Deux filles en indépendance totale en Jordanie

Par Gaelle Dosin

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Aparté de Hors-frontieres

Depuis près de 15 ans, que je voyage autour du monde, j’ai toujours eu pour objectif de vous montrer notre planète au travers de son vrai visage. Pour cette raison, les 300 000 photos et 11 000 vidéos qui vous présentent les 184 pays que j’ai visités ont toutes pour caractéristique : l’authenticité. C’est d’ailleurs cette authenticité qui m’anime chaque jour qui passe et qui guide l’organisation de ce site que vous êtes près de 200 000 à parcourir. Et ce, aussi bien pour préparer vos voyages, pour effectuer des recherches ou par plaisir.

Lorsque nous partons à la découverte de notre monde, cette même authenticité guide nos relations à autrui duquel nous apprenons, duquel nous nous nourrissons. Plongés au cœur de l’humanité, nous évoluons avec elle et durant nos voyages, si nous rencontrons des touristes bien éloignés de cette volonté de se tourner vers l’autre, fort heureusement, il nous arrive fréquemment de croiser des voyageurs dont le naturel et la simplicité sont les étendards d’une philosophie de voyage respectueuse des peuples, une philosophie qui, dès le premier regard, émane d’eux…ou dans notre cas, d’elles.

En l’occurrence, de Gaelle Dosin et d’Olivia, deux jeunes femmes belges pétillantes et emplies d’humanité, que le destin a placé sur nos routes au coeur du désert du Wadi Rum et  qu’après avoir rencontré, nous n’avons plus eu envie de quitter.

Ainsi, en les entendant conter leur périple et les nombreuses aventures vécues en solo, nous les avons trouvé si intéressantes que nous leur avons mis à disposition notre site, votre site, pour leur donner un espace dans lequel elles peuvent s’exprimer et vous raconter, de leur point de vue, leur découverte de la Jordanie. Une aventure, deux jeunes femmes, bienvenue dans le petit monde de Gaelle Dosin, qui est publiée pour la première fois sur notre site…et nul doute que ce ne sera pas la dernière.

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Nous sommes deux voyageuses de 27 ans à la recherche d’expériences culturelles, de sensations fortes, d’émotions et de relaxation en même temps ! On est jeunes et on veut tout voir, tout vivre ! Plus les années passent, plus c’est difficile de trouver des groupes d’amis avec qui partir : certains voyagent en couple, d’autres ont des horaires de travail compliqués… Avec Olivia on se connaît depuis plus de 10 ans maintenant et nous nous apprêtons à emménager en collocation juste après ce voyage, l’occasion de voir si on se supporte 24h/24 !

Pourquoi la Jordanie ? Notre entourage nous a directement posé cette question à l’annonce de notre départ. La situation géopolitique du pays, entre l’Israël et l’Arabie Saoudite, m’a ainsi obligé à me justifier pour la première fois de ma vie sur l’intérêt d’une destination et à tenter de rassurer tout le monde.

Sans compter les craintes liées au fait que nous partions seules : « Deux filles ce n’est pas très prudent dans ce genre de pays-là quand même ! ». Je ne sais pas si c’est de la naïveté de ma part ou une étrange méfiance des mentalités occidentales mais les stéréotypes ont fusé : « J’espère que tu ne vas pas te faire kidnapper ! », « Fais attention, c’est dangereux là-bas ! ».

Si on ajoute à tout cela les questionnements autour des procédures liées à la pandémie de coronavirus battant plein à cette période, le climat de départ ne semblait pas le plus approprié. Et pourtant… C’est déterminées, remplies d’excitation et surtout sans appréhensions que nous décollons vers ce pays !

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Le voyage

Le dimanche 7 novembre, Olivia et moi décollons de Bruxelles pour le Queen Alia Airport à Amman. Je ne me rendais pas compte que le Moyen-Orient était si proche, seulement 4h30 de vol ! Dire qu’il faut le même temps pour aller dans certaines îles espagnoles… Une petite sieste dans l’avion, un peu de musique dans les oreilles, quelques pages de lecture et nous sommes déjà arrivées.

Commence alors la partie que j’aime le moins dans les voyages : les files d’attente, la reprise des bagages et de la voiture de location puis tout déposer à l’hôtel pour pouvoir finalement se débarrasser des vêtements chauds de l’avion pour des vêtements plus adaptés aux températures du pays !

Avant cette libération, nous passons d’abord les premiers contrôles sanitaires et douaniers à l’aéroport. Les autorités vérifient que chaque passager possède bien le Jordan Pass, un document qui combine le Visa obligatoire pour entrer en Jordanie et l’entrée aux attractions touristiques du pays. Je ne sais pas si le Jordan Pass est obligatoire mais en tout cas nous ne voyons pas un seul touriste sans ce papier… Après plusieurs contrôles de passeport grâce auxquels on se sent directement en sécurité, nous allons au point Europcar chercher notre bolide pour les neuf prochains jours !

