De l’abbaye de Belval au Touquet, deux des visages du Pas-de-Calais

Pour finir dans notre découverte du Pas-de-Calais, après les secteurs de Calais, Boulogne, Lens, Arras et Saint-Omer, il était important de relater les autres merveilles du département dont Le Touquet Paris plages, une des plus belles stations balnéaires françaises.

Département français, qui doit son nom au pas de Calais c’est à dire, audétroit qui sépare la France de l’Angleterre, le Pas-de-Calais est un département du Nord du pays qui a pour préfecture Arras et qui possède le code départemental 62.

Située dans les terres, dans l’arrière-pays du Pas-de-Calais, l’abbaye de Belval propose l’expérience de dormir dans abbaye, alors que la cité des électriciens permet de dormir dans un ancien bassin minier aménagé. Le parc d’Olhain, quant à lui place les visiteurs sous le signe de l’amusement et la ville du Touquet est une station balnéaire célèbre pour la beauté de ses plages. Nous avons passé plusieurs jours dans le département pour vous partager ces trésors découverts.

Pour effectuer ce voyage, nous avons été beaucoup aidés par Marion du Pas de Calais tourisme, dont le siège se situe route de la Trésorerie – 62126 Wimille ; différentes informations peuvent être trouvées sur le site Internet : https://www.pas-de-calais-tourisme.com/fr/homepage/

Nous avons été également beaucoup aidés par l’Office de Tourisme du Touquet qui se trouve au 370 Avenue Louis Aboudaram, 62520 Le Touquet-Paris-Plage. Le téléphone de l’office est le 03 21 06 72 00 et le site Internet est le : http://www.letouquet.com/

Pour découvrir plus en profondeur le récit photographique complet de notre voyage, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/france-pas-de-calais-de-lens-au-touquet/

 Nous avons également pour ce voyage, travaillé en collaboration avec la Sanef, qui souhaite développer le tourisme local, dans des territoires authentiques. Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’entreprise. Vous pouvez retrouver le résultat de cette démarche sur le profil Instagram de la société.

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Le parc d’Olhain

 

En partant de la ville d’Arras, nous ne nous dirigeons pas tout de suite dans le secteur de Saint-Omer, mais faisons un petit détour par le parc d’Olhain, un des parcs d’attractions les plus intéressants du département.

A la différence cependant de nombreux parcs d’attractions, l’entrée du parc est gratuite ; par contre, les animations présentes dans le site sont payantes individuellement.

Le Parc Départemental d’Olhain est la propriété du Conseil Général du Pas-de-Calais ; il s’étend sur les communes de Fresnicourt-le-Dolmen, Maisnil-les-Ruitz et Rebreuve-Ranchicourt et se trouve implanté au sein d’un massif forestier de 450 hectares.

Les activités au sein du site ne manquent pas : plus grand parcours de filets suspendus au monde de 3 300m², piste de luge 4 saisons de 1000 mètres, golf miniature, piscine de plein air ouverte en juillet et en août, terrains de tennis, parcours aventure dans les arbres, salle de sport polyvalente et mur d’escalade indoor…pour ne citer qu’elles.

Le parc d’Olhain se trouve Rue de Rebreuve, 62620 Maisnil-les-Ruitz. Pour plus de renseignements, le parc peut être joint au 03 21 27 91 79 ou sur le site Internet : https://www.parcdolhain.fr/

Lorsque nous entrons à l’intérieur du parc, nous nous dirigeons vers le secteur des filets suspendus ; l’entrée de quatre euros permet d’y avoir accès à la journée. Une fois à l’intérieur, nous nous amusons à essayer de tenir debout alors que des hordes enfants s’en donnent à cœur joie pour gambader ; à premières vues, ils maîtrisent cet élément instable bien mieux que nous.

Entre les filets suspendus, des petits ponts de corde plus ou moins longs que nous devons arpenter en essayant de tenir en équilibre. Rapidement, nous nous prenons au jeu et retrouvons notre verve d’antan. Cependant, à entendre nos lombaires craquer lorsque nous nous contorsionnons dans des petits tunnels, si le mental suit, le physique nécessite encore un peu de pratique pour devenir optimal.

Nous passons tout de même un agréable moment et restons près de deux heures sur le site. Les enfants en redemandent. Nous négocions un départ…accepté uniquement parce que nous leur proposons deux tours de luge d’été.

