La Pologne, un pays moderne respectueux de ses traditions

Pays catholique à la population très pieuse, la Pologne qui possède un coût de la vie grandement inférieur aux grandes puissances occidentales, nous a accueillis pour la troisième fois et nous a permis de découvrir avec intérêt ses richesses culturelles et cultuelles. Durant plusieurs jours, nous avons pu nous plonger dans la vie locale et voir à quel point, ce pays représentait un véritable attrait touristique, tant au niveau de sa population que de son art de vivre.

 

Pays d’Europe centrale ayant une superficie de 312 679 km2 et ayant une population de près de 40 millions de personnes, la Pologne est un état frontalier de l’Allemagne à l’ouest, de la république Tchèque au sud-ouest, de la Slovaquie au sud, de l’Ukraine à l’est-sud-est, de la Biélorussie à l’est-nord-est, et de l’enclave russe de Kaliningrad et de la Lituanie au nord-est.

Divisée en voïvodies, elles-mêmes subdivisées en districts (powiat) et en communes (gmina), la Pologne est une république parlementaire qui a pour monnaie nationale : « le złoty » Plus précisément, la Pologne est divisée en 16 voïvodies, 379 districts (dont 65 villes au statut de district) et 2 478 communes. Le pays est membre de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004, du Conseil de l’Europe, du groupe de Visegrád, de l’Organisation mondiale du commerce et de l’Organisation des Nations unies.

Le territoire polonais est dominé par la plaine d’Europe du Nord, les massifs des Carpates et des Sudètes au sud, alors que la mer Baltique constitue une de ses frontières naturelles au nord. À l’ouest, la frontière avec l’Allemagne est fixée sur les fleuves Oder et Nysa.

Riche de ses traditions ancrées dans les moeurs, nous y avons passé pour notre troisième séjour dans le pays, près d’une semaine, à la découverte de ses trésors. Nous avons pu constater à quel point la Pologne, depuis plusieurs années avait engagé de nombreuses réformes de ses infrastructures pour devenir aujourd’hui, un pays développé sur lequel le monde doit compter.

En outre, le peuple, très pieux, n’a pas perdu de son accueil et de sa générosité. Si la langue polonaise reste compliquée, du fait de son utilisation géographique internationale restreinte, les Polonais qui forment une diaspora européenne importante parviennent toujours à se faire comprendre.

Les prix quotidiens, s’ils ont eu tendance à augmenter depuis une dizaine d’années restent relativement accessibles et dans de nombreux domaines de la vie courante, il faudra compter par rapport à la France, une bonne réduction de 50 %, que ce soit dans les restaurants, les hôtels ou les achats divers.

Nous vous présentons au sein de cet article, les incontournables que vous ne devez pas manquer si vous décider vous aussi de bénéficier d’une haute dose d’humanité dans un pays qui nous a apporté tant d’émotions qu’il nous fut difficile de le quitter.

Pour découvrir de manière plus complète, notre séjour en Pologne, je vous invite à consulter notre récit de voyage complet, qui sur près de 1700 photos chronologiques et explicatives, vous présentera de manière factuelle son vrai visage : https://hors-frontieres.fr/pologne-le-grand-tour-du-pays-recit-de-voyage/

Pour découvrir notre ancien périple dans le pays, je vous invite également à vous rendre sur le lien suivant https://hors-frontieres.fr/recit-de-voyage-pologne/ et sur le lien : https://hors-frontieres.fr/recit-de-voyage-pologne-auschwitz-birkenau/

Wroclaw

En entrant dans cette ville de 633 000 habitants, soit la quatrième de la Pologne en termes de population, nous nous attendons à en prendre plein les yeux, tant elle la ville est célèbre pour en être une des incontournables à ne pas louper dans le pays.

Située au sud des « monts des Chats » au nord des Sudètes, la ville est traversée par le fleuve Oder, qui se divise en plusieurs bras et en quatre de ses affluents : la Bystrzyca, l’Oława, la Ślęza et la Widawa, créant naturellement 12 îles enjambées par plus de 120 ponts, ce qui lui vaut le surnom de : « Venise polonaise »

Mais avant de rejoindre son centre, nous effectuons un arrêt devant l’œuvre d’Andrzej Jarodski, commandé par la ville en mémoire des victimes du nazisme : « le train vers le paradis »

Au cœur d’un petit monticule herbeux, cette locomotive à vapeur d’une longueur de 30 mètres pour un poids de 80 tonnes, montée sur ses rails et dirigée vers le ciel dérange autant qu’elle fascine, le spectateur prolongeant cette découverte par l’imaginaire et les bruitages de gare qui naissent dans son esprit.

Pour rejoindre le centre, après 10 minutes de route, nous nous garons aux abords de l’université de la ville, un bâtiment d’inspiration gothique qui au travers de sa façade en brique rouge et de son toit en ardoise, dénote dans un univers urbain moderne.

En empruntant le : « Zaulek Solny » lieu de convergence des artistes de la ville, nous tombons nez à nez avec une représentation artistique de Vladimir Poutine, grimé en Adolph Hitler, résultante de son agression de l’Ukraine par la Russie qu’il préside. Nous faisons également connaissance avec un de nos premiers nains, des petites statues au nombre de 300 et dispersées dans toute la ville.

Nous arrivons aux abords de la place Solny, appelée également : « le Salt market square » sur laquelle, de nombreux fleuristes proposent leur composition. La place comporte une belle fontaine en son centre et trois jeunes enfants n’hésitent pas à y plonger la tête pour s’y rafraîchir. Précisons que la température extérieure n’est que de 15 degrés en de début d’année.

De la fontaine, nous rejoignons la place du marché, bordée de maisons de ville élégantes colorées et sur laquelle se trouve une fontaine moderne, s’étendant sur plusieurs mètres. Sur la place se dresse aussi l’ancien hôtel de ville gothique renommé pour sa grande horloge astronomique. À proximité, un peu comme la Joconde pour le Louvre, le Panorama de Racławice, une fresque illustrant la bataille de 1794 pour l’indépendance attire nombre de visiteurs.

Lorsque nous arrivons sur cette place du marché qui s’étend sur plusieurs pâtés de maison, nous assistons à la frénésie d’enfants, amusés par un clown de rue qui grâce à des cordes enroulées créé des bulles de savon aussi grosses que des ballons.

Non loin, la : « Jatki » une rue artisanale comprend nombre de sculptures. Nous en profitons pour visiter la basilique Sainte-Élisabeth, un sanctuaire catholique dont la flèche de style gothique du XIVᵉ siècle, mesure après avoir été reconstruite, près de 91 mètres de hauteur. En entrant à l’intérieur, outre un autel dévoilant une symbiose de couleurs, le tout encadré par du beau bois omniprésent, une statue de Jean Paul II attire notre regard. L’ancien pape polonais, qui a tant contribué au développement de son pays est représenté placidement, le regard empli de quiétude et de bienveillance.

A l’extérieur, et alors que le pont des pénitents sur l’église Marie Madeleine se laisse découvrir, un joueur d’accordéon ukrainien commence à entonner un chant patriotique, bientôt repris en chœur par des spectateurs, qui au travers de leur initiative l’intensifie.

En effectuant le tour de la place et après avoir appris l’existence d’un marché couvert au sein d’un bâtiment classique du XXe siècle et croisé un percussionniste talentueux, qui grâce à des seaux parvient à créer une mélodie rythmée envoutante, nous découvrons un artiste de rue perché sur des échasses qui donne à l’ancien hôtel de ville qu’il devance, ses notes de noblesse.

Il nous faut prendre notre véhicule pour rejoindre après avoir effectué un petit arrêt au Palais de la ville, un autre quartier et apercevoir l’opéra historique, qui se trouve face à une belle petite église : « la Parafia Bozego Ciala we Wroclawiu » qui surplombe une statue. Le Wroclaw comedy theatre se trouve à proximité, tout comme un grand parc apprécié des touristes et des locaux.

Il nous faut arpenter un peu l’avenue pour nous retrouver devant l’œuvre majeure de la ville : « The Passage » une œuvre artistique découpées en deux parties.

L’œuvre, une des plus appréciées du pays, est constituée de 14 personnes réalistes qui s’enfoncent dans le sol d’un côté de la rue Swidnicka et réapparaissent de l’autre côté.  La sculpture envoutante, appelée : « Przejście » fut créée par l’artiste Jerzy Kalina, en l’honneur des citoyens tués ou portés disparus pendant la période de la loi martiale en Pologne dans les années 1980.

Le monument en bronze a été installé en décembre 2005 et représente des citoyens divisés en parties égales de chaque côté de la rue, de sorte à provoquer chez le visiteur, un sentiment étrange de sentir une présence devenue par le biais du temps qui passe, familière.

Pour rejoindre le hall du centenaire, une salle des congrès qui se trouve intégré dans un parc moderne un peu excentré dans la ville, nous empruntons le pont Grunwaldzki et faisons un arrêt à la Jana Chrzciciela cathédrale Saint Jean baptiste sur la place Katedralny. La cathédrale imposante se trouve à proximité de la Brama kluskowa, une porte historique et de la collégiale de la Sainte-Croix et de Saint-Barthélemy, une église gothique en brique de deux étages.

 

Église de la paix de Javor

Située dans la région de la Basse Silésie, au sud-ouest de la Pologne, à 60 kilomètres de la frontière tchèque et à 100 kilomètres de la frontière allemande, non loin de la ville de Wroclaw, l’église de la paix de Javor est une œuvre remarquable consacrée au culte luthérien dont la construction remonte au milieu du XVIIIe siècle, juste après la guerre de Trente Ans qui ravagea une grande partie de l’Europe.

Inscrite en 2001 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, l’église de la paix, temple évangélique construit par des protestants silésiens est longue de 43,5 mètres, large de 14 mètres et haute de 15,7 mètres. Sa superficie est d’environ 1 180 m2 et elle peut accueillir 5 500 personnes.

