J’ai testé le service Air Indemnité après le retard d’un vol…et ça marche !

 

Car les retards, les annulations de vol, les surbookings et les refus d’embarquement sont une véritable plaie pour les voyageurs, le Parlement européen a prévu en 2004 le versement automatique et généralisé d’une indemnité pouvant aller en fonction de la distance parcourue et du préjudice causé par les manquements éventuels des compagnies, de 250 à 600 euros.

 

Pour découvrir l’ensemble des droits des usagers face aux retards des compagnies aériennes, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/les-droits-des-usagers-face-aux-compagnies-aeriennes-en-cas-de-retard/

Pour découvrir l’ensemble des droits des usagers face aux annulations de vol, aux surbookings et aux refus d’embarquement, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/annulation-de-vol-surbooking-ou-refus-dembarquement/

 

Le montant prévu du versement de l’indemnité dépend de la distance du vol et du retard constaté à l’arrivée. Ainsi :

  • L’indemnisation est de 250 euros si la distance du vol est inférieure à 1500 km et le retard de trois heures ;
  • L’indemnisation est de 400 euros si la distance du vol est comprise entre 1500 et 3500 km et le retard de trois heures ;
  • L’indemnisation est de 400 euros si la distance du vol est supérieure à 3500 km pour tous les vols intracommunautaires (vol dans l’Union Européenne et vers les Départements d’Outre-Mer français et européens) et le retard de trois heures ;
  • L’indemnisation est de 600 euros si la distance du vol est supérieure 3500 km et le retard de quatre heures;
  • L’indemnisation est de 300 euros si la distance du vol est supérieure 3500 km et le retard compris entre trois et quatre heures.

En ce qui concerne l’annulation, le surbooking, le refus d’embarquement, le montant prévu du versement de l’indemnité dépend de la distance du vol. Ainsi :

  • L’indemnisation est de 250 euros si la distance du vol est inférieure à 1500 km ;
  • L’indemnisation est de 400 euros si la distance du vol est comprise entre 1500 et 3500 km ;
  • L’indemnisation est de 400 euros si la distance du vol est supérieure à 3500 km pour tous les vols intracommunautaires (vol dans l’Union Européenne et vers les Départements d’Outre-Mer français et européens) ;
  • L’indemnisation est de 600 euros si la distance du vol est supérieure 3500 km.
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Récupérer une indemnité : un véritable parcours du combattant

Malheureusement, toutes les lois et règlements du monde ne pourront pas effacer la mauvaise foi. L’adage : « Personne n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre » oblige les voyageurs qui se trouvent dans leur bon droit à hausser le ton pour bénéficier de la stricte application de la loi.

Et bien souvent, même en s’égosillant le plus possible, les compagnies aériennes, ou du moins certaines d’entre elles refusent tout compromis et tout versement d’indemnités, quand bien même la responsabilité d’un retard ou d’une annulation leur incombe. Ainsi, elles ne donnent pas suite aux réclamations des passagers, alors que d’autres leur offrent parfois des bons de réduction dont la valeur est bien inférieure à celle de la compensation prévue tout en leur demandant de signer des documents de renonciation à toute réclamation ultérieure. Les compagnies aériennes s’appuient ainsi sur la méconnaissance du Règlement européen et sur l’effet dissuasif d’une procédure compliquée et longue envers des voyageurs qui ne sont pas au fait de la législation en vigueur.

De nombreux passagers se sont ainsi vu opposer une fin de non-recevoir quant au versement de l’indemnité à laquelle ils avaient droits. Pour ce faire, tous les moyens sont bons : leur service après-vente de la compagnie aérienne est joignable à un tarif téléphonique inabordable, aucune réponse aux emails, aux courriers divers. Les mois passent et face à un mur infranchissable et alors que les dépenses inhérentes aux communications s’élèvent déjà au montant de l’indemnité pouvant être perçue, les passagers qui ont entre-temps usé de tout leur pouvoir sur les réseaux sociaux pour se plaindre, oublient progressivement cette idée de percevoir la somme due. La colère laisse place à la résignation. L’abandon devient la solution la plus facile, rapidement remplacée par l’oubli.