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Le parcours de la luge se trouve dans les hauteurs du parc ; il est possible de prendre son véhicule pour s’y rendre.

Nous nous garons à côté d’une petite écurie dans laquelle, les enfants peuvent effectuer des petits tours en poneys. Nous traversons une grande pelouse avant de rejoindre la luge. La descente coûte quatre euros également.

Nous grimpons deux à deux dans les luges et sommes lâchés à toute vitesse ; nous devons contrôler simplement le frein aux abords des virages en tirant une petite manchette, mais quand bien même nous ne touchons à rien, les conditions de sécurité ont été développées de telle sorte à ce qu’il n’y ait aucun risque pour que la luge déraille, attachée solidement par un mécanisme fermé.

La descente au ras du sol nous procure de grandes sensations et nous apprécions qu’en fin de piste, un système automatisé nous emmène sans forcer jusqu’à la ligne d’arrivée. Nous y retournerons encore une fois afin de bénéficier du maximum d’adrénaline possible.

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La cité des électriciens

 

Nous rejoignons ensuite la cité des électriciens, une ancienne cité minière qui propose plusieurs habitations à la location ; la cité se trouve rue Franklin, 62700 Bruay-la-Buissière. Les réservations peuvent se faire sur le  03 21 01 94 20 ou sur le www.citedeselectriciens.fr  

Construite par la Compagnie des mines de Bruay entre 1856 et 1861 pour loger les familles des mineurs travaillant à la fosse n°2, la « cité des Électriciens » tire son nom des formidables avancées techniques dont elle a équipé ses habitations lorsqu’elle était encore un bassin minier, la plus ancienne cité minière ayant subsisté dans le Pas-de-Calais.

Mais en 2008, elle est progressivement vidée de ses habitants et laissée à l’abandon, dépeuplement ayant pour cause l’arrêt de l’activité minière à Bruay-La-Buissière en 1979. Pour tenter de la dynamiser, elle accueille plusieurs évènements artistiques et face à l’afflux populaire, en 2013, elle est réhabilitée par l’Agence d’architecture Philippe Prost associée à l’agence de paysagisme FORR, et à d’autres acteurs départementaux pour devenir une cité unique, accueillant à la fois des artistes et des maisons d’hôtes.

Le tout, en ayant pour fil directeur, le développement durable avec la mise en place de jardins produisant des légumes frais cultivés de manière biologique. Par ailleurs, trois barreaux restent la propriété d’un bailleur social qui y loue dix logements sociaux permettant de maintenir l’usage initial de la cité.

Inscrite aux Monuments Historiques en 2009, la cité devient en 2012 l’un des cinq grands sites miniers dans le cadre de l’inscription du Bassin Minier sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO

La Cité des Électriciens est un lieu dans lequel patrimoine, culture et tourisme sont étroitement liés. En outre, un centre explicatif accueille le public et au travers de 1000 m² de parcours libre, une vingtaine d’espaces interactifs invite à la découverte du patrimoine minier.

Dans le centre : des maquettes, des jeux interactifs, des contenus audiovisuels et des manipulations nous permettent d’attendre de manière didactique, la responsable des hébergements qui nous conduit jusqu’à notre maison d’hôte. Après avoir traversé le jardin et découvert la cité, nous entrons dans une maison comprenant deux étages et plusieurs chambres. L’intérieur a été aménagé de manière moderne et la maison possède tout le confort nécessaire pour accueillir des familles dans d’excellentes conditions.

Alors que la nuit tombe, nous arpentons les ruelles étroites de la cité, baignant dans une ambiance particulière d’antan. La lune qui éclaire les façades rouges donne à l’ensemble un côté cosy intéressant.

Nous passons un excellent moment et une nuit délicate, dans une literie soyeuse et agréable.

Le lendemain matin, nous prenons un petit-déjeuner constitué de produits bios, au cœur même de la cité. Les rayons du soleil qui émergent en même temps que nous, caressent nos visages et se reflètent sur la table que le concierge a sorti de sa remise. Nous prenons le temps de vivre et d’apprécier chaque instant de ce moment de pure magie.

