ce avec une ponctualité à faire pâlir de jalousie un Suisse.

Cependant, afin de découvrir de véritables trésors touristiques, il n’est pas utile de devoir s’éloigner de la capitale, la zone étant densément peuplée et chargée en attractions. Pour cette raison, nous avons décidé de nous rendre à Hakone.

Nous avons ainsi réservé notre Week-end directement en contactant la société Odakyu, une des sociétés ferroviaires du pays les plus qualitatives.

Néanmoins, pour réserver son séjour, il est possible de passer par l’agence locale de voyage spécialisée sur le Japon : la société Keikaku.

Malheureusement, suite au passage du typhon Hagibis en octobre 2019 dans le Sud du pays, nombre de voies ferrées furent déclarées inaptes au transport, la sécurité des passagers primant sur la rentabilité, nous obligeant ainsi à choisir une autre destination.

Après de nombreuses réflexions, nous avons décidé de nous rendre à Enoshima Island, à près d’une heure de train de Tokyo ; l’île comporte de nombreuses spécificités qui la rendent unique. Elle est généralement appréciée pour sa gastronomie et ses paysages.

Pour découvrir le récit de voyage en photos de notre séjour, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/japon-tokyo-et-enoshima-recit-photographique-asie/

L’arrivée à l’aéroport international d’Haneda

Alors que nous nous trouvons en plein ciel avec la compagnie nationale ANA en provenance de Tsuruoka, nous nous apprêtons à atterrir à l’aéroport d’Haneda, un des deux aéroports internationaux de la région de Tokyo. Nous prenons les quelques minutes de vol restant pour admirer depuis notre hublot, les paysages verdoyants du Japon qui défilent sous nos pieds.

A l’arrivée, nous retrouvons l’aéroport Haneda et nous nous dirigeons vers le hall de récupération des bagages qui nous sont distribués en même pas vingt minutes, la précision japonaise dans toute sa splendeur.

Lorsque nous rejoignons le hall central des arrivées, nous nous rendons au stand de la compagnie Limousine bus.

 

Le trajet en bus Haneda – Shinjuku

Arrivés devant le stand de la compagnie Limousine bus, nous sommes accueillis par une jeune femme souriante à qui nous mentionnons le nom de la gare centrale Shinjuku ; elle nous explique en Anglais qu’un bus rejoint la gare toutes les vingt minutes et que le tarif coûte 1250 yens, soit 10 euros.

Nous achetons un ticket et rejoignons l’extérieur de l’aéroport en nous dirigeant vers le numéro de quai correspondant ; nous présentons nos tickets ; le chef de quai nous enjoint de patienter moins de quatre minutes, le bus étant sur le point d’arriver.

A l’heure dite, le bus arrive ; les passagers en descendent ; nous plaçons notre plus gros bagage dans la soute ; un ticket de réception nous est remis ; nous pouvons grimper dans le bus et nous installer pour les 45 minutes que durent le trajet.

Nous traversons une grande partie du centre de la ville ; quand bien même, nous nous trouvons sur un périphérique de déplacement rapide, nous pouvons profiter du décor alentour, tout en bénéficiant d’une Wifi gratuite de grande qualité.

 

Attention : il est possible d’effectuer le même trajet en provenance de l’aéroport de Narita ; le billet coûte alors près de 3200 yens et dure 1 h 30.

La gare de Shinjuku

Lorsque nous arrivons à l’arrêt de bus qui jouxte la gare centrale, nous demandons notre chemin à un passant qui nous en indique la direction ; il ne nous faut pas marcher longtemps sur le trottoir pour rejoindre le hall central de la gare ; sur un grand panneau, est inscrit en grand à l’entrée, le nom de la compagnie Odakyu, une des compagnies ferroviaires les plus importantes et les plus fiables du pays.

Nous entrons dans un hall de gare moderne ; autour de nous, des centaines de personnes avançant en regardant le sol ; quelques magasins proposent des produits d’appoint et de nombreuses bornes automatiques permettent d’acheter des tickets de manière individuelle. En moins de cinq minutes, nous parvenons à trouver le stand de la compagnie Odakyu.