Intégrée dans un petit parc boisé, outre son côté majestueux qui émerge d’une verdure travaillée, son intérieur est si riche qu’il est impossible de le découvrir en profondeur, tant les peintures, œuvres de Georges Flegel, réalisées au cours de la décennie 1671-1681 dépassent les deux cents gravures d’inspiration biblique. La chaire de 1670 est l’œuvre de Matthieu Knote en partie. L’autel, de Martin Schneider, date quant à lui de 1672.

L’orgue a été remplacé au cours des années 1855-1856 par un nouvel instrument, d’Adolphe Alexandre Lummert, de Breslau. En 1899, 1937, 2002 et 2005, il a été restauré. Le clocher a été ajouté au début du XVIIIe siècle après la Convention d’Altranstädt.

Lorsque nous entrons à l’intérieur de l’église, nous sommes immédiatement subjugués par la beauté des lieux et la ferveur des fidèles, qui rassemblés autour d’un prêtre, nous accueillent avec le sourire.

L’église est un véritable joyau intégré dans la ville de Javor, aussi connue comme la cité du pain. Malheureusement, la communauté protestante de la ville ne comptant plus que 40 personnes, l’église est entretenue avec le soutien financier de l’Allemagne.

 

Église de la paix de Swidnica

Couplée à l’église de Javor, l’église évangélique de la Paix de Swidnica, connue également sous le nom de Sainte trinité, fut construite vers le milieu du XVIIe siècle en vertu du traité de Westphalie (1648), dans lequel l’empereur d’Autriche permit aux évangéliques de Basse-Silèsie d’ériger plusieurs temples de la paix en symbole de la cessation des conflits religieux.

Intégrée également dans un beau parc boisé, l’église à colombages en style baroque, restaurée en 1992 grâce au concours de l’Allemagne, qui présente un peu plus de reliefs que sa consœur de Javor dénote un côté flamboyant et original dans une ville dynamique au centre historique multiséculaire. Son clocher reconnaissable entre mille a été édifié en 1708.

Après avoir payé les quelques euros de droits d’entrée, nous découvrons un intérieur constitué d’un hall central pouvant contenir 7000 personnes dont 3000 assises.

Alors que dans les haut-parleurs, résonnent des explications en Allemand, afin d’être comprises du groupe germanique présent autour d’un guide du secteur, nous découvrons le splendide autel et le jubé en bois du XVIIIe siècle, ainsi que plusieurs sculptures et tableaux peints par Christoph Kakicki et Christian Süßenbach. La chaire de 1729 est remarquable et l’autel datant de 1732 sont l’œuvre de Gottfried August Hoffman.

Cette église se voit dotée d’un orgue, encore aujourd’hui réputé, construit de 1666 à 1669 par le facteur d’orgues Christoph Klose et de fonts baptismaux réalisés par Pancratius Werner, d’Hirschberg.

 

Château Ksiaz Piastów Śląskich

A quelques kilomètres de Javor, situé rue Piastów Śląskich 1, à Wałbrzych, le Château Ksiaz Piastów Śląskich construit au XIIIe siècle fut détruit par Ottokar II de Bohême en 1263 puis reconstruit entre 1288 et 1292, par Bolko le Sévère, duc de Świdnica, pour assurer la défense du duché.

Pillé et saccagé par les Hussites en 1428, il est acquis par Konrad de Hoberg en 1509 et devient la résidence principale des comtes de Hochberg au siècle suivant.

En 1945, il est à nouveau pillé lors de la deuxième guerre mondiale et devient le siège de la direction de l’industrie du charbon ; il est ensuite attribué par les autorités communistes polonaises à différentes institutions de travailleurs. À partir de 1971, il devient un centre régional de sport, de tourisme et de loisirs, puis est acquis par la ville de Wałbrzych en 1990.

Lorsque nous entrons dans le grand parc qui le borde, nous nous dirigeons vers un parking payant et découvrons un bâtiment constitué de plusieurs influences dont le gothique tardif avec l’aile Matthieu constituant le château inférieur, la partie supérieure datant, elle, du XIVe siècle.

Mais de manière générale, la reconstruction de l’édifice en style Renaissance a amenuisé son caractère d’origine et les différents ajouts apportés ont juxtaposé au fil des siècles plusieurs styles qui parviennent à fusionner en une entité surprenante. Ainsi, l’aile sud, endommagée pendant la Guerre de Trente Ans, est reconstruite en style baroque italien par Antonio Domenico Rossi à la fin du XVIIe siècle. De 1718 à 1734, d’autres aménagements ont lieu. De 1908 à 1923, l’aile ouest est rebâtie avec la tour Blanche et la tour Saint-Georges, tandis que des aménagements de style néo-Renaissance ont lieu à l’aile nord. La grande tour prend son aspect actuel en 1923.

Si l’intérieur du château, au travers de photographies et d’éléments mobiliers qui tentent de lui insuffler son charme d’antan, est fort intéressant, c’est de l’extérieur que le visiteur pourra plus précisément en découvrir tout le potentiel. Pour cette raison, après avoir garé notre véhicule sur le parking, nous nous rendons dans le parc qui lui fait face et après quelques minutes de marche, nous parvenons jusqu’à une sorte de belvédère qui nous permet, de visualiser ce monument unique d’un bloc.

Sur place, quelques touristes en profitent pour se faire photographier avec en arrière-fond, ce bâtiment de conte de fée.  Ses couleurs vives détonnent au milieu d’un paysage naturel verdoyant et le château semble, à la manière de celui de Bran en Roumanie, perforer le ciel et se trouver sur un monticule qui lui confère un sentiment de supériorité évident.

En outre, si l’accès à l’intérieur du château est payant, ce n’est pas le cas du parc qui permet de bénéficier d’une vue sublime sur ce paysage de carte postale.

 

Le parc national de Bialowieza

A proximité de la Biélorussie, dans un écrin de verdure, le parc national de Bialowieza possède une forêt d’une richesse animale inégalée.

Classé réserve mondiale de la biosphère par l’UNESCO, le parc héberge l’une des plus vieilles forêts d’Europe et comprend plusieurs espèces, dont 300 bisons.

Il n’est pas rare, au détour des chênes royaux, de tomber nez à nez sur un castor ou sur une biche évoluant en toute liberté. Plus de 120 espèces d’oiseaux sont disséminées dans tout le parc, reconnu comme une World Biosphere reserve.

Pour le découvrir, il est nécessaire de s’entourer d’un guide. Plus de renseignements sont disponibles au centre d’informations touristiques, situé au 17 rue Kolejova à Bialowieza ou joignable au 0048 85 6812295 ou sur le pttk@pttk.bialowieza.pl

Par ailleurs, le village éponyme est à visiter avec son église orthodoxe comprenant des icônes rares et un jardin anglais du XIXe siècle. Non loin, Hajnowka mérite également le détour, toujours pour son église orthodoxe, proximité avec la Biélorussie oblige.

Le château médiéval de Malbork

Appelé également château de Marienburg et situé dans le Nord du pays, non loin de la ville de Gdansk, le château de Malbork est le plus célèbre château teutonique médiéval du pays.Monastère à sa construction en 1309, le monument est agrandi et change de fonctions durant le XVe siècle pour devenir le plus grand château du monde en briques. Lieu de résidence des chevaliers teutons puis des souverains prusses pendant des siècles, il est ensuite abandonné avant de subir des réparations méticuleuses à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. De nouveau dégradé pendant la Deuxième Guerre mondiale, il est dès les années 50, rénové et transformé en musée.

Dès l’entrée, alors que des statues dans le parc qui l’entoure donne le ton de sa solennité, le franchissement de ses 5 portes impose le sentiment d’une protection hors norme, d’un sentiment de confiance qui nous gagne.

Le château est grand, voire très grand. Il comprend de nombreuses salles, décorées avec soin et chacune d’entre elles possédait une fonction particulière qui permettait à ses 500 usagers de pouvoir y vivre à l’intérieur sans avoir besoin de sortir.

Le visiteur est ainsi transporté dans un univers d’antan fidèlement reconstitué avec ses fresques d’origine et ses gravures rénovées. Il traverse les cuisines, découvre la boulangerie, les appartements des invités et le logement du grand maître.

Outre le château central, le palais gothique compte aussi quelques salles intéressantes dont la salle du chapitre, la salle de réception ou la salle des banquets pouvant accueillir plus de trois cents convives.

 

Le parc national de Slowinski

Dans le Nord du pays, en Poméranie, sur les bords de la Baltique, le parc national de Slowinski, pris en étau entre le lac Łebsko et la mer, dévoile au travers de son étendu, un désert de 30 000 hectares classé par l’UNESCO comme réserve de biosphère.

L’entrée principale du parc d’un coût de moins de 2 euros se trouve à Rąbka, près du village de Łeba, qui oblige à y garer son véhicule et à le rejoindre à pied ou en supplément de 4 euros, en petit train. Il est possible également d’y circuler en vélo.

Une fois sur place, après avoir traversé un petit chemin au cœur d’une magnifique forêt, le visiteur gravit une petite dune et découvre le spectacle désertique qui l’entoure. A perte de vue, des dunes, dont certaines atteignent 40 mètres de hauteur.

Ce Sahara européen change de visage à chaque saison, puisque les dunes se déplacent de 10 mètres par année. La plus grande dune du parc, la dune de Lacka, se met à bouger dès que le vent dépasse les 18 km/h.

Le parc réserve également d’autres surprises avec la présence d’oiseaux aquatiques tels que le pygargue à queue blanche, le grand-duc, le cormoran ordinaire et la cigogne noire, mais aussi des troncs figés d’une forêt mortifiée par l’invasion des sables.

Le château de Rogalin

Au sud de la ville de Poznan, le château de Rogalin est un château baroque situé dans le village du même nom, dans la voïvodie de Grande-Pologne, ancienne Posnanie prussienne.

Le château a été construit au XVIIIᵉ siècle par la famille Raczyński. Il possède comme nombre de châteaux dans le pays, un parc à la française avec plus de 1000 chênes centenaires.