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L’abbaye de Belval

 

Fondé par le prêtre diocésain Hippolyte Trannoy en 1893, et placé sous le patronage de saint Benoît Labre, le monastère est racheté en 1893, par l’abbé Trannoy pour y construire une abbaye. Des moniales de l’abbaye de Laval arrivent à cette date pour y former une communauté de cisterciennes trappistines sous le patronage de saint Benoît Labre. Dès leur arrivée, elles mettent en place une production de fromages.

La décision des sœurs trappistines de quitter l’abbaye est prise et une brocante est organisée pour la vente du mobilier en novembre 2011. Les sœurs quittent l’abbaye en juin 2012, mais avant leur départ, une association : « Les amis de Belval » fondée le 3 août 2011 poursuit les activités économiques de l’ancienne abbaye, en construisant dans les murs un hôtel pour touristes, tout en continuant la production de fromages et de bières.

Nous découvrons cette abbaye qui propose à la nuitée, des chambres simples et chambres doubles. Les chambres simples se louent à partir de 44 euros et les chambres doubles à partir de 67 euros. Le petit-déjeuner est inclus et consiste en un petit-déjeuner buffet.

L’abbaye se trouve au 437 Rue Principale, 62130 Troisvaux. Son numéro de téléphone est le  03 21 04 10 14. Des renseignements peuvent être trouvés sur le site : www.abbayedebelval.fr

Après avoir été réceptionnés par la responsable de l’hébergement, nous sommes conduits dans nos chambres ; nous découvrons un environnement austère, mais disposant de tout le confort requis. Avec en outre, la chance exceptionnelle de dormir dans une abbaye.

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Le restaurant La cour de Remi

 

Etant donné l’absence de restaurants dans le secteur et ne souhaitant pas manger les plateaux froids proposés par l’abbaye, nous prenons la route pour rejoindre le restaurant La Cour de Rémi qui se trouve 1 Rue Baillet, 62130 Bermicourt. Les réservations peuvent être faîtes au 03 21 03 33 33

Nous découvrons un restaurant gastronomique situé au cœur d’un hôtel trois étoiles ou plus précisément, un château de bonne facture.

Nous sommes placés à notre table et commandons un menu gastronomique pour une trentaine d’euros.

Après avoir réceptionné notre apéritif, un vin blanc doux et sucré, nous nous voyons proposer la dégustation en place et lieu d’amuse-bouche, d’une terrine faîte maison, avec pour particularité de pouvoir nous servir nous-mêmes dans un contenant rectangulaire de grande capacité. Nous nous servons plusieurs fois, tant la terrine de porc est délicieuse.

En entrée, nous choisissons du jambon fumé par le chef et sa brigade et en plat, une épaule d’agneau confite et sa sauce à base de coco. En dessert, nous nous laissons tenter par une Panna Cota aux fraises.

Le porc étant la spécialité de la maison, il n’est pas difficile d’apprécier le jambon fumé, tendre et au goût prononcé. Mais le talent du chef s’exerce également dans la cuisson de l’agneau : à point, sans assécher la viande. La Panna Cotta est quant à elle exquise et c’est sur une note sucrée, que nous terminons notre repas.

La visite de l’abbaye de Belval

Le lendemain matin, nous sommes rejoints à notre demande par une guide qui nous ouvre les portes de l’abbaye. Nous commençons par découvrir les salles fermées au public ; laissées telles quelles par les soeurs, les chambres décharnées et vieillissantes donnent l’impression d’avoir été victimes d’un cataclysmes, mais au milieu des meubles entassés, nous pouvons ressentir l’ambiance pieuse qui pouvait habiter les lieux.

Nous rejoignons ensuite la cour centrale, qui dévoile un bel arbre majestueux sous lequel, les sœurs aimaient se retrouver.

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La découverte de la chapelle est un moment de solennité ; voir les habits des sœurs accrochés pour l’éternité, en sachant pertinemment que ces vêtements ne bougeront plus jamais de leur emplacement, une sorte de musée vivant qui se meurt progressivement.

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Nous sommes autorisés à nouveau exceptionnellement à visiter une autre partie de l’abbaye fermée au public ; outre la production de fromages et de bières, l’abbaye accueille également des personnes en situation de précarité afin de leur apporter une aide. Nous faisons ainsi la connaissance de l’animatrice sociale ainsi que des résidents qui nous ouvrent leur porte.

Nous découvrons outre leur condition de vie, l’expression de leur art au travers de tableaux accrochés sur les murs.