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Afin de mieux nous imprégner de l’endroit, nous décidons de découvrir la gare, qui s’étend à perte de vue ; noyés au milieu d’une foule dense, nous arrivons après un dédale d’embranchements dans une zone commerciale dans laquelle nous buvons un café dans un bar, qui se trouve à côté de plusieurs magasins.

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Juste avant les portiques de sécurité qui permettent de rejoindre les quais, un homme et une femme font la promotion de ce qui semble être un programme de télévision.

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Nous reprenons les escalators afin de rejoindre l’entrée de la gare ; en arrivant au rez-de-chaussée, nous nous dirigeons vers le guichet Odakyu Sightseeing Service Center, reconnaissable à la signalétique de son néon constitué de bleu et de rouge.

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La compagnie ferroviaire Odakyu

Les compagnies du groupe Odakyu permettent de rejoindre depuis Tokyo et plus précisément le quartier de Shinjuku, de nombreuses destinations : Hakone, Enoshima et Kamakura, la région du Mont Fuji, Tanzawa-Oyama, Izu et de facto, une multitude d’autres destinations par ricochet.

De son nom entier, Odakyu Electric Railway Co., Ltd, la compagnie ferroviaire a été créée le 1 er juin 1948 et fut développée pour devenir une des principales sociétés ferroviaires japonaises. Sa succursale principale se trouve au 2-28-12 Yoyogi, Shibuya-ku, Tokyo 151-0053 alors que son siège se trouve quant à lui au 1-8-3 Nishi-Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo 160-8309.

Son président : Koji Hoshino lui a donné une impulsion nécessaire pour lui permettre de diversifier son activité qui s’étend aujourd’hui aux voyages organisés ainsi qu’à l’immobilier, la société possédant de nombreux hôtels dans les secteurs desservis. Son chiffre d’affaire est de près de 526,6 milliards de yens (2018).

Nous nous présentons à l’accueil ; un réceptionniste parlant anglais vient à notre rencontre ; il nous propose différents tarifs et différents pass. Nous avions choisi de nous rendre à Hakone, mais étant donné le passage du typhon Hagibis dans la région, typhon qui a précédé notre venue, la ligne ferroviaire vers cette zone géographique est bloquée ; nous nous rabattons sur la visite de Enoshima island pour laquelle plusieurs forfaits sont proposés.

 

Le Romance car et le train régional

Afin de nous rendre à Enoshima, la compagnie propose deux sortes de trains : le Romance car ou le train normal. La différence entre les deux types de trains concerne la qualité du trajet.

Dans un Romance car, les arrêts sont moins nombreux que pour une ligne normale, ce qui amène un temps de trajet moins long ; en outre, le train se déplace plus rapidement, accentuant encore un peu plus la facilité d’un déplacement. Les sièges sont inclinables et peuvent être tournés à 180 degrés. Toutes les voitures comportent des toilettes et dans certaines d’entre elles, les passagers peuvent bénéficier d’un chariot de service proposant quelques collations moyennant des frais supplémentaires, un espace pour les bagages ainsi qu’une Wifi gratuite.

Dans un train normal, le nombre d’arrêts est bien supérieur et les voyageurs doivent s’asseoir sur des bancs ; en outre aucun service additionnel n’est proposé aux voyageurs.

En ce qui concerne les tarifs, le tarif pour se rendre à Hakone coûte 2330 yens, soit une vingtaine d’euros l’aller. Ce tarif est composé du tarif normal de 1220 yens, payable par les voyageurs utilisant les trains normaux, tarif auquel s’ajoutent 1110 yens supplémentaires.

Pour rejoindre Enoshima en partant de Shinjuku, il faut compter 1270 yens pour un trajet aller à bord du Romance car et 640 yens pour emprunter une ligne normale.

En Romance car, il convient de compter environ 80 minutes pour rejoindre Hakone et environ 65 minutes pour Enoshima et en trajet normal, les temps de trajet passent à environ 120 minutes pour Hakone et environ 75 minutes pour Enoshima.