Les compagnies aériennes comptent ainsi sur cette lassitude pour parvenir à ne pas payer des sommes, qui si elles étaient toutes réclamées, entraîneraient des manques à gagner de plusieurs centaines de millions d’euros par an. Une hérésie pour les actionnaires, mais au détriment de l’application de la loi.

air indemnite

Air Indemnité, une société spécialisée dans le recouvrement des indemnités

Afin de pouvoir palier ces déconvenues liées à la récupération des indemnités, de nombreuses sociétés se sont placées sur le marché. Ces sociétés qui ont l’habitude de contacter les compagnies aériennes possèdent le savoir-faire nécessaire pour réclamer et obtenir le versement de l’indemnisation.

Air Indemnité, une société française basée à Boulogne-Billancourt est le leader français des services d’indemnisation des passagers aériens.
Elle est joignable au 01 85 32 16 28 (numéro uniquement disponible pour les personnes ayant déjà un dossier en cours) ou sur leur site Internet : https://www.air-indemnite.com

Depuis 2014, la sociétéAir indemnité propose aux voyageurs victimes d’annulation de vol, de retard, de correspondance manquée ou de surbooking ou de refus d’embarquement de les accompagner dans leur processus de réclamation et d’accroître leur chance d’indemnisation en France et à l’international. En 2017, l’entreprise a répondu à plus de 100 000 demandes d’assistance et prévoit une hausse de 100% des demandes de réclamation pour 2018, équivalant à un montant d’indemnité s’élevant à 20 millions d’euros. Air indemnité obtient gain de cause dans 90% des cas. Air indemnité est composée d’une cinquantaine de personnes expertes en juridique et engagées aux côtés des clients, toutes désireuses d’apporter leur savoir-faire avec une approche personnalisée.

Une petite précision, Air indemnité ne s’occupe que de la récupération des indemnités dues et non des préjudices éventuels et collatéraux causés par les manquements éventuels de la compagnie.

Le dépôt du dossier est totalement gratuit. Une fois le dossier dûment complété et validé, les experts de la société entament les démarches au nom des clients. En cas de succès et uniquement en tant que tel, une commission de 30 % TTC sera prélevée sur les sommes recouvrées.

  • Si l’indemnité est de 250€, le passager percevra 175€.
  • Si l’indemnité est de 400€, le passager percevra 280€.
  • Si l’indemnité est de 600€, le passager percevra 420€.

Si la phase amiable ne peut aboutir, la société Air Indemnité peut déclencher une procédure judiciaire à l’encontre de la compagnie. Dans ce cas et avec accord du client, la commission passera à 50 % au lieu des 30% prélevés lors d’une procédure lambda. Il faut cependant noter que la procédure judiciaire est une procédure assez onéreuse et que le client n’aura pas à verser un centime pour la mener à terme, le montant total étant déduit uniquement de la commission versée et recouvrée.

J’ai testé le service Air Indemnité

En décembre 2017, alors que nous nous apprêtons à prendre un vol Fort de France en Martinique vers Orly avec la compagnie Air Caraïbes, nous apprenons que suite à un problème technique, un retard de près de 2 heures aurait lieu. Malheureusement, 2 heures plus tard, le vol est à nouveau retardé de près de 3 heures supplémentaires, soit en tout, près de 5 heures de retard.

En parvenant malgré tout à rentrer en France, le lendemain, je contacte par mail le service client de la compagnie en leur mentionnant le règlement me donnant droit à une indemnité de 400 euros par ticket. Je leur envoie plusieurs pièces justificatives : cartes d’identité des passagers et tickets électroniques.

Quatre jours plus tard, la compagnie accède à ma demande et m’envoie par mail :

 

« Monsieur,

Nous vous remercions d’avoir contacté le service Relations Clientèle d’Air Caraïbes et vous présentons nos excuses pour les désagréments rencontrés suite au retard de votre vol.