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Le Cap blanc-nez

 

Situé à Escalles, à 10 km de la ville de Calais et à environ 25 km de Boulogne-sur-Mer, le cap Blanc-Nez est un cap possédant la falaise la plus septentrionale de France. Par ailleurs, tout le site est reconnu pour la présence de falaises escarpées, constituées de craie et de marne, s’élevant jusqu’à 134 m de haut au-dessus d’un estran rocheux.

Le cap forme, avec le cap Gris-Nez situé 10 km plus au sud, le Grand Site des Deux Caps, labellisé Grand Site de France depuis 2011. Cet ensemble est l’un des sites emblématiques du parc naturel régional des caps et marais d’Opale, et l’un des plus attractifs du nord de la France avec 2,5 millions de visiteurs par an.

Nous garons notre véhicule et rejoignons un chemin balisé soufflé par le vent, qui nous empêche de nous mouvoir à notre guise. Nous découvrons une lande herbeuse entourée de grandes cultures et localement marquées par des cratères de bombes de la Seconde Guerre mondiale.

Nous profitons de la vue qui se dresse devant nous avant de rejoindre notre véhicule pour continuer notre route.

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Le grand hôtel Le Touquet

 

Le Grand Hôtel Le Touquet, le plus bel établissement de la ville se trouve au 4 Boulevard de la Canche, 62520 Le Touquet-Paris-Plage ; son numéro de téléphone est le 03 21 06 88 88 et son site Internet est le : http://www.legrandhotel-letouquet.fr/

Nous sommes conduits à notre chambre et découvrons un duplex d’une centaine de mètres carrés, tout de luxe vêtu. Une machine expresso est mise à notre disposition ; nous testons le lit, moelleux à souhait et nous en profitons pour découvrir ce bâtiment d’exception dont le prix des chambres avoisine les 150 euros.

Après avoir admiré une œuvre d’art dans le hall de réception, en l’espèce un taureau constitué de plusieurs petits cylindres de métal, nous prenons un café dans le bar de l’hôtel.

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En descendant au niveau inférieur, une salle moderne se découvre ; contre le mur, de nombreux flippers et dans les toilettes, des WC chauffants, un véritable luxe dont peut se vanter l’hôtel, un luxe si rare qu’il convient de le souligner.

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Le Spa de l’établissement comprend un sauna et une grande piscine couverte, aérée au travers d’une grande vitre ouverte vers l’extérieur ; la température de l’eau reste agréable.

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Le centre-ville du Touquet

 

Nous sommes ensuite obligés de prendre notre voiture pour rejoindre le centre de la ville ; découpée comme nombre de villes balnéaires du Nord de la France, le Touquet possède une large rue piétonne, dans laquelle sont regroupés les commerces de la ville.

Ville de 4244 habitants, le Touquet est une municipalité assez étendue qui comporte outre de belles plages, un haras reconnu. Son centre est constitué de nombreux restaurants dispersés le long d’une avenue principale.

En arpentant cette rue, sur laquelle à un moment, des drapeaux tricolores parsèment le ciel, nous sympathisons avec un groupe de motards en vacance dans le secteur.

Après la découverte d’un magasin de conserves, nous buvons un verre en terrasse. La ville est agréable, baignant dans une bonne ambiance fraternelle.

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Le restaurant Planète Ocean à Etaples

 

Le restaurant, un des plus connus de la ville se trouve au Quai de la Canche, 62630 Étaples. Les réservations peuvent se faire sur le  03 21 09 42 92 ou sur le  www.planeteocean.fr

En entrant à l’intérieur de l’établissement, nous découvrons une grande salle dans laquelle un serveur souhaite nous placer ; nous demandons gentiment à être placés en terrasse ; le patron accède à notre requête, ce qui nous permet de bénéficier d’une belle vue sur le port que nous surplombons.

Comme son nom l’indique, le restaurant est spécialisé dans le poisson et les fruits de mer ; c’est ainsi tout naturellement que nous commandons en entrée dans le menu premium, des fruits de mer et en plat, des moules marinières. En dessert, une crème brûlée viendra parfaire le repas.

Les fruits de mer sont frais, pêchés du jour, tout comme les moules. L’ambiance du restaurant est excellente et le service efficace et de qualité. Nous passons un agréable moment.