La compagnie Odakyu propose un Freepass Enoshima-Kamakura pour se rendre à Enoshima au prix de 1520 yens ; le pass donne droit à le pass donne droit à un aller-retour sur le réseau Odakyu (gare de Shinjuku – gare de Fujisawa) et à des trajets illimités sur la ligne Enoden et les lignes Odakyu (Gare de Fuisawa – Gare de Katase – Enoshima) durant une journée. Le pass donne également droit à des réductions dans plus d’une vingtaine de boutiques et attractions.

Pour 1990 yens, nous pouvons également faire l’acquisition du passeport 1 jour Enoshima qui permet en plus du trajet aller-retour Shinjuku vers Enoshima, de bénéficier des trajets illimités sur la ligne et d’entrer gratuitement dans le Cocking garden, la tour d’observation du phare et les grottes Iwaya. Le passeport permet également de bénéficier de montées avec l’escalator.

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Le quartier de Shinjuku à Tokyo

Afin de pouvoir nous mouvoir en toute liberté, nous faisons appel au service de bagagerie de la compagnie, qui propose de garder nos bagages pour la journée pour la somme de 800 yens ; nous acceptons ; un coupon nous est remis ; il sera nécessaire de le présenter pour récupérer nos biens.

Nous avons à présent la journée pour découvrir le centre-ville de Tokyo ; nous choisissons de rester sur le secteur de Shinjuku.

Nous fumons une cigarette à l’emplacement dédié dans la rue, la ville étant devenue majoritairement non fumeuse.

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Nous nous rendons ensuite dans le centre du quartier, afin de découvrir un game center dans lequel plusieurs personnes tentent de gagner des objets collectors des séries les plus populaires dans le pays.

Dans un tintement sonore et visuel, les machines tentent d’attirer le chaland, en s’espèce des adolescents et des jeunes adultes, qui à grand renfort de yen, s’évertuent à gagner l’objet désiré…avec plus ou moins de réussite.

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En rejoignant la rue principale, nous découvrons le visage du Japon des cartes postales : de grandes enseignes lumineuses rivalisent d’ingéniosité pour demeurer les plus visibles possibles. Dans la rue, à hauteur d’homme, de nombreux restaurants proposent pour quelques centaines de yens, les spécialités qui ont fait la renommée du pays : sushis, yakitoris, Giozas. Même un kebab en street food tenu par un Népalais essaye de survivre dans cette jungle urbaine.

Le quartier de Shinjuku, connu pour la présence de la gare éponyme est également célèbre pour ses nombreuses rues d’affaire et commerciales, dans lesquelles, de grands magasins s’étendent sur plusieurs étages pour proposer les technologies dernier cri.

Mais le district est également connu pour abriter plusieurs parcs et sites touristiques : Shinjuku Gyoen Park et Tokyo Metropolitan Government.

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La course contre la montre

Nous choisissons d’arpenter les rues au gré de notre destinée ; nous croisons un flux important de passants qui avance en donnant l’impression de ne pas savoir où il va, me laissant penser à un vol d’oiseau changeant de direction en fonction de la tête pensante.

Et alors que nous prenons en photo cette meute, nous sentons au niveau de notre camera qu’un problème se naît. Nous tentons à plusieurs reprises de gérer le zoom, mais plus aucune fonction de semble être opérationnelle.

Nous arrêtons plusieurs personnes dans la rue afin de leur demander s’ils connaissent un grand magasin de vente de matériel électronique, en remerciant le ciel de l’annulation de notre séjour à Hakone, puisqu’un voyage dans la ville aurait dû nous faire partir le matin même, c’est-à-dire nous obliger à chercher un grand magasin dans un secteur moins développé que la capitale moins grande, avec autant de probabilité de ne pas trouver une solution à notre problème.

Néanmoins, quand bien même nous nous trouvons à Tokyo, notre problème d’appareil semble insoluble, toutes les personnes que nous interrogeons ne pouvant nous renseigner.

Nous parvenons tout de même après plusieurs recherches infructueuses à trouver un passant qui concomitamment, parle anglais et connaît un grand magasin qui se situe à une rue de là où je me trouve ; en moins de cinq minutes, je rejoins l’étage inférieur où je parviens à trouver un vendeur qui ausculte mon appareil ; malheureusement, il ne parvient pas à me dire si le problème vient de l’objectif ou du boîtier. Je lui demande de me prêter un objectif neuf.

