Le parc Astérix, un parc familial par excellence

 

Situé à Plailly, dans l’Oise, le parc Astérix est un parc d’attraction qui a pour thème le célèbre Gaulois moustachu imaginé et créé par Uderzo. Nous avons pu tester le parc durant une journée et profiter de ses nombreuses attractions

Dans notre tour de France des parcs d’attraction, il était impensable de ne pas tester le parc Astérix, qui avec ses 2,174 millions de visiteurs en 2018, fait figure de poids lourd dans le domaine des parcs à thèmes français, voire européen.

Un peu d’histoire

A la fin des années 1980, après une visite à Disneyland en Californie, Uderzo imagine un parc d’attraction sur le thème d’Astérix. En 1984, grâce à la rencontre d’un banquier d’affaire, les études de marché et de faisabilité démontrent le potentiel du projet. Fort de ces études, la société : « Parc Astérix SA » est fondée en 1985.

Durant trois ans, accompagné de : Pierre Tchernia, Gotlib, Roger Carel, Gérard Hernandez et Fred, Uderzo se penche sur la conception du parc et détermine le lieu de son implantation.

En 1987, les travaux débutent. Jack Lang, alors ministre de la culture inaugure le parc en 1989 après deux ans de travaux. Le site de loisirs reçoit 20 000 visiteurs le premier week-end. Malheureusement, victime de son succès, le parc peine à contenir les foules. Ce qui a pour conséquences d’entraîner à plusieurs reprises sa fermeture. Les parkings se remplissent trop doucement, les quelques attractions présentes sont prises d’assaut pour des temps d’attente de plusieurs heures. La capacité d’accueil est trop faible et le nombre de places assises dans les restaurants est insuffisant. La fréquentation s’effondre du fait de l’insatisfaction du public. Le parc se classe malgré tout troisième en termes de fréquentations au début des années 1990.

En 1992, avec l’ouverture d’Eurodisney, la fréquentation du parc plonge ; le parc s’approche de la faillite. Mais à force de publicités judicieuses et d’une communauté de fidèles, il parvient à redresser la barre et en 1994, pour la première fois de son histoire, il devient rentable.

Dès lors, il ne cesse d’innover en investissant massivement dans de nouvelles attractions ; en 1997, il est introduit en bourse.

En 2008, il atteint 1 800 000 visiteurs en augmentant les nombres de journées d’ouverture. En 2009, pour célébrer les vingt ans du parc, un programme de rénovation des attractions et de réhabilitation des infrastructures est lancé, permettant au parc de dépasser les 2 millions de visiteurs, faisant de lui le troisième parc français en 2019, juste derrière le Puy du fou et Eurodisney.

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Le parc Astérix en chiffres

Le parc Astérix est situé sur la commune de Plailly, dans le département de l’Oise à une trentaine kilomètres de Paris. Il se rejoint en empruntant l’autoroute A1 direction Lille et en prenant la sortie directe Parc Astérix entre les sorties 7 et 8. L’autoroute entre Paris et le Parc Astérix est gratuite.

Le tarif pour un adulte est de 51 euros, ce tarif passant à 43 euros pour les enfants de 3 à 11 ans. Le tarif parking est de 15 euros. A partir de 14 heures, le tarif passe à 36 euros pour les adultes et les enfants.

Les billets peuvent également être achetés sur le site Internet : https://www.parcasterix.fr ou sur le 08 26 46 66 26 ; un numéro gratuit est disponible au : 03 44 62 31 31.

Afin de bénéficier d’un accès rapide aux attractions les plus emblématiques du parc, en empruntant les voies réservées, un pass rapidus est disponible. Il permet d’avoir accès à une seule reprise aux attractions : Pégase Express, OzIris, Menhir Express, Tonnerre de Zeus, la Trace du Hourra, le Grand Splatch, Oxygénarium et Goudurix

Le pass rapidus coûte trente euros en plus du billet d’entrée s’il est acheté au guichet et 25 euros sur le site Internet. Pour obtenir un pass rapidus illimité qui donne un accès privilégié illimité à ces attractions, il faut compter 69 euros.

Deux hôtels sont disponibles dans le parc : Les trois hiboux ainsi que la Cité suspendue qui donnent droit à un accès au parc avant les horaires d’ouverture. Le parc comporte également de nombreux restaurants, dont des restaurants rapides.

Le parc emploie 220 salariés permanents et 1 000 saisonniers. La moyenne d’âge des salariés est de 30 ans. 80 métiers sont exercés au parc Astérix.

