Les merveilles et les incontournables de la Hongrie

La Hongrie, au travers de son histoire riche et de son adhésion à l’Union européenne, s’est suffisamment développée pour pouvoir aujourd’hui, rivaliser avec les grandes puissances occidentales. Attirant chaque année, des touristes toujours plus nombreux qui y recherchent des coûts attractifs et une richesse culturelle et patrimoniale unique, la Hongrie nous a dévoilé tout son potentiel durant plusieurs voyages et nous vous en présentons dans cet article complet, les merveilles et incontournables à découvrir.

 

Pays d’Europe centrale, la Hongrie frontalière de la Roumanie, de la Slovaquie, de la Roumanie, de l’Autriche, de la Slovénie, de la Serbie, de la Croatie et de l’Ukraine, est un carrefour culturel européen et une puissance du continent, forte de ses 10 millions d’habitants.

Pays capitaliste dominé encore par un système public important, du fait de son passé communiste, le pays a su se renouveler comme ses voisins slovaques et croates, pour attirer nombre de touristes qui en apprécient sa qualité de vie et la beauté de ses villes.

Doté d’un réseau routier structurellement moderne et d’une taille assez réduite, le pays, du fait de l’absence de visas pour ses alliés européens, est pris d’assaut par des touristes en recherche d’authenticité. Il faut dire que quand bien même, le pays ne se limite pas à sa capitale, Budapest reste une des plus belles villes du monde qui saura correspondre aux différents types de visiteurs souhaitant la découvrir.

Nous avons pu visiter ce pays qui regorge de trésors, aussi bien géographiques que culturels et avons pu mesurer durant plusieurs jours, à quel point son attractivité n’était pas usurpée. Voici ainsi les merveilles d’un pays qui vous réservera indéniablement des surprises riches en émotion.

Pour découvrir l’intégralité de notre voyage en Hongrie, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivants, qui vous dirigera vers notre récit photographique et vous dévoilera de manière complète et agréable, le vrai visage du pays : https://hors-frontieres.fr/hongrie-le-grand-tour-du-pays-recit-de-voyage/

Pour découvrir notre premier voyage en Hongrie, de Budapest à Tokaj en passant par Eger, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/recits-de-voyage-hongrie/

Sopron

Notre entrée dans le pays s’effectue par la ville de Sopron, frontalière à l’Autriche, qui dénote par son côté germanophile, un attrait évident.

Faisant partie des sept villes royales les plus importante du pays à l’époque du Moyen-âge des cités dans lesquelles passaient les anciennes routes commerciales romaines, Sopron est l’une des plus anciennes villes hongroises.

Située à environ 60 kilomètres de Vienne et 220 kilomètres de Budapest, la ville d’environ 60 000 habitants, se trouve dans le comitat de Győr-Moson-Sopron. Elle comprend une minorité germanophone élevé et est officiellement bilingue en Allemand.

L’intérêt touristique de Sopron réside principalement dans sa vieille ville, dont la superficie à taille humaine permet de flâner à pied dans des ruelles dans lesquelles se trouve la majorité des monuments historiques, des maisons baroques et des places publiques qui mettent en valeur les traces laissées par les Romains. Ainsi, tous les édifices classés : « monuments historiques » se trouvent sur la place principale : « la Fo Tér » avec entre autres : la tour de la Lanterne, la maison Gambrinus (qui mélange les styles gothique et baroque), l’église Geiss, la colonne torsadée de la Trinité, ainsi que l’Hôtel de Ville.

Après avoir garé notre véhicule sur la route principale qui traverse la ville, nous nous dirigeons sur le trottoir opposé et rejoignons une sorte de petite chapelle qui comprend plusieurs gravures liturgiques, avant de rejoindre la vieille ville en dépassant sa sublime église. Sur la place piétonne, de nombreux restaurants accueillent des usagers, qui profitent d’un rayon de soleil pour se la couler douce.

La tour de la lanterne ou tour d’incendie qui nous fait face est surmontée d’une lanterne, du haut de ses 58 mètres. Il est possible d’y grimper au sommet et de bénéficier d’une vue étendue sur la ville.

La tour est voisine de la Porte de la Fidélité construite après le référendum de 1921, durant lequel les habitants de Sopron ont décidé de rester Hongrois. De l’autre côté de la place, la maison Storno est un des bâtiments les plus célèbres de la ville depuis plus de 400 ans.

L’Église médiévale bénédictine Sainte Marie bâtie en 1280 par l’ordre religieux catholique des franciscains et la statue de la Trinité, une colonne torsadée construite après une épidémie de Peste installé sur la place Fo Tér de Sopron depuis 1701 sont deux autres monuments touristiques incontournables.

La petite place centrale médiévale : « Orsolya » accueille l’église des Ursulines, dédiée à la Vierge Marie, une splendide fontaine surmontée d’une statue datant de 1780 et des statues géantes en rapport avec l’histoire de la ville.

En parcourant une rue pavée étendues et en prenant le temps d’admirer les bâtisses uniques que nous dépassons, nous rejoignons la maison Eggenberg ainsi que la place Széchenyi sur laquelle la magnifique l’église des dominicains :  St. Judas Thaddaeus nous permet d’admirer un bâtiment de style baroque construit au XVIIIe siècle.

Un peu plus loin et alors que la ville de Sopron dévoile son nom fièrement, grâce aux lettres qui le composent, un sentier pédagogique amenant à une promenade dans les bois de Lővér entre cyclamens et écureuils, permet de se retrouver au pied de la tour panoramique Karoly où se trouve un musée. Au sommet de cette tour, il est possible de bénéficier d’une vue à couper le souffle sur Sopron en direction des collines Lővérek avec le lac Ferto, l’Autriche voisine et le Schneeberg en arrière-plan.

Györ

C’est sous une fine pluie que nous entrons dans la ville de Györ. En attendant que les conditions météos soient plus clémentes, nous effectuons quelques emplettes dans une galerie commerciale, dans laquelle, nous achetons du paprika, spécialité incontournable du pays.

Lorsque nous rejoignons le centre-ville, nous nous garons aux abords de l’hôtel de ville qui se trouve à un croisement routier fréquenté. Le bâtiment de style gothique fait face à une sorte d’immeubles plus moderne comprenant les sièges sociaux de nombreuses entreprises.

Nous prenons la direction du centre piéton et parvenons jusqu’à une rue qui nous mène vers un parc traversé par le fleuve Raab qui en sépare les rives. Une maison de bois s’apercevant de loin lui donne un cachet authentique traditionnel.

Nous longeons les berges pour rejoindre aux abords du principal pont de la ville, une sculpture se terminant par une horloge, avant de rejoindre l’église Györi Kàrmelhegyi Boldogasszony, surplombant une petite place comprenant en son centre une belle fontaine.

L’église, traditionnelle au travers de ses façades d’un jaune vif fait la jonction entre deux parties de la ville, dont l’une permet de rejoindre la basilique de Györ, considérée comme une cathédrale à plan basilical. La cathédrale se trouve non loin d’un château majestueux : le Puspökvàa Toronykilàto que nous dépassons pour rejoindre le cœur historique.

Sur le chemin, nous effectuons un petit arrêt pour admirer la boatman, une sculpture représentant un homme, rame à la main naviguant sur une eau tumultueuse.

Nous arrivons à la place principale du cœur de Györ : la place Széchenyi, qui autour d’une grande colonne surplombant de petits geysers d’eau, dénote un côté majestueux, renforcé par la présence de belles maisons dont le ton clair amène le visiteur dans une ode visuelle unique. La place est surplombée par l’église Loyolai Szent Ignàc Bencés, à l’architecture austère, qui s’intègre pourtant parfaitement dans le paysage ambiant.

Plusieurs musées sont accessibles en quelques minutes de marche, ainsi que de beaux bâtiments d’époque. Il conviendra de citer : Apàtur-Hàz, Vastuskos-Hàz, Napoleon Hàz.

La ville comprend également des thermes et un zoo assez apprécié des visiteurs.

Lac Balaton

En rejoignant le lac Balaton, nous nous approchons du château de Sümeg, plus grand château encore intact de la Hongrie, qui, situé sur un éperon rocheux, domine le paysage ambiant. Le parc d’aventure médiéval situé à ses pieds ainsi que les expositions sur son histoire permettent d’en apprendre beaucoup sur la vie dans la forteresse, construite à la fin du XIIIe siècle.

Notre entrée au lac Balaton se fait par la ville de Keszthely, dans laquelle, nous rejoignons le château Festetics, un bâtiment de style baroque dont la construction a commencé au XVIIIe siècle, et qui a atteint sa forme actuelle dans les années 1880. Nous entrons dans le parc et après les photographies souvenirs avec en présence dans le cadre, le nom de la ville inscrite en lettres de grande taille, nous découvrons ce monument unique et majestueux. Outre un musée, le château abrite la seule bibliothèque privée aristocratique encore intacte du pays, qui a échappé aux ravages de la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque nous rejoignons les berges du lac, nous sommes stupéfaits d’y découvrir un véritable site d’accueil balnéaire. Outre des plages omniprésentes, nombre de boutiques proposent aux visiteurs de la restauration rapide et des souvenirs, un peu à la manière de nos côtes méditerranéennes, le charme naturel et authentique en plus.

Après avoir admiré avec délectation des cygnes, qui profitent de ce moment de l’année pour aspirer à la quiétude, nous rejoignons une sorte d’île, aménagée pour accueillir des baigneurs en leur proposant tout le confort nécessaire.

En roulant vers le Nord, après avoir profité des bienfaits du lac thermal de Héviz, le château de Szigliget s’atteint et se découvre après une pente escarpée. La forteresse de 750 ans qui a résisté à toutes les tentatives d’invasion de l’armée ottomane permet d’accéder à un panorama splendide sur le paysage alentour.  Le mur de pierre de la forteresse détruite par les Habsbourg et reconstruite depuis, comprend des éléments interactifs et une exposition qui présente la vie quotidienne d’un château médiéval, de la fonderie à la salle des armes.