A l’aéroport, on remarque pour la première fois le nombre de regards qui se posent sur nous… Des sourires, des interpellations…rien de malveillant… mais beaucoup de regards insistants. On s’inquiète pour la suite du voyage parce que nous sommes habillées en legging et T-shirts longs et on nous regarde déjà beaucoup. Malheureusement, nous n’avons prévu que des shorts et des t-shirts dans nos valises ! Et oui, bien contentes de trouver un peu de chaleur, nous n’avons pas tenu compte des possibles inconvénients de s’habiller à l’occidentale… Bref, nous nous inquiéterons…ou pas… plus tard. En l’instant, nous montons dans notre Kia et les vacances peuvent réellement commencer !

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Amman – Madaba – Mount Nebo

La première impression que nous avons de la capitale se fait sur les routes et nous sommes directement plongées dans la conduite un peu agressive et surtout sans règle des jordaniens.  Heureusement pour moi, Olivia n’a peur de rien, c’est ma pilote et elle se fond facilement dans la masse jordanienne. On remarque directement que la ville est construite sur une zone vallonnée, les routes montant et descendant à tout-va et nous sommes déjà dépaysées par la sécheresse et l’aspect désertique de la région.

Nous arrivons à notre auberge de jeunesse, Carob Hostel, très bien située avec une superbe terrasse en rooftop. J’avais des aprioris sur les auberges de jeunesse, ayant déjà eu par le passé, des expériences souvent peu confortables, mais je suis agréablement surprise par la qualité de celle-ci ! Nous avons pris une chambre privée, les princesses que nous sommes voulions un minimum de confort et d’intimité, mais nous avons vu les dortoirs et ils semblent aussi spacieux que notre belle suite privée. On ne prend pas vraiment le temps de nous poser étant donné qu’il est 15h30 et nous partons le lendemain pour la Mer Morte, appelée en Anglais : Dead Sea ! En faisant notre programme, on a préféré commencer rapidement notre tour du pays et laisser un jour ou deux à la fin du voyage pour visiter un peu plus Amman ou une autre ville qui nous plaît en chemin ! Du coup, nous avons une fin de journée et une soirée pour nous faire une idée globale de Amman !

L’auberge se trouve à cinq minutes à pied de la Citadelle et nous commençons par ce monument incontournable parce qu’il est déjà 16 heures et les portes vont certainement bientôt fermer ; il faut préciser que le soleil se couche en Jordanie vers 16h30 en novembre. Nous arrivons devant l’entrée et les portes sont déjà fermées ! Heureusement, un petit sourire, notre charme belge et l’homme à l’entrée nous laisse entrer « Cinq minutes ! ». « Oui, oui », nous montrons notre Jordan Pass et hop nous voilà à l’intérieur ! Sans le vouloir, nous avons choisi le meilleur moment pour découvrir la citadelle : peu de monde et surtout, nous assistons à un super coucher de soleil sur les monuments et sur la ville. Nous profitons un maximum de ce beau spectacle tout en étant bercées par les prières résonnant du haut du minaret.

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Nous partons ensuite à la recherche d’un restaurant. Il n’est que 17h30 mais la journée a été longue. Nous recherchons un endroit typique pour goûter les spécialités culinaires (Google est ton ami !) et partons pour 1,5 kilomètres de marche. Là, nous nous rendons compte de la difficulté de se promener paisiblement dans une ville constituée de collines : à chaque coin de rue, nous nous retrouvons face à une rangée interminable d’escaliers ! Nous dégustons notre premier houmous et découvrons les Kebbeh, croquettes étirées fourrées à la viande de bœuf et/ou d’agneau. Lors de notre balade de retour, notre objectif est de trouver un bureau de change (on avait échangé que quelques euros à l’aéroport pour payer moins cher). Contrairement à ce que l’on pensait, il n’y a pas des bureaux de change à chaque coin de rue, bien au contraire ! On se retrouve dans les souks et petites échoppes du centre avant de finalement en trouver un. Ici, nous sommes un peu dérangés par les appels, regards, interpellations mais surtout les klaxons des Jordaniens dès qu’ils nous voient. Nous avons pourtant mis des vêtements adaptés pour notre balade vu que nous avions déjà ressenti cette ambiance à l’aéroport. Sky, un employé de l’auberge de jeunesse, nous avait prévenu en voyant la blouse à fines brides d’Olivia : « C’est un peu trop pour ce pays je pense ». J’espère que ça ne va pas être pareil dans toutes les villes qu’on visite  ! Malgré tout, nous continuons notre découverte des petits magasins et faisons quelques achats avant de remonter toutes les marches empruntées et d’aller dormir !

