Le guide ultime pour visiter Figari et la Corse du Sud

 

Alors que les températures estivales sur le territoire métropolitain nous obligent souvent à chercher le soleil ailleurs, prendre quelques jours de repos imprévus se révèle être une idée fort intéressante. Mais en cette période estivale où les infrastructures de transport moyen et long courrier sont souvent saturés et onéreuses, sans avoir envie de parcourir une trop grande distance, la Corse du Sud reste une destination idéale et facile d’accès avec la compagnie Aircorsica.

 

Un jour de juillet…Alors que la pluie continue de tomber et que les journaux télévisés font état chaque jour de problèmes toujours plus graves, nous avons besoin…de vacances.

En regardant sur Internet les destinations qui pourraient nous attirer, nous tombons par hasard sur un nom qui au travers de sa sémantique nous réconforte dès que nous l’entendons : Figari, un petit village de Corse du Sud.

La destination fleurie par excellence et accompagnée d’une aura légendaire émanant de chaque voyageur qui a fait l’effort de la découvrir nous correspond bien à ce moment précis. Destination peu éloignée, au coût abordable et ne nécessitant pas de devoir nous rendre dans un pays étranger. Et ce, quand bien même, affectueusement, la Corse pour les insulaires qui y vivent…n’étant pas la France…mais la Corse.

C’est décidé, nous décidons de plier bagages et de partir à Figari. Mais pour rejoindre ce lieu de villégiature, deux moyens s’offrent à nous :

  • Soit, de prendre notre véhicule, de rejoindre le Sud Est de la France, et de réserver un ferry, ce qui suppose un coût important de traversée, sans compter les temps d’attente à l’extérieur et sur le bateau. Puis de devoir ensuite rejoindre la Corse du Sud.
  • Soit, de réserver un vol et de réserver un véhicule sur place, ce qui améliore notre confort de voyage et restreint considérablement concomitamment coût et temps de trajet.

Notre choix est rapide. Nous décidons de réserver un vol. Dans le même temps, nous commençons à peaufiner notre planning de découverte. Pour ce faire, nous nous aidons de plusieurs sites Internet, dont le site officiel de la ville de Figari, qui nous présente tout ce dont nous avons besoin pour réussir notre séjour sur place en Corse du Sud.

 

Coucher de soleil sur la mer qui dévoile des couleurs magnifiques

Coucher de soleil sur la mer

I La réservation et le départ

Sur Internet, en cherchant sur plusieurs sites en ligne, nous tombons sur une offre fortement intéressante de la compagnie Air Corsica.  Nous décidons de procéder à la réservation et effectuons immédiatement le paiement afin de ne pas voir le prix des billets augmenter.

Une fois nos billets réservés, nous procédons à la réservation de la voiture de location, puis nous terminons par le blocage d’une chambre d’hôtel, la ville de Figari étant relativement bien dotée en infrastructure d’hébergement.

Le jour J, de bon matin, nous nous rendons à l’aéroport. Nous nous dirigeons au comptoir d’enregistrement et sommes accueillis par un employé de la compagnie qui nous gratifie d’un grand sourire, marquant ainsi le début réel de nos vacances. Nous déposons notre bagage en soute et rejoignons le hall d’embarquement, bondé en cette période de l’année.

II Le vol Air Corsica

Alors que nous asseyons confortablement dans l’avion, l’hôtesse effectue son tour de vérification afin de voir si nos ceintures sont bouclées, si nos tablettes et sièges sont relevés et si nos hublots sont ouverts. Des contrôles obligatoires qui sécurisent le vol mais qui nous paraissent en tant que voyageurs aguerris, rébarbatif.

Toujours aux aguets, l’hôtesse commence à exposer les consignes de sécurité, une sorte d’automatisme que nous sentons répétitif. Sans entrain, elle dévoile un peu à la manière d’un élève ayant appris sa leçon par cœur, la conduite à tenir durant un éventuel problème d’atterrissage forcé. Mais elle le fait avec le sourire, ce qui rend un peu plus attractif un exercice qu’elle reproduit par mimétisme plusieurs fois par jour.