À Veszprém, les petites rues médiévales et escarpées de la ville abritent nombre de musées, de palais, de galeries et d’églises. Veszprém dominée par son château imposant permet aux visiteurs d’effectuer un véritable bond dans le temps. Le palais Dubniczay, la cathédrale Saint-Michel, le palais épiscopal et la chapelle Gisèle sont un enchantement aussi bien pour les yeux que pour l’intellect.  Le Salesianum, situé dans la demeure Bíró-Giczey, comprend des salles décorées de peintures murales baroques.

La rive Nord du lac permet un accès direct à Tihany, une presqu’île typique, qui outre sa résistance à l’emprise du temps, donne aux voyageurs un accès illimité à une nature préservée et au savoir-faire ancestral du travail de la lavande.

 

Hévíz et le plus grand lac thermal d’Europe

Lorsque nous entrons tard dans la nuit dans la petite ville de Hévíz, nous découvrons une bourgade tranquille, à l’avenue gigantesque la traversant. Nos estomacs criant famines, nous la parcourons rapidement et rejoignons un restaurant traditionnel dans lequel nous faisons connaissance avec la cuisine locale en dégustant un véritable goulasch hongrois.

Après une nuit dans une guest-house de la ville, le lendemain matin, nous circulons quelques minutes pour rejoindre le plus grand lac thermal d’Europe d’une surface de 4,4 hectares, dans lequel nous pénétrons par la porte principale en payant les 6 euros de droits d’entrée. Les formules varient en fonction de l’âge des usagers et les options souhaitées. Au moment de payer, il est indiqué que l’eau du lac étant thermale, il n’est pas recommandé d’effectuer des baignades de plus de 30 minutes consécutives.

Avant de profiter de cette eau mondialement reconnue dans le traitement des maladies respiratoires et rhumatismales, nous décidons de découvrir le site qui l’exploite. Pour cette raison, nous ne nous déshabillons pas et rejoignons le lac par une porte dérobée, juste avant les vestiaires dans lesquels les familles se changent. Mais en cette heure matinale, ce sont surtout des personnes âgées qui fréquentent le lieu.

Le lac de Hévíz est situé le long du versant nord du mont Keszthely. Grâce à des courants permanents, la température de l’eau est constante toute l’année, allant de 25 degrés en hivers à 36 degrés en été. Grâce à un écoulement continu, l’eau du lac est entièrement renouvelée tous les trois jours. La qualité de l’eau est contrôlée en permanence grâce à des mesures et à des plongeurs spécialement formés.

L’eau du lac a une composition très particulière, puisque qu’elle contient du soufre, du calcium, du magnésium et de l’hydrogénocarbonate. Elle est principalement indiquée pour les problèmes de santé suivants :

  • troubles musculo-squelettiques rhumatismaux
  • maladies articulaires dégénératives et chroniques
  • ostéoporose
  • traitement post-opératoire pour les chirurgies musculo-squelettiques
  • traitement post-opératoire d’une hernie discale
  • troubles liées au système nerveux et survenant pour des raisons mécaniques
  • maladies gynécologiques chroniques
  • douleurs dorsales chroniques
  • diverses affections cutanées (telles que le psoriasis)

En rejoignant l’extérieur, nous découvrons un lac magnifiquement entretenu, entouré d’un jardin comprenant à plusieurs endroits, des bancs et autres parcs pour enfants. La température extérieure assez fraîche, entraîne la formation de fumées qui semblent planer juste à quelques centimètres au-dessus de l’eau, donnant à l’ensemble un côté envoutant. Cette vapeur condensée forme une sorte de voile à la surface du lac, créant ainsi un inhalateur naturel épais qui empêche l’eau de se refroidir, et lorsqu’elle est inhalée, régénère les cordes vocales épuisées.

Il ne nous faut pas moins de dix minutes pour rejoindre le côté opposé du lac, là où les températures de l’eau qui sort du sol sont les plus élevées, de l’ordre de trente degrés. Mais, c’est également à cet endroit que les fumées sont les plus visibles. Avec les arbres de la forêt en arrière fond, le côté naturel envoutant du site revêt tout son sens. Le lac accueille en outre plusieurs types de nénuphars : le nénuphar blanc européen et le nénuphar violet, importé d’Inde, il y a 100 ans.

A nos pieds, nous commençons à voir apparaître les nageurs les plus téméraires qui effectuent le tour du lac en longeant son bord. Il faut dire qu’en son centre, le lac est profond de plusieurs dizaines de mètres, certaines grottes atteignant même les 68 mètres.

Il faut dire que le lac, dont le seul accès possible reste l’entrée du site thermal, est accessible par l’établissement, dans lequel il est nécessaire d’entrer. Une fois changés, les visiteurs doivent arpenter un long couloir avant de rejoindre une salle comprenant quatre bassins dans lesquels les usagers se rendent après avoir descendu un petit escalier. Ce n’est qu’à l’intérieur de ces bassins, qu’ils peuvent réellement faire connaissance avec une eau chaude et agréable, une sorte de drap de velours recouvrant les corps.

S’ils veulent rejoindre l’extérieur du site, ils doivent, à l’intérieur de ces bassins, franchir une petite porte ouverte et nager jusqu’au lac par des petits couloirs souterrains.

Durant les périodes estivales, lorsque la température extérieure est élevée, il est possible de nager dans le lac sans avoir besoin de passer par les bassins internes. Si durant l’hivers, ce n’est pas une interdiction, il est néanmoins recommandé d’utiliser cette procédure d’entrée officielle afin d’éviter un choc thermique.

En ce qui nous concerne, nous entrons dans un des bassins et profitons pleinement d’une eau chaude qui berce nos corps. Si l’eau à l’intérieur des bassins est la plus élevée du site, précisons que la température à certains endroits du lac ne dépasse pas les 20 degrés.

L’adresse exacte du site est : Hévíz, Dr. Schulhoff Vilmos stny., 8380 Hongrie ; l’établissement thermal est joignable au 00 36 83 342 830. Plus d’informations sont disponibles sur le site Internet : https://www.spaheviz.hu/

 

Grotte du lac de Tapolca

Grotte unique située à Tapolca, une petite ville charmante proche du Lac Balaton comporte des souterrains qui peuvent être parcourus en petits bateaux et qui ont été formés il y a environ 13,7 millions d’années au point de rencontre de deux températures d’eau différentes, une en provenance d’eau karstique froide et l’autre en raison de l’activité post-volcanique, d’eau chaude.

Lorsque nous découvrons le site en plein centre-ville, nous payons les 5 euros de droit d’entrée, avant de rejoindre une salle d’expositions dans laquelle, nous en apprenons un peu plus sur les grottes et les régions karstiques. Avec au programme : films, bandes sonores et éléments scientifiques.

Après la descente d’un long tunnel, nous arrivons aux tréfonds de la grotte, à l’intérieur de laquelle, des petites galeries peuvent être visitées en toute sécurité. Ce n’est ensuite qu’après quelques pas, que nous arrivons à un embarcadère ou du moins ce qui en ressemble et sommes accueillis par un jeune garçon qui nous présente les barques en aluminium que nous allons devoir emprunter. Car particularité du site : ce sont les visiteurs qui rament eux-mêmes, après avoir enfilé des gilets de sauvetage d’un orange criant.

Après, ce ne sont pas les 40 centimètres en moyenne de profondeur qui sont dangereux, mais il s’agit plus d’un élément de sécurité servant à rassurer. Surtout qu’avec 18-20 degrés, la température agréable de l’eau donnerait même envie d’y piquer une tête.

Nous grimpons délicatement dans une des barques présentes et commençons à pagayer. La barque n’est pas maniable et rapidement, nous nous en servons en tant que levier, ce qui nous permet d’avancer à un rythme un peu plus dynamique durant les 180 mètres de longueur que mesure la grotte.

Les salles dans lesquelles nous entrons dégagent un côté mystérieux, amplifié par les néons solidement harnachés au plafond et qui parviennent même à nous éblouir à plusieurs reprises. Mais la beauté du site vaut le détour et la couleur translucide de l’eau nous permet d’en admirer les moindres récifs.

Ainsi, nous sommes bien plus, grâce à nos efforts, que de simples observateurs passifs. Nous ramons, nous poussons, nous maintenons les parois desquelles nous nous approchons dangereusement et risquons même à plusieurs reprises de chavirer. Sans toutefois, nous retrouver à l’eau…quand bien même les enfants qui nous accompagnent l’auraient…mauvaise foi de ma part oblige…bien souhaité…ou escompté.

Tihany

Après avoir longé le lac Balaton du Sud au Nord, une bifurcation de la route nationale nous permet d’entrer sur la presqu’île de Tihany, une péninsule d’origine volcanique qui se trouve sur sa rive Nord.

Alors que nous sommes entourés par le lac ainsi que d’un paysage varié constitué de plaines étendues, nous entrons dans la ville éponyme et nous nous garons aux abords de la petite mairie, afin de rejoindre à pied le centre. Nous dépassons un nombre important de magasins qui proposent la lavande à toutes les sauces ou du moins sous toutes ses formes. Mais nous sommes surtout attentifs à ses bâtiments classiques de l’époque de la réforme et ses rues pavées, véritable appel à la découverte dont la villa Vaszary, le Grand Hôtel Anna et l’église ronde en sont les incontournables.

La petite place de la ville se laisse découvrir, un peu par hasard, puisqu’il est nécessaire de la traverser pour rejoindre le monastère de l’Abbaye bénédictine de Tihany, en rénovation lors de notre arrivée et fondé en 1055 par le roi André Ier de Hongrie, le bâtiment étant toujours occupé par des moines qui participent activement à la vie locale.