Reconnaissable par sa façade d’un jaune clair, agrémenté de l’orange des tuiles qui en constitue son toit, le château est un édifice remarquable au travers de sa conservation et d’une rénovation respectant scrupuleusement son histoire. Ses pièces sont admirablement bien agencées et comprennent un mobilier chiné dans toute l’Europe.

 

Sopot, le Deauville polonais

Toujours dans le Nord du pays, à proximité de Gdansk, Sopot, ancien village de pêcheur constitue la station balnéaire la plus prisée du pays et est considéré un peu comme la : « Deauville » polonaise.

Si la cure thermale menée dans l’orthopédie, la rhumatologie et l’hypertension ont accentué son attrait, la ville est surtout connue pour sa jetée en bois de 511 mètres, une des plus longues d’Europe et ses maisons résidentielles appréciées pour la qualité de leur architecture.

La ville possède également une plage étendue intégrée dans une nature qui couvre 60 % du territoire municipal, Sopot étant entourée de collines et bordée par la baie de Gdansk elle-même encerclée par la péninsule de Hel. Grâce à cette position, l’eau des plages de Sopot est toujours plus chaude que dans les autres stations de la Baltique.

De nombreuses allées de pins permettent de rejoindre un centre, qui s’il ne présente pas le côté attractif historique des autres villes polonaises, séduit tout de même les visiteurs par son côté petit village de vacance. La Krzywy Domek, un bâtiment volontairement tordu datant de 2004 comprend des bars, des magasins et des petites galeries.  Par beau temps, il est possible de voir les infrastructures industrielles de l’enclave russe de Kaliningrad, se trouvant plus au Nord.

 

Mines de sel de Wieliczka

A Wieliczka, près de Cracovie, en Pologne, et inscrites dès 1978 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, les mines de sel de Wieliczka sont constituées de neuf niveaux et de 300 kilomètres de galeries.

Découvert au XIIIe siècle, le site a permis durant plusieurs siècles à la Pologne d’exporter des millions de tonnes de cet or blanc et s’est vu enrichir de la construction de nombreuses infrastructures. En 1724 cesse la production de sel sauné.  En 1876 la production de blocs de sel s’arrête également. Au XIXe siècle, les machines se modernisent. Mais en 1966 est créé le musée des mines de Sel de Cracovie. En 1976 la mine est inscrite au registre des monuments nationaux, et, 2 ans plus tard, sur la première liste des sites appartenant au patrimoine mondial de l’UNESCO. En 1996, l’extraction de sel cesse mais les mines continuent de produire du sel par évaporation. Dans les années 2000 l’ensemble continue de se moderniser avec l’installation de nouvelles machines et c’est en 2012 qu’est inauguré le « parcours minier » qui permet de les visiter.

Après avoir garé notre véhicule, nous payons les 20 euros que coûtent l’entrée et commençons la découverte de cet incontournable du pays. La visite de la mine ou des mines dure environ deux heures et elle concerne seulement 1 % de la surface totale des galeries.

Plusieurs parcours : parcours touristiques, miniers et pèlerinage s’offrent à nous et face au temps qui nous manque, nous choisissons le parcours touristique, qui nous permet à l’instar des 40 millions de visiteurs l’ayant déjà emprunté, de nous faire une idée globale du fonctionnement de la mine.

Nous commençons notre découverte par le puit Danilowicz, dont les parois en sel forment une sorte de croute rocheuse naturelle, avec au plafond, des petites stalactites donnant l’impression de milliers de petites étoiles. Nous arrivons après avoir arpenté un petit tunnel et descendu quelques escaliers, à la chapelle Sainte Kinga construite entièrement en sel et visualisons plusieurs lacs souterrains.

Nous descendons ainsi à près de 135 mètres de profondeur et parcourons 3 kilomètres représentant 800 marches sur lesquelles nous devons faire attention de ne pas glisser, le nombre important de personnes les ayant parcourues ayant rendu le sol aussi glissant qu’une patinoire.

Nous traversons plusieurs galeries fortement étendues et soutenues par de gros rondins en bois. De nombreuses chambres se succèdent et dans la chambre Saurau d’une hauteur de près de 36 mètres, nous admirons une statue de Jean Paul II. De nombreuses reconstitutions d’époque nous permettent d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement de la mine, avec une mise en avant des nombreuses machines utilisées d’antan.

Après avoir assisté à une messe célébrée par un prêtre, nous retournons dans la chambre principale dans laquelle nous nous sentons immensément petits ; un lustre s’accordant parfaitement au décor, amplifie ce côté majestueux de l’ensemble.
La visite se termine par le musée ainsi que le restaurant de la mine dans lequel, nous commandons quelques spécialités polonaises afin de nous sustenter. Un ascenseur nous emmène ensuite à la surface où nous retrouvons la chaleur ambiante d’un soleil moite, bien éloigné des 15 degrés dans lesquels nous avons baigné jusqu’alors.

Cracovie

Deuxième ville la plus grande de Pologne, avec ses 791 000 habitants, Cracovie est également classée ville mondiale ; elle a été nommée capitale européenne de la culture en 2000.

Après avoir traversé sa banlieue, nous découvrons une ville moderne perchée sur la colline du Wawel et admirons l’une des plus anciennes universités d’Europe centrale : l’université Jagellon.

En arrivant dans le centre-ville dans lequel nous nous garons, nous rejoignons le cœur historique appelé également : « Stare miasto » qui resplendit à l’instar des autres grandes villes polonaises, au travers de ses maisons colorées, collées les unes aux autres.

Nous faisons la rencontre d’un sans domicile fixe, qui, pipe à la main semble tout droit sorti d’un conte. Sans parvenir à le comprendre, il nous fait un signe de la tête nous autorisant à nous mettre assis sur le banc qu’il occupe et qui semble être sa résidence principale. Vêtu d’haillons disparates, la barbe longue lui donnant un côté viking, il nous marmonne quelques mots et retourne dans son mutisme.

Parcouru par des rues piétonnes en damier, le Vieux Cracovie classé au patrimoine mondial de l’Unesco est entouré par le parc des Planty installé sur les anciens remparts. Ayant pour surnom la « Florence du nord », la vieille ville concentre nombre de bars et de restaurants, ouverts à toute heure du jour comme de la nuit.

Par ailleurs, l’effervescence de la place du marché principal : « Rynek Główny » est telle qu’au milieu des calèches qui transportent des passagers par grappe, un artiste de rue qui joue avec des bulles de savon parvient à attirer l’attention de dizaines d’enfants, qui transcendés, crient et jouent au milieu de la place.

Au cœur de cette plus grande place médiévale d’Europe, le Sukiennice, immense monument, intègre un marché couvert. Ce bâtiment principal de la vieille ville qui réunit différents styles architecturaux, comporte un rez-de-chaussée ainsi qu’un étage. Au rez-de-chaussée, les visiteurs peuvent arpenter différentes boutiques d’artisanat. A l’étage, se trouve une partie du Musée National de Cracovie.

Non loin, la Kościół Mariacki, l’église Notre-Dame-Sainte-Marie, qui domine la place est l’une des plus belles églises de la ville. Célèbre au travers de ses deux clochers asymétriques, le bâtiment dédié à l’Assomption de la Vierge fut construit sur les fondations d’une ancienne église romane. La tour la plus haute mesure 81 mètres et comprend un héraut qui sonne du clairon toutes les heures. La tour la plus basse mesure 69 mètres et abrite 5 cloches. Son intérieur englobe le plus grand retable gothique en bois d’Europe.

Sur la place, la tour de l’hôtel de ville, construite en pierres et en briques mesure 70 mètres de hauteur. La porte d’entrée de la tour est entourée de deux lions de style gothique et porte les emblèmes de la ville et du pays.

Un peu plus loin, l’ancien quartier juif : « Kazimierz » offre un véritable voyage dans le temps au travers de ses rues à l’atmosphère sereine et ses nombreuses synagogues. La nuit, le quartier est pris d’assaut par la jeunesse branchée de la ville qui y apprécie sa convivialité et les restaurants traditionnels aux prix bon marché. La place Nowy, quant à elle accueille chaque jour, de bon matin, un marché aux puces dans lequel il est possible de faire de bonnes affaires.

Au terme de la voie royale qui relie la place centrale et la colline de Wawel, le château de la ville reconstruit au XVe siècle se visite et comprend de beaux appartements reconstitués avec du mobilier et des tapisseries d’antan.

De style gothique, la cathédrale de Wawel fût reconstruite au XIVe siècle et permit le couronnement des anciens rois du pays. Impressionnante par sa taille et sa grandeur, elle subit durant son histoire de nombreuses modifications qui lui donnent aujourd’hui, un côté fusionnant la régularité du style renaissance et le luxe du baroque. Sa magnifique porte d’entrée en bois, de 1636, est recouverte de tôle de fer marquée du monogramme du roi Kazimierz le grand. Neuf chapelles se succèdent dans la nef droite de la cathédrale. Entre la nef principale et le chœur, au milieu, une chapelle-mausolée attire en masse les visiteurs qui se pressent pour découvrir son autel et le tombeau de Saint Stanislas, un évêque martyr.

 

Jezioro Turkusowe

Aux abords de Lichen Stary, après avoir arpenté une campagne constituée de lacs et de rivières paisibles, nous nous garons aux abords d’une forêt.

Nous empruntons un petit chemin forestier avant de rejoindre un lac qui nous émerveille. Derrière un mur naturel de roseaux, le lac dévoile des couleurs turquoise dignes des plus belles plages du Pacifique.

Le soleil qui reflète ses rayons sur l’étendue d’eau qui semble irréelle intensifie à chaque instant, la portée de cette clarté fictionnelle. Nous en faisons le tour, bientôt rejoints par d’autres visiteurs qui nous apprennent l’existence d’une usine dont le déversement des produits toxiques seraient susceptibles de créer cette couleur.