Je remarque alors qu’avec un nouvel objectif, mon appareil, même s’il est fatigué de cet amas de lumière vive ingurgité, fonctionne correctement, cette démarche nous permettant de déduire un problème en provenance de l’objectif.

Lorsque je lui demande le prix d’un objectif, il me répond qu’il coûte près de 1500 euros, somme que je n’ai pas ; surpris tout d’abord de voir que le prix de la technologie est bien plus onéreux dans le pays dans lequel elle est fabriqué, je retombe sur mes pieds en essayant de recouvrer ma logique ; en questionnant le vendeur sur un éventuel magasin proposant du matériel d’occasion, il me tend une adresse après avoir effectué quelques recherches sur Internet. Par chance, la rue dans laquelle se trouve le magasin est proche.

Je me dépêche de la rejoindre et découvre une rue dédiée à l’électronique. Je me renseigne sur la localisation du magasin en présentant à des passants, le papier sur lequel est inscrit l’adresse en Japonais remis par le vendeur ; quelques pas plus loin, je peux enfin entrer dans le chantre de l’occasion qui s’étend sur plusieurs étages, un étage par marque.

Je prends l’ascenseur et rejoins le troisième étage qui correspond à la gamme Canon. Je rentre dans une véritable caverne d’Ali baba et ne prends pas le temps de regarder les produits proposés ; je me dirige immédiatement vers un vendeur qui vient de terminer de servir un client en lui montrant mon objectif. Il réfléchit, effectue quelques tests, puis se dirige dans un des rayons duquel il sort le même objectif pour la somme de 400 euros. Je suis sauvé.

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En sortant dans la rue, je teste mon nouvel objectif qui semble tenir et je décide de tenter un coup de Poker ; juste en face du magasin, je rejoins le sixième étage d’un autre immeuble afin de proposer à la vente mon objectif défectueux, estimant qu’avec un peu de temps, un vendeur pourrait le réparer.

J’entre dans une pièce dans laquelle je tombe sur un japonais à la forte corpulence, compter à la manière d’un cliché, une liasse de billets. Je me présente à lui et m’assoit sur une chaise qui se trouve face à son bureau ; je lui tends l’objectif en lui expliquant qu’il ne fonctionne plus. Peine perdue, il ne comprend pas l’Anglais. Il s’en saisit et le place sur un appareil avec lequel il effectue quelques tests ; je n’ai aucun mot à dire, et je le vois s’éloigner. Il revient avec une feuille sur laquelle est inscrite la somme de 3500 yens, soit un peu moins de 320 euros. Je suis surpris, signe le papier, lui remet mon passeport afin qu’il le photocopie ; je sors encore sonné de cette heureuse finalisation avec l’argent dans la poche.

Ce qui devait s’annoncer comme une journée catastrophique a bénéficié d’un retournement de situation que même dans mes rêves les plus fous je n’aurai imaginé. D’un objectif dysfonctionnel, je suis parvenu sans maîtriser la langue japonaise à acheter un objectif récent à un  prix de 400 euros tout en vendant l’objectif défectueux près de 320 euros, ce qui sans calcul difficile me fait devenir l’heureux possesseur d’un objectif payé 80 euros.

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L’hôtel  l’Onsen Ryokan Yuen

Ainsi revigoré par cette succession de bonnes nouvelle, je fait appeler un taxi, qui m’emmène vers l’hôtel dans lequel j’ai réservé une nuitée : l’hôtel  l’Onsen Ryokan Yuen.

Nous arrivons devant l’hôtel qui se trouve dans le quartier de Shinjuku ; l’hôtel Yuen se situe au 5 Chome-3-番18号 Shinjuku, Shinjuku City, Tokyo 160-0022, Japon ; il est joignable au 00 81 3 5361 8355 ou sur son site Internet : https://ryokan-yuen.jp/en

Nous découvrons une belle bâtisse en bois surplombant un grand building qui comprend les chambres ; lorsque nous franchissons le sas d’entrée dont la porte  traditionnelle s’ouvre en coulissant, nous découvrons un long couloir décoré avec finesse et goût. Une belle fleur naturelle orne un des coins de l’entrée.