Si le monastère se devine derrière le grand drap blanc qui le recouvre, nous pouvons visiter l’église à laquelle il est accolé. Somptueusement décorée, elle laisse au travers de ses beaux vitraux, laisser un flux de lumière qui l’illumine.

Sur la rive opposée, le lac Belsö-to, bien plus petit que le lac Balaton, permet d’effectuer de belles balades afin d’en admirer les nombreux oiseaux présents et qui en font une halte sur leur parcours de migration. Au Sud du lac, une petite forêt comprend plusieurs sites touristiques constituées de petites grottes.

Pour rejoindre les sentiers du lac, il nous faut reprendre notre voiture. En cherchant le site Baràtlakàsok que nous ne parviendrons jamais à trouver et qui regroupe plusieurs habitations anciennes taillées dans la roche, nous rejoignons le mémorial qui fait face au lac et à ses belles petites plages…désertes cependant en cette période de l’année.

Forteresse de Visegrad

Dans le Nord du pays, à 30 kilomètres de Budapest, dans la ville du même nom, au bord du Danube, se dresse le château de Visegrad, partie prenante de la forteresse, et surplombant la vallée de 350 mètres.

Composée de deux parties : la Tour de Salomon et le château, la forteresse se découvre après avoir arpenté à pied une colline, au bout d’un chemin entouré de murailles épaisses.

Le système de fortifications de Visegrád a été construit après l’attaque des Tatars au XIIIe siècle, par le roi Bela IV, à partir de la dot de sa femme. Au XIVe siècle, sous le règne du roi Charles Ier Robert d’Anjou, Visegrád est devenue la capitale du pays, ce qui explique la prestance du site relativement bien conservé.

Dans le château, une exposition est consacrée à l’Histoire du royaume et aux activités d’autrefois. Des personnages en cire partageant un banquet en représentent l’exposition la plus appréciée. Dans une autre salle, une réplique de la couronne intitulée : « la Sainte couronne » détaille son vol par ruse, il y a plusieurs siècles.

Au sein du château, un long escalier en bois mène à son sommet ; il permet de franchir plusieurs salles qui permettent au travers des mobiliers présents et des matériels utilisés, de découvrir la vie quotidienne et les divertissements de la cour royale médiévale hongroise. La terrasse de la Citadelle donne la possibilité de bénéficier d’une vue splendide sur la Danube en contrebas.

Durant les périodes estivales, la forteresse accueille les jeux internationaux du palais de Visegrád, durant lesquels, pendant quatre jours, se succèdent : tournois, présentations de tir à l’arc, fauconnerie, lutte et d’autres programmes mettant en avant le Moyen-âge.

 

Eger

En entrant dans cette petite ville qui se trouve à moins de deux heures de route de la capitale, nous découvrons défiler devant nous les rues d’une petite bourgade tranquille.

Notre premier arrêt concerne la basilique appelée également : cathédrale Saint-Michel-et-Saint-Jean qui fait partie des trois plus grandes basiliques du pays. Construite entre 1831 et 1837 par József Hild, elle dévoile au travers de son style classique un réseau étendue de caves souterraines. En son intérieur, des peintures et des sculptures agrémentent ce lieu emblématique de la ville.

Après avoir parcouru une rue piétonne de grande beauté, nous arrivons sur la place Dobó István, place principale sur laquelle des fontaines égayent les plaisirs des enfants qui s’y pressent. La place permet d’avoir accès à de nombreux commerces et restaurants. En son cœur, trône majestueusement la statue du célèbre défenseur de la cité : Dobó István face à l’église des Frères Mineurs.

Au loin, nous apercevons l’Egri Vár, une forteresse médiévale, dont la construction a débuté au XIIIe siècle.

Un musée qui en présente l’histoire se trouve dans l’ancien palais de l’évêque, qui est depuis 1740, la résidence des hommes de foi et archevêques d’Eger.  En parcourant son aile centrale, il est possible de visiter les appartements de l’évêque ainsi que sa bibliothèque. Le palais archiépiscopal est fermé de début octobre à fin mars.

Alors que nous rejoignons le líceum, l’une des plus anciennes écoles de Hongrie qui renferme une bibliothèque comptant près de 130 000 volumes entreposés, parmi lesquels des manuscrits ou des ouvrages du Moyen-âge, nous faisons une halte dans un petit marché local, dont les vendeurs proposent essentiellement des fruits et des légumes.

Un observatoire qui se trouve également dans le bâtiment du líceum expose des instruments de mesure, un pendule de Foucault et la camera obscura qui projette des images de la ville.

La visite d’un ancien minaret turc qui date du XVIIe siècle, vestige d’une ancienne mosquée vient parfaire notre petite promenade.

Après notre balade, nous avons suffisamment envie de nous détendre dans les bains thermaux de la ville, dont les bassins varient de 30 à 38 degrés.  Les bains thermaux d’Eger comprennent des bassins intérieurs et extérieurs qui ont été rénovés il y a une dizaine d’années.  Après avoir payé le droit d’entrée, nous nous changeons et parcourons cette étendue de plusieurs kilomètres, qui possède également plusieurs parcs pour enfants. Si dans certains bassins, il est possible de jouer aux échecs, nous en profitons surtout pour nous détendre, surtout que l’ambiance générale est bon enfant, les usagers étant surtout des locaux, qui en profitent pour accéder à ces moments privilégiés de bien-être. Une véritable institution de la ville et du pays. En outre, pour un prix bon marché. De l’ordre de quelques euros.

 

Le château et les orgues de basalte de Somosko

A la frontière de la Hongrie et de la Slovaquie, le Château de Somosko, en ruine, est juché à 526 mètres d’altitude sur une colline volcanique. Facilement accessible au travers d’un chemin, néanmoins sinueux, le site qui l’entoure permet de découvrir la flore locale et certaines curiosités dont une cabane construite en souvenir de la visite du célèbre poète Sándor Petőfi, en juin 1845, la cabane abritant aujourd’hui des modèles réduits des châteaux environnants de Fülek et de Salgó.

Non loin de la cabane, se trouvent :  un musée consacré à ces châteaux, une stèle rendant hommage aux treize martyrs d’Arad, ainsi qu’un buste en bronze du Premier ministre Lajos Batthyány.

Si le château semble délabré à certains endroits, datant tout de même du XIIIe siècle, sa tour intérieure autrefois ceinte d’un triple rempart circulaire et d’une barbacane reste correctement préservée. L’édifice comprenait à l’origine deux tours arrondies, dont seule l’une a été reconstruite.

Mais la véritable curiosité géologique du site reste les orgues basaltiques, qui se découvrent sur un des flancs de la colline du château. Blocs de basalte en forme de pans d’orgue sculptés par l’érosion, ils ont une taille de 9 mètres de hauteur et sont les témoins d’une ancienne activité volcanique dans la région.

Les orgues ou autrement appelées : colonnes basaltiques sont une formation géologique composée de colonnes régulières qui résultent de la solidification et de la contraction thermique d’une coulée basaltique peu de temps après son émission. La partie inférieure, qui se refroidit ou s’assèche plus lentement, se fracture de la surface vers la profondeur sous formes de prismes pouvant s’agglomérer et donner ce côté magnifiquement travaillé, un peu à la manière de la : « Chaussée des géants » en Irlande du Nord.

Les grottes d’Aggtelek

A 230 kilomètres de Budapest, à la limite de la frontière entre la Hongrie et la Slovaquie, les grottes d’Aggtelek situées dans le parc du même nom, inscrites également sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 1995, s’étendent sur plus de 20000 hectares.

La grotte Baradla-Domica en est la plus célèbre. D’une longueur de 25

kilomètres, dont la partie appelée Domica, s’étend en-dessous du territoire de Slovaquie, sur 5 kilomètres, sa formation ayant commencé probablement il y a environ 2 millions d’années avec le façonnage par érosion de l’eau des ruisseaux s’écoulant dans le sol calcaire.

Aujourd’hui, pour un droit d’entrée de quelques euros, il est possible de découvrir ce site unique constitué de grandes galeries faisant la part belle à de nombreuses stalactites et stalagmites. Des concerts de musique classique et légère sont organisés également dans une des salles de la grotte qui s’y prête particulièrement, en offrant des qualités acoustiques exceptionnelles.  De nombreuses autres grottes du parc peuvent accueillir des visiteurs. Il conviendra de citer la grotte d’Imre Vass, réputée pour sa « Cascade orange » ainsi que la grotte de la Paix et la grotte de Rákóczi connue pour ses lacs souterrains.

Pour une immersion plus en profondeur, accompagnés d’un guide, les visites partent d’Aggtelek ou de Jósvafő et au travers de sentiers balisés, les visiteurs peuvent découvrir la flore et la faune de ce milieu karstique préservé. Il est possible d’effectuer ces randonnées en indépendant.

Les collines de sel d’Egerszalok

A proximité de la ville d’Eger, il est possible de découvrir un évènement naturel rare : une colline de sel, à l’instar des sites de Pamukkale en Turquie et de Yellowstone aux États-Unis.

Modelées par les eaux thérapeutiques jaillissant des profondeurs, des eaux d’une température comprise entre 65 à 68 °C, les collines de sel d’une superficie de 1 200 mètres carrés, détonnent dans un paysage assez plat.

Alors que les collines semblent monumentales, plusieurs petits bassins qui se trouvent à leurs pieds, accueillent chacun à leur manière, un peu d’eau salée, qui en renforce les structures, leur donnant cette forme de cuvette semblant être taillées par un sculpteur doué.

Nous loin, les Thermes du centre de bien-être : « Saliris » dont les piscines offrent une vue directe sur les collines, sont constituées d’une eau comprenant 30 oligoéléments, dont les plus importants sont : le calcium, le sodium, le magnésium et le soufre, permettant de soigner des personnes atteintes de maladies articulaires et rhumatismales.