Lichen Stary

Lorsque nous entrons dans la ville sainte de Lichen Stary, nous faisons une halte sur le trottoir afin d’acheter quelques statues de la vierge, des statues flacons qui nous serviront à les remplir de l’eau sainte qui provient de la source proche. Il ne nous faut pas ensuite circuler plus de 5 minutes pour rejoindre le premier parking sur lequel nous nous engouffrons.

Juste en face du lac, nous rejoignons une petite entrée surplombée d’une sorte de petite chapelle. Plusieurs robinets qui ne payent pas de mine, délivrent la Sainte eau avec laquelle nous nous abreuvons et remplissons nos flacons.

Un petit café plus tard juste au restaurant opposé au parking, nous reprenons notre véhicule pour rejoindre notre hôtel : « le Dom Pielgrzyma Betlejem » devant lequel nous nous garons afin de pouvoir déposer dans nos chambres, nos affaires et découvrir la vue sublime sur la basilique qui nous fait face.

Nous ne résistons pas et rejoignons le sanctuaire, dans lequel, nous découvrons sur les côtés du chemin qui nous mène à la basilique, plusieurs croix et statues catholiques.

Lorsque nous nous trouvons face à cet édifice incroyable, constitué de deux tours dont une qui semble perforer le ciel, nous nous dirigeons vers une statue de Jean Paul II, dont le visage bienveillant apaise.

En entrant à l’intérieur de la basilique, nous sommes stupéfaits de découvrir cette symbiose parfaite entre la piété et le beau, un peu comme si l’adéquation parfaite des formes et des couleurs prenait corps en l’instant. Sous un dôme magnifique surplombant un autel tout de bois et d’or vêtus, plusieurs croyants effectuent à genoux, des prières.

Les tableaux du chemin de croix qui se trouvent sur le bas-côté donnent chacun accès à des chambres qui reconstituent la scène qu’elles accompagnent.

Au sous-sol, une grande pièce expose des peintures et des informations avec sur les murs, des plaques commémoratives envoyées des quatre coins du monde.

En quittant la basilique, nous rejoignons la partie Nord du site et dépassons le chemin de croix dont la particularité est de se trouver sur une petite colline. Nous nous dirigeons tout d’abord vers la première église que nous croisons, puis en rejoignons une autre dans laquelle nous entrons et assistons à une messe en Polonais, messe que nous ne comprenons pas, mais qui nous surprend au travers de son originalité, le prêtre se trouvant dos aux pèlerins.

Le chemin de croix que nous parcourons ensuite nous transporte dans une ferveur inimaginable.

En atteignant le sommet, nous franchissons chaque chapitre du chemin de croix du Christ et à plusieurs reprises, nous pénétrons au sein d’antichambres dans lesquelles des statues prolongent notre dévotion.

Lorsque nous parvenons au sommet, outre une grande croix sur laquelle sont accrochés nombre de chapelets, nous bénéficions d’une vue étendue sur le sanctuaire. Mais notre plus grande surprise émerge lorsque sur le chemin du retour, nous profitons à nouveau de nombreuses antichambres, des antichambres somptueuses dont une dédiée à la résurrection du Christ et une autre à la vierge Marie.

 

Le village de Chocholow

Dans le Sud du pays, juste avant d’arriver dans la ville de Zakopane, le village de Chocholow nous permet d’admirer outre une belle église, plusieurs maisons de montagne uniques construites avec des gros rondins de bois.

La traversée du village qui comprend des thermes renommés dégage un sentiment de dépaysement total, quand bien même certaines constructions modernes semblent anachroniques au sein de ce décor du passé.

Sur le bord de la route, une ferme à la porte ouverte et de laquelle s’échappe une épaisse fumée blanche attire notre attention. Nous nous arrêtons et découvrons un vieil homme assis alors qu’un autre, vêtu d’un habit traditionnel et coiffé d’un chapeau plat à bords ronds, s’affaire autour d’un chaudron rempli de lait.

Nous regardons le processus de caillage du lait, à la limite de l’hypnose, lorsque l’homme coupe court à notre léthargie en se saisissant d’une louche et en transvasant la couche caillée dans un seau.  Durant de longues minutes, il s’évertue à ne plus en laisser une goutte, puis se saisit d’une sorte de fourchette afin de touiller le précieux nectar qu’il vient de sélectionner.

Il se rassoit ensuite, au milieu des fumées et des crépitements des bûches de bois qui servent à fabriquer ce fromage typique des Tatras : l’Oscypek.

 

Gdańsk

Port le plus important du pays, situé sur la mer Baltique, Gdańsk est un lieu stratégique sur la Vistule, principale fleuve de la Pologne. Doté d’une agglomération de près d’un million d’habitants, la ville touristique attire chaque année des milliers de visiteurs qui y apprécient concomitamment l’architecture et le farniente de ses plages.Entouré d’un boulevard surchargé de voitures et de tramway, la gare de style néo-Renaissance flamande et le nouvel hôtel de ville conçu en briques permet d’effectuer ses premiers pas dans le centre historique : le « Głowne Miasto »

L’entrée dans le centre, s’effectue par le biais d’une petite place constituée d’une porte haute et du musée de l’ambre, un incontournable de la ville anciennement maison de la torture. Ces monuments se trouvent au sein de l’axe royal dans lequel le visiteur pénètre en empruntant la porte dorée, la plus célèbre de la ville.

A proximité, la rue Długa qui constitue l’axe principal du centre de Gdańsk s’étend sur 200 mètres et débouche sur la place du long marché : « la Długi Targ » Outre les restaurants, elle présente de belles maisons aux façades travaillées.

L’ancien hôtel de ville de Gdańsk, qui abrite un petit musée de la ville et de bien belles salles est visitable pour quelques euros et il permet d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de Gdańsk et de découvrir un vieil escalier en colimaçon, en bois sculpté. La basilique Mariacka dédiée à Sainte-Marie est la plus grande église en briques du pays. 400 marches et 82 mètres permettent de rejoindre son sommet. Son intérieur austère présente cependant un célèbre triptyque d’Hans Memling.

Au centre de la place du marché, qui prolonge la rue Długa, trône une fontaine de Neptune de style baroque. La place est fermée par la porte Verte, qui débouche ensuite sur les quais de la Motława. La cour d’Artus comporte en ce qui la concerne deux salles admirablement bien décorées qui exposent de nombreuses oeuvres artistiques.

De la rue, il ne faut pas marcher plus de 2 minutes pour rejoindre son homologue Mariacka pavée et étroite, devenue de nos jours, la rue de l’ambre, avec l’omniprésence de bijouteries et de petits artisans spécialisés dans le travail de cette matière brute précieuse. Aux abords de la vieille ville, le marché couvert : « le Hala Targowa » permet de découvrir de véritables pans de la culture locale et de profiter de produits de qualité à bas prix.

Mais, la particularité de la ville qui en fait son attrait reste ses quais dont les plus célèbres sont : le quai de la Motława et le quai Chmielna. Si le quai Motława baigne dans son jus d’antan avec ses belles maisons et des vues exceptionnelles sur la ville, le quai Chmielna reconstruit en style moderne s’intègre parfaitement dans le décor urbain.

La grue médiévale de Gdansk permet quant à elle de découvrir son fonctionnement en y apprenant au travers de maquettes et d’explications, les bases de son érudition. Le mécanisme de cette grue, avec ses deux grandes roues en bois dans lesquelles marchaient des hommes pour actionner les poulies permet de visualiser le travail des dockers à l’époque médiévale.

Pour les visiteurs qui ont un peu plus de temps, les îles de la ville permettent de prolonger la visite, dont l’île aux greniers, sur laquelle, les cargaisons de blé étaient stockées. La vieille ville, à ne pas confondre avec le centre historique, rattachée à Gdańsk au XIVe siècle par les chevaliers Teutoniques permet de découvrir le faubourg où vivaient majoritairement une population de Polonais, contrairement à la « ville principale », dominée par les marchands allemands. En plus du grand moulin devenu une galerie marchande, de l’hôtel de ville et des églises, la vieille ville possède une poste chargée d’histoire.

Situé place Solidarnosci, le Centre européen de Solidarité a ouvert ses portes en août 2014 et possède une place sur laquelle se dresse un monument aux morts dédié aux ouvriers du chantier naval lors des émeutes de 1970. Ainsi, le musée du mouvement Solidarność permet de retracer avec précisions l’histoire de ce mouvement important dans l’histoire du pays.

Enfin, le quartier d’Oliwa situé à environ 8 kilomètres au nord du centre-ville et terres des moines cisterciens possède une magnifique cathédrale à ne pas manquer.

Le parc national d’Ojcow

A seulement 27 kilomètres de Cracovie, la route dévoile dès l’entrée du parc national la typicité de ce paysage naturel : de larges pans rocheux sont dispersés de par la route. Les processus karstiques ont provoqué l’apparition d’un grand nombre de défilés, cavernes et grottes. La végétation dans le parc est représentée par des saxifragacées et des plantes thermophiles. Le monde des insectes y est extrêmement riche plus de 3 300 espèces.

En premier lieu, nous nous rendons dans la petite ville éponyme dans laquelle, une belle petite place permet de se familiariser avec le territoire dans lequel nous nous trouvons. La découverte ensuite à moins de 5 kilomètres, de la porte de Cracovie, une sorte de falaises ouvertes, offre une des plus belles réalisations de la nature. Par contre, le chemin d’accès à cette œuvre géologique majeure du parc étant interdit aux voitures, il convient de se garer sur le parking qui se trouve à l’entrée du site, sous peine de voir arriver la police nationale et devoir se justifier pour ne pas être verbalisés.

L’imposant Château Pieskowa Skala se dresse quant à lui sur une éminence dominant la vallée du Pradnik. Construit au XIVe siècle, mais façonné principalement à la Renaissance, il abrite une partie de la collection nationale d’art du château royal du Wawel, notamment du mobilier domestique. Une courte promenade mène jusqu’à un rocher insolite d’une hauteur de 25 mètres, appelé la Massue d’Hercule.