Le parc est ouvert d’avril jusqu’aux vacances de la Toussaint et s’étend sur 33 hectares ; il est composé de 33 attractions, dont 7 montagnes russes et 6 attractions aquatiques.

Six univers le composent :

 

Via Antiqua

Romus et Rapidus / Les Espions de César / Le Carrousel de César / Le petit train / Le Défi de César / Gaulois-Romains : le match

La Grèce Antique

Le Cheval de Troie / Le Vol d’Icare / La Rivière d’Élis / L’Hydre de Lerne / Tonnerre de Zeus / Discobélix / Pégase Express / Le Tohu Bohu / Le Théâtre de Poséidon : delphinarium

Les Vikings

La Galère / L’Escadrille des As / Le Mini-Carrousel / Les Petits Drakkars / Les Petites Chaises volantes / Goudurix / Aérolaf

À travers le temps

Transdemonium / Les Chevaux du Roy / Nationale 7 / Les Chaises volantes / L’Oxygénarium / Attention Menhir / L’Apocalypse / Main basse sur la Joconde / Périple Temporel / L’Hôtel des artistes / Les Mousquetaires / Rapaces en vol libre / Les Fables Géométriques /

La Gaule

Épidemaïs Croisières /  Les Chaudrons / Menhir Express /  La Trace du Hourra / Grand Splatch / La Petite Tempête / Les Petits Chars Tamponneurs / La Ronde des Rondins / La forêt d’Idéfix /

L’Égypte

OzIris / SOS Numérobis

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 Le parc Astérix, l’expérience

Après avoir patienté quelques minutes dans une longue file d’attente, au volant de notre véhicule, nous approchons des caisses où une jeune femme, certainement une étudiante saisonnière nous demande 15 euros pour le parking. A ses côtés, une sorte de chefaillon à la corpulence proéminente et semblant ahaner à chaque enjambé parvient difficilement à gérer l’ensemble des caisses auxquelles les bouchons s’allongent en durée. Il y perd son latin, un peu comme César, métaphore judicieuse de l’univers dans lequel nous nous trouvons.

Nous parvenons à nous garer aux abords de l’entrée et devons encore patienter quelques instants à un contrôle des sacs qui s’étire en longueur alors qu’un animateur déguisé en Gaulois éructe les consignes de sécurité du parc : ne doublez pas dans les files, ne vous bousculez pas et ne vous mettez pas en danger.

En effet, suite à plusieurs incidents ayant conduits à des agressions sur des familles par des bandes de jeunes qui souhaitaient doubler dans les files, le parc Astérix a pris la sécurité de ses utilisateurs très au sérieux, n’hésitant pas à renvoyer manu militari les usagers qui ne respecteraient pas les règles d’usage.

L’entrée dans le parc permet d’apercevoir une estrade sur laquelle à tour de rôle, Astérix et Obélix se laissent prendre en photo avec des afficionados juvéniles de la bande dessinée. Alors que les appareils des parents crépitent, une photographe officielle du parc n’hésite pas à mitrailler les progénitures en remettant aux parents un ticket qui leur permettra en toute fin de journée de récupérer la photo…moyennant quelques euros, bien entendu.

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Nous découvrons une allée constituée de nombreux magasins et après avoir traversé ce chantre du mercantilisme, armés de nos pass Rapidus (pour un coût de 25 euros en supplément du ticket d’entrée), nous nous dirigeons vers une des attractions aquatiques phares du secteur de La gaule : Le grand Splatch.

 

Hauteur 11 mètres
Longueur 627 mètres
Nombre de places 20 places
Durée du tour 6 minutes
Taille minimale requise 1 mètre

 

En empruntant la file réservée au pass Rapidus que nous portons autour du cou, nous n’attendons que quelques minutes. Nous embarquons ensuite en passant par la voie réservée dans une sorte de canoé de grande taille ; en nous asseyant au-devant du véhicule, nous ressentons pleinement les sensations de ce chariot mouvant qui se déplace à grande vitesse, jusqu’à atteindre une descente dans laquelle est projeté une grande quantité d’eau qui nous asperge intégralement.

Nous rejoignons ensuite le secteur de l’Egypte pour effectuer une des attractions les plus redoutables du parc : l’attraction Oziris.