Nous arrivons à la réception à laquelle une jeune femme procède à notre enregistrement…avec un beau sourire en prime. Elle nous remet le code Wifi ainsi qu’une clef en bois en la forme d’une carte.

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Nous prenons l’ascenseur et rejoignons notre chambre ; le lit se révèle dès l’allumage de la lumière ; posé au fond de la pièce, il est placé juste sous une fenêtre avec une vue étendue sur la ville. Posé sur le lit, un kimono.

Tout du long du mur principal qui fait angle avec le lit, un beau bureau qui comprend plusieurs thés et apéritifs offerts par l’hôtel. Tout comme sont offerts des produits d’hygiènes qui se trouvent dans la salle de bain attenante.

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Avant de rejoindre le restaurant dans lequel nous avons réservé, nous décidons de nous détendre dans les onsen de l’hôtel qui se trouvent au dernier étage. La source de ce onsen viens de Hakone. Comme la source d’Anoko Onsen de Odakyu Hôtel de Yama.

Nous nous déshabillons et enfilons notre kimono avant de prendre l’ascenseur. Une fois arrivés au dernier étage, nous nous servons dans un congélateur qui offre des bâtonnets de glace et profitons d’une vue à couper le souffle.

Nous posons nos affaires dans un panier en osier et entrons dans les thermes ; deux bassins entourés de petites couchettes nous accueillent…avec toujours une vue splendide  sur la ville. Nous rejoignons le bassin extérieur dans lequel nous plongeons…au sens figuré du terme. Près d’une heure plus tard…à avoir mijoté dans une eau à près de quarante degrés, nous ressortons, revigorés et paradoxalement épuisés car totalement détendus.

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Le restaurant gastronomique Kakatojo

Tokyo est une ville célèbre pour la qualité de sa gastronomie. A chaque coin de rue, il est possible de bien manger pour pas cher. Cependant, pour découvrir la haute gastronomie japonaise, nous avons décidé de réserver dans le restaurant de l’hôtel, réputé pour sa cuisine.

Après avoir quitté les onsens, nous retournons furtivement dans notre chambre pour nous changer et pouvons rejoindre le rez-de-chaussée dans lequel nous entrons dans le restaurant ; nous sommes accueillis par un jeune employé étranger maîtrisant parfaitement l’Anglais ; le restaurant propose deux menus ; nous choisissons le menu à 85 euros composé de dix plats.

Un amuse-bouche nous est remis, suivi d’une soupe où des pétales jaunes dispersées autour d’une boule de tofu aéré reconstituent une fleur, une sorte de nénuphar flottant dans un bouillon aux saveurs épicées.

Nous continuons à être surpris ; un plat de sashimis nous permet de nous évader, lorsqu’au contact de la sauce soja, les poissons fondent sous les dents. Le plat suivant : un assortiment de poissons cuisinés différemment prouvent les talents et le savoir-faire du chef, qui nous invite à découvrir son travail derrière une grande plaque de cuisson. Méticuleusement, il cuit une belle pièce de bœuf dont la tendresse s’aperçoit lorsqu’il appose dessus son couteau.

Une assiette de beignets qu’il fait frire lui-même, plus tard, nous pouvons enfin goûter ce boeuf, aussi tendre qu’un Kobé ; simplement en appuyant dessus, le morceau libère ses aromates puissants et un peu à l’instar d’un morceau de sucre, il se désintègre dans nos palais en laissant derrière lui, un goût prononcé.

Fourbus et enchantés d’un tel voyage culinaire, nous saluons ce grand chef prometteur malgré son jeune âge et rejoignons les bras de Morphée.