Les plages du Touquet

 

Après avoir difficilement cherché puis trouvé une place de parking, nous rejoignons les plages de la ville ; étendues, elles sont bondées, mais assez grandes pour ne pas laisser transparaître cet amas de vacanciers, comme un regroupement agoraphobique.

Nous dépassons un club Mickey qui accueille de nombreux enfants, puis nous rejoignons le bord de mer ; l’ambiance est détendue ; partagés entre les serviettes et les parasols, les vacanciers décompressent.

Après avoir profité d’un beau soleil qui caresse les moindres pores de nos peaux, nous nous tentons à entrer dans l’eau ; si les premières minutes, le corps réagit en frissonnant, rapidement, nous nous habituons et commençons même à en trouver la température agréable.

Au milieu des enfants qui jouent, des ballons qui volent, nous profitons d’une petite nage qui nous galvanise.

Le phare de Le Touquet

 

Mesurant près de 58 mètres de hauteur, le phare est une tour octogonale pesant 3080 tonnes avec pour particularité de se trouver à 800 mètres de la mer, près de l’estuaire de la Canche.

Bâti en béton et en briques par l’architecte local Louis Quételar, le phare est mis en service en 1951, avant d’être arrêté en 1992 avec le départ du dernier gardien : Jean-Jacques Chalm ; en 1993, il subit une inondation, ce qui en suspend les visites qui reprennent en 2010.

La tour est classée au titre des monuments historiques depuis le 19 avril 2011. Les bâtiments du phare comprenant l’ancien pavillon du gardien en chef et l’ancien bâtiment de service, avec son jardin, les piliers d’entrée et les bancs, en totalité sont inscrits depuis le 30 décembre 2010.

Dès notre entrée dans le musée, la guide nous explique que la présence de ce phare est justifiée par la conception du port de la ville, responsable de plusieurs naufrages, les bateaux ne pouvant bien se diriger au travers des angles morts. Une solution est alors trouvée : mettre en place deux phares afin de couvrir tous les angles difficilement visibles.

Le phare du Touquet se trouve 407 Avenue des Phares, 62520 Le Touquet-Paris-Plage ; l’entrée coûte 5 euros pour les adultes ; la montée comporte 274 marches pour se rendre jusqu’à la tour extérieure ; malheureusement, suite à un problème de mercure, la lanterne, qui consiste en la pièce dans laquelle vivaient les gardiens est fermée au public ; près de 30 marches séparent la lanterne de la sortie extérieure ouverte au public.

Les marches, assez ergonomiques se parcourent facilement, en moins de 15 minutes. Lors de la montée, des inscriptions informent les visiteurs du nombre de marches restant à parcourir.

Une fois à l’extérieur, un peu à la manière des beffrois visités durant notre voyage, nous pouvons découvrir la ville au travers d’un point de vue à 360 degrés ; un léger vent balaye nos cheveux et l’horizon qui se dévoile nous donne la possibilité de découvrir toute la beauté des paysages alentours.

La brasserie La Taverne royale

 

En début de soirée, nous arrivons au restaurant La taverne royale, un des plus apprécié de la ville. Le restaurant se trouve au 53 Rue Saint-Jean, Le Touquet. Son numéro de téléphone est le 03 21 05 15 11.

Nous nous asseyons à l’extérieur et un jeune garçon nous rejoint afin de nous proposer un apéritif ; nous choisissons un verre de vin blanc ainsi qu’un cocktail.

Nous sommes placés sur la rue principale, ce qui nous laisse la possibilité de découvrir le mouvement de cette rue dynamique ; à un moment, un jeune homme se place non loin de nous et commence, avec sa voix intéressante, à reprendre des tubes internationaux ; rapidement, il créé autour de lui un petit attroupement.

Nous commandons en entrée quelques huitres, ainsi qu’un foie gras, alors qu’en plats principaux, nous nous laissons tenter par une viande et des moules-frites de la région.

Les huitres sont fraîches, tout comme les moules, agrémentées d’une petite sauce marinière. La viande et le foie gras sont exquis, démontrant tout le savoir-faire du chef et de sa brigade ; le dessert vient clore ce repas, dans cette taverne qui est une véritable institution, à recommander sans hésitation.