Le lendemain matin, le petit déjeuner servi à l’auberge est copieux et extrêmement bon ! Taboulé/persil, omelette/pommes de terre, fruits et Kebbeh : de quoi bien démarrer la journée ! On range nos affaires et on part vers notre prochain stop : Madaba ! Nous faisons un arrêt éclair dans cette petite ville. On se réjouit tellement d’arriver à la Mer Morte qu’on manque un peu d’intérêt pour les églises pourtant magnifiques de la région (l’église orthodoxe Saint-Georges abrite une carte de la Palestine en mosaïque construite à l’époque byzantine !) Il faut avouer qu’on n’ose pas trop visiter ces monuments, vêtues de shorts et T-shirts, quand tous les habitants sont couverts. On a visiblement besoin d’un peu de temps pour nous acclimater. C’est important pour nous d’être respectueuses de la culture du pays que nous visitons et nous nous sentons un peu mal à l’aise, habillées comme nous le sommes.

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On décide au bout d’une heure de nous rendre à l’étape suivant, le Mount Nebo. Nous arrivons en haut de la colline et payons une petite entrée (3 dinars – pas grand-chose mais nous nous demandons pourquoi on ne peut pas entrer partout avec le Jordan Pass). Nous découvrons la terre promise de Moïse. Nous entrons dans l’église rénovée couverte de splendides mosaïques et nous observons l’olivier planté par le pape Jean-Paul II lors de son pèlerinage au Mount Nebo. Nous sommes assez satisfaites de cette visite et nous nous réjouissons d’arriver à notre hôtel, le Movenpick à la Mer Morte pour pouvoir nous relaxer.

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Lorsqu’on a organisé le voyage, nous avons réparti les activités et les journées entre repos dans de beaux hôtels et aventures . Nous voulions visiter et découvrir la culture Jordanienne tout en profitant un peu d’un transat et du soleil quand c’était possible. Du coup, nous passons deux nuits au Movenpick, dans le luxe !

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Mer morte – Wadi Mujib

Nous arrivons début d’après-midi et sommes agréablement surprises par les infrastructures. On se dépêche de se mettre en maillot et partons à la découverte de cet hôtel. On en prend plein les yeux en découvrant les piscines à débordements qui donnent sur la Mer Morte. On s’installe sur un transat et on profite d’une après-midi de détente au soleil avec une vue imprenable.

Mais on découvre le fléau de notre voyage : les mouches ! Impossible d’être tranquilles sans avoir des dizaines de mouches autour de nous. Malgré leurs efforts, elles ne nous empêchent pas de passer une après-midi de rêve entre bronzette, piscine, séances photos, lecture et Margaritas (une chacune,  vue le prix excessif de l’alcool en Jordanie !)

Juste avant le coucher de soleil, nous descendons les quelques marches qui nous séparent de la Mer Morte. Nous nous situons actuellement au point le plus bas de la terre à moins 420 mètres…incroyable !

Dans la mer morte (enfin c’est un lac maintenant plutôt qu’une mer !), il y a 275 grammes de sel par litre d’eau, ce qui permet à tout baigneur d’y flotter ! Nous entrons dans l’eau et nos jambes se lèvent très rapidement, ce qui nous fait vraiment rire et on apprécie cette expérience hors du commun, d’autant plus que nous sommes accompagnées par un merveilleux coucher de soleil en arrière-plan.

Après un gommage de sel au bord de l’eau pour vivre l’expérience dans son entièreté, nous remontons sur nos transats et apprécions les couleurs apportées par ce coucher de soleil jusqu’à la dernière minute.

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Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner copieux, nous partons pour notre excursion du jour : du canyoning au Wadi Mujib ! L’entrée est bien indiquée et nous sommes la seule voiture sur le parking visiteur (il est 9h30). On a vraiment de la chance parce que normalement à cette époque de l’année, l’attraction est fermée à cause des pluies et de la montée des eaux. Nous payons (21 JOD/personne) et ils nous conseillent de laisser nos sacs et toutes nos affaires à l’entrée parce qu’apparemment nous allons être bien trempées.

On se demande un peu dans quoi on s’embarque mais nous décidons de les écouter et de payer 10 JOD pour un sac hermétique qui nous permet de prendre le téléphone d’Olivia pour faire des photos (nous pensons à nos followers Instagram !) On prend l’option sans guide et on leur demande si le parcours est bien indiqué ; ils nous enjoignent de nous équiper d’un gilet de sauvetage et de ne pas nous inquiéter. On commence l’excursion sans trop savoir à quoi nous attendre… Le début est plutôt tranquille, une échelle un petit peu branlante, les pieds dans l’eau à contre-courant mais rien d’insurmontable ! On en profite pour faire pas mal de photos parce que l’endroit est magique et que nous sommes les seules, une telle chance dans un endroit qui grouille normalement de touristes !