Elle n’a même pas le temps de terminer son bachotage, que l’avion commence à avancer sur la piste, obligeant l’hôtesse à écourter sa présentation.

Une fois dans les airs, nous nous voyons remettre un petit encas, ainsi qu’un café. Le vol d’une durée d’1h20 se déroule sans encombre. Les places sont assez spacieuses et le personnel naviguant, toujours à notre écoute.

Nous n’avons même pas le temps de fermer les yeux que le pilote nous annonce l’atterrissage prochain qui s’effectue sans encombre.

Sur le tarmac, nous ressentons la chaleur de la Corse. Un soleil magnifique caresse notre peau et un léger vent frais nous apporte une climatisation naturelle non négligeable.

Avion de la compagnie Air Corsica en plein vol se dirigeant vers le village de Figari

Avion de la compagnie Air Corsica

III L’aéroport de Figari

L’aéroport de Figari, aéroport international se trouve sur le territoire de la commune depuis 1975. Il est géré par la chambre de commerce et d’industrie d’Ajaccio et de la Corse-du-Sud.

Chaque année, l’aéroport enregistre une augmentation de son trafic, ce qui le place parmi un des aéroports régionaux les plus importants du pays et plus précisément comme le 3ème aéroport de l’île en volume de passagers mais le 1er aéroport en tant qu’aviation d’affaires.   II est relié aux deux principales villes voisines, Porto-Vecchio et Bonifacio, ainsi qu’au village de Figari, par un service annuel de navettes. Figari Sud Corse dessert ainsi toute la région de l’Extrême-Sud de la Corse, de Solenzara à Sartène en passant par l’Alta Rocca.

L’aéroport Figari Sud Corse est quotidiennement et toute l’année, relié à Paris-Orly, Marseille et Nice par la compagnie régionale Aircorsica.  En saison estivale, de nouvelles lignes aériennes s’ajoutent telles que : Avignon, Berne, Bordeaux, Bruxelles, Dijon, Genève, Londres, Lille, Lyon, Nantes, Paris CDG, Mulhouse, Quimper, Rouen, Toulouse, la liste n’étant pas exhaustive.

C’est ainsi un petit aéroport à taille humaine que nous découvrons alors que nous patientons pour récupérer nos bagages en soute, avant de rejoindre le hall d’arrivée, dans lequel quelques petits commerces proposent des produits de premières nécessités. Mais nous n’avons pas le temps d’attendre et nous nous pressons afin de récupérer notre voiture de location que nous utiliserons toute la durée de notre séjour.

En effectuant nos premiers kilomètres, nous découvrons outre un réseau de transport résolument moderne, la verdure de l’île qui porte bien son nom. Accompagnés du chant des cigales dont le crissement porte lui aussi la mélodie d’un accent ensoleillé, nous entrons dans la commune de Figari qui est un excellent camp de base pour découvrir la Corse du Sud.

Lignes régulières, low cost ou charters permettant de rejoindre l'aéroport de Figari, troisième aéroport de la Corse

Lignes desservant l’aéroport de Figari

IV Que voir en Corse du Sud ?

A) Figari

Situé à 20 kilomètres de Bonifacio et 15 kilomètres de Porto-Vecchio, Figari est un petit village incontournable de la Corse du Sud. Au travers de ses petites rues authentiques, nichée dans un paysage montagnard parsemé de vignes, Figari possède un beau centre accueillant bordé de petits commerces qui ont fait la réputation de l’île de beauté.

A notre arrivée, après un vol de Toulouse à Figari, nous faisons la connaissance avec un petit marché dans lequel sont vendus des produits typiquement corses et duquel se dégage des effluves constitués de fromages prononcés et de charcuteries fumées artisanalement. Le marché se prolonge jusqu’à une belle église. Il faut dire que les bâtiments religieux ne manquent pas sur le village et plus communément sur le territoire, les Corses étant pieux. Parmi les églises de Figari, notons les plus remarquables d’entre elles : église Saint-François-d’Assise de Tarrabucceta, église Saint-Jean-Baptiste de Poggiale, église Saint-Joseph d’Ogliastrello, église de la Sainte-Immaculée-Conception de Figari, chapelle San Quilico de Montilati et chapelle Saint-Jean-Baptiste de Pruno.