Les coulisses du spectacle Les Misérables

  

Le spectacle d’une durée de 1 h 40 se déroule chaque vendredi soir des grandes vacances scolaires, en juillet et en août ; l’entrée coûte 19 euros pour les adultes. Plus de renseignements peuvent être demandées à la Maison du Tourisme et du Patrimoine 11/13 rue Pierre Ledent 62170 Montreuil-sur-Mer ; le numéro de téléphone est le 03 21 06 72 45 ; l’email  est le lesmiserables@tourisme-montreuillois.com et le site Internet : www.tourisme-montreuillois.com La citadelle ferme ses portes à 22 h 15.

Le spectacle reprend l’histoire du roman de Victor Hugo : « Les Misérables », et raconte l’histoire de Jean Valjean, un ancien forçat qui devient maire de la ville et son affrontement avec Javert, un inspecteur de police qui le reconnaît et tente de lui causer des torts, sans y parvenir.

L’histoire de la proximité de Victor Hugo avec la ville de Montreuil-sur-mer n’est pas nouvelle ; en 1837, l’auteur visite Montreuil-sur-Mer. Quelques années plus tard, c’est dans la cité fortifiée qu’il va situer l’essentiel de la première partie de son plus célèbre roman Les Misérables.

Fidèles à cet hommage, 500 bénévoles endossent chaque année les costumes de leurs ancêtres et ceux des personnages du roman pour un spectacle Son et Lumière unique où se mêlent fiction et réalité.

Depuis 1996, l’Office de Tourisme de Montreuil-sur-Mer et ses Vallées organise le spectacle Son et Lumière : « Les Misérables » ; ainsi, chaque année, près de 10 000 spectateurs assistent à cette représentation mise en scène par Dominique Martens, en l’agrémentant continuellement de nouveaux décors et de nouvelles créations musicales, signées Dominic Laprise ; les chorégraphies et danses originales sont quant à elles l’œuvre de Brigitte Bouyer.

L’œuvre regroupe près de 300 figurants bénévoles et 600 personnages costumés, qui dévoilent l’histoire grâce à l’intervention d’une cavalerie et d’effets pyrotechniques dignes des plus grands shows nationaux.

Après avoir patienté pour récupérer nos tickets, nous faisons connaissance avec des figurants en costume qui interprètent dès l’entrée, des personnages du livre. Nous passons quelques contrôles de sécurité et nous rejoignons les gradins, bondés de spectateurs qui attendent patiemment le début du show.

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Nous sommes exceptionnellement autorisés à découvrir les coulisses du spectacle. Ainsi, nous pouvons découvrir l’émergence d’une frénésie qui débute avant le spectacle ; chaque figurant récupère son costume ; l’ambiance est excellente.

Nous faisons connaissance avec le comédien qui interprète Victor Hugo ; barbe blanche fournie, son visage inspire le respect ; ancré dans la peau de l’auteur, son débit est lent, à la limite ralenti, mais au travers des mots qui sortent de sa bouche, son talent émerge.

Chaque figurant connaît son rôle à la perfection ; chaque année, avant le début de la première représentation, une répétition est effectuée par le metteur en scène qui en peaufine chaque détail. Rien n’est ainsi laissé au hasard.

Les figurants qui ont terminé de se préparer se regroupent et plaisantent, se détendent avant le début du spectacle. Nous sommes ainsi transportés dans la France du XIX ème siècle, au milieu d’un peuple qui donne de sa personne qui faire vibrer le cœur des spectateurs, fidèles au rendez-vous depuis plus de vingt ans.

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Le spectacle Les Misérables à Montreuil

 

Alors que le silence émerge dans la foule, Victor Hugo apparaît, éclairé par un halo de lumière ; il conte l’historique de son œuvre : le spectacle peut débuter.

Jean Valjean, un ancien forçat trouve asile chez Monseigneur Myriel, évêque de Digne. Il se laisse tenter par le vol de chandeliers d’argent et s’enfuit à l’aube. Des gendarmes le reprennent : l’évêque témoigne en sa faveur et le sauve. Cette générosité bouleverse Jean Valjean : il décide de devenir un honnête homme.

Devenu Maire de Montreuil-sur-Mer sous le nom de Monsieur Madeleine, Jean Valjean sauve Champmathieu, coincé sous sa charrette. Témoin de la scène, Javert, inspecteur de police, croit reconnaître en lui un ancien forçat. Le duel entre les deux hommes peut commencer.