A un moment, on rencontre Ali qui nous suit de loin depuis un moment et qui se présente comme guide du site. Il propose de nous prendre en photos, ce que nous acceptons avec plaisir. Après quelques minutes, on comprend vite pourquoi il nous suit pendant notre périple… Les chemins se corsent énormément !  Nous devons avancer à contre-courant, plongées dans l’eau jusqu’au cou et commencer à escalader des rochers. Les pentes et les accroches sont assez ardues et nous avons bien besoin de l’aide d’Ali pour y arriver. Il nous explique les astuces pour aller plus vite tout en nous aidant à nous soulever dans certains passages vraiment compliqués. Je me découvre une passion pour le canyoning, j’adore ça ! Le mélange d’adrénaline, de sport et de stress me fait vibrer !

On arrive au bout du chemin à la cascade et on profite d’être encore seules pour prendre quelques photos. Ali nous fait traverser la cascade pour profiter d’être derrière dans les rochers. J’avais réussi à m’en sortir indemne jusque-là mais en traversant je me cogne contre un rocher et récolte un bel hématome (que je vais me coltiner plusieurs semaines). On repart pour faire le chemin inverse et là on croise plusieurs touristes en sens inverse. On se félicite avec Olivia d’être parties suffisamment tôt pour avoir pu profiter de ce spectacle entièrement seules ! Pour le retour, Ali nous donne des astuces pour éviter de descendre des rochers casses-gueules et pentus (la descente étant plus risquée que la montée !) Il nous montre comment se laisser glisser sur des tobogans de roches naturelles et malgré une énorme peur de sortir du chemin, nous l’écoutons et rigolons bien au final ! On le remercie 100 fois de nous avoir accompagné parce que sans lui, je ne sais pas comment nous aurions fait ! On croise plusieurs personnes âgées qui commencent leur trajet quand nous finissons le nôtre et on leur dit bonne chance !

J’ai trouvé ça génial mais ce n’est pas accessible à n’importe qui comme ils le disent ; il faut avoir un minimum de condition physique et de souplesse et surtout prendre un guide avec pour éviter de se blesser !

Nous repartons à l’hôtel pour 12 heures et nous profitons de notre deuxième après-midi de relaxation grâce aux infrastructures de l’hôtel. C’est notre dernière journée de prélassement avant que la réelle aventure ne commence !

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Little Petra – Petra

 Le lendemain, mercredi matin, nous partons vers Little Petra. Nous avons deux bonnes heures de route et arrivons fin de matinée sur place. Nous nous garons sur un grand parking vide et sommes directement attendues par un bédouin qui essaye de nous vendre une visite du site. Nous refusons et décidons de nous aventurer seules. Little Petra est magnifique mais très petit, en 1h le tour est fait ! Il ne faut pas hésiter à escalader les quelques rochers et le petit chemin derrière les échoppes parce que c’est à ce moment-là que s’offre la plus belle vue ! On monte les rochers  en suivant les conseils d’un local et on se retrouve en hauteur avec une vue absolument splendide ! On décide de s’assoir un peu et de pique-niquer là, seules au monde. On repart ensuite et on arrive sur le site de Petra, ajoutée en 2007 au sept nouvelles merveilles du monde.

On tourne un petit peu à l’entrée du site, ne sachant pas trop quoi faire. Nous n’avions pas prévu d’avoir le temps de faire Petra aujourd’hui, on pensait faire juste Little Petra l’après-midi et Petra le lendemain. Tous les trails proposés durent trois à quatre heures et il est déjà 15 heures. Nous avons peur de nous lancer dans une balade de trois heures sachant qu’il fait noir approximativement deux heures plus tard. Après avoir posé la question à un guide touristique sur place, nous décidons de commencer le trail principal et de faire demi-tour à un certain point sur la carte. Ainsi, on en voit déjà une partie et on pourra aller plus vite sur cette partie-là le lendemain.

On se lance alors dans le trail principal, après avoir scanné le Jordan Pass, et on en prend directement plein la vue. On traverse le Siq qui est un chemin sinueux dans un canyon, les mètres de roches nous surplombant. On croise tous les touristes qui remontent vers la sortie quand nous sommes quasiment les seules à aller dans le sens contraire. On arrive assez vite au Al Khazneh, le Trésor, sculpté à-même la roche rouge des falaises ! Motivées, on décide de continuer jusqu’au bout du trail puisqu’on a été assez vite pour réaliser cette première partie. On passe devant de nombreux dromadaires, ânes et chevaux, qui servent de taxis pour les plus fatigués.  Il nous aura fallu 1 h 30 pour faire une randonnée indiquée à 3 ou 4 heures. Sans vouloir remettre en cause nos corps d’athlètes, nous ne comprenons pas comment c’est possible malgré notre vive allure. La durée est certainement estimée en fonction des temps d’arrêts photos et autres explications des guides touristiques… Dans tous les cas, ça nous rassure pour le lendemain, on va pouvoir faire plus que ce qu’on avait prévu !