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 Le trajet Shinjuku Fujisawa

Le lendemain, après un bon petit-déjeuner, lorsque nous entrons dans la gare, il nous suffit de suivre le nom de la société ferroviaire Odakyu ; même sans parler le Japonais, il est facile de nous laisser diriger par les panneaux bleus en contenant le nom ; une fois le passage des bornes d’entrée dans la zone d’Odakyu effectué, validant ainsi notre pass de la journée, nous citons à un chef de gare le nom d’Enoshima ; il nous dirige vers le quai correspondant.

Le train arrive à l’heure, à la minute près ; nous grimpons à l’intérieur et trouvons une place à côté d’un homme avec lequel nous pourrons discuter et parler de nos ressentis sur le Japon.

Durant le voyage, le train effectue plusieurs arrêts ; il nous faut une heure de trajet pour rejoindre la station de Fujisawa. De là, nous avons la possibilité de rejoindre le train qui se trouve en face de nous en direction d’Enoshima ou de quitter le quai pour en rejoindre un autre  afin de nous rendre en trente minutes dans la ville touristique de Kamakura.

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La possibilité de découvrir Kamakura

Étant donné que nous souhaitons découvrir en profondeur l’île d’Enoshima, nous la rejoindrons directement. Mais, durant la journée, de nombreux voyageurs qui le souhaitent peuvent facilement effectuer un saut vers la ville de Kamakura qui se trouve à à environ 30 minutes de transport depuis Fujisawa avec Enoden-line. Voici de manière concise la procédure simple à suivre pour rejoindre cette ville.

De Shinjuku, il convient de prendre un train pour rejoindre Fujisawa ; de là, il est nécessaire de sortir et de marcher 5 minutes pour rejoindre la ligne Enode line, toujours dans la station Fujisawa. Un autre train permet de rejoindre Kamakura, plus précisément la station Hase-dera. Moins de dix minutes de marche permettent de découvrir un des plus beaux sites touristiques de la région : le Kotoku-in, un bouddha géant dont l’entrée coûte 300 yens ; le Bouddha se trouve dans le Kotoku-in temple Budda.

Non loin du Bouddha, la rue Komachi-Dori comprend nombre de cafés, restaurants et magasins. Vers la fin de la rue, il est possible de visiter le Tsurugaoka Hachiman temple qui impressionnera les visiteurs au travers de son architecture et de ses jardins à la japonaise. Avec de la chance, les visiteurs pourront même assister à un mariage shinto, nombre d’entre eux se déroulant sur le site.

 

L’arrivée à Enoshima

A l’arrivée à Fujisawa, nous traversons simplement le quai pour nous engouffrer dans le train qui nous fait face et dans lequel, nous nous asseyons sur une banquette.

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Le trajet est furtif ; en 7 minutes environ, nous arrivons à la station Katase Enoshima ; nous sortons de la gare et traversons un petit pont pour rejoindre un passage souterrain que nous traversons ; nous nous retrouvons ainsi sur un grand pont qui nous donne la possibilité de découvrir l’île d’Enoshima qui se dresse devant nous.

Alors que le pont traverse une partie de l’Océan Atlantique, des pêcheurs préparent leur matériel pour débuter leur journée ; un vélo nous dépasse, ainsi qu’un coureur en direction de l’île qui se rapproche au fur et à mesure de notre avancée. Nous pouvons ainsi en apercevoir les détails et découvrir au loin, une tour qui semble perforer le ciel.

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Le centre-ville d’Enoshima

En entrant sur l’île, nous sommes plongés dans l’ambiance locale de la rue commerçante Nakamise. Mais étant l’heure matinale, de nombreux magasins sont encore fermés. Ce qui ne nous empêche pas de profiter du décor alentour. Une vendeuse prépare son étal tandis qu’un restaurant place en évidence des faux plats en plastique censés représenter l’Enoshima Don ainsi qu’un Shirasu Don, deux des spécialités culinaires de l’île.

La rue se trouvant en montée, nous l’arpentons pour rejoindre une série d’escaliers nous permettant d’entrer dans le cœur de l’île. A notre gauche, un escalator permet de rejoindre sans trop d’effort les sites intéressants, pour quelques centaines de yens.