Sur la route entre le château et la ville d’Ojcow, sur le bas-côté, une vierge est placée dans une anfractuosité rocheuse. La vierge se trouve non loin d’une belle chapelle qui se trouve sur des pilotis.

Le relief du parc comprend plus de 400 grottes, dont les plus intéressantes sont : la grotte de Łokietek (Jaskinia Łokietka), la grotte Obscure (Jaskinia Ciemna) et la grotte du Brigand (Jaskinia Zbójecka). Néanmoins, à toutes ces grottes publiques, nous leur avons préféré la grotte privée Jaskinia Nietoperzowa, dans laquelle, un vieil homme érudit vêtu d’un blouson rouge nous a abreuvés d’explications au cours d’une visite privée fort intéressante.

Après avoir ouvert une grande grille aux barreaux épais et établi la lumière sur le site au travers d’un trompe l’œil intégré dans la falaise, nous le suivons dans des souterrains qui traversent des salles de petites tailles dans lesquelles, plus de 300 chauves-souris y ont établi leur colonie.

Armé de sa lampe torche, il se dévoue pour nous partager sa passion de cette grotte unique dont l’exploitation débute à peine. Le magasin du site présente par ailleurs les nombreux ossements préhistoriques découverts et dont il en reste à l’intérieur une grande partie, visible à même la roche par les visiteurs.

Le massif des Tatras

Chaîne de montagnes, subdivisée en trois différentes parties présentant chacune un paysage unique, le massif des Tatras qui a pour chef-lieu la ville de Zakopane, comporte les plus hauts massifs du pays qui regroupent une faune impressionnante : chamois, marmottes, loups, lynx, oiseaux et chats sauvages. Il est possible de visiter uniquement deux de ces parties :  les Tatras occidentales et les hautes Tatras.

Notre première accession à ce massif faisant partie des Carpates et se situant dans le Sud du pays, s’effectue dans la ville de Zakopane, lorsque pour 5 euros par personne, nous empruntons un téléphérique pour rejoindre le sommet d’une montagne située face aux Tatras qui dévoilent leurs pointes acérées recouvertes de neige.

Le sommet accueille nombre de touristes qui profitent des infrastructures résolument modernes du site.

Dans le massif des Tatras, il est possible de rejoindre la Slovaquie en moins d’une vingtaine de minutes de route. Nous tentons l’expérience en suivant une petite route traversant une forêt de sapins. Une fois en Slovaquie, sur le parking frontalier aux deux pays, un magasin propose d’acheter à prix détaxés des produits d’usage. Nous effectuons un demi-tour et prenons la route dans le massif qui permet de rejoindre la ville de Zakopane.

Nous faisons un petit arrêt pour visiter une belle chapelle en bois : la chapelle Jaszczurowka. Une fois à l’intérieur, nous sommes agréablement surpris d’y découvrir, seul, à l’autel, un prêtre qui récite une prière en célébrant l’eucharistie.

Il ne nous faut pas marcher beaucoup pour rejoindre l’entrée officielle du parc, qui pour moins de deux euros, permet d’effectuer le long d’un petit cours d’eau et avec en arrière-fond, les montagnes du massif, une belle balade.

Pour rejoindre le cœur Tatras, nous empruntons ensuite une route qui mène au téléphérique Dolna Stacja Kolejki na Kasprowy Wierch, qui pour 20 euros par personne, propose une montée vers ses sommets les plus hauts.

Zakopane

Située aux pieds des Tatras, la ville de Zakopane, forte de ses 28 000 habitants possède toutes les infrastructures modernes permettant en hivers la pratique du ski et en été, la randonnée.

Le sanctuaire MB Objawiajacej Cudowny Medalik w Zakopanem représente notre premier arrêt. Un peu excentré, il dénote au travers de ses matériaux modernes, une sorte de dichotomie ambiante avec les nombreuses églises déjà visitées dans le pays.  Son intérieur est sublimé par un côté épuré transcendant la foi. Les grands et larges vitraux présents laissent pénétrer un flux important de lumière, qui en sublime l’ensemble.

Dans la ville, le téléphérique que nous avons emprunté, se trouve aux abords d’un marché artisanal célèbre qui permet d’acheter à prix raisonnables de nombreux produits locaux, dont du fromage, de la confiture et des laines de montagne.

Un peu excentré également, la maison à l’envers : Dom do Gory Nogami, construite comme son nom l’indique…à l’envers. Dans un méli-mélo de pièces toutes aussi uniques les unes que les autres, la maison permet d’entrer par une fenêtre, de marcher sur le plafond, le tout avec une pente assez prononcée, ce qui peut paraître désorientant à la longue. Afin de maximiser les bénéfices, la maison est totalement circonscrite par de grands panneaux en bambous, de sorte de rendre son aperçu, difficile …voire impossible.

De l’autre côté de la rue qui comporte la maison à l’envers, le Parc Rownia Krupowa est un lieu de regroupement de la jeunesse de la ville, qui s’y adonne à de nombreuses activités de plein air.

Alors que nous empruntons la rue principale du centre, une rue  longue de plusieurs centaines de mètres, nous découvrons beaucoup de boutiques constituées entre autres de restaurants, de bars et de produits touristiques.

La rue est longée par un cours d’eau traversé par de nombreux petits ponts.

La rue comprend également plusieurs musées et une église : le Sanktuarium Najswietszej Rodziny, une église catholique impressionnante.

 

Sanctuaire de Kalwaria Zebrzydowska

Sur la route menant à Zakopane, en partance de Cracovie, nous faisons une halte au sanctuaire de de Kalwaria Zebrzydowska, le deuxième sanctuaire marial le plus grand du pays inscrit sur la liste du Patrimoine Mondiale de l’UNESCO depuis 1999.

Lorsque nous arrivons sur place, nous rejoignons la petite place que l’église des Bernardins du début du XVIIe siècle surplombe, petite place agrémentée d’une belle statue de Jean-Paul II.

Le sanctuaire est entouré de plusieurs chapelles qui forment un chemin de pèlerinage unique emprunté par un million de personnes chaque année. Parmi ces chapelles, 28 sont consacrées à la vie de Jésus, les 24 restantes étant dédiées à la vierge Marie.

Lorsque nous entrons à l’intérieur de l’église, nous découvrons un splendide autel en bois devant lequel, un prêtre s’affaire à nettoyer les bancs de communion. Un peu plus loin, son supérieur ecclésiastique médite, dans un silence enivrant.

Palais Wilanow de Varsovie

Alors que le temps se couvre, nous entrons dans la banlieue de Varsovie. Mais nous ne rejoignons pas son centre immédiatement. Nous préférons nous diriger vers le palais Wilanów, construit en 1677 lorsque le village Milanów est devenu la propriété du roi polonais Jean III Sobieski.

Véritable petit : « Versaille » polonais, le palais se trouve ancré dans un beau petit parc qui jouxte une belle église. Le parc constitue une partie intégrante de l’ensemble architectural du palais et des jardins de Wilanów. Les 45 hectares du site comprennent des jardins de styles variés : le jardin baroque à deux niveaux, la roseraie renaissance, le parc paysager anglais et le jardin de style anglo-chinois. L’emplacement de la résidence royale a été choisi en fonction des fonctions naturelles du terrain. Le parc Łazienki se trouve dans le quartier Ujazdow au sud du quartier de Centre-sud entre Mokotow et Solec.

Palais Lazienki de Varsovie

Lorsque nous entrons dans le parc Lazienki, toujours à Varsovie, nous découvrons un grand parc boisé derrière une entrée secondaire qui ne paye pas de mine. En suivant le chemin qui s’offre à nous, nous croisons sur les arbres de nombreux écureuils avant d’arriver à un premier bâtiment : le Pavillon de Chasse, palais classique, ayant pour particularité des posséder des décorations intérieures d’origine.  Tout près du Pavillon de Chasse se trouve l’École Militaire, bâtiment un peu austère ayant servi de résidence pour les invités du Roi.

Le long des Aleje Ujazdowskie se trouve la partie plus moderne du parc, aménagée lors du XXe siècle et comprenant une belle statue de Chopin.

Le Parc pris sa forme actuelle en 1775, grâce à la volonté du dernier roi de Pologne : « Stanislas Auguste Poniatowski » qui acheta les terrains et les Bains du Maréchal de la Couronne.

Le parc des Łazieńki est considéré, été comme hivers, un lieu incontournable de la ville par les locaux qui y effectuent en famille de belles promenades. Le parc a été pensé comme un mélange des styles anglais et français, des styles disparates mais qui fusionnent paradoxalement agréablement.

Près du Palais, sur le bord de l’étang sud, se trouve le théâtre d’été, construit en demi-cercle sur le modèle des amphithéâtres antiques. Dans la partie ouest du parc, l’Orangerie ornée de dix-sept immenses arcades est destinée à la conservation des arbres et plantes exotiques.  Dans l’aile est du bâtiment se trouve le Théâtre de Stanislas réalisé en bois dans une forme d’amphithéâtre.

Mais le clou de notre visite reste le palais, qui en vue arrière et grâce à l’eau qu’il surplombe possède un charisme indéniable. Les reflets de sa façade se projettent sur le sol et semblent prolonger les perspectives auxquelles nous faisons face.

Sa façade principale est tout autant majestueuse. Agrémentée de nombreuses statues qui en surplombent un étang étendu, elle dévoile des couleurs pures et les nombreuses fenêtres qui y laissent entrer un flux important de lumière lui donne un côté attractif d’ouverture sur le monde.

 

Varsovie

Lorsque nous entrons dans le centre de la capitale Varsovie, nous nous dirigeons immédiatement vers son cœur historique : la : « plac Zamkowy » qui regroupe la majeure partie des lieux incontournables de la ville.

Nous faisons un petit arrêt dans le quartier administratif afin de découvrir un tribunal et une université et nous nous garons sur un parking aux abords de la place du château : le : « Zamek Krolewski w Warszawie » qui est aujourd’hui, un musée.  Un individu nous aide à nous stationner et nous lui remettons quelques pièces de monnaie, ce qui l’enchante.