Dans la région, les habitations troglodytes creusées dans la roche de tuf rhyolitique, permettent de découvrir des structures uniques. Les pierres à ruche de Szomolya, quant à elles proposent des arrangements rocheux naturels surprenants, un peu à la manière de celles créées par les abeilles.  L’étang façonné par le barrage du ruisseau Laskó est quant à lui, une excellente destination de pêche et de randonnée.

 

Tokaj

Berceau de l’un des meilleurs vins doux naturels du monde : le Tokaji Aszú, et niché au cœur de la chaine montagneuse de Zemplén, le territoire voit la renommée de son cépage surnommé : « le vin des rois » influencer grandement la cour de Versailles en devenant le préféré de Louis VI. Le territoire, après avoir attiré nombre de groupes ethniques grâce à un climat doux se prêtant à la production vinicole explique ainsi l’établissement sur ces terres riches, du premier système de classification des vignobles au monde en 1730 par décret royal, suivi par la désignation de Tokaj en 1757 comme ayant été la toute première appellation au monde.

Située à moins de trois heures de route de Budapest, la région reconnue par l’UNESCO pour son importance culturel et classée comme paysage culturel protégé par le Comité du patrimoine mondial en 2002, est entourée de forêts de chênes environnantes qui fournissent une matière première parfaite aux tonneliers pour les barils de vieillissement.

C’est d’ailleurs, ces forêts qui nous accueillent lorsque nous parcourons les routes du territoire, pour rejoindre notre point de chute : la ville de Tokaj, une petite cité agréable proposant une multitude de petits magasins dont la cave Rákóczi qui expose fièrement des milliers de fûts de chêne contenant le précieux nectar vieillissant dans l’atmosphère humide de galeries creusées dans la roche volcanique.

Mais, la région se découvre non pas seulement au travers de sa ville éponyme, mais en parcourant les suites de vignes des 30 villages qui la composent et les caves typiques qui les exploitent dont certaines ont été taillées à même la roche.

En quittant notre ville hôte, nous parcourons un peu la campagne environnante et profitons d’un cadre bucolique le long des rivières Bodrog ou Tisza.

Remonter la zone protégée de Tokaj-Bodrogzug, un cours du Bodrog, entre vigne et prairies, permet d’observer une multitude d’oiseaux. La Vörös torony, ancien donjon médiéval du XVe siècle et le palais Rakóczi, reconstruit à partir du XVIe siècle permet d’emplir ses aspirations culturelles qui ne doivent pas faire oublier cependant, le collège réformé et la grande église gothique du château, Vártemplom, deux monuments qui complèteront cette découverte.

Le paisible village Szabolcs au bord de la Tisza possède quant à lui, une église réformée du XIe siècle qui se trouve aux abords de petits monticules marquant l’emplacement d’un ancien château fort. La ville de Dombrád, plus adaptée pour le farniente avec sa petite plage appréciée des locaux, est souvent prise d’assaut par des pêcheurs qui en font un point de chute pour leur activité. A Tiszalök, la centrale électrique installée sur le cours de la rivière est à ne pas manquer.

Budapest

Alors que nous avions déjà visité cette ville, capitale de la Hongrie et peuplée de 1,76 millions d’habitants et que nous l’avions déjà considérée comme une des plus belles capitales européennes, il était évident pour nous d’y retourner, tant nous avions été marqués par la qualité de son architecture et la finesse de ses monuments.

Budapest se situe en aval du coude du Danube entre le massif de Transdanubie et l’Alföld. La ville actuelle est créée en 1873 par la fusion de Buda, alors capitale de la Hongrie, de Pest et d’Óbuda. Elle a pour origine le site d’Aquincum, un point de peuplement celte devenu capitale de la Pannonie inférieure pendant l’époque romaine.

Considérée comme la « perle » du Danube » la ville comprend nombre de monuments inscrits au patrimoine de l’Unesco : son panorama, le quartier du château de Buda, l’avenue Andrássy et le métropolitain du Millénaire.

Plus grande ville du pays, elle en est le principal centre politique, culturel, commercial et industriel. Budapest est également la deuxième ville la plus peuplée d’Europe centrale, Berlin en étant la première. La ville abrite le siège de l’Institut européen d’innovation et de technologie (IET).

C’est en pleine nuit que nous entrons dans la ville, accompagnés d’une fine pluie. Alors que nous circulons sur le périphérique, qui permet soit de rejoindre Pest, qui englobe l’ensemble des sites touristiques, soit de se rendre à Buda, un peu plus excentré et comportant une sorte d’îlot central regroupant un grand nombre de bâtiments circonscrivant le palais royal, nous découvrons de nuit le parlement, plus beau monument de la ville. Il brille de mille feux et semble nous souhaiter la bienvenue.

Le pont des chaînes, pont le plus célèbre de la ville étant fermé pour cause de rénovation, nous en empruntons un autre, moins connu, mais tout aussi pratique pour nous permettre de rejoindre notre location de la nuit située dans le secteur de Pest, location dans laquelle nous nous engouffrons, transits de fatigue, après avoir cependant pris le temps de manger dans un petit restaurant traditionnel, qui ne paye toutefois pas de mine.

Le lendemain, après avoir arpenté les rues commerçantes du centre piéton, nous nous rendons à l’opéra, afin de découvrir ce bâtiment construit de 1875 à 1884 sur les plans de l’architecte hongrois Miklós Ybl pour la célébration du millénaire. Financé par l’empereur François Joseph, il avait pour objectif de rivaliser avec l’opéra de Vienne. Son architecture de style néo-Renaissance et ses nombreuses somptueuses décorations de style baroque en font un incontournable de la ville.

Sur la façade principale, les statues des plus grands compositeurs dont Mozart, Beethoven et Verdi égayent le bâtiment, malheureusement en travaux à notre venue. Ornant l’entrée principal trônent les statues de Franz Liszt et Ferenc Erkel, le premier directeur de l’opéra mais aussi compositeur de l’hymne national hongrois.

Il ne nous faut pas longtemps pour rejoindre la cathédrale Saint-Etienne de Pest, que nous apercevons de dos au travers de son dôme majestueux.

Nous la contournons pour l’apercevoir de face ; agrémentant une belle petite place bordée de commerces et de restaurants, la cathédrale, considérée également comme une basilique est le bâtiment le plus haut de Budapest avec ses 96 mètres. Ses dimensions imposantes : 87,4 mètres de long sur 55 mètres de large en font le deuxième plus grand édifice religieux du pays avec une capacité d’accueil pouvant accueillir jusqu’à 8 500 personnes. Face à nous, les murs de la basilique se dressent en forme de croix grecque. L’espace intérieur se divise en neuf parties, la structure centrale étant recouverte par la coupole et la nef, par une voûte en berceau.

Son intérieur est décoré de plusieurs dizaines de tableaux et de sculptures, œuvres des plus grands artistes du pays. Une des chapelles conserve la Sainte Dextre, la main droite momifiée supposée du premier roi de Hongrie : le roi Etienne.

Pour rejoindre le Danube, nous en profitons pour traverser le parc Erzsébet tèr, au milieu duquel une grande roue patiente fièrement. Le parc qui comprend plusieurs statues grandeur nature, permet d’accéder à une place animée, appréciée par la jeunesse locale pour le prix raisonnable de ses bières.

Mais à ce parc, nous lui préférons la place qui se trouve attenante au casino, place sur laquelle nous buvons un petit café et dégustons un sandwich, dont les saucisses cuisant sur des grills nous ont mis l’eau à la bouche.

Ce n’est qu’après cette petite pause revigorante, que nous reprenons notre route en nous dirigeant tout d’abord vers le marché central, ouvert en 1897 et reconnaissable facilement au travers de son entrée centrale à la forme typique d’une gare ferroviaire.

A l’intérieur, la frénésie d’achat des locaux qui y font leurs emplettes et les odeurs fines d’épices semblant flotter dans le ciel donnent à l’endroit une couleur unique. Les poutres du plafond industrialisant l’espace ainsi que le sol composé d’une mosaïque de carrelages dénote un univers à qui on ne prêterait pas l’appartenance d’une présence alimentaire, mais plutôt une industrie lourde dans laquelle on s’attend à voir passer des centaines d’ouvriers, un bleu de travail entourant leur corps.

Et pourtant, ce marché central, le plus célèbre du pays permet de découvrir une facette de la vie locale, celle partagée entre des brouhahas désorganisés et des sourires authentiques, un des attraits indéniables de cette ville.

Lorsque nous avons fait le tour du marché central, nous retournons vers le Danube en passant devant le palais Klotid et profitons pleinement d’un spectacle visuellement stupéfiant. Alors que nous admirons sur notre chemin, deux statues : Little princess et Girl with her dog, derrière nous, des bateaux circulent sur le fleuve. Lorsque nous levons notre regard, la partie de la ville appelée Budà semble émerger, avec son palais royal iconique. Mais au milieu d’habitations assez peu hautes, tous les clochers des nombreuses églises ressortent et ressemblent à des flèches acérées tendant vers le ciel.

Il ne nous faut pas longtemps pour souhaiter nous aussi bénéficier d’une petite croisière sur ce fleuve mythique.  Nous trouvons une compagnie proposant la croisière d’une heure pour un peu moins de dix euros. Nous nous laissons tenter et découvrons la ville sous un autre angle.

En retournant à quai, nous longeons le fleuve pour en rejoindre le parlement qui est ainsi que je l’ai exprimé un peu plus haut dans l’article, le plus beau monument européen qu’il nous ait été donné de voir ; sur le chemin, nous faisons une halte à l’attraction, si elle en est une : les chaussures au bord du Danube, un mémorial rendant hommage aux juifs décédés et exterminés durant la deuxième guerre mondiale. Sur une distance de plusieurs mètres, plusieurs paires de chaussures en métal, un peu rouillées, sont scellées pour l’éternité, face au Danube qui les intègre parfaitement dans le décor urbain. Ils sont ainsi nombreux, les visiteurs à se recueillir devant ces statues sans porteurs, statiques et patientant au gré des éléments, admirant avec stoïcisme le temps qui passe et qui éloigne avec lui les souvenirs terribles d’antan auxquels elles sont rattachées.