 

Hauteur 35 mètres
Longueur 1000 mètres
Vitesse maximale 90 km/h
Nombre d’inversions 5
Nombre de places 1400 places / heure
Durée du tour 2 minutes 15
Taille minimale requise 1 mètre 30

 

Après quelques minutes d’attente, magie de notre pass Rapidus, nous prenons place à bord d’une nacelle en métal. Solidement harnachés, nous sommes projetés à grande vitesse sur un rail ; le wagon, après une montée à pic se laisse emportés sur ce rail en effectuant plusieurs loopings, qui entraînent fou rires et hurlements, essentiellement de la part des plus jeunes. Le paysage n’a pas le temps de défiler. Une maille à l’envers, une à l’endroit, nous avons l’impression d’être une pelote de laine entre les mains d’une couturière expérimentée. Jusqu’au passage dans une sorte de tunnel où le chariot semble s’engouffrer au millimètre. Aspergés d’eau lors de ce passage étroit, nous séchons rapidement, les derniers soubresauts ne manquant pas d’augmenter considérablement notre température corporelle.

Nous prenons quelques instants à découvrir les maisons du village gaulois entièrement reconstituées et nouons connaissance avec des comédiens œuvrant dans le parc et responsables pour beaucoup de la bonne ambiance régnante.

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Afin de nous remettre de nos émotions, nous entrons dans un théâtre qui comporte le spectacle en 4 D : Attention menhirs. Le spectacle, nouveauté 2019 présente un film d’animation en 3 D avec plusieurs ajouts sensoriels et olfactifs qui prolongent l’immersion des spectateurs. En guise de 4 D qui n’existe pas en physique cartésienne, il s’agit plus d’une 3 D avec rajouts d’effets spéciaux mécaniques.

Nous patientons quelques instants, puis nous récupérons des lunettes 3 D avant de rejoindre une sorte d’antichambre dans laquelle, le temps que tout le public entre dans la salle, un petit film humoristique est projeté.

Ce n’est qu’après la diffusion de cette mise en bouche ou du moins de cette mise en éveil que nous accédons à la salle principale dans laquelle nous nous asseyons au centre afin de pouvoir bénéficier d’une vue agrémentée de l’écran. Le film est lancé ; il reprend l’intrigue de la bande dessinée : « Le coup du menhir », lorsque Panoramix le druide perd la raison après avoir été frappé par un menhir. Situation initiale scénaristique permettant aux effets spéciaux de dévoiler tout leur potentiel : course d’Idefix avec mouvement du siège s’inclinant au grès de la progression du petit chien, chute dans une flaque de boue avec ajout de l’odeur, baffes données par Astérix et mouvement d’air projeté dans les cheveux. Le spectacle se terminant par un banquet final dont nos célèbres Gaulois ont le secret.

Nous en profitons à la fin du film pour nous restaurer dans un stand de restauration rapide ; pour moins de dix euros, nous commandons une boisson, un Hamburger ainsi qu’un box de frites. Le repas, sans extravagance est correct pour un rapport qualité/prix intéressant.

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En rejoignant la place centrale, nous faisons un saut, grâce à notre pass Rapidus dans l’attraction L’Oxygénarium, une sorte de bouée projetée dans une rivière sauvage. A plusieurs dans la bouée, conduite par la force du courant de l’eau, nous profitons de ce soi-disant moment de détente, les balancements étant supportables…sans pour autant conduire  à la sérénité.

C’est finalement sur la place centrale circonscrivant un grand lac artificiel, que nous effectuons notre première attraction à sensation de l’après-midi avec Goudurix, une des plus vieilles attractions du parc et anciennes deuxième montagnes russes les plus surprenantes au monde avec ses 7 inversions.

 

Hauteur 36,5 mètres
Longueur 950 mètres
Vitesse maximale 90 km/h
Nombre d’inversions 7
Nombre de places 1100 places / heure
Durée du tour 1 minute 20
Taille minimale requise 1 mètre 40

 

Nous prenons place dans un train de wagons reliés entre eux et sans avoir le temps de souffler, à grande vitesse, nous filons le long du rail en métal. La sensation de décollage est grande, happés par la cinétique de l’attraction, nous avons du mal à suivre le parcours et sans prévenir, nous sommes renversés, la force centrifuge nous gardant bien engoncés dans nos véhicules. Une attraction qui n’a pas pris une ride de l’avis unanime des cris de ses usagers. Et ce n’est pas les employés devant laver le vomi du wagon n°6 qui diront le contraire.

En traversant la passerelle, nous rejoignons le Tonnerre de Zeus, une autre attraction phare du parc. Le tonnerre de Zeus, toute une histoire qui débute dès l’entrée sur le chemin d’attente avec une statue du Dieu grec qui semble toiser et perforer le ciel.