Dans un petit café local, peuplé de gens du village, nous trouvons une petite place où nous commandons un jus de fruit frais. A une table, le verbe haut et l’accent fortement reconnaissable, un vieil homme conte ses aventures dans le maquis. Ses amis le mettent en doute, ce qui n’est pas pour lui déplaire, lui donnant ainsi l’occasion de hausser le ton afin que le maximum d’usagers l’entende. Un petit sport national de parler plus fort que son voisin, mais dans le respect de tous.

Au bout du hameau de Montilati se trouve une chapelle romane dédiée à San Quilico. Elle a été édifiée au XIIe siècle lors de l’occupation pisane. Elle est couverte d’un toit de teghje (lauzes).

 

B) Le lac de Talza

Parfois nommé lac de Ventilegne ou lac de Figari, le lac de Talza est un lac artificiel splendide. Entouré de petits sommets et d’une superficie de 68 hectares, le lac se situe à 42 mètres d’altitude environ et nécessite un peu de marche pour le rejoindre.

Possédant des couleurs somptueuses et alimenté par le petit fleuve côtier : « le Ventilegne » le lac est entouré par la Punta di u Mucchiu (252 mètres) et la Punta di Casgiu (259 mètres)Surplombé par le hameau éponyme, dépendant de la commune de Figari, il donne la possibilité aux visiteurs de découvrir un paysage typiquement corse, constitué de maquis et de monts érodés. Le site comprend également un barrage.

Avec de la chance, il est possible de faire la rencontre de bergers qui n’hésiteront pas avec bienveillance à s’arrêter pour discuter avec l’étranger qui aura fait l’effort de les saluer.

 

C) Porto-Vecchio

Avec ses 11 000 habitants, Porto-Vecchio est la troisième commune de Corse, mais une des plus touristiques, la ville étant bordée à l’est par la mer Tyrrhénienne, qui permet à de nombreux navires de faire escale dans son petit port de commerce.

Station balnéaire appréciée sur la côte Sud-Est de l’île pour la plage de Santa Giulia, la ville est dominée à l’Ouest par les reliefs de l’Ospedale et de la Cagna, qui sont le prolongement méridional extrême du massif du Monte Incudine. Son petit port exclusif entouré de petits restaurants servant une cuisine simple et locale permet aux visiteurs de découvrir une facette appréciée de la Corse sans extravagance.

Porto-Vecchio est aujourd’hui la plus grande agglomération de l’extrême Sud de la Corse, bien que la capitale historique en soit Bonifacio.

La ville, ancienne cité du sel, est entourée de nombreux marais salants laissés à l’abandon, qui produisaient environ 1 000 tonnes de sel par an et ont laissé sur le sol, de nombreuses croutes faisant un bruit inimitable lorsque le visiteur en parcourt l’immensité et les écrasent de ses pas lourds.

Hautement réputée pour les plages qui l’environnent : Cala Rossa, Palombaggia, Santa Giulia, la ville possède une citadelle construite par les Génois en 1539, comprenant cinq bastions et une porte génoise. Dans la ville, il est possible également de découvrir le phare de la Chiappa, qui donne l’occasion de parcourir un paysage côtier escarpé.

Dans le centre, constitué de belles petites places pavées, des maisons à l’architecture préservée égayent le visiteur dans une douceur et une quiétude typiquement locale. Nombre d’édifices religieux se trouvent au détour de petites ruelles : église paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Porto-Vecchio, église Saint-Joseph de Muratellu, chapelle de confrérie Sainte-Croix de Porto-Vecchio et chapelle Sainte-Marie de l’Ospedale.

Un peu excentré, la forêt et le barrage de l’Ospédale permettent d’effectuer de belles balades avec en prolongement les sites torréens d’Araghju, Turri, Ceccia, Tappa, Bruschicia.

Le moulin de Guardienna inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 29 juillet 1987 peut venir clore une découverte alternant le ludique et la didactique.