Il ne nous faut pas longtemps pour rejoindre le parlement hongrois, que nous apercevons de face. S’il ne possède pas de près, le flamboyant associé lorsqu’il est vu de la rive opposée, il dénote toujours un côté majestueux unique.

Depuis 1902, le parlement est le siège de l’Assemblée nationale de Hongrie et héberge à ce titre les services parlementaires ainsi que leur Bibliothèque. Lorsque nous nous en approchons, nous le contournons et admirons sa façade néo-gothique et son plan au sol qui suit des conventions baroques.

Étant le plus grand bâtiment de Hongrie et un des plus grands parlements d’Europe avec ses 18 000 m², il est long de 268 mètres et large de 123 mètres et possède 10 cours intérieures, 13 ascenseurs, 27 portes, 29 escaliers et 691 pièces, dont plus de 200 bureaux.

Son dôme de 96 mètres de hauteur lui permet de rayonner sur la ville et pour en admirer son entrée officielle qui se trouve sur la place Kossuth, nous le contournons.  Les escaliers monumentaux de l’entrée principale sont encadrés par deux lions. Près de 240 sculptures ornent le bâtiment. Sur la façade sont disposées les statues des souverains de Hongrie, des souverains de Transylvanie et de héros militaires du pays. Au-dessus des fenêtres se trouvent les armoiries des ducs et des rois. La partie structurelle la plus surprenante du bâtiment est son hall central hexadécagonal et les immenses salles adjacentes, qui peuvent être visitées.

La place Kossuth qui le borde accueille une immense statue en son centre, représentant Kossuth Lajos tér. Elle est entourée de 3 musées intégrés au sein de bâtiments imposants, aux façades si austères qu’elles en deviennent attractives : le musée Orszaggyulesi, le musée ethnographique et le Szamos Csokolade.

Après plusieurs minutes passées à admirer le moindre recoin de ces bâtiments exceptionnels, il est temps pour nous de rejoindre un restaurant dans lequel, nous allons pouvoir, nous sustenter. Nous nous éloignons de la place et retournons dans le centre-ville, non loin de la maison de la terreur, un musée hongrois qui retrace l’histoire des régimes fasciste et communiste en Hongrie ; il est situé au 60, Andrássy út à proximité d’Oktogon, qui après avoir été le siège du Parti des Croix fléchées jusqu’en 1944, est transformé sous le régime de la République populaire de Hongrie en quartier général de la police politique communiste : l’AVH.

Nous contournons le musée et rejoignons le restaurant le plus intéressant de la capitale : « The Magic » dans lequel, la veille au soir nous avions tenté, sans y parvenir, d’y manger, toutes les tables étant, sans réservation, prises d’assaut.

Lorsque nous entrons dans le restaurant, nous sommes immédiatement plongés dans une ambiance digne des plus grands films hollywoodiens. Les serveuses toutes vêtues de noir s’affairent à servir des clients dont nous pouvons remarquer l’enfance dans les yeux. Il faut dire que les menus ont été finement pensés. Avec au choix : de la salade de ver de terre en entrée et des burgers aux noms délicatement fictionnels : le dragon noir, la sorcière maléfique, jusqu’aux desserts où les gaufres dénotent un côté mystérieux dont les ingrédients énumérés en italique mettent particulièrement l’eau à la bouche : pâtes colorées, friandises, coulis et chantilly maison.

Derrière le comptoir, est posée une grande marmite de druide de laquelle s’échappe de la fumée en continue. Sur les murs, de nombreux cadres mettent en avant des personnages à la fois horrifiques et énigmatique, le tout dans des tons très sombres.

Nous sommes conduits à l’étage et à cet instant, la serveuse qui a pris nos commandes, verse dans un petit chaudron, de la neige carbonique qui a pour effet immédiat de provoquer en nous des réactions d’étonnement qui deviennent des moments de stupéfactions lors de la dégustation, tant les plats sont copieux et finement travaillés, allant même jusqu’à l’extase culinaire lorsque le dessert : une gaufre spéciale nous est portée. Avec ses bonbons et différents ingrédients qui se marient à la perfection, nous ne laissons pas une miette de ce dessert de roi. Une véritable expérience culinaire hors norme.

Le restaurant se trouve au Budapest, Hajós u. 25, 1065 Hongrie. Il est joignable au 0036 30 606 61029. Le site Internet de l’établissement est le : https://themagic.hu/

Le repas terminé, nous rejoignons la place Hősök tere, appelée également : « place des héros », sur laquelle, nous découvrons, entourée de beaux bâtiments administratifs, une grande place construite pour célébrer les mille ans d’installation des Magyars dans la plaine de Hongrie. Le Musée des beaux-arts occupe le côté nord-ouest de la place. Le Műcsarnok est situé en face du musée.

Précisons également que la place est classée au patrimoine mondial par l’UNESCO. Organisée autour de l’esplanade du monument du millénaire, la place est baptisée en 1932 en raison du tombeau commémoratif des soldats défunts durant la 1ère Guerre Mondiale. Nous nous approchons de la tombe du Soldat inconnu située au centre de l’esplanade et découvrons derrière, une plaque de métal qui cache le puits artésien de 970 mètres de profondeur foré en 1877 qui alimentait la fontaine « Gloriette » aujourd’hui disparue.  Le monument est entouré de deux grands arcs surplombés de magnifiques statues.

Derrière la place, une patinoire dressée en cette période de l’année permet à de nombreux locaux de s’adonner à la pratique de ce sport populaire dans le pays. La patinoire est placée dans le parc du château de Vajdahunyad, un palais splendide dont la structure rappelle les châteaux mystérieux des contes de Walt Disney.

Outre ses qualités architecturales, la ville de Budapest est également célèbre pour ses bains thermaux qui ont contribué grandement à sa renommée. De nombreux bains existent dans la ville : les thermes Széchenyi, le Gellert spa, les thermes Lukacs, les bains Rudas, les bains Kiraly et les bains Palatinus.

Nous en avons testé deux : les thermes Széchenyi et Lukacs.

 

Les thermes Lukacs

En arrivant aux abords des bains Lukacs, côté Buda dans le quartier de Felhéviz, nous franchissons un petit parc, puis après avoir payé aux environs de 10 euros par adulte, nous rejoignons le vestiaire dans lequel nous nous changeons. Nous redescendons ensuite au rez-de-chaussée, afin de nous rendre vers les bassins intérieurs dans lesquels nous nous infusons dans une eau à près de 40 degrés, au milieu de nombreux locaux.

Ces thermes entièrement mixtes se composent côté thermalisme, de 4 bassins d’eau, chauffés à 24°C, 32°C, 36°C et 40°C, un sauna, un hammam et des espaces de relaxation. A l’extérieur, deux bassins sont chauffés respectivement à 22°C et 26°C.

Côté espace bien-être, les thermes comprennent une piscine mélangeant eau thermale et eau classique, chauffée à 33°C, plusieurs saunas, un bassin Kneipp et une salle de sel de l’Himalaya.

Thermes authentiques, leur fréquentation touristique s’est développée assez récemment, du fait de leur inclusion dans la « Budapest Card », une carte qui donne accès à de nombreux musées de la ville.

Après avoir barboté dans les bassins intérieurs dans un cadre agréable constitué de mosaïques et de petites statues, un peu érodées par le soufre omniprésent et dont l’odeur agréable dégage les bronches, nous rejoignons l’extérieur et ses bassins à l’eau un peu plus fraîche. Nous pouvons ainsi nous adonner à une petite nage dans une rivière à contre-courant, qui le soir se révèle au travers des nombreux néons et autres Leds polychromatiques, alternant de manière successive le rouge, le bleu et le vert, dans une symphonie visuelle fort appréciée.

Les Bains Lukacs se trouvent au Frankel Leó utca 25-29 ; ils sont ouverts tous les jours de 06 h à 22 h et plus d’informations sont disponibles sur le site Internet : http://fr.lukacsfurdo.hu/

 

Les thermes Széchenyi 

Les bains de Széchenyi se trouvent quant à eux, dans le parc du Varosliget dans le quartier de Varosliget à l’est du centre-ville de Budapest.

Construits au début du 20ème siècle, les Bains font partie des monuments néo-renaissance incontournables de Budapest. Thermes les plus célèbres de la ville, ils sont une véritable institution et lorsque nous nous présentons à leurs abords, nous sommes immédiatement surpris par l’immensité du lieu. Après avoir payé les droits d’entrée, nous nous changeons dans un grand vestiaire et rejoignons des bassins extérieurs qui se marient dans un univers tout de jaune vêtu et rendus célèbres par les nombreux joueurs d’échecs qui y pratiquent leur art.

L’eau de bains de Széchenyi, riche en éléments nutritifs, est réputée pour soigner des pathologies telles que les maladies liées à l’estomac, l’arthrite ou encore les inflammations rénales. La température de l’eau des piscines extérieures varie de 26° à 40°C. L’eau provient d’un puits profond de plus de 1 200 mètres. Elle est riche en magnésium, calcium, hydrocarbonates et sulfates.

Les thermes comprennent de nombreux bassins dédiés à la santé et aux soins relaxants :

• 10 bassins thermaux intérieurs
• 3 bassins de refroidissement intérieurs
• 2 piscines extérieures de détente
• 1 piscine extérieure d’eau thermale
• 3 bassins de balnéothérapie destinés aux traitements médicaux

Les thermes Széchenyi  se trouvent au : Állatkerti krt. 9-11, 1146 Hongri. Plus d’informations sont disponibles sur le site Internet : http://www.szechenyifurdo.hu/

Il est temps pour nous de rejoindre le secteur de Buda, de l’autre côté du Danube. Après avoir traversé la partie moderne de la ville sans grand intérêt que celui de trouver nombre de commerces et de restaurants, nous rejoignons son cœur qui se trouve en hauteur dans une zone réservée, c’est-à-dire une zone dans laquelle une fois à l’intérieur, il est nécessaire d’en payer le parking.