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Les jambes un peu lourdes, nous reprenons la voiture pour quelques kilomètres jusqu’à l’hôtel pour la nuit. Nous avons réservé un petit hôtel basique pour économiser un petit peu en vue du craquage du lendemain (une petite surprise que vous pourrez découvrir plus tard dans l’article) L’hôtel n’est pas le plus agréable mais il fera l’affaire pour la nuit ! Nous sommes crevées et le lendemain s’annonce bien plus fatiguant ! Un repas, une douche et au lit ! Décidément, ce ne sont pas des vacances fiestas, on va dormir comme les poules à 20 h 30 !

Le lendemain, on se lève assez tôt pour pouvoir faire des photos au Trésor sans trop de monde autour ;  on arrive sur le site à 9 heures. Là, on se rend vite compte que ce n’était pas suffisamment tôt pour être seules, étant donné qu’il y a déjà pas mal de monde, le site ouvrant vers 6 heures. Mais cela ne nous démoralise pas et on fait tranquillement notre petite séance photo. Evidemment, on se fait accoster par plusieurs Jack Sparrow (noms donnés aux bédouins du site pour leur ressemblance avec le personnage de Walt Disney, à cause de leur maquillage noir autour des yeux) qui nous proposent de monter par un chemin plus court pour avoir une vue panoramique pour 5 JOD. On refuse puisqu’on a décidé d’y aller mais par le chemin le plus long, en faisant la randonnée des tombeaux, le Al-Khubtha trail !

Une suite de marches assez ardues nous attend… Durant ce sport matinal, on croise des chèvres perdues en haut des montagnes et on peut surtout profiter d’une vue imprenable sur tout le site, et ce, en étant complètement seules, un moment magique ! Une fois tout en haut, nous cherchons un peu le fameux point de vue parce qu’il n’est pas indiqué. Une fois arrivées, on remarque qu’on est en réalité plus haut que ce que les Jack Sparrow proposent aux touristes. On se retrouve dans une petite échoppe qui nous permet de faire de superbes photos, de boire un thé et de se poser un petit peu.

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On redescend ensuite et on s’arrête pour manger. Il n’y a pas énormément d’endroits où se restaurer (étonnant pour un site touristique comme ça), mais on trouve notre bonheur avec une bouteille d’eau et un wrap au thon. On est bien fatiguées par les nombreuses marches escaladées mais on décide de faire une deuxième rando vers le monastère !

La montée est moins longue et plus facile (heureusement qu’on a fait dans cet ordre-là du coup !) Nous arrivons rapidement devant le monastère, aussi impressionnant que le Trésor, voir même plus en hauteur (plus jaunâtre au niveau des couleurs). On redescend toutes les marches et on s’amuse à les compter ; elles sont au nombre de 700 ! Donc 1400 allers-retours auxquels il faut ajouter les 1000 marches réalisées en matinée, ce qui nous fait : 2400 marches au total sur notre journée !  Sans oublier que notre périple ne s’arrête pas là puisqu’il faut encore remonter tout le chemin principal, soit 1 heure de marche !

Une fois sorties du site, on regarde nos applications mobiles et remarquons que nous avons parcouru près de 15 kilomètres dans la journée avec 900 mètres de dénivelé ! Une grande satisfaction s’empare de nous.

On arrive au Luxury bedouin camp et on découvre notre logement pour la nuit : une magnifique bulle avec terrasse et vue sur Little Petra… le rêve ! Nous avons pris la formule demi-pension donc après une longue douche chaude et un peu de repos, nous nous rendons au buffet qui propose plusieurs plats typiques de Jordanie (dont le basique riz-poulet qui ressemble beaucoup à une paella) et le gérant du camp, d’une extrême gentillesse, nous propose de le rejoindre après le dîner un peu plus bas autour d’un feu de camp pour boire un thé.

Une fois de retour à notre chambre, nous sommes envahies par la fatigue et nous décidons finalement de boire le thé dans notre chambre et d’aller dormir, étant donné que nous partons très tôt demain matin !

La nuit n’est pas si exceptionnelle que la beauté de l’endroit puisque nous sommes réveillées plusieurs fois par le bruit du vent. Mais heureusement, le petit déjeuner du lendemain, très copieux, nous requinque et nous partons en forme, stressées et excitées par la grande aventure qui nous attends dans le désert du Wadi Rum !

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48 heures de bivouac dans le Désert de Wadi Rum

Après 2h de route, nous arrivons à l’entrée du Wadi Rum Village. Nous sommes arrêtées par un barrage de contrôle au cours duquel nous devons présenter notre Jordan Pass. Mohammad, notre guide, nous attend quelques kilomètres plus loin. Nous prenons notre sac et abandonnons notre voiture pour celle qui nous accompagnera pendant 48 heures.

Première surprise lorsque nous découvrons l’état déplorable de la voiture et son matelas sur le toit. Nous grimpons sur le dessus de la voiture. Cela nous fait bien rire et on démarre notre périple, jalousées par les 4×4 de touristes qui passent à côté de nous.