Côtes de Porto-Vecchio aperçues de la mer. Les pins corses sont facilement identifiables

Côtes de Porto-Vecchio aperçues de la mer

D) Bonifacio

Située à l’extrême Sud de la Corse, Bonifacio, d’une population de moins de 4000 habitants est avec sa citadelle, une ville historique. Elle possède un beau petit port surplombé par de grandes murailles établies au fait d’une falaise de calcaire englobée dans un cap Est long de 1 600 mètres et large de 100 mètres. En empruntant la Porte de Gênes percée dans les remparts, il est possible d’accéder au cœur de la ville en passant devant le Bastion de France. En longeant le quai jusqu’à la chapelle St Erasme, et en empruntant la montée jusqu’à la chapelle St Roch, les falaises de Bonifacio dévoilent leur spécificité et leur grandeur.

Une excursion en bateau permet de bénéficier sur la ville de Bonifacio, d'un point de vue unique.

Vue de Bonifacio par la mer

 

Le cœur de Bonifacio, outre ses petits commerces entrecoupés de bars et de restaurants, revêt tout son sens avec ses habitations mitoyennes qui comprennent pour nombre d’entre elles des silos à grain qui permettaient de stocker les denrées alimentaires en cas de conflit, la ville ayant été pensée pour faire face à tout type d’invasion.

La petite chapelle St Roch fut construite à l’endroit où fut retrouvée la dépouille de la dernière victime de l’épidémie de peste qui ravagea la ville au moyen âge.

Entre Bonifacio et Sartène, la randonnée du Lion de Roccappina reste un incontournable pour les amateurs de paysages splendides.

 

Après une excursion en bateau, vue de Bonifacio par la mer, avec ses hautes falaises de calcaire

Vue sur les falaises de Bonifacio

E) Le lac de Tolla

A 30 kilomètres d’Ajaccio, après une petite route de montagne constituée de virages abrupts, le lac de Tolla, lac artificiel à l’eau turquoise lorsque les conditions météorologiques sont favorables, dévoile, niché dans un paysage naturel, ses charmes.

Le lac est le prolongement des gorges de Prunelli et d’une superficie de 5 kilomètres carrés et il donne la possibilité d’effectuer de belles promenades, tout en étant adapté aux loisirs aquatiques.

 

F) Les cascades de Polischellu

Au Nord-Ouest des Aiguilles de Bavella, entre le col du même nom et le col de Larone, les  Cascades de Polischellu dévoilent une facette méconnue de la Corse en la présence de chutes d’eau de plusieurs mètres de hauteur, intégrées dans un décor verdoyant et ombragé.

Pour les rejoindre, il suffit simplement du col de Bavella, de prendre la Départementale 268 en direction de Sari-Solenzara. Après 9 kilomètres, un parking permet d’y garer son véhicule.

Au bout d’1 kilomètre de marche au cœur d’une forêt épaisse comprenant plusieurs piscines naturelles, les cascades au nombre de 3 se dévoilent.

Non loin du site, une curiosité naturelle offre aux visiteurs la possibilité de faire connaissance avec un monument végétal unique en la présence d’un grand chêne âgé de plus de 150 ans ayant poussé entre deux blocs de granites.

 

G) Le parc A Capulatta

Près d’Ajaccio, le parc A Cupulatta s’étend sur 2 hectares et permet aux visiteurs de découvrir plus de 170 espèces de tortues représentées par plus de 3000 animaux.

Les tortues en provenance des 5 continents sont ainsi préservées et peuvent se reproduire en toute sécurité. D’un coût de 13 euros, l’entrée pour adulte, le parc propose nombre d’expositions qui dévoilent la vie de ces animaux, pour certains d’entre eux, séculaires.

Tortue géante des Galapagos en train de manger de l'herbe.

Tortue des Galapagos

H) Les îles sanguinaires

Constituées d’un archipel de quatre petits îlots, les îles sanguinaires doivent leur nom aux reflets sanguins du soleil couchant sur les roches magmatiques dans la baie d’Ajaccio dans laquelle baignent les îles.

Les îles sauvages et magnifiquement préservées sont un véritable paradis pour nombre d’espèces animales et végétales protégées. L’île principale : Mezzu Mare est visitable et permet de découvrir outre une végétation abondante, un phare à l’architecture fort intéressante.