Face à nous, sur la place principale, aux abords du château, outre la vue dégagée sur la ville qui s’étend à près de 180 degrés, la colonne Sigismond orné d’un homme saint portant une croix.

Nous ne nous aventurons pas immédiatement dans la vieille ville et décidons de visiter l’église de Saint-Anne, proche de la place, qui présente un autel splendide ; nombre de croyants y effectuent des prières.

Dans la rue, nous découvrons un autre musée ainsi que le palais présidentiel qui possède des faux airs de la maison blanche américaine. Afin de nous restaurer, nous commandons un café accompagné d’une pâtisserie dans une sorte de boulangerie traditionnelle faisant également office de bar. Le cadre intéressant de l’établissement nous ravit, surtout que la viennoiserie commandée, une sorte de rouleau saupoudrée de sucre glace et trempée dans du chocolat sustente nos papilles.

Il est temps pour nous de pénétrer dans cet îlot de vieilles maisons colorées qu’est la vieille ville et d’en parcourir ses ruelles, avec un arrêt à l’église Saint-Martin ainsi que dans la cathédrale de Varsovie, un bâtiment impressionnant de 1339 entouré de nombreuses maisons.

Cette ruelle nous permet d’arriver sur la place du marché, une place emblématique, autrefois lieu de rencontre, de troc et d’autres manifestations publiques.  Rasée par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut reconstruite à l’identique, grâce aux peintures d’un artiste polonais.

Sur la place, marquée par la présence d’une statue guerrière de sirène, qui d’après la légende a promis de défendre la ville, de nombreuses maisons colorées accolées les unes aux autres. La place comprend des bars et des restaurants, ce qui fait d’elle, un point névralgique pour découvrir la ville.

Un peu plus loin, à la limite exacte des fortifications qui marquent la séparation des nouvelles et vieilles villes, un artiste à la barbe fournie expose ses œuvres.

Un peu excentré, le Monument de l’insurrection, monument situé Plac Krasińskich, dans Ulica Długa est dédié à la mémoire de l’insurrection de Varsovie en 1944 ; l’œuvre qui se constitue de deux parties, est l’œuvre du sculpteur Wincenty Kućma et de l’architecte Jacek Budyn. Il a été inauguré le 1er août 1989.

Le monument entouré des façades d’un musée, représente des soldats sur le front, le regard acéré et le menton fièrement dressé. L’œuvre est entourée d’une place circulaire sur laquelle se trouve la statue d’autres soldats.

Il nous faut encore rouler pour rejoindre dans le quartier moderne de Varsovie, le Palais de la Culture et de la Science, un gratte-ciel édifié à Varsovie entre 1952 et 1955 qui compte 3 288 pièces réparties sur 42 étages et mesure 231 mètres sur 3,3 hectares de terrain et un volume de 817 000 m3.  Le visiteur peut moyennant finances, accéder jusqu’aux terrasses du 31e étage, qui offrent une vue imprenable sur la ville.

Le site sur lequel, il est implanté est entouré d’immeubles modernes, ainsi que d’un grand centre commercial. Le bâtiment perforant le ciel s’aperçoit de loin et posé sur un socle bien plus large que sa partie supérieure qui comprend un théâtre, semble immuable. Il nous faut lever nos yeux à la limite de la verticale pour en admirer la pointe.

Notre visite de la capitale se termine par la cathédrale Saint-Florian, toujours excentré, construite de 1897 à 1904 en style néo-gothique. Détruite pendant les bombardements de 1944, elle fut entièrement reconstruite de 1952 à 1972 dans son état d’origine.

 

Poznan

Connue comme une des plus vieilles et grandes villes du pays, située sur la Warta, sur l’axe de communications Berlin- Varsovie- Moscou, la ville de Poznan est à mi-chemin entre Varsovie et Berlin. Avec plus de 550 000 habitants, Poznan est la cinquième ville la plus peuplée de Pologne, après Varsovie, Cracovie, Lodz et Wroclaw. Elle est le berceau de l’État polonais et la capitale historique de la région de la Wielkopolska.

Après une nuit de sommeil, nous nous rendons sur la place du marché, centre historique de la ville appelée également : « Stary Rynek » connue pour ses maisons colorées, ses rues étroites et une belle bâtisse : l’ancien hôtel de ville. Si la place est en travaux, nous pouvons tout de même en apprécier l’étendu et la beauté.

L’ancien hôtel de ville de Poznań : « koziolki Poznanskie » qui englobe aujourd’hui le musée de l’histoire de Poznan, est vu comme le plus bel hôtel de ville de style Renaissance du pays. Chaque midi, un carillon avec deux chevreaux se donnent douze coups de cornes, faisant résonner les entrechoquements de leurs attributs virils dans les quartiers alentours. La place du marché est entourée de quatre fontaines, ainsi que des représentations contemporaines de Mars, d’Apollon et de Neptune.

De l’autre côté de la place, se trouve le musée du croissant Saint Martin : « Rogalowe Muzeum Poznania » dans lequel, il est possible de goûter le Rogale Swietomarcinskie, une spécialité régionale inscrite par la Commission Européenne dans le registre de l’indication géographique protégée et d’assister à une démonstration de sa fabrication.

Au-dessus de la place, au sommet du mont Przemysl se trouve le château royal dont la majeure partie a été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et a été minutieusement reconstruite à partir de ses vestiges. En flânant autour des murs extérieurs, des morceaux de la muraille datant du XIIIe siècle et intégrés à la maçonnerie sont visibles.  Le château possède un poste d’observation qui offre un splendide panorama sur la ville. En redescendant vers la place principale se trouve une église des franciscains, avec une belle décoration intérieure.

A deux pas du Rynek, sur la place de la liberté (plac Wolności) comprenant la magnifique bibliothèque Raczynski, nous nous émerveillons devant une grande fontaine et l’ancien collège des Jésuites converti en bâtiments municipaux dont une majestueuse église qui y est associée. L’église paroissiale Saint Stanislas, une des plus belles églises baroques de Pologne, est dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Sainte Marie-Madeleine ainsi qu’à l’évêque Stanislas de Szczepanów, saint patron de la Pologne.

Vers l’ouest, nous faisons un arrêt au palais impérial : « Zamek Cesarski » construit en 1910 pour servir de résidence à l’empereur Guillaume II et qui abrite aujourd’hui le Centre de Culture Zamek. Nous découvrons sur le site une belle église construite en briques rouges et découvrons une vieille dame se déplaçant difficilement, déposer une gerbe de fleurs sur un monument aux morts. Autour du palais, une petite place qui comprend une belle statue constituée de grandes croix, hommages aux victimes polonaises tombées sous les balles ennemies.

Nous nous rendons ensuite dans le sud de la ville pour découvrir une icône de l’architecture polonaise dans laquelle de nombreux évènements culturels ont lieu : le Centre d’Art et d’Affaires, aménagé dans une ancienne brasserie industrielle : le « Stary Brovar » Le bâtiment abrite un centre commercial d’environ deux cent boutiques et restaurants.

Situé au nord de la vieille ville, le parc de la Citadelle couvrant 100 hectares, abrite encore les vestiges d’un fort construit par les Prussiens et en partie détruit après la Seconde Guerre mondiale. Le parc a connu de nombreuses batailles et abrite plusieurs musées militaires ainsi qu’une roseraie et des cimetières de guerre.

Le plus ancien quartier de Poznan : « Ostrow Tumski » vient clore notre découverte de la ville. Entourée de la Warta et de la Cybina, l’île qui a vu naître à la fois la ville, l’État et l’Église de Pologne accueille la cathédrale la plus ancienne du pays : la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul construite en 968. Rénové au fil du temps, son intérieur que nous découvrons alors qu’une messe s’y déroule est resté de style byzantin. Sa crypte abrite les tombeaux des premiers rois du pays. A ses côtés se trouvent l’archidiocèse et le palais des évêques dans des bâtiments magnifiques ainsi que la cathédrale lock, que l’on peut rejoindre à partir du centre interactif de la Porte de Poznan : « Brama Poznania » en empruntant un long pont de verre.

 

Auschwitz

Pour comprendre Auschwitz, il faut déjà maîtriser son histoire. Pour cette raison, bien avant de découvrir ce site de mémoire, pour lequel nous avons dû effectuer une réservation sur le site officiel : https://www.auschwitz.org/en/ il convient d’en visualiser le passé.

Nos billets en poche et envoyés sur notre boîte mail, nous nous présentons scrupuleusement à l’heure prévue et nous nous garons sur le parking gratuit attenant. Nous rejoignons un contrôle de sécurité qui vérifie le ticket et le nom qui y est associé et nous entrons, un agent effectuant un contrôle léger de nos affaires.

Situé non loin de Katowice, Auschwitz est le plus grand camp de concentration et centre d’extermination du Troisième Reich. Dirigé par les SS, il est créé le 27 avril 1940 à l’initiative de Heinrich Himmler ; il est complété par un centre d’extermination et par un second camp de concentration destiné au travail forcé. Ces camps s’étendant sur une superficie d’environ 55 kilomètres carrés sont libérés par l’Armée rouge le 27 janvier 1945. En cinq ans, plus de 1 100 000 hommes, femmes et enfants meurent à Auschwitz, dont 900 000 le jour de leur arrivée, en général par train. Les victimes, de ce que les nazis appelèrent la « Solution finale », furent exécutés majoritairement dans des chambres à gaz .

Si dans l’appellation générique, Auschwitz est considéré comme un unique camp, en réalité, il est découpé en plusieurs secteurs. Le camp sur lequel nous nous trouvons s’appelle Auschwitz I ; il est situé à moins de 3 kilomètres d’Auschwitz II, appelé également Birkenau. Il existe également un camp Auschwitz III, qui servait de camp de travail.

La création du camp Auschwitz I est décidée par les SS en février 1940 pour regrouper les prisonniers afin de les exploiter.