Précisons, qu’il est possible de rejoindre le quartier historique de Buda en y grimpant à pied ou en empruntant le funiculaire.

Le palais royal est la première halte incontournable de ce secteur pavé, dont l’agencement des maisons collées les unes aux autres dégagent un côté village intéressant.

La porte de Habsbourg qui se franchit pour rejoindre le palais royal impose dès l’entrée sa pérennité austère tandis qu’à ses côtés, le Turul, grand oiseau mythologique, le plus important du mythe de l’origine des Magyars attire tant qu’il fascine, ses ailes déployées lui donnant une envergure transcendant les siècles.

Le palais royal, autrefois résidence des rois hongrois fut reconstruit à plusieurs reprises en raison des destructions de la guerre ; il est aujourd’hui la fusion d’un mélange de styles architecturaux et abrite le Musée d’Histoire de Budapest et la Galerie nationale hongroise qui possède une importante collection de peintures hongroises.

En face de l’entrée principale du palais, qui surplombe la colline et représente la vaillance de la ville, une statue du prince Eugène de Savoie, héros des guerres contre les Turcs rend hommage à cet intrépide combattant.

Dans la cour Ouest du palais de Buda  se trouve la fontaine Matthias. La fontaine raconte l’histoire de l’amour d’Ilonka et du roi Matthias qui se tient sur le plus haut rocher, un cerf mort à ses pieds. Non loin de la fontaine, une autre statue : Csikós sculptée par György Vastagh, égaye la visite.

Le Palais Sándor, bâtiment néoclassique surnommée la Maison Blanche qui était la résidence officielle du Premier ministre jusqu’en 1944 est à présent le palais du président de la République, en face duquel, se trouve le Várszínház, une salle de théâtre ayant été autrefois un monastère.

En quittant le château, il est possible de découvrir sur notre route le labyrinthe des catacombes, mais dont l’accès est fermé le jour de notre visite.

En continuant vers le bastion des pêcheurs, nous pouvons découvrir la zone piétonne appelée également : « le quartier du château », dans lequel nous serpentons à l’intérieur de petites ruelles sinueuses, avant de rejoindre la place de la Trinité qui possède en son centre, la colonne de la Trinité, commémorant la fin de l’épidémie de peste. La colonne est ornée de petites statues d’anges et de plus grandes statues de saints, couronnée par une sculpture représentant la Sainte Trinité.

La colonne se trouve face à deux bâtiments majeurs de la ville : le bastion des pêcheurs et l’église Mathias appelée également : « église Notre Dame de l’Assomption ».

L’Église Mathias aux tuiles colorées et dont le style prédominant est le néogothique a été construite entre leXIIIe et le XVe siècle ; elle a connu d’importantes réformes au XIXe siècle.

Nous payons dans un petit renfoncement, la somme de 5 euros pour pénétrer dans l’église. Immédiatement, nous sommes subjugués par son architecture gracieuse et ses peintures murales d’une qualité surprenante.  Les fresques taillées d’orange, brun, doré, allant du sol au plafond alliées à de beaux vitraux, nous transportent dans un univers séculaire au visuel très prononcé à la limite de l’ostentatoire.

L’église Matthias a été fondée par Saint-Étienne, le premier roi de Hongrie en 1015. Ce dernier a été couronné roi de Hongrie sans ligne de sang royale mais est devenu rapidement le roi le plus important de l’histoire du pays.

En 1526, les Turcs qui occupèrent Buda transformèrent l’église Matthias en mosquée.

Les troupes chrétiennes mercenaires dirigées par Charles Quint et le général impérial Charles V de Lorraine reprirent le château de Buda et l’église Matthias aux Turcs en 1686. Après la période turque, l’église fut transformée sur les vestiges de la mosquée en style baroque. Au début du XIXe siècle, l’architecte Frigyes Schulek restaura l’église avec un style néo-gothique entre 1873 et 1896.

À l’intérieur de l’église se trouvent les tombes de Béla III et de son épouse Agnès d’Antioche. Mais du fait que l’église Mathias fut également été le lieu de mariages et de couronnements royaux, elle possède une sorte de musée à l’étage qui nous permet d’en savoir un peu plus sur les souverains hongrois, dont Sissi, l’impératrice qui est mise avec son mari Franz, à l’honneur au travers des expositions présentes.

Le Bastion des pêcheurs, qui se trouve à ses côtés possède une architecture néo-romane ; le monument dispose de sept tourelles coniques, qui représentent les sept tribus magyares originales installées dans la Plaine de Pannonie en 896. Si l’accès à son dernier étage est payant, le monument en lui-même est gratuit et il permet, outre la qualité fine d’une architecture unique, de bénéficier d’une vue à couper le souffle sur le côté Pest de la ville.

En outre, le site nous permet de faire connaissance avec un propriétaire d’aigle, qui tente de monnayer une photo avec son rapace aux différents visiteurs qui souhaitent immortaliser leur visite.

En quittant le secteur de Buda, nous décidons de nous garer juste aux abords des thermes Gellert, dont l’imposante façade impose le respect. Les thermes qui se trouvent à un carrefour important de la ville nous permettent de bénéficier d’une vue directe sur le pont de la liberté. Mais le site qui nous intéresse est l’église troglodyte polynominative : église rupestre, église troglodyte Saint-Gérard, église troglodyte Notre Dame des Hongrois.

Située au pied de la Montagne Gellért sur le Pont de la Liberté, non loin de la citadelle, l’église dont la construction a débuté en 1926 se compose de deux parties : une grotte naturelle et une autre artificielle. La température dans la grotte est de 20 ° C toute l’année. La grotte a été fortifiée pour des raisons politiques en 1960 et n’a rouvert ses portes qu’en 1990.

Lorsque nous entrons à l’intérieur, nous apprenons qu’une messe s’y déroule et qu’il est impossible de procéder à une visite. Néanmoins, en insistant un petit peu, le gardien nous laisse entrer ; nous nous dirigeons vers le fond de l’église en traversant une sorte de pièce centrale qui sert essentiellement d’accueil et de rangement et nous parvenons jusqu’au cœur de la grotte, pour découvrir dans ses plus simples habits, un hall magnifiquement sincère. Sur des bancs, quelques croyants qui écoutent attentivement les liturgies du curé qui les accueille dans la paix et la sérénité.

Gödöllő

De bon matin, après trente minutes de route de Budapest, nous entrons dans la ville de Gödöllő, forte de ses 30 000 habitants et rejoignons le château devant lequel, nous nous garons. Si ses remparts se voient de loin, le château, résidence secondaire de l’impératrice Sissi, semble à taille humaine au moment où nous nous trouvons face à la porte finement travaillée de son entrée principale.

Étant donné qu’il n’est pas encore 10 heures, nous ne pouvons pas encore le visiter, mais nous pouvons arpenter ses jardins qui se trouvent à une entrée opposée et dont l’accès est libre.

A plusieurs endroits, quelques statues viennent agrémenter un paysage verdoyant traversé par un chemin en semblant de schiste. Les arbres sont bien entretenus et les jardins s’étendent sur plusieurs hectares, permettant entre les écuries et autres demeures des personnels, de découvrir l’étendue de la puissance de la couronne de l’Empire passé austro-hongrois.

A l’ouverture de la billetterie d’un coût de 8 euros par adulte, nous rejoignons notre guide, une jeune femme charmante qui présente une érudition naturellement bienveillante. Elle nous accompagne au premier étage alors que devant nous, une classe d’enfants de bas âge se presse dans les cris pour découvrir un film projeté dans une des salles du rez-de-chaussée.

Le château de Gödöllő est particulièrement connu pour avoir été l’une des résidences préférées de l’impératrice Sissi. Construit au XVIIe siècle, il fut offert par le peuple hongrois comme cadeau de mariage à la famille royale : l’empereur François-Joseph et la Reine Elisabeth.

Deuxième château baroque le plus grand du monde et construit au XVIIIe siècle, il est composé de deux ailes parallèles séparées par une salle de réception au premier étage dans laquelle furent joués des concerts et d’un hall donnant sur le jardin au rez-de-chaussée.

Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach dite : « Sissi » qui devient par son mariage en 1854 avec l’empereur François Joseph 1er, l’impératrice d’Autriche et la reine de Hongrie, est née le 24 décembre 1837 à Munich et décède à l’âge de 61 ans, assassinée le 10 septembre 1898 à Genève par l’anarchiste italien : Luigi Luccheni.

Alors que nous empruntons de beaux escaliers en marbre, nous arrivons dans les appartements de l’impératrice. Nous découvrons la salle des banquets en pleine rénovation et avons la chance d’assister à la réhabilitation des éléments de décor par des spécialistes, qui taillent avec précision, des morceaux de bois et des dalles de sol.

Un peu plus loin, nous rejoignons la chambre de Sissi, puis sa pièce à vivre dans lesquelles, outre le mobilier d’antan, se trouvent des gravures de ses enfants ainsi que de son mari : François Joseph 1er.

 

Après les appartements de l’impératrice, nous découvrons la grande salle de réception imposante et les nombreuses salles aménagées à la manière des XVIIIe et XIXe siècles.  La guide nous explique dans un Anglais parfait, les soubresauts de la vie de cette femme fortement appréciée par le peuple hongrois à qui elle le rendait bien.

La visite se poursuit dans une des autres ailes du bâtiment, dont une galerie qui comprend les portraits de tous les anciens résidents, avant de terminer par une séance d’achats souvenirs de goodies à l’effigie de Sissi, dont la vie a été mis en image dans la série de films éponymes interprétés par l’inoubliable Romy Schneider.