Nous roulons ainsi quelques kilomètres pour arriver à notre premier stop : une dune de sable du haut de laquelle nous pouvons apercevoir une vue panoramique sur le désert de Wadi Rum. Mohammad nous explique en chemin que le désert a été plusieurs fois le terrain de grands films Hollywoodien dont :  « Star Wars »

Notre deuxième stop est un canyon avec des inscriptions anciennes sur les parois de la roche. Les 4×4 se suivent un peu, nous sommes entourées d’une petite dizaine de touristes et c’est à cette étape que nous rencontrons nos amis de « Hors frontières » avec lesquels nous avons durant cette première rencontre, juste le temps de faire brièvement connaissance !

Nous faisons un troisième arrêt au-dessus d’une arche de roches et puis nous buvons un thé à côté d’un dresseur de faucon.

Nous nous arrêtons pour pique-niquer à midi et Mohammad nous sort le grand jeu. Il déplie une couverture, fait un feu et y prépare le (meilleur) thé que nous ayons eu la chance de déguster. Il nous fait goûter les biscuits fourrés aux dattes. Lorsqu’il nous apprend à prononcer le nom de ces biscuits, nous éclatons de rire (Maamoul, qu’on prononcera « Marmouuuul ») pendant qu’il nous cuisine une sorte de ragoût : poivrons, tomates et oignons qu’il laisse cuire tranquillement sur le feu. Nous discutons, apprenons à nous connaître, apprivoisons les nuances de son éducation et là je sens vraiment que je vis l’expérience unique que j’étais venue chercher : le partage de cultures, la découverte de sa façon de vivre et de penser. Il rajoute ensuite du thon, nous donne les pains ronds qui ressemblent à des pains pita et nous dégustons ce fabuleux repas, réalisé à partir de trois fois rien. Plus tard, je lui demande comment le thé et la nourriture avaient tant de goût… Il me répond : le feu de bois et le temps ! Deux choses impossibles à reproduire chez nous…

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Après le repas il nous apprend comment mettre le keffieh, coiffe traditionnelle arabe, pour ressembler à de vraies bédouines. Il était parti acheter ces foulards à notre dernier arrêt sans rien nous dire… quel amour ce Mohammad !

Nous partons ensuite pour deux autres arrêts, une seconde arche de roches et une promenade dans les canyons du désert dans lesquels il nous laisse nous balader seules (il nous récupère de l’autre côté). Pas si facile de marcher dans le sable, surtout après les randonnées de la veille à Petra ! Une fois de l’autre côté, on aperçoit quelques touristes qui s’essayent à la luge de sable. J’avoue être tentée un instant mais quand je vois la pente de sable à grimper et les bouffées de sable qu’ils reçoivent dans leur descente, je préfère m’abstenir et Olivia aussi.

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Mohammad nous emmène ensuite plus profondément dans le désert. Là, nous ne voyons plus beaucoup de traces de pneus et nous croisons plusieurs dromadaires en liberté, enfin plutôt en semi-liberté puisqu’ils ont les pattes de devant attachées. Lorsqu’on posera la question à Mohammad, il nous dira que c’est pour montrer qu’ils sont la propriété des Bédouins.

Après nombre de kilomètres, nous arrivons près de rochers isolés dans le désert ; en descendant du véhicule, on aperçoit une espèce de grande tente et Mohammad nous dit qu’on arrive chez ses parents, une des seules familles bédouines vivant encore entièrement dans le désert. Nous entrons dans leur maison et découvrons sous la tente, deux tapis et un feu de bois. Nous dégustons un énième thé autour du feu mais cette fois en compagnie de son père, ses deux jeunes frères et de sa mère. Ils ne parlent pas anglais évidemment mais Mohammad traduit quelques anecdotes dans un sens puis dans un autre.

Le jour se couche et nous apercevons un léger coucher de soleil à travers les nuages. Le plat composé de poulet et de riz, est encore une fois simple mais succulent. C’est alors que nous sommes rejoints par nos amis de : « Hors frontières » qui ont la chance de vivre la même expérience que nous avec un des frères de Mohammad. Après un thé ensemble, nos amis partent vers leur campement et nous restons encore un peu dans la tente des parents.

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Et là je réalise ce que nous sommes en train de vivre. Nous sommes au milieu du désert en Jordanie dans une famille bédouine, chez elle, dans sa maison, autour d’un feu. Sans électricité, sans réseau, sans téléphone, sans bruit, juste ce moment intense de partage en toute simplicité et là, l’émotion me submerge et je m’effondre. Je m’effondre et je sors de la tente tellement ça me prend aux tripes. Je me dis que nous faisons parties des rares chanceuses à vivre cette réelle expérience du désert, une expérience totalement différente de celle proposée par les camps touristiques qui se trouvent certes dans le désert, mais qui comprennent uniquement des touristes, en tentes et avec un minimum de confort. Ici, lorsque nous quittons la maison des parents pour la nuit, nous réalisons que notre camp est le premier rocher que Mohammad trouve pour nous couper du vent. Il arrête la voiture, descend le fin matelas du toit et déplie deux épaisses couvertures : notre campement est prêt.