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En arrivant au sommet des escaliers, l’Enoshima Jinja se dévoile au travers de plusieurs bâtiments qui en constituent le premier sanctuaire shinto situé sur l’île. Il y a trois temples dédiés sur l’île. Le principal temple est Hetsu-no-miya, dédié à la divinité Benten. Les deux autres temples sont Nakatsu-no-miya and Okutsu-no-miya.

Nous payons les droits d’entrée à une jeune fille assez jolie qui se penche en avant pour nous remercier. Nous pouvons visiter un premier bâtiment dans lequel les photos sont interdites.

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Lorsque nous sortons, nous tombons nez à nez avec un homme qui frappe à plusieurs reprises une liasse de billets en récitant des incantations ; les billets sont placés ensuite dans une source d’eau qui traverse le temple et qui s’écoule jusqu’aux abords d’un panneau en bois qui comprend plusieurs dizaines de morceaux de bois inscrits.

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En traversant un petit chemin, nous assistons à la rénovation, aux abords du deuxième sanctuaire, d’une petite boîte nous laissant penser à construction servant à accueillir des oiseaux ; le deuxième sanctuaire se découvre de l’extérieur, les pèlerins étant obligés de le regarder de loin. Le troisième sanctuaire quant à lui se situe plus en profondeur dans l’île ; il est constitué de plusieurs ensembles de bâtiments et de représentations de dragons sculptés en bois.

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L’île d’Enoshima

Alors que nous nous enfonçons dans l’île, des paysages somptueux s’offrent à notre vue, pour notre plus grand plaisir ; une fois que nous avons arpenté plusieurs escaliers, étant donné que nous n’avons pas souhaité utiliser l’escalator, nous traversons un petit jardin et rejoignons une grande place sur laquelle nous buvons un petit café, essentiellement pour nous protéger de la pluie qui commence à tomber.

Face à nous, l’Enoshima Sea candle, qui pour 500 yens, donne accès à un beau jardin : le Samuel Cocting garden, qui comprend de nombreuses espèces de plantes endémiques, ainsi qu’une tour qui offre un panoramique à 360 degrés sur les environs de l’île (le freepass Enoshima-Kamakura donne droit à 10 % de réduction).

Nous continuons d’avancer et dépassons l’aquarium de l’île, qui offre une multitude d’activités et possède une collection impressionnante de poissons et de méduses, qui placées dans des bassins illuminés, dévoilent leur corps translucide.

Nous descendons une autre série d’escaliers pour nous enfoncer un peu plus en profondeur dans l’île ; nous suivons un chemin nous menant à la love bell, une cloche qui se trouve entourée de plusieurs piliers qui la soutiennent ; le chemin qui mène à cet endroit phare de l’île, nous oblige à traverser plusieurs parties non aménagées, la raison l’expliquant étant le passage récent d’un typhon qui en a détruit le chemin usuel. Ce qui ne nous empêche pas de nous rendre sous la cloche et de découvrir sur une grille, des centaines de cadenas symbolisant les amours scellés, la légende offrant une réussite de vie aux couples qui en tintent la cloche.

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En continuant notre route, nous dépassons les grottes Iwaya, qui malheureusement sont fermées en ce jour, une fermeture toujours expliquée par le passage du typhon qui en a inondé les cavités.

Il ne nous reste plus qu’à traverser une autre série de magasins, dont un café Français qui propose paninis et autres viennoiseries. Nous faisons connaissance avec d’autres vendeuses, proposant chacune une spécialité locale, essentiellement à base de poissons.

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Nous arrivons au fond de l’île et nous découvrons plusieurs dizaines de pêcheurs s’adonnant à leur passion sur une sorte d’éperons rocheux ; en descendant une nouvelle série d’escaliers, nous les rejoignons et découvrons un des plus beaux spots de l’île.

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Il est temps pour nous de retourner dans la rue Nakamise et de nous adonner à quelques achats avant de quitter l’île en refranchissant le pont et assister un artisan assis sur un seau, qui propose à la vente des colliers constitués de métal à qui il donne une forme d’écriture de prénoms.

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Le trajet retour vers Shinjuku

Après avoir mangé un morceau dans un fast food de la rue commerçante de Fujisawa, il est temps pour nous de repartir vers Shinjuku ; nous retraversons le premier pont emprunté le matin et entrons dans la gare de Katase Enoshima qui en cette fin d’après-midi se charge de monde, les Japonais se pressant pour retourner à Tokyo.