L’adresse du château est : Gödöllő, Grassalkovich-kastély 5852, 2100 Hongrie. La billetterie peut être jointe au : 0036 28 410 124.  Plus d’informations sont disponibles sur le site Internet officiel : https://kiralyikastely.hu/

 

Hollókő

Rejoindre le village de Hollókő, en provenance de Budapest, nécessite deux bonnes heures de circulation, au travers d’une autoroute tout d’abord, puis d’une petite route de campagne qui traverse de belles forêts, avant d’arriver à une bifurcation marquée par la présence dans une sorte de petit îlot de verdure, d’un aigle noir… ou du moins, d’un volatile qui y ressemble.

En arrivant dans le village, nous nous garons sur un grand parking qui mène vers un château en ruine et pouvons rejoindre l’église de cette ethno commune entièrement pavée et au charme indéniable, renforcé par la couleur blanche de ses vieilles maisons.  Hollókő restitue l’authenticité et les charmes du folklore d’antan grâce à ses 450 habitants qui les protègent encore en mettant son mode de vie rurale qui a progressivement disparu depuis la révolution agricole du 20ème siècle.

Véritable musée en plein air, Hollókő se compose d’ une cinquantaine d’habitations traditionnelles volontairement conservées et c’est grâce à son authenticité et à son état de conservation que le village a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. L’ensemble offre un témoignage saisissant sur le mode de vie des Paloczes, groupe culturel majoritaire dans la région avant la révolution industrielle.

L’histoire de Hollókő remonte au XIIIe siècle avec la construction du château sur le mont Szár à 365 mètres d’altitude. Le village très célèbre pour sa viticulture, se développa surtout vers les XVIIe et XVIIIe siècles. L’agglomération construite entièrement en bois et paille, fût détruite à de nombreuses reprises jusqu’en 1909 où se déclara l’incendie le plus grave de son histoire, incendie qui nécessita un remplacement des toitures en chaume par des bardeaux de tuiles.

Village le mieux conservé de la Hongrie et d’Europe centrale, Hollókő se dévoile au gré de nos avancées. Mais, à peine quelques mètres parcourus, un homme règle toute une série de cloches aux abords de l’église, afin de les faire sonner en harmonie. Un peu plus loin, deux femmes nettoient les rues avec deux vieux balais d’antan. L’église, en plus d’être sous la protection de l’UNESCO, est décorée de façon traditionnelle. Située en plein cœur du merveilleux hameau, elle dresse son clocher magnifique lui aussi couvert de pans de bois entre des maisonnettes d’un blanc contrastant.

Les charmantes rues piétonnes font partie de la beauté de ce village dans lequel nous nous sentons bien, entourés de musées, de monuments, de places d’histoire et de légendes.

Un petit tour dans un magasin qui propose des articles classiques et après avoir assisté au chant d’une chèvre qui pousse la voix à notre arrivée, nous découvrons au loin la forteresse de Szárhegy, massive et géométrique qui peut être rejointe après une marche de quelques minutes du centre où nous nous trouvons. Elle est entourée d’un beau parc et quelques ruines de chapelle et de bâtiments anciens.

En partie détruite au début du XVIIIe siècle, la forteresse reste l’un des châteaux les mieux conservés du Nord de la Hongrie. Le dernier étage permet de bénéficier d’une vue magnifique sur le paysage. La forteresse abrite un musée avec une collection d’objets précieux et d’ornements royaux.

En parlant de musées, il convient de préciser que le village en abrite plusieurs. Parmi les plus célèbres, nous pourrons citer : le musée du villageois qui permet de découvrir la vie des habitants qui y vivent, le musée de la poste qui présente le développement du réseau postal de Palócság, le musée Szatyingos qui détaille les modes de tissages de broderies et de crochets et le musée du bébé de Palóc qui comprend près de 200 grandes poupées en porcelaine magnifiques dans des costumes folkloriques colorés.

Dans la maison Guzsalyas, il est intéressant de découvrir à quoi ressemblaient les vêtements d’antan avec l’histoire et la fabrication des costumes folkloriques ; la maison du maître d’école à côté de l’église possède l’atmosphère d’une école centenaire.

Plusieurs sentiers pédagogiques autour du village présentent les valeurs naturelles, culturelles et historiques de la région.  Il est possible également de découvrir une main grandeur nature sculptée dans le bois, ainsi que d’autres spécificités locales. Mais, il est nécessaire de s’éloigner des sentiers battus pour en appréhender tout le potentiel.

Lac minier de Rudabanya

Trésor naturel, le lac minier de Rudabánya qui se trouve non loin du parc naturel d’Aggtelek s’est formé suite à la rencontre de deux parties d’une ancienne mine de minerai de fer. Ayant pour longueur 300 mètres et pour largeur 80 mètres, le lac qui est une propriété privée est entouré de forêts verdoyantes.

D’une beauté rare, le réservoir, dont les températures extérieures provoquent sa teinte particulière, tirant du turquoise au bleu plus foncé, lorsque les nuages sont de sortis, a une profondeur de 60 mètres. Malheureusement, il est interdit à la baignade et à la pêche et ne peut être admiré qu’avec les yeux.

 

La vallée de  Szalajka

Dans le massif du Bükk, au nord-est de la Hongrie, la vallée de Szalajka est une merveille naturelle du pays, constituée de paysages splendides, de cascades et de grottes exceptionnelless dont la petite cascade de Fátyol qui dévale 18 terrasses sur une longueur de 17 mètres.

Les sources de la vallée Szalajka sont des sources karstiques typiques, s’écoulant avec un débit extrêmement variable, qui remontent à la surface depuis une grotte calcaire. Il est possible de les découvrir en empruntant un petit train touristique ouvert seulement durant les périodes estivales d’été, mais c’est en indépendant, qu’elles dévoilent leur potentiel touristique.

Le petit train forestier part de la gare Fatelep, située à l’entrée de la vallée Szalajka. La voie ferrée est longue de 4,5 kilomètres et son terminus se trouve à la clairière Gloriette où se trouve la cascade Fátyol.

Le lac Felső, se trouve à l’extrémité de la vallée. Les randonneurs peuvent y rejoindre la grotte préhistorique du mont Istállós-kő.  Sur le chemin de retour, découvrir le musée forestier de plein air, merveilleusement rénové, permet de se familiariser avec le métier et la vie quotidienne des artisans forestiers.

Dans la vallée, la source Szikla permet d’admirer un site d’une beauté saisissante. De la source, rejoindre le lac Kis donne la possibilité de découvrir un fumoir de truites dans lequel, les propriétaires se feront un plaisir de partager leur savoir-faire.

Cascade de la vallée Ilona

A proximité de la petite ville de Paràd, dans le parc naturel Màtrai Tàjvédelmi Körzet, dans la région de Heves, la cascade Ilona se trouve au bout d’un sentier de près de 4 kilomètres, qui permet d’avoir accès à une flore verdoyante et abondante.

La cascade d’une hauteur de 10 mètres, qui dévoile tout son potentiel après une forte pluie, laisse émerger un mince filet d’eau qui se reflète sur une paroi abrupte. Sur le sol, des troncs d’arbre laissés à l’abandon dénotent un côté chaotique insistant sur la force naturelle du site.

Semblant être laissée à l’abandon, la cascade est en accès libre et il ne faut pas moins de deux heures pour la rejoindre, après une marche délicate, à plusieurs moments, souvent périlleuse et glissante.

 

Ravin de Ràm

Étroit canyon de 112 mètres de profondeur dans lequel s’écoule une petite rivière, datant de 15 millions d’années, le ravin de Ràm est situé à 45 kilomètres au Nord de Budapest entre Dömös et Dobogókő dans les montagnes de Visegrádi.

Atteignant à certains endroits, 35 mètres de profondeur, l’accès à la gorge qui a une origine volcanique se fait par un sentier de 7 kilomètres qui relie les deux points d’entrée possibles avec environ 1 kilomètre dans la gorge elle-même.

Destination de randonnée appréciée, puisqu’elle allie le spectaculaire et l’aventure, elle n’est cependant pas recommandée à tous, les conditions physiques exigées pour la parcourir étant nécessairement optimales. Les visiteurs devront ainsi, tour à tour, emprunter des échelles, grimper sur des rochers glissants et se maintenir en équilibre sur des hauteurs précaires.

Parc national de Hortobàgy

A un peu plus de 30 kilomètres de Debrecen, le parc national de Hortobàgy, grand de 80 000 hectares, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999 se compose de prairies, de pâturages, de steppes, de lœss, de forêts, de plaines alluviales, de bosquets, de marais et de lacs.

Le point de chute pour le découvrir est la ville du même nom, une petite bourgade tranquille dont le mode de vie rural authentique est la représentation même de la Hongrie traditionnelle.

Le parc qui peut se visiter sans guide étend ses plaines à perte de vue. La monotonie de ce paysage ambiant est seulement diversifiée par les kunhaloms, des monticules construits par des Coumans nomades arrivant de l’est, en tant que postes de garde ou lieux de sépulture.

Le Centre des visiteurs du Parc national de Hortobágy permet de choisir les activités pouvant être réalisées avec guides ou autorisations. Parmi elles, l’observation des buffles domestiques, la découverte des puits à balancier, ou la démonstration des « csikós », virtuoses du cheval.

Accessible par un autobus, le Parc animalier de Hortobágy-Malomháza, permettra d’observer de tout près : des pélicans, des chevaux sauvages, des loups, des vautours, des chats sauvages, des cerfs, des renards, des furets, des pygargues à queue blanche, des oies cendrées, des grandes aigrettes, des hérons cendrés, des grues ainsi que des cigognes noires et blanches. Situé aux abords du village de Hortobágy, le célèbre Pont des neuf arcs de 167 mètres de long est à ne pas manquer. Construit en 1833 grâce à près de 40 000 briques cuites, il permet de rejoindre l’auberge Hortobágy Csárda, et le Musée des bergers.