Pendant ce temps, Fantine, une jeune femme est abandonnée avec sa fille Cosette. En désespoir de cause, elle confie cette dernière au sinistre Thénardier, un aubergiste qui fit fortune en détroussant les morts de Waterloo. De retour dans sa ville natale de Montreuil-sur-Mer, Fantine est arrêtée à la suite d’une dispute, et âprement interrogée par le policier Javert ; mais le Maire de la ville, Monsieur Madeleine, la fait relâcher, ce qui intensifie la méfiance de l’inspecteur envers le maire.

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Quelque temps plus tard, un homme est pris pour l’ancien forçat Jean Valjean, ce qui oblige pour ne pas créer une injustice flagrante, le maire de la ville à avouer son identité. Arrêté, puis laissé libre, il assiste à l’agonie de Fantine, et lui jure de veiller sur sa fille Cosette ; il s’échappe et gagne Paris.

Toutes les séquences sont mises en musique et montées en spectacle ; tantôt statiques, tantôt en mouvements, les figurants se relaient dans une apothéose musicale. L’intervention des chevaux est génératrice de stupéfactions dans le public qui applaudit chaudement à chaque fin d’acte.

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Finalement repris par Javert et réintégré au bagne, Jean Valjean s’échappe une nouvelle fois ; alors que tous le croient noyé, il revient, arrache Cosette aux Thénardier et se cache avec elle.

Les années passent. Jean Valjean s’installe rue Plumet sous le nom de Fauchelevent. Il lie connaissance avec un jeune républicain, Marius, qui aime Cosette, devenue une belle jeune femme. Une fois de plus arrêté par Javert, Valjean parvient à s’échapper. Alors que la révolution gronde, un jeune homme : Gavroche se fait tuer ; la guerre civile est dénoncée sous les traits d’une scène épique durant laquelle, de la fumée et des couleurs rougeoyantes dénoncent le sang versé.

Jean Valjean épargne Javert ; les deux tourtereaux peuvent finaliser leur amour et le vivre au grand jour. Cette symbolique est marquée par l’emploi d’effets pyrotechniques galvanisant et visuellement très forts. Du grand art maîtrisé à la perfection.

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Le bilan

 

Rarement, j’ai pu durant mes nombreux voyages, m’attacher aussi fortement au Pas-de-Calais. Qu’il s’agisse de Calais, de Boulogne, d’Arras, de Saint-Omer ou du Touquet, chaque secteur est unique et mérite d’être visité.

La particularité du département est de posséder autant de visages que de territoires. Il est en ce sens impossible de s’y ennuyer, surtout qu’il y aura toujours un local avec lequel converser.

Car si les paysages du département sont splendides, si les activités sont nombreuses, si la gastronomie est riche et savoureuse, il ne peut y avoir de comparaison avec l’accueil et la fraternité de ses habitants qui possèdent un cœur énorme. Gentils, humains, accessibles, ils sont la véritable richesse de ce département, un des… si ce n’est pour beaucoup… le plus beau du pays.

 

Pour découvrir plus en profondeur les autres secteurs du département, n’hésitez pas à lire l’article écrit sur le secteur de Calais : https://hors-frontieres.fr/calais-une-ville-dynamique-et-chaleureuse/

 

Pour découvrir plus en profondeur les autres secteurs du département, n’hésitez pas à lire l’article écrit sur le secteur de Boulogne: https://hors-frontieres.fr/jai-visite-nausicaa-le-plus-grand-aquarium-deurope/

 

Pour découvrir plus en profondeur les autres secteurs du département, n’hésitez pas à lire l’article écrit sur le secteur de Lens: https://hors-frontieres.fr/la-region-de-lens-decouverte-dun-territoire-qui-renait-de-ses-cendres/

 

Pour découvrir plus en profondeur les autres secteurs du département, n’hésitez pas à lire l’article écrit sur le secteur de Arras : https://hors-frontieres.fr/arras-une-ville-authentique-au-patrimoine-culturel-important/

 

Pour découvrir plus en profondeur les autres secteurs du département, n’hésitez pas à lire l’article écrit sur le secteur de Saint-Omer : https://hors-frontieres.fr/saint-omer-une-ville-partagee-entre-la-culture-et-le-culturel/