Le camp est prévu pour ceux que le régime nazi estime dangereux : résistants, hommes politiques, intellectuels, des Allemands condamnés par les tribunaux, des prisonniers politiques, ainsi que ceux que les nazis appellent des éléments asociaux : Tziganes, prostituées, homosexuels, handicapés, Témoins de Jéhovah, Juifs.

Non prévus à la base, les exterminations vont se décider durant la guerre. Au fur et à mesure que les troupes allemandes pénètrent en URSS, les assassinats massifs augmentent. Dans le camp d’Auschwitz I, les exécutions sont jusqu’ici menées à l’arme à feu, les déportés fusillés au bord de fosses communes qu’ils ont eux-mêmes creusées. D’autres prisonniers recouvrent les corps de chaux.

Lorsque Hitler décide l’extermination systématique des Juifs à grande échelle, Rudolf Höss, alors responsable du camp, fait construire à Auschwitz I, deux petites chambres à l’extérieur du camp, où les déportés sont asphyxiés par les gaz d’échappement d’un camion.

La première chambre à gaz située à Auschwitz I use du Zyklon B13, un pesticide, actif au simple contact de l’air ambiant. D’abord utilisée sur des prisonniers soviétiques dans le block 11, cette méthode est généralisée. Les SS ajoutent des ventilateurs pour accélérer la propagation du gaz dans les chambres, puis décident de brûler les corps après les avoir dépouillés de leurs effets personnels avant leur passage dans les fours.

Lorsque nous franchissons la porte d’entrée, reconnaissable au travers de son inscription : « Arbeit macht frei » ou autrement : « le travail rend libre », nous découvrons un univers structurellement bien ordonné, constitué d’allées perpendiculaires circonscrivant des grands baraquements appelés : « les Blocks »

Ces Blocks accueillaient les prisonniers et avaient pour certains une fonction spécifique. Aujourd’hui, une grande partie d’entre eux servent d’expositions mémorielles dans lesquelles les visiteurs pénètrent.

En entrant dans le premier block, nous découvrons au travers de gravures sur les murs, l’historique du camp. Mais en rejoignant les étages, nous assistons à une représentation qui nous glace le sang : des dizaines de pyjamas sont exposés sur des pics, semblant être portés par des fantômes.

Dans un autre block, nous découvrons avec stupeur les effets personnels des victimes dont près de 70 000 périrent à Auschwitz I : tasses, valises, et même des prothèses médicales. Humaniser ainsi des objets ayant appartenu à des gens dont nous avons surtout entendus parler à l’école dans nos cours d’histoire nous projette immédiatement dans cette guerre qui n’est plus qu’une leçon à apprendre pour le devoir du lendemain, mais un conflit dans lequel nous sommes encore partie prenante.

Et lorsque dans un autre block, nous apercevons les cheveux des victimes et dans un autre, leurs photos accrochées sobrement sur les murs, nous ne pouvons que nous résigner à maudire cette humanité que nous chérissons tant, une humanité qui a été durant plusieurs années, capable du pire en éliminant sans distinction : hommes, vieillards, femmes et enfants. Nous ne pouvons pas ne pas imaginer leurs douleurs et leurs souffrances.

Emmenés après un long voyage en train, soulagés de pouvoir se dégourdir les jambes. Accueillis et conduits sans le savoir dans une pièce au travers d’un mensonge, puis disparaître dans la douleur de ne plus pouvoir jamais apercevoir les rayons du soleil. Une hérésie dans notre histoire.

Lorsque nous entrons, après avoir franchi une ouverture dans les barbelés qui circonscrivent le camp, dans le four crématoire, partiellement reconstitué, après avoir traversé la petite chambre à gaz noirci sur le plafond, nous sommes saisis d’effroi. Les fantômes du passé et une odeur totalement particulière, même 60 ans après semblent nous coller à la peau. Nous nous inclinons respectueusement et retrouvons la lumière extérieure. Si nous le pouvons, aujourd’hui, d’autres d’antan n’ont pas pu.

 

Auschwitz II Birkenau

Face à l’afflux massif de prisonniers et les difficultés d’extermination dans le camp Auschwitz I,  en novembre 1943, le camp est fractionné en trois parties et Birkenau devient Auschwitz II, un centre de mise à mort de plus d’un million de personnes, principalement des Juifs et des Tziganes. Le rôle principal de Birkenau, est d’appliquer la solution finale de la question juive, c’est-à-dire la mise à mort systématique et programmée des Juifs d’Europe, à l’échelle industrielle.

Birkenau se trouve à environ trois kilomètres de la ville d’Auschwitz, dans des marécages, près de l’emplacement du village de Brzezinka détruit pour construire le camp.

D’une capacité théorique de 100 000 détenus, il s’étend sur 170 hectares, fermés par 16 kilomètres de barbelés. Il comprend, dans sa configuration finale, trois parties ou Lager : le camp des femmes, le camp des hommes et une extension jamais terminée « Mexico »

Il est reconnaissable au travers de sa porte d’entrée principale, constituée de l’ouverture d’un passage de la ligne de chemin de fer par laquelle entraient des trains en provenance de toute l’Europe.

Après avoir garé notre véhicule sur un parking payant, nous nous rendons dans le camp et découvrons une immense étendue comprenant 300 baraques intégrées dans des secteurs ayant été entourés de clôtures de barbelés électrifiés à haute tension.

Dans un premier temps, Himmler avait pensé Birkenau comme une extension d’Auschwitz destinée à accueillir des prisonniers de guerre soviétiques. Mais face à la solution d’extermination finale promue par les SS, les nazis y ont fait construire quatre unités de mise à mort, les chambres à gaz et crématoires : les K II, K III, K IV et K V, le K I étant l’ensemble chambre à gaz-crématorium d’Auschwitz I.

Un petit retour en arrière s’impose. Les détenus arrivent de toute l’Europe en train, souvent après plusieurs journées passées dans des wagons à bestiaux. Certains sont déjà morts à leur arrivée : de soif, de faim, de maladie ou encore d’asphyxie.

À peine sortis du train, les prisonniers subissent la Selektion ; les faibles, les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes et les enfants sont conduits sur les dires des geôliers dans des installations sanitaires mais qui se révèlent être des chambres à gaz. Lors de leur mort, ils sont tondus, dépouillés de leurs bijoux ou dents en or, puis entassés dans un monte-charge menant aux fours crématoires. Ils sont ensuite brûlés à grande échelle dans les fours dont il ne reste aujourd’hui, que des ruines, les Allemands les ayant détruits en 1945 afin de masquer leurs crimes.

Après leur quarantaine et une sévère désinfection, les adultes ayant survécu au premier tri sont répartis en groupes de travail, appelés Kommandos, et employés comme main-d’œuvre esclave.

Les chambres à gaz des crématoires II et III ont chacune une surface de 210 mètres carrés, celles des chambres à gaz des crématoires IV et V chacune une surface cumulée de 237 mètres carrés, leur permettant de recevoir jusqu’à plusieurs milliers de personnes en même temps. Une salle, dotée d’une installation sanitaire factice, laisse entrevoir une trappe sur le toit d’où le zyklon B est jeté par des gardes.

Vers la fin de la guerre, alors que les crématoires tournent à plein régime et que les nazis tuent plus de victimes que les fours ne peuvent en accepter, ils  doivent brûler les corps dans des fosses de crémation creusées à proximité. Les cendres sont transportées par camion jusqu’à la Vistule toute proche, où elles sont dispersées dans le fleuve.

C’est cet univers que nous découvrons. Si aujourd’hui, le site semble calme, il est facile d’imaginer la frénésie et la douleur d’antan, lorsque des humains subirent cette barbarie. Difficile d’imaginer de se voir sur le quai de la gare, séparer de ses enfants qui sans la savoir seront conduits inexorablement à une mort certaine et lancinante. Difficile de ressentir ce que ces gens, piégés dans des salles qu’ils imaginaient être des sanitaires, pensaient à ce moment-là. Une femme regardant ses enfants s’éteindre en étouffant, en ayant été trompés. Un impossible retour en arrière que ni les cris, ni les suppliques ne peuvent changés.

C’est avec toutes ces pensées que nous parcourons le site. Nous longeons la ligne de chemin de fer qui traverse le camp, pénétrons dans les baraquements et nous nous rendons jusqu’aux chambres à gaz détruites, dont le sol porte encore les stigmates de leur présence. Instinctivement, nous fermons les yeux.

Augustow

Petite ville du Nord du pays possédant 30 000 habitants, Augustow présente une belle église et un centre agréable. Mais si la ville est célèbre et attractive, c’est pour son canal et ses lacs qui est pour les locaux, un véritable complexe balnéaire.

Ainsi, au milieu d’un paysage de forêts verdoyantes, nous nous rendons, après avoir longé le canal, sur les berges d’un lac apprécié par de nombreux vacanciers, qui y louent le cadre enchanteur ainsi que les possibilités de baignades qui leur sont offertes.

Nous profitons nous aussi d’un moment de convivialité en prenant le soleil, qui caresse délicatement notre peau.

Un peu plus loin, le mémorial Oblawa Augustowska rend hommage aux victimes de la deuxième guerre mondiale. En arrivant sur le site constitué d’une grande croix en bois vêtue des couleurs du pays, croix surplombant plusieurs autres de tailles plus restreintes, nous tombons sur un couple de personnes âgées, qui prient un membre de leur famille disparu.

Dans un silence pesant, l’homme et la femme se recueillent, le regard lourd de tristesse.

Czestochowa

Alors qu’une pluie fine commence à tomber, nous parvenons jusqu’à Czestochowa, une ville qui a la particularité de posséder un sanctuaire sacré qui abrite le tableau de la vierge noire.

Une grande entrée que nous parcourons nous permet d’entrer à l’intérieur du site et de rejoindre cet ensemble architectural de plusieurs bâtiments bâti sur une période de plus de six siècles et entouré de fortifications.

Immédiatement, nous nous rendons dans la chapelle de la Sainte Vierge, de style gothique qui accueille dans un autel d’ébène baroque l’icône de la Vierge noire de Częstochowa.