 

Hauteur 29,9 mètres
Longueur 1232 mètres
Vitesse maximale 83,7 km/h
Nombre d’inversions 0
Durée du tour 2 minute 5
Taille minimale requise 1 mètre 30

 

En prenant place dans un chariot et en étant projetés sur les rails, nous ressentons immédiatement l’adrénaline se décharger dans nos corps. La main mise solide sur ce qui nous sert de support de maintien, nous sommes balancés de gauche à droite sans discontinuité. Le bruit du chariot sur les rails accentue un peu cette sensation de pure émotion, lorsqu’au passage du train, le bois qui composent la charpente et l’ossature de l’attraction vibre dangereusement. Mais, rien qui puisse être dangereux…juste assez pour nous faire réfléchir.

Nous rejoignons pour une petite pause, une petite île qui nous fait face afin de nous rafraîchir en sautant à pieds joints dans les jets d’eau. La température extérieure étant caniculaire, cette petite pause fraîcheur nous procure beaucoup de bien. Nous prolongeons ce moment en dégustant un bon café dans un des stands du parc, juste aux côtés de notre dernière attraction à sensations de la journée : Pégase express.

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L’embarquement se fait dans la Gare Montparnassos, haute de 17 mètres et large de 24 mètres, d’inspiration architecturale grecque. Une fois passés les barrières, nous remarquons la lenteur des équipes travaillant sur le manège. Alors que sur toutes les attractions, le rythme de travail est rapide et performant, sur cette attraction, les équipes sont tatillonnes, ce qui génèrent des problèmes organisationnels. Face à nous, une fille en pleurs, son pass Rapidus dans les mains, devant patienter près de trente minutes parce que le chef du manège le croit falsifié. Sans une excuse, il la replacera dans la file d’attente, après avoir remarqué qu’il avait fait une erreur de lecture, ayant confondu la date avec une sorte de code.

 

Hauteur 21 mètres
Longueur 928 mètres
Vitesse maximale 52 km/h
Nombre d’inversions 0
Durée du tour 3minute
Taille minimale requise 1 mètre

 

Nous embarquons dans un long wagon et nous subissons dès le départ une forte accélération avant d’être engagés sur une remontée mécanique de 21 mètres de haut, le point culminant de l’attraction ; nous amorçons un parcours nous faisant passer deux fois au-dessus de l’attraction Romulus et Rapidus. Nous pénétrons enfin dans un tunnel avant de traverser une affiche. Après l’ascension d’un second lift, celui de 13 mètres, nous atteignons le temple antique de Méduse où la créature enlaidit brusquement son visage à priori charmant tout en nous crachant dessus. Projetés en arrière jusqu’à la fin du manège, nous subissons le dernier tiers de l’attraction dans cette position inconfortable où nos sens chamboulés nous désorientent…pour notre plus grande joie.

Pour terminer cette journée de découverte, nous arpentons tranquillement les magasins du parc dans lesquels, nous ne pouvons pas nous empêcher d’acheter quelques souvenirs…

En quittant le parc et en retournant à notre voiture, nous découvrons avec stupeur un véhicule dans lequel est enfoncé un grand menhir…prolongeant de manière humoristique et avec beaucoup de tact, cette journée dans un des parcs les plus familiaux de France.

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Le Bilan

Difficile de ne pas aimer ce parc d’attraction, son concept des Gaulois, fierté typiquement française, plonge à coup sûr l’usager dans une démarche d’appréciation, les personnages crées par Uderzo ayant pratiquement bercé les enfances de tous les enfants depuis près de 50 ans. Mais…fort heureusement, ce paradigme appréciatif est renforcé concomitamment par des attractions de qualité et une typographie du parc accès sur l’univers familial. Si les enfants apprécieront les sensations fortes, les parents, eux pourront profiter des nombreux espaces verts, de la musique entraînante ou des spectacles.

Les tout-petits ne sont pas en reste, car s’ils ne peuvent pas faire les manèges les plus pourvoyeurs d’adrénalines, ils pourront tour à tour vivre des expériences intéressantes dans les manèges adaptés ou dans les sites de jeu conçus pour eux.

Les animateurs qui jouent les personnages sont professionnels et toujours accessibles ; le parc non-fumeur comporte de nombreuses aires de repos ou s’en griller une se fait dans le respect de ceux qui ne fument pas. La restauration est diversifiée et accessible à des prix abordables.

Nous avons ainsi passé une agréable journée dans ce parc dans lequel nous n’étions jamais allé et après ce bilan positif, nul doute que nous y retournerons. Foi de Gaulois, Pardi !