 

Debrecen

En arrivant dans Debrecen, nous traversons un faubourg assez étendu, avant de rejoindre le centre-ville, dans lequel nous nous garons aux abords d’un arrêt de tramway.

En l’espace de quelques minutes, nous découvrons la Grande Église de Debrecen, symbole du protestantisme en Hongrie. Ses façades de couleur jaune rayonnent et son style néoclassique impose ses caractéristiques iconiques. Construite au début du 19ème siècle, l’église attire nombre de visiteurs dont certains d’entre eux n’hésitent pas à grimper au sommet de la tour Ouest pour avoir une vue sublime sur la ville. Son intérieur est si grand qu’il est possible d’y placer près de 3000 sièges.

L’église se trouve sur la place Kossuth, la place centrale de la ville, mise en valeur grâce à une belle statue représentant une sorte de colombe sur laquelle sont projetés plusieurs jets d’eau.

Si la ville est connue pour sa spécialité : la saucisse de Debrecen, elle comporte également plusieurs musées renommés dont le musée Déri qui se trouve dans un bâtiment de style néobaroque et comporte nombre de collections importantes. Le musée a été conçu pour préserver et partager l’héritage culturel de la région et du monde.

Non loin du musée, la cathédrale catholique, qui abrite une exposition sur l’histoire de la religion permet de nourrir son intellect à défaut de sa foi, le bâtiment n’accueillant plus de croyants depuis plusieurs années.

Dans le cœur de la ville, le théâtre Csokonai, construit en 1865, est un véritable trésor architectural. Édifice de style romantique, il accueille nombre d’évènements dont des opéras parmi les plus courus du pays. Un peu plus loin, la statue de Lajos Kossuth permet de faire connaissance avec l’un des acteurs principaux de la révolution hongroise de 1848 contre le pouvoir autrichien.

D’autres monuments attirent également les visiteurs. Parmi eux, il conviendra de citer : la rose blanche de la révolution, le collège réformé, le Grand hôtel Aranybika et la petite église réformée.

La ville comprend également des thermes : les bains de Aquaticum, découpés en un spa à proprement parler et un parc aquatique.  Situé au cœur de la Grande Forêt de Debrecen, dans une salle en forme de dôme d’un diamètre de 66 mètres, l’installation est riche en végétation tropicale. Les thermes quant à eux sont plus consensuels et découpés en plusieurs bassins, certains ayant une eau à près de 40 degrés ; ils permettent de se détendre après une journée riche de visite de la deuxième ville du pays.

Gyula

Située entre Debrecen et Szeged, Gyula est une petite ville multiséculaire, du fait de ses 700 ans d’âge. Cité dynamique, puisque mettant en avant chaque année une multitude de foires qui jouissent d’une grande renommée, Gyula parvient ainsi à attirer nombre de touristes désireux de goûter ses deux spécialités culinaires uniques : la Gyulai Húskombinát, de la saucisse et du pâté de foie et le Gyulai Pálinka Manufaktúra, l’eau de vie locale.

Dans le CsabaPark, cet art culinaire est prôné comme un trésor. L’exposition présente le mode de confection des saucisses, et tous les jeux sont liés de près ou de loin à la fabrication de cette charcuterie locale. Bien entendu, au cœur d’un parc constitué de maisons en bois traditionnelles, déguster une de ces saucisses est une expérience à vivre irrémédiablement.

Si la ville possède un beau petit centre piéton et pavé, un centre permettant de rejoindre de nombreuses ruelles typiques dans lesquelles, de bons petits restaurants font l’apologie de leur savoir-faire, c’est sa grande forteresse gothique qui lui permet de rayonner et d’être un véritable aimant à visiteurs. Étant jadis l’une des trois forteresses imprenables de la Hongrie, elle fut construite en briques cuites sur place, à partir de l’argile des rivières Körös. Après 129 ans d’occupation turque, elle abrite aujourd’hui un musée qui présente l’histoire de la ville au travers de 24 salles dédiées. Grâce à des vastes pièces les visiteurs découvriront non seulement le mode de vie luxueux des seigneurs d’antan, mais également la vie quotidienne des domestiques et les secrets cachés du château.

Depuis la forteresse, il est possible de rejoindre les bains thermaux de la forteresse de Gyula et le parc aquatique « AquaPalota ». L’espace dédié au sauna et le centre de bien-être proposent nombre de divertissements dont une piscine à vagues, au milieu d’un parc naturel verdoyant. Depuis 1958, les thermes proposent à ses usagers 19 piscines dont l’eau jaunâtre-brunâtre qui les constituent sortent du sol pour certaines à près de 72 degrés Celsius.

Non loin du château, il convient de ne pas manquer le salon de thé centenaire de la ville, une véritable institution depuis 180 ans, aménagée entre les murs d’un bel immeuble bourgeois.

L’ancien atelier de pâtisserie fonctionne, en tant que musée de la pâtisserie et il est fort intéressant après avoir été bercés d’une lancinante odeur de gâteaux, de déguster ce véritable art à la hongroise.

Dans les musées à ne pas louper : la maison commémorative établie en hommage au peintre hongrois le plus connu : Munkácsy réunit 21 de ses tableaux originaux. Cet édifice de style classique ayant servi de point de collecte de lait ainsi que de siège de parti, permet, outre la collection Munkácsy, de découvrir la vie quotidienne de la noblesse et de la bourgeoisie du 19e siècle.

Szeged

Lorsque nous arrivons dans Szeged, tard dans la nuit, nous avons le temps de nous rendre dans un petit restaurant afin de manger un goulasch au bœuf réellement succulent. Une nuit de sommeil plus tard, c’est le matin même que nous prenons véritablement le pouls de la ville lorsque nous la découvrons.

Entourée de deux rivières, à la confluence du Maros et de la Tisza, la ville est à la croisée des cultures.

Ancienne capitale commerciale régionale ayant fait du sel, son or blanc, la ville est quasiment détruite en 1879 par des crues de la Tisza particulièrement violentes. Elle est alors reconstruite dans le style Austro-Hongrois encore reconnaissable aujourd’hui, un style qui se retrouve jusque dans l’agencement de ses rues : bien espacées.

Ville estudiantine qui comprend de nombreuses universités et par subséquence, un nombre considérable de bars et de restaurants, Szeged est la capitale culturelle du pays. En rejoignant son centre piéton en traversant le pont Belvarosi qui permet de lier les deux rives municipales, nous avons le temps de faire un arrêt au bâtiment qui abrite le musée Mora Ferenc, qui aborde l’histoire et les traditions de la ville. Son bâtiment blanc, facilement reconnaissable au travers de ses nombreuses colonnes représente à lui-seul l’influence austère des constructions de l’empire austro-hongrois.

Face à nous, l’église catholique Votive également connue sous le nom de Notre Dame des Hongrois : Magyarok Nagyasszonya dóm, qui émerge avec ses tours de 91 mètres de hauteur. Construite entre 1913 et 1930, elle surplombe la place centrale dégagée et circonscrite par un passage couvert qui expose moult statues de personnalités importantes du pays.

Une photo plus loin, avec en toile de fond l’église et le nom de la ville qui trône fièrement, nous rejoignons une petite place de laquelle nous rejoignons une statue fort mystérieuse. Plusieurs hommes portent un insecte géant et alors que d’autres statues sont présentes à ses côtés, nous n’avons d’yeux que pour elle, tant elle dérange autant qu’elle fascine.

L’église orthodoxe serbe St Nicolas située à quelques mètres de l’église Votive, permet de faire connaissance avec une autre facette religieuse de la ville.

En rejoignant la place Dugonic sur laquelle trône le siège de l’université de Szeged, nous sommes attirés par un musicien de rue, qui s’il ne possède pas un talent indéniable, mérite notre affection tant il met du cœur à l’ouvrage.

 

Pecs

Ville du Sud du pays, Pecs est célèbre pour son architecture distinguée et sa richesse culturelle au travers de ses nombreux musées et galeries d’exposition. Le musée Zsolnay expose toutes les formes de poteries du XIXe siècle alors que le musée Csontvàry présente les plus belles peintures de la Hongrie.  Le théâtre, au centre de plusieurs événements culturels importants, possède un vaste intérieur et des décorations royales.

Entourée de collines verdoyantes, la ville bénéficie d’un climat agréable toute l’année et sa proximité avec la Croatie et la Slovénie en font un carrefour intéressant pour la jeunesse étudiante, ce qui explique par ailleurs, la présence importante de bars festifs qui leur permet de bénéficier d’une vie nocturne riche. La ville est en outre à l’initiative de la fermeture des cadenas accrochés sur les ponts, coutume allégorique de la pérennité de l’Amour qui est parvenue à s’imposer sur la scène internationale.

D’un point de vue archéologique, la nécropole paléo-chrétienne classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000 est relativement bien conservée. Datant du IVe siècle, elle abrite des tombes, mais également des chapelles séculaires. Majoritairement chrétienne, la ville a aussi vécu l’occupation ottomane pendant quelques années au XVIe siècle. Il en résulte une multiplicité des lieux de cultes. La cathédrale construite au XIe siècle et ayant d’antan bénéficié d’une visite du pape Jean Paul II, entre styles classique et gothique, est un incontournable, de même que la mosquée Hassan Jakovali, joyau d’un art oriental apprécié. La tour circulaire construite au XVe siècle offre quant à elle des vues panoramiques sur la ville.

L’église mosquée de Pécs, encore connue sous le nom de l’église Notre-Dame-de-la-Chandeleur et construite entre 1543 à 1546 est de style ottoman et se situe au coeur de la ville. Autrefois mosquée de Gàzi Kàsim Pacha, elle dévoile des murs et des peintures uniques.