 

I) Les plages de Corse du Sud

Si nombre de villes côtières sont considérées comme balnéaires, la Corse du Sud regorge de plages plus ou moins naturelles, qui permettent outre la détente procurée, de s’adonner à des sports aquatiques : kitesurf, funboard, planche à voile, kayak de mer, Jet ski ou encore ski nautique.

En outre, les fonds marins de l’île de beauté renferment d’incroyables trésors à découvrir et des espèces aquatiques multicolores rares et précieuses. Les côtes du Sud sont si attractives qu’elles sont souvent détentrices du titre des plus belles plages de France. Il faut dire qu’avec une eau turquoise baignée par le soleil et une absence de vagues, elles bénéficient de conditions idéales pour accueillir des familles souhaitant profiter d’un décor idyllique sur fond de sable chaud.

Si certaines des plages sont situées le long des routes, d’autres sont nichées dans un véritable écrin naturel, préservé des hordes de touristes. Ainsi, parmi les plus renommées, il conviendra de citer :

– Les criques du golfe de Ventilègne
– La plage Sottane
– La plage de La Testa
– La plage de Cala d’Agulia à Belvédère-Campomoro
– La plage de  Mare E Sole à Pietrosella
– La plage de Lava à Alata
– La plage du Liamone à Casaglione
– La plage de Peru  à Cargèse

 

Petite plage non loin de Porto-Vechio, qui présente la tranquillité et la beauté des plages de Corse du Sud

Plage aux abords de Porto-Vechio

J) Les îles Lavezzi

Archipel de 23 îles, les îles Lavezzi se trouvent à 10 kilomètres au Sud-Est de Bonifacio et représentent le point le plus méridional de l’île.

Plusieurs possibilités sont offertes aux touristes qui souhaiteraient les découvrir ou les apercevoir : prendre une navette quotidienne, louer un bateau ou effectuer une excursion privée.

L’île Lavezzu en est l’île principale. Elle est desservie régulièrement par des navettes qui ont besoin de trente minutes pour en atteindre, depuis la Corse, la jetée. Elle possède de nombreuses criques entourant des plages de sable fin à l’eau cristalline : la Cala Lazarina, la plage d’Achiarina, la  plage de la Chiesa étant les plus appréciées. Le tour de l’île s’effectue en une heure et permet de rejoindre un phare construit après le naufrage de  la Sémillante en 1855 qui a coûté la vie à près de 800 marins, dont les tombes se trouvent dans les deux cimetières de l’île.

L’île de Cavallo est une des autres îles de l’archipel, et la seule à être habitée, principalement par des gens aisés qui y ont acheté des maisons, une fortune. L’île compte cependant un hôtel Spa de belle facture.

Les autres îles sont accessibles en bateaux privés et elles permettent de découvrir de belles grottes et des curiosités naturelles uniques, justifiant à elles seules le classement de l’archipel en réserve naturelle.

Petite crique au coeur de l'île Lavezzu, sur les îles Lavezzi

Iles Lavezzi

K) Les piscines de Solenzara

Petite station balnéaire située sur la Côte des Nacres à 40 kilomètres au Nord de Porto-Vecchio, Solenzara est le chantre des piscines naturelles dessinées par la rivière démarrant des Gorges de la Vacca qu’elle descend et y dessine un paysage découpé à la serpe et constituant des bassins aux couleurs vert émeraude.

Pour les rejoindre, de Solenzara, il convient de circuler sur la départementale 268 en direction du Col de Bavella et de s’arrêter sur le pont de Fiumicelli. Une petite marche de quelques mètres en une descente piquée permet de traverser une forêt de pins dans laquelle, les piscines sont éparpillées, semées dans une nature sauvage et préservée.

Dans un décor constitué de pins, les piscines de Solenzara attirent de nombreux visiteurs

Les piscines de Solenzara

L) Les aiguilles de Bavella

Les Aiguilles de Bavella sont des pointes rocheuses de granite rouge qui dominent une colline éponyme.  Situées en plein cœur du Parc Régional Naturel de Corse, à 10 kilomètres de Zonza, les Aiguilles de Bavella dominent le col de Bavella à 1218 mètres d’altitude, reliant l’Alta Rocca à la côte Orientale et à la côte Est de la Corse.