Nous vous proposons, à titre de compensation, un avoir de 400€ par personne valable un an à partir de la date d’émission, lors de l’achat d’un billet sur nos lignes, auprès de nos points de vente Air Caraïbes (agences et comptoirs Air Caraïbes) ou de notre service de vente à distance au numéro suivant : 0820 835 835 ou de votre agence de voyages habituelle. Nous vous adresserons les références dans les jours qui suivent. 

Nous espérons que vous tiendrez compte du caractère exceptionnel de cette situation et avoir le plaisir de vous accueillir très prochainement à bord des vols Air Caraïbes »

 

Le pire dans cette situation est que la prise de cet avion résultait déjà d’un bon d’échange de 600 euros que j’avais reçu l’année précédente suite à un retard de mon vol Port-au-Prince (Haïti) vers Paris, bon d’échange que je n’étais pas parvenu à échanger contre un remboursement en bonne et due forme.

En agissant de la sorte et en acceptant de verser un bon d’échange, la compagnie aérienne optimise le versement des indemnités en faisant en sorte que le passager voyage à nouveau dans ses avions. Néanmoins, cette manière de procéder est illégale dans le sens où le bon d’échange doit être accepté par écrit par les voyageurs lésés.

Recevoir un bon d’échange me posait problème dans le sens où il limitait mes futurs déplacements. Déjà, je n’avais plus l’intention de retourner dans les Caraïbes et même si j’avais souhaité retourner dans les Caraïbes, le nombre de vol restrictif vers les éventuelles destinations de mon choix me posait problème. En outre, la date de validité d’un an du bon d’échange m’obligeait à partir dans l’année sous peine de le perdre (un souhait certain de la compagnie en limitant dans le temps ces bons d’échange).

C’est alors que dans un salon professionnel des écrivains de voyage, j’entendis parler de cette société Air indemnité et des situations miraculeuses qu’elle était parvenue à résoudre.

Au travers du calculateur d’indemnité de la société, j’apprends en entrant mon numéro de vol ainsi que la date de voyage que l’indemnité à laquelle j’ai droit est de 400 euros, correspondant à un retard de plus de trois heures pour un vol intracommunautaire.Air indemnité me demande d’envoyer par mail plusieurs documents : copie des passeport, tickets électroniques, procurations en faveur deAir indemnité, bons d’échange (dans notre cas) et coupon des tickets d’embarquement.

Malheureusement, je ne possède plus mon ticket d’embarquement. J’explique la situation à Air indemnité; la société me rétorque qu’étant donné que je possède le bon d’échange, les juristes pourront faire avec ; Air indemnité m’explique également que pour avoir une chance de récupérer les indemnités éventuelles, il faut bien conserver les coupons des tickets d’embarquement, hypothétiquement les tickets de dépôt des bagages.

Nous sommes appelés le lendemain par un juriste de la société  Air indemnité qui se propose de répondre à toutes nos questions éventuelles. Nous sommes soulagés d’être accompagnés de manière si professionnelle dans ces démarches.

Plusieurs jours plus tard, Air indemnité nous envoie un mail nous demandant de signer une attestation d’abandon des poursuites personnelles envers Air Caraïbes étant donné qu’Air indemnité s’en charge pour moi.

Tout au long de la procédure, Air indemnité m’envoie par mail des informations concernant l’évolution de mon dossier. Un délai de deux mois est nécessaire pour que la société obtienne le remboursement (versé ensuite dans les sept jours sur compte bancaire). Un service ainsi optimisé pour des démarches pouvant devenir complexes.

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En conclusion

Il est vrai que toutes ces démarches peuvent être entreprises par les passagers ; néanmoins, face à une compagnie aérienne, un seul individu, qui plus est, s’il ne travaille pas dans le droit n’aura que peu de poids. Travailler avec des sociétés comme Air Indemnité permet d’optimiser ses chances de réussite en toute sérénité.

Après certains pourront se dire que le versement de 30% de commission pour récupérer une indemnité due est peu légitime alors qu’ils peuvent entreprendre les démarches de manière personnelle. Certes, mais avec de grandes chances de ne pas les voir aboutir. Récupérer ainsi 70 % de son indemnité sans effort vaut mieux que d’obtenir 0% d’une totalité dont ils ne verront jamais la couleur.