Pas de lampe, pas de feu, pas de toilettes, pas de lavabo, juste nous au milieu du désert avec les étoiles comme toit. Il est 19h30 et nous sommes déjà couchées (et oui, il n’y a rien à faire dans le désert une fois qu’il fait noir). Mohammad nous raconte quelques blagues couché quelques mètres plus loin que nous. Ces blagues ne sont pas très drôles mais il est tellement gentil d’essayer de nous divertir. Nous observons la voie lactée, certainement pour la première fois de notre vie et j’aperçois pour ma part, la première étoile filante de mon existence ! Le spectacle est juste à couper le souffle.

Dormir dans le désert en novembre est une expérience particulière. Nous avons été très chanceuses tout le long du voyage pour la météo : il ne fait pas trop chaud, juste bon. Pour les randonnées et les visites c’est très agréable de ne pas étouffer dans les chaleurs de l’été. Par contre, lors d’un bivouac dans le désert, la nuit est plus compliquée. Bien qu’il ne fait pas vraiment froid, le vent nous dérange et nous réveille à maintes reprises. On a bien enroulé nos foulards autour de nos têtes pour éviter d’avoir du vent dans le visage mais le souffle est quand même dérangeant. Bref, nous survivons à cette nuit agitée et nous nous réveillons sous un ciel très nuageux. Le pipi nature étant déjà une étape devenue banale (bien que brûler nos papiers usagés l’était moins), ne pas se laver ni se brosser les dents en fut une seconde.

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Nous retournons chez les parents de Mohammad pour déjeuner et encore une fois nous sommes surprises de la qualité des repas. Yaourt et miel, épices mélangées à l’huile d’olives (la spécialité pour le déjeuner là-bas), houmous et pain pita (qu’ils mangent en accompagnement à chaque repas)…nous sommes servies comme des reines.

Au moment de démarrer, la voiture du père de Mohammad est ensablée et accompagné de ses proches, ils essaient de la dégager avec le peu de matériel qu’ils ont, soit : un fil barbelé rattachant les deux voitures. Autant dire que ça ne fonctionne pas vraiment. Néanmoins, têtus, ils recommencent la tâche à plusieurs reprises. Pendant ce temps, je retourne à la tente et j’observe le terrain de vie de la famille. Les chèvres, les poules et les quelques mètres qui constituent leur maison. Mohammad nous a raconté la veille que sa maman a cousu bout à bout ces mètres de tentes avec la laine des moutons et que ce travail a duré plusieurs années. Au bout de quelques minutes, la voiture du père est désensablée, il peut aller chercher son bidon d’eau potable au village et nous pouvons démarrer notre journée.

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Cette deuxième journée est assez calme puisqu’il fait nuageux et légèrement pluvieux. On s’arrête à un premier endroit où Mohammad nous montre comment faire du savon avec une plante puis à un second d’où nous pouvons observer les chaînes de montagne avec lesquelles débutent l’Arabie Saoudite. Aujourd’hui, le frère de Mohammad nous accompagne. Mohammad veut lui apprendre le métier pour qu’il puisse le faire travailler plus tard avec lui et ses autres frères. Nous faisons un concours de lancer de cailloux puis nous gravons nos noms sur un rocher avant de partir s’abriter pour manger à midi. Il pleuvine et nous trouvons un abri sous une sorte de cave. On en apprend encore plus sur Muhammad, sur sa femme, sur son métier et sa religion (nous n’avions même pas remarqué qu’il priait 5 fois/ jour durant la première journée !) Au final nous reprenons la route pour déjà rechercher un endroit pour la nuit et être sûrs d’être à l’abri en cas de pluie.

On trouve la Lover’s cave, et on s’en va à la recherche de bois en suffisance pour tenir la fin d’après-midi et la soirée. On s’y met tous et les deux petites princesses que nous sommes se transforment en Robinson Crusoé pour rapporter du bois sur le toit de la voiture.

On installe ensuite le campement et là avec Olivia, on se rend compte que la soirée va être longue. On apprécie toujours autant notre expérience parce que ces moments de creux en font aussi parties. Cela permet de se rendre compte que la vie ici, sans artifice ni divertissement, est beaucoup plus simple mais aussi plus longue. Mohammad et son frère préparent le repas pendant que nous buvons notre thé (entre-temps, j’ai découvert que l’ingrédient secret de ce breuvage est la sauge séchée) et puis nous mangeons ce qui est de loin le meilleur repas de tout le voyage ! Riz, pommes de terre, courgettes, oignons, tomates et boulettes ;  je me sers deux fois tellement que le repas est une tuerie ! Les deux frères nous chantent quelques chansons et nous en chantons en retour (même si nos références laissent largement à désirer quand on voit ce qu’on leur fait découvrir !) On danse tous ensemble et au final on se réchauffe, on rigole et on s’amuse beaucoup ! Une fois l’euphorie passée, on décide tous d’aller se coucher. Cette fois l’appréhension de la nuit à venir est encore pire puisque nous savons désormais à quoi nous attendre.