Le territoire se caractérise par de grands remparts rocheux allant du rouge le plus clair au gris le plus sombre, le tout entouré de pins laricio. Le site permet d’effectuer de belles randonnées : en direction d’U Tafonu di u Cumpuleddu, vers la Croix de Leccia, dans une variante alpine GR 20 ou jusqu’au refuge de Paliri, cette liste n’étant pas exhaustive.

 

M) Les cascades de Purcaraccia

Traversant les aiguilles de Bavella sur 5 kilomètres avant de se jeter dans la rivière Solenzara, la rivière de la Purcaraccia au travers du mouvement de l’eau sur les roches qu’elle traverse a créé sur des millions d’années de patience, de véritables bassins de rétention, devenus au fur et à mesure de véritables piscines naturelles aux abords desquelles, suivant le dénivelé, des cascades en parsèment les sommets.

Au fil du temps, les eaux de la Purcaraccia ont creusé un ravin au cœur des aiguilles de Bavella formant de magnifiques cascades et des piscines naturelles aux eaux cristallines.
La randonnée pour se rendre aux cascades de Purcaraccia dure 1 heure 30.  Le site, dont l’accès est gratuit est un incontournable de la Corse du Sud.

 

N) Ajaccio

A première vue, il peut être inintéressant de découvrir Ajaccio, plus grande ville de l’île avec ses 71 000 habitants. Mais, la ville qui a un centre d’attraction s’étendant sur 79 communes et 115 000 habitants, possède nombre de merveilles touristiques.

Tout d’abord, la ville est reconnaissable entre mille pour sa citadelle du XVIème siècle, œuvre du maréchal des Thermes qui fut construite entre 1554 et 1559. Inscrite aux monuments historiques, la citadelle entoure une grande partie du centre et reste un des incontournables de la ville.

En se baladant dans les rues du centre, il n’est pas rare de trouver des monuments commémoratifs de Napoléon : monument commémoratif de Napoléon 1er, monument commémoratif de Napoléon et de ses frères, musée de la Maison Bonaparte et chapelle impériale. Et ce parmi les nombreux autres monuments commémoratifs parsemant la ville : monument commémoratif du premier consul, monument du général Abbatucci, statue du commandant l’Herminier, monument commémoratif du cardinal Fesch et monument aux morts.

Dépendant du diocèse de la ville, la cathédrale Santa Maria Assunta dans laquelle  l’empereur a été baptisé est majestueuse. Elle est l’édifice religieux le plus important après l’église Saint-Roch de style néoclassique et le baptistère paléochrétien de Saint-Jean classé au titre des monuments historiques.

Si Ajaccio comprend nombre de places piétonnes qui permettent au travers de leurs restaurants et de leurs bars de dynamiser la vie locale, la vieille ville et le Borgu  typiquement méditerranéens avec leurs rues étroites et pittoresques sont la représentation même de l’ambiance festive qui règne dans le centre et qui donne envie aux visiteurs de découvrir un patrimoine civil important.  Le palais Fesch, musée des Beaux-Arts abrite quant à lui une très importante collection de peintures italiennes de la Renaissance et la bibliothèque municipale conserve de nombreux incunables des XVème et XVIème siècles.

Sur le cours Napoléon, le palais italien est le siège de la préfecture de Corse et le quartier dit « des Étrangers » comporte nombre d’anciens palaces, de villas et de bâtiments construits pour les hivernants anglais à la Belle époque. L’hôtel de ville mérite également une attention, tout comme le Cyrnos Palace sur le cours Grandval.

Un peu excentré, le phare des îles Sanguinaires appelé communément phare du golfe d’Ajaccio permet d’être rejoint après une belle promenade aux alentours de la ville.

Les côtes escarpées d'Ajaccio sont constituées d'une multitude de rochers érodés par le vent et le temps.

Côtes escarpées d’Ajaccio

O) Le village de Zonza

Village pittoresque et traditionnel de moins de 3000 habitants, Zonza aux rues bordées d’anciennes maisons en pierre vit au rythme du temps qui passe : lentement. Village semblant se trouver hors du présent, Zonza possède de nombreuses petites places dont les pierres qui en constituent le sol ont été posées avec minutie et pragmatisme.