Dans les années 1662-1664 la chapelle fut reliée à une construction baroque à trois nefs, qui reste aujourd’hui l’œuvre majeure de l’architecture polonaise de l’époque de la contre-réforme.

Malheureusement, nous devons nous frayer un chemin dans la chapelle bondée de monde et après nous être immiscés jusqu’à l’autel, nous avons la chance inouïe d’assister à une messe de communions. Dans l’autel qui comporte en son centre, la vierge noire entourée de fleurs, découverte seulement quelques minutes par jour, des dizaines de prêtres communient dans la joie et la ferveur. Les chants résonnent dans les haut-parleurs et c’est en communiant tous ensembles, que les fidèles prennent l’Hostie.

Lorsque nous sortons de la chapelle, nous en faisons le tour pour rejoindre la basilique de la Sainte-Croix retrouvée et de la naissance de la Sainte Vierge, bâtiment monumental de style baroque. Nous découvrons à l’intérieur qu’une porte latérale permet de rejoindre la chapelle de la Sainte Vierge, porte devant laquelle des jeunes croyants prient à genoux. Dans la basilique, les voûtes sont couvertes de fresques de la fin du XVIIe siècle alors que l’autel principal est une œuvre de la fin du baroque.A l’extérieur, plusieurs chapelles du XVIIe siècle complètent l’ensemble : la chapelle de Saint Paul-Ermite, la chapelle des reliques des Saints, la chapelle du cœur de Jésus.

Tandis que la pluie redouble d’intensité, nous rejoignons les remparts sur lesquels se trouvent les bastions des anciennes fortifications du carré de la forteresse de Jasna Góra, baptisés du nom de sainte Barbe, de saint Roch, de la Sainte Trinité et de saint Jacques.Les collections des frères Paulins sont exposées au Trésor, dans l’arsenal, dans le Musée des 600 ans et à la bibliothèque du monastère.

 

Łódź

Troisième plus grande ville de Pologne, Łódź, ancien centre de l’industrie textile et du tissage, est reconnaissable par sa multitude de façades industrielles typiques en briques rouges derrière lesquelles se cachent de nombreuses arrière-cours. Mais la ville est surtout connue pour être un berceau de la mode, des arts plastiques et du cinéma. Le musée de la cinématographie situé dans le palais de Karol Scheibler, permet de faire connaissance avec le 7 em art polonais.

La ville héberge aussi le centre des sciences et de la technologie au travers de son planétarium, le plus moderne de Pologne ainsi que plus de 200 palais dont le palais émanant d’Izrael Poznański, au cœur de la vaste résidence de cet industriel polonais, un palais mêlant divers styles architecturaux.

En entrant dans la ville, nous longeons une grande ligne empruntée par un tramway. Sur notre gauche, la cathédrale médiévale typique à trois nefs
de Saint Stanislas de Kostka dont la construction a débuté avant la 1ère Guerre dans un style néo-gothique suscite notre attention.

Après avoir garé notre véhicule dans le cœur de son centre, nous arpentons une partie de la Piotrkowska Street, la grande avenue principale de Łódź s’étendant sur 4,9 kilomètres, étant donné que la ville est dépourvue d’une grande place à l’instar de la plupart des autres villes du pays.

Sur cette grande avenue comprise entre Plac Wolności et Plac Niepodległości, nous nous rendons aux abords d’une sorte de rond-point surmonté d’une vaste colonne aux contours austères. La colonne se trouve aux abords d’une belle église ainsi que d’un musée.

Toujours dans la rue, le complexe Off Piotrkowska est un espace à ciel ouvert qui comprend nombre de bars et de restaurants. Exemple de réhabilitation réussie, le site, ancien atelier de coton attire les artistes et les vacanciers qui souhaitent effectuer une pause créative, l’ambiance générale prêtant à la réflexion. Un autre exemple de réussite réhabilitative, un peu plus excentrée cependant : la Manufaktura, un ancien complexe de fabrication de textile reconverti en centre commercial et culturel , tout en ayant conservé son aspect d’origine. Ancien site industriel d’Izrael Poznański, la Manufaktura rassemble une grande place avec fontaines, le musée de la fabrique, le musée d’art MS2, des restaurants, des bars et plus de 250 magasins.

En arpentant cette avenue qui concentre la majeure partie des centres d’intérêts de la ville, nous arrivons aux abords de trottoirs, sur lesquels, à la manière d’Hollywood, des étoiles contenant le nom d’artistes locaux sont inscrits. Ces étoiles se trouvent non loin de la statue du pianiste d’Arthur Rubinstein, une œuvre majeure de la ville.  A proximité, une usine textile bien différente des autres attire les convoitises : l’Usine blanche (Biała Fabryka). Située au bout de Piotrkowska, la Biala fabryka, bâtiment industriel de Ludwig Geyer détonne au travers de sa structure principale…blanche.

Un peu à l’écart, le complexe de Ksiezy Mlyn, construit au XIXe siècle par Karol Scheibler, l’industriel le plus riche de Łódź est un ensemble de bâtiments industriels, véritables joyaux architecturaux. Les façades en briques rouges des bâtiments ont conservé leur charme d’antan. Le site comprend des lofts, une zone industrielle, le musée Herbst Palace, le musée du livre, des studios d’art, des restaurants et des cafés.

Mais la ville est surtout connue pour son ghetto juif, du fait de la présence en masse de cette diaspora en son sein. Le ghetto regroupe nombre de sites intéressants et chargés d’histoire.

Le centre Edelman a pour mission de promouvoir l’inter-culturalité et l’inter-religion au travers de divers dialogues. Le Parc des Survivants, quant à lui est situé dans la rue Polskaiego ; créé en 2004 pendant les célébrations du 60ème anniversaire de la liquidation du Ghetto de Litzmannstadt, il possède un mémorial de 8 mètres de hauteur comprenant un banc et une statue de Jan Karski, le Centre de Dialogue de Marek Edelman et le Monument dédié aux polonais qui ont sauvé des Juifs durant la deuxième guerre mondiale.

Le cimetière juif du ghetto est l’un des plus grand cimetière Juif en Europe. Il date de 1892 et s’étend sur une superficie de 41 hectares. Il comprend nombre de monuments et se situe non loin de la forge roumaine, qui appartient au Musée des Traditions Indépendantes et présente des expositions sur l’extermination des tziganes pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le monument des enfants martyrs appelé également le Monument des Cœurs Brisés, est dédié aux enfants polonais qui sont morts ou ont été assassinés lorsqu’ils étaient emprisonnés dans le camp de la rue Przemyslowa. Le monument a été érigé le 9 mai 1971 sous la forme d’un Cœur Brisé au milieu d’un visage d’un enfant émacié.

Mais le symbole parfait du ghetto reste la gare Radegast, gare utilisée initialement pour les livraisons de nourriture et de matériaux industriels pour le Ghetto mais qui deviendra durant la guerre, la destination finale des trains ayant transporté des juifs en provenance des pays de l’Europe de l’Ouest et ayant pour destination, les camps de la mort.

En entrant aux abords de la gare, nous entrons dans une salle surplombée par une grand cheminée de briques rouges. En empruntant le tunnel : « de la mémoire » s’étendant sur plusieurs mètres et dans lequel la lumière s’allume à notre passage éclairant des inscriptions et objets personnels de victimes accrochés sur le mur, nous sommes plongés dans les méandres d’un passé tourmenté.

Lorsque nous arrivons sur le quai de cette gare, nous découvrons une locomotive entièrement restaurée et ses wagons protégés par une vitre en plexiglas et dans lesquels, en penchant notre tête, nous pouvons apercevoir la vacuité présente qui n’efface en rien la charge du passé, lorsque remplis de victimes, ils en étaient les barques allégoriques du Styx.

Le monument qui conclut le quai, commémore les Juifs amenés à la gare. Au travers d’un blanc immaculé, les bornes grandeur nature successives sur lesquelles sont inscrites les noms de nombreux camps de la mort sont dérangeantes. Des mains gravées, un peu éparpillées semblent nous attirer à un point tel que nous ne pouvons lutter, et accompagnent le prolongement de la douleur que nous ressentons. Une œuvre forte.

Dans l’ancienne gare, le lieu de mémoire du martyre des juifs de Łódź représentée en une scénographie, sobre et puissante, documente visuellement leur quotidien de souffrance et de tristesse.

Mais si un lieu symbolise toute la douleur des juifs victimes de la folie du nazisme, c’est la prison de Radogoszcz, un site chargé d’histoire qui comprend aujourd’hui, un musée dont l’entrée est gratuite.

Radogoszcz est utilisé comme prison par la police Nazi dès novembre 1939. Mais, en novembre 1939 ont lieu les premiers meurtres de détenus.

La prison abritait tous les types de détenus, y compris des Juifs. Soit, plus de 40 000 personnes. Lorsque Łódź fut sur le point d’être libérée par l’Armée Rouge, le personnel de la prison en extermina tous les prisonniers. Seuls quelques-uns d’entre eux survécurent.

En nous rendant dans les pièces adjacentes, nous dépassons un mur de feu qui symbolise les victimes de l’extermination finale. Nous découvrons dans des autels de tailles différentes, plusieurs effets personnels des victimes et après avoir regardé des images exclusives des exécutions durant la guerre et les dénombrements des victimes enterrés dans des fosses communes, un grand mur aux photos anonymes vient clore notre visite de ce lieu commémoratif unique.

Conclusion

Alors que nous pensions nous aventurer dans un pays avec de l’intérêt mais sans grande excitation, nous avons été surpris de vivre des moments intenses et uniques. Si la population  oeuvre pour beaucoup dans cette appréciation générale, la vie globale dans le pays apporte une satisfaction permanente au travers de sites culturels et cultuels sublimes et uniques.

Les paysages variés et spécifiques donnent la possibilité à tout visiteur de trouver un point d’accroche et le coût de la vie en général, bien meilleur marché que dans nos contrées permet de bénéficier d’un maximum de confort pour profiter pleinement de son séjour. Un pays coup de coeur sans hésitation.