Pendant la nuit, je me réveille et j’aperçois pour la seconde fois la voie lactée. Je décide de me lever sur la pointe des pieds et en chaussettes, armée de la lampe torche de mon téléphone. Je m’éloigne un peu du camp, monte sur un rocher et me couche pour admirer ce spectacle. Je reste quelques minutes puis je vais réveiller Olivia pour ne pas qu’elle rate ça et on répète l’expérience.

Nous dormons mieux que la nuit précédente, mais dû au fait de notre présence au sein d’une plage dégagée, nous nous réveillons avec du sable dans les yeux, les narines et les oreilles. Nous prenons notre dernier déjeuner et remballons le campement. Il fait meilleur aujourd’hui donc nous remontons sur le toit de notre bolide pour notre dernière virée jusqu’au village des bédouins. Mohammad s’arrête à une échoppe du village pour nous acheter du thé noir et de la sauge pour qu’on puisse refaire ce thé à la maison (mais un mois après notre retour, nous n’y sommes toujours pas parvenues…)

L’heure des adieux est arrivée.  Mohammad nous remercie 100 fois mais reste très respectueux de sa culture et ne nous approche pas. Après 48 heures si intense à ses côtes, ça nous brise le cœur de lui dire : « Au revoir », mais nous nous y résignons.

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Fin du séjour

 On reprend le volant et nous partons pour une route de 4 heures afin de remonter jusqu’à la Mer Morte. Notre prochain arrêt est un hôtel 5 étoiles (et oui, nous aimons les contrastes !) réputé pour sa source d’eau chaude qui jaillit des rochers : le Ma’In Hot Springs hôtel. Pour y arriver, il nous faut parcourir des kilomètres dans la vallée du Jourdain.

Après une énième courbe, nous arrivons à l’hôtel, pressées de prendre une douche, de nous brosser les dents et de nous débarrasser des vêtements imprégnés de l’odeur du feu. Une fois débarbouillées, nous profitons de la piscine de l’hôtel à 50 degrés et d’un massage un peu (trop) fort de 10 minutes (offert) pour nous délasser avant l’entrée dans l’eau. Les mouches ne nous avaient pas manquées, elles me forcent à prendre mon livre avec moi dans l’eau pour pouvoir lire quelques pages tranquillement. Nous nous reposons l’après-midi avant de profiter d’un buffet magnifique (mais moins savoureux que mes légumes du désert !)

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Le lendemain nous profitons de la chute d’eau chaude privatisée par l’hôtel jusqu’à 9 heures et apprenons grâce à : « Hors frontières » (et oui, nous les croisons une troisième fois !) que l’empereur venait se ressourcer ici pour prendre soin de sa peau. Nous déjeunons (très) copieusement avant de quitter l’hôtel pour notre dernière étape et notre dernière journée à Amman.

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Pour cette dernière après-midi du séjour, nous avons décidé de flâner à notre aise, de nous promener dans la Rainbow street sans spécialement se fixer des endroits à visiter. C’est marrant, on a plus du tout la même approche de Amman après neuf jours de voyage en Jordanie. On est beaucoup plus à l’aise… certainement parce que nous nous sommes réellement senties en sécurité tout le voyage et honnêtement, à part à Amman, on n’a pas dû faire attention à nos vêtements et on n’a pas été dérangées.

Après notre après-midi, on retourne à l’auberge (nous avons repris la même que le premier jour parce que nous en étions très satisfaites) et on passe la soirée sur le rooftop, accompagnées de bières et d’un kebab.

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Conclusion

Alors pourquoi la Jordanie ? Je dois avouer que je n’avais pas d’objectif défini avant d’y aller. Nous venions chercher du soleil, des découvertes culturelles et des moments de détente également. Je ne m’attendais pas à être éblouie par chaque recoin du pays, même par chaque route empruntée pour aller d’un point à l’autre du pays. Je ne m’attendais pas à apprécier chaque moment, des instants sportifs aux randonnées en passant par le bivouac et les hôtels de luxe. Je ne m’attendais pas à vivre autant de contrastes et d’émotions, d’aimer autant le désert et de m’entendre si bien avec ma partenaire de choc. Alors si on vous demande « Pourquoi la Jordanie ? » répondez simplement que vous vous apprêtez à vivre l’une des plus belles expériences de votre vie.

Et pour ceux qui le souhaitent, n’hésitez pas à me suivre sur ma page Instagram : gaelledosin

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