Sur un quai bondé, le train arrive…toujours à l’heure ; nous remontons dans la rame de la compagnie Odakyu ; à l’instar du matin, le trajet met environ 7 minutes pour rejoindre la gare de Fujisawa.

Nous avons à peine le temps de quitter le wagon, qu’il nous faut prendre le train qui nous fait face afin de rejoindre Shinjuku. Fourbus par la journée de découverte vécue, nous nous assoupissons, sans crainte de vol, les Japonais étant réputés comme le peuple le plus honnête de la planète. Et c’est ainsi reposés que nous arrivons à Shinjuku, le terminus.

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Le trajet Shinjuku Narita

Débarqués, nous prenons un escalator et retrouvons la frénésie de la gare de Shinjuku, encore plus bondée que lors de notre départ du matin. Nous rejoignons le centre Odakyu dans lequel une autre jeune femme nous accueille toujours avec le sourire ; nous lui retournons le ticket remis lors de la dépose des bagages ; avec un peu de difficultés, mais sans se plaindre, elle les soulève et nous les pose à nos pieds. Nous lui demandons l’endroit où nous pouvons prendre le bus censé nous emmener à l’aéroport de Narita. Elle nous explique qu’il nous suffit de longer la gare afin d’apercevoir sur notre gauche, un comptoir de la compagnie Limousine bus.

Malgré la masse importante de nos bagages chargés de souvenirs, nous parvenons en moins de dix minutes à nous frayer un chemin sur les trottoirs emplis de monde, les Japonais à cette heure tardive quittant le travail pour rentrer chez eux.

Devant le comptoir de la compagnie Limousine bus, une jeune femme nous présente un papier sur lequel est inscrit la somme de 3200 yens, soit un peu moins de 30 euros. Nous payons ; elle nous remet un ticket et nous informe que notre bus vient d’arriver. Nous déposons nos bagages en soute et pouvons enfin nous installer confortablement tout en profitant d’une Wifi bien méritée.

Surtout que les embouteillages aidant, nous mettons près de 2 heures à rejoindre l’aéroport.

 

Le départ de l’aéroport international de Narita

En arrivant à l’aéroport dans le hall des départs, nous enregistrons nos bagages et après nos tickets en poche, nous en profitons pour rejoindre un hall culinaire dans lequel, nous choisissons de manger des Gyozas, des beignets succulents à base de porc ou de bœuf.

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Le passage de l’immigration s’effectue sans temps mort, tout comme le franchissement des portiques de sécurité ; pas de zèle, une absence totale d’abus de pouvoir de la part des agents qui s’adressent aux passagers avec le sourire.

Nous en profitons pour effectuer quelques achats dans le duty free de l’aéroport ; à nos côtés, un couple d’Australien qui se demande comment embarquer plus d’une cartouche de cigarettes, la limitation d’importation dans le pays étant poussée à l’extrême.

Nous pouvons enfin nous détendre en attendant notre vol.

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Le bilan

En ce qui concerne la société ferroviaire Odakyu, nous ne pouvons que souligner la qualité des services proposés ; si les trains sont de bonne contenance, avec une ponctualité à toute épreuve, les activités de diversification menées par Odakyu lui ont permis d’étendre sa culture d’entreprise tournée vers autrui à différents pans du domaine touristique.

L’hôtel qui appartient à la compagnie peut rivaliser avec les hôtels les plus luxueux et ce pour un prix raisonnable puisque la chambre y coûte un peu moins de 120 euros la nuit. Le repas en ce qui le concerne fut hautement royal tout en nous permettant de goûter à ce qui se fait de mieux dans le culinaire japonais.

Les destinations proposées et desservies par Odakyu sont diverses et variées. L’île d’Enoshima permet de bénéficier d’une bouffée d’air frais tout en profitant d’une journée pour s’évader de manière didactique. Un seul regret peut-être : celui de ne pas avoir eu le temps de découvrir la ville de Kamakura.