Construite au 19ème siècle, l’église Santa Maria Assunta, de style néogothique, possède une porte sculptée et un haut clocher de pierre. Non loin, l’église Saint-Jean Baptiste inscrit à l’inventaire générale du patrimoine culturel mérite également d’être découverte.

Le musée de la résistance en Alta Rocca dans une des rues de Zonza conte l’histoire vécue par la Corse de 1936 à 1943  au travers de multiples expositions. Le monument aux morts est un des autres monuments civils que le visiteur peut découvrir dans le village.

Au détour d’un café, dans lequel se vit un pan de la culture local, il est agréable de découvrir un des châtaigner millénaires de la commune qui en recense plusieurs. La plage de Pinarello viendra parfaire la visite de ce petit territoire qui comprend à quelques kilomètres de route, une multitude d’endroits préservés et uniques : la cascade Piscia di Gallo, les piscines naturelles de Cavu, le village de Sainte Lucie de Tallano ainsi que le village de Corte.

 

P) Sartène

Localisé au Sud-Ouest de l’île, à une quinzaine kilomètres de Propriano, Sartène est un petit village de 3248 habitants niché dans des paysages constitués de montagnes et de lacs. Par ailleurs, le village en pente offre de beaux panoramas au travers de son architecture topologique.

Construit sur plusieurs blocs rocheux, autour de la belle église Sainte-Marie dans laquelle sont exposés la croix et la chaîne du pénitent du Catenacciu, le village qui comporte un centre semi-piéton semble être une continuité de la montagne sur laquelle il semble posé.  L’échauguette et les remparts attenants s’observant de loin.

L’entrée dans Sartène s’effectue par le pont de la Scaledda, au pied de la vieille ville, dont la place de la libération en est le cœur. La place est dominée par l’hôtel de ville, majestueux, qui surplombe le quartier Manichedda.

A une encablure de la place, le quartier Pietraggio permet d’effectuer un bond dans le temps. Les vieilles maisons accolées les unes aux autres par des arcades ont su garder leur charme d’antan.

La ville possède également un musée et permet de rejoindre l’alignement des statues menhirs sur le plateau de Cauria comprenant le dolmen de Fontanaccia ainsi que les alignements de Stantari et du Renaju. Ces alignements de statues-menhirs sont classés au titre des Monuments historiques. A 22 kilomètres de Sartène, le pont de Spina Cavallu sur le Rizzanèse classé également au titre des monuments historiques vaut le détour.

 

Q) Les calanques de Piana

Merveilles naturelles classées au patrimoine mondial de l’Unesco, les calanques de Piana se trouvent à mi-chemin entre Ajaccio et Calvi.

Observables de la route ou en bateau, elles se présentent sous la forme d’un petit chaînon montagneux constituées de roches magmatiques de couleur ocre. Leurs pics acérés semblent perforer le ciel et le site permet la tenue de belles randonnées.

Paysage Corse constitué de hautes falaises de calcaires, typiques de Corse du Sud

Paysages corses

Conclusion

Si la Corse du Sud présente des merveilles architecturales et naturelles uniques, le visiteur épicurien ne sera pas en reste, puisque parsemée de vignoble, le territoire saura séduire les amateurs de bons vins accompagnant des charcuteries traditionnelles au goût prononcé ainsi que des fromages de caractère.

Si les routes sont souvent abruptes, elles permettent de voir des paysages partagés entre les maquis et les forêts de pins massifs offrant des vues incroyables sur la côte et sur les plages en contrebas.  Partagé entre sports aquatiques et randonnées, tout visiteur ne pourra qu’être comblé de découvrir la beauté de l’île qui en porte le nom.

Ainsi, la commune de Figari saura offrir à tous les visiteurs, un emplacement idéal pour découvrir ce territoire. En outre, idéalement placé aux abords de l’aéroport et à taille humaine, il saura satisfaire tous les voyageurs en leur offrant des conditions idéales pour vivre un séjour inoubliable.