Hors Frontières

Hong Kong

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Hong Kong, officiellement Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine, est la plus grande et la plus peuplée des deux régions administratives spéciales (RAS) de la République populaire de Chine (RPC), l’autre étant Macao.

Elle compte environ sept millions d’habitants appelés Hongkongais pour une superficie de 1 104 km2.

Le dollar de Hong Kong est la monnaie de Hong Kong. Son symbole est HK$.

0 % des Hongkongais sont irréligieux, 35.3 % des Hongkongais sont taoïstes, confucianistes ou bouddhistes et 11.6 % chrétiens. Selon le gouvernement régional, il y a aussi des musulmans, des hindous, des sikhs et des juifs à Hong Kong.

Hong Kong est située sur la rive orientale de la rivière des perles, sur la côte sud de la Chine et elle est baignée par la mer de Chine méridionale.

La ville compte 20 500 résidents britanniques.

D’un point de vue historique,  le territoire de ce qui constitue aujourd’hui Hong Kong est resté hors de la plupart des événements majeurs de la Chine impériale pendant toute son histoire. Depuis les années 1830, l’île de Hong-Kong ne compte que 7500 personnes environs, essentiellement des pécheurs ou producteurs de charbon de bois. Mais la situation de l’île en fait un atout économique et stratégique, en effet elle est située devant le delta de la rivière des perles, donc à la sortie de canton, Seule ville de Chine autorisée au commerce avec les étrangers Le site permet aussi d’établir un port en eaux profondes, capable d’accueillir des navires à fort tirant d’eau, conformes au fret en gros volume. Pour cette raison, les Britanniques occupent l’île lors de la première guerre de l’opium, entre 1839 et 1842. Par le traité de Nankin, la Chine la cède officiellement, et pour toujours, au Royaume-Uni qui en fait une base stratégique pour le commerce en Extrême-Orient, la population a quasiment quadruplé. À l’issue de la seconde guerre de l’opium (1856-1860), le territoire de Hong Kong s’agrandit : la Chine donne la péninsule de Kowloon, située au nord de l’île (convention de Pékin, 1860). Conscient de l’intérêt d’autres pays européens dans cette région d’Asie, le Royaume-Uni cherche à agrandir sa colonie de Hong Kong. Il signe avec la Chine la « deuxième convention de Pékin », qui lui attribue un bail emphytéotique de 99 ans  sur des zones adjacentes à Kowloon et sur les îles adjacentes (nommées « Nouveaux territoires »). La croissance de Hong-Kong se poursuit, malgré une population dans l’ensemble très pauvre. Le pays va souffrir de l’occupation japonaise dès 1942, et la population va être divisée par deux (1.6 million avant, et 600000 après). Hong Kong connaît à partir des années 1960 un essor économique, celui-ci est d’abord fondé surtout sur le textile, puis, à partir des années 1970, la finance prend une place prépondérante. À partir de 1979, le président chinois Deng Xiaoping  entreprend d’ouvrir économiquement la Chine avec l’étranger. L’expérience se limite d’abord à des zones économiques spéciales, et parmi les premières zones à bénéficier de ces investissements, une connaît un développement spectaculaire, Shenzhen, située aux portes de Hong Kong. Par la suite, Hong-Kong devient alors un point stratégique pour les échanges avec la Chine : presque tous viennent de la colonie anglaise, ou tout au moins transitent par elle. Les Nouveaux Territoires ayant été loués pour 99 ans, ils sont revenus à la Chine au terme du bail en 1997. L’île de Hong Kong et la presqu’île de Kowloon, cédées à perpétuité au Royaume-Uni, auraient théoriquement pu rester anglaises, cependant l’aménagement du territoire tel qu’il était prévu rendait impossible un découpage de celui-ci, notamment en raison de l’implantation d’un aéroport ou encore de ligne de métro, c’est donc logiquement que le Royaume-Uni a restitué l’ensemble du territoire à la Chine par la déclaration commune sino britannique, signée le 19 décembre 1984, restitution qui devait être effective dès 1997. La République populaire, quant à elle, s’engageait à maintenir les systèmes économiques et législatifs ainsi que le mode de vie hongkongais pendant 50 ans. Fin 1997, Hong Kong fut touchée par la crise asiatique en effet, comme les autres pays asiatiques, elle fait face à un afflux massif de capitaux étrangers qui se retirent ensuite, déstabilisant la monnaie puis l’économie des pays.