Les incontournables de la Guyane française : Cayenne et sa région

France du bout du monde, unique territoire de notre pays situé en Amérique du Sud, la Guyane française est un des départements français les plus intéressants que j’ai eu la chance de pouvoir visiter. Si lors de ma traversée complète de l’Amérique du Sud et de l’Amérique centrale, il y a quelques années déjà, j’avais pu découvrir en quelques jours ce territoire, durant ce voyage j’ai pu le visiter en prenant mon temps. De Cayenne à Kourou, des îles du salut à la forêt amazonienne en passant par les marais de Kaw, j’ai pu visiter ses lieux historiques, rencontrer sa population et tester nombre d’activités et de plats typiques.

 

 

Si j’avais apprécié ma première visite en Guyane française en visitant entre autres le Centre spatial guyanais basé à Kourou et la ville reculée de Saint Laurent du Maroni dans laquelle ses habitants m’avaient réservé un accueil chaleureux, durant ce nouveau séjour d’une semaine, j’ai pu prendre réellement le pouls du territoire et me voir confirmer que l’appréciation de mon premier séjour n’avait pas été tronquée.

Car la Guyane présente la particularité d’être un paradoxe. Le paradoxe d’un territoire qui possède peut-être le plus grand potentiel touristique de France, mais un potentiel pas exploité comme il se devrait, et ce essentiellement dû à une réputation sulfureuse infondée et illégitime qui lui colle à la peau.

Si la chaleur de la Guyane est présentée par nombre de ses détracteurs comme un élément à décharge, la même chaleur en Guadeloupe et en Martinique sont considérés comme des atouts. Si la forêt dans les deux îles des Caraïbes est synonyme d’une nature préservée, en Guyane cette forêt devient anxiogène.

Et le peuple de Guyane souffre de ces différences de traitement, subies depuis trop longtemps au travers de cette opprobre qui lui est jetée au visage. Les médias qui s’intéressent au territoire ne le font jamais pour de bonnes raisons. Une enquête sur M6 parlera de l’insécurité, un reportage de France télévisions dévoilera l’orpaillage illégal. Prostitution, immigration clandestine, pauvreté sont les étendards des journalistes et des reporters qui choisissent de se rendre au sein de ce département français sud-américain.

Pourtant, au cours de cette immersion, nous n’avons pas vu de prostitution, pas rencontré d’orpaillage illégal. Il est sûr que nous ne l’avons pas cherché.  Au contraire, durant tout notre séjour, nous avons pu être au contact d’une population multicolore vivant en totale adéquation, apprenant les uns des autres. Nous avons pu découvrir des plages sublimes, des décors paradisiaques ; nous avons visité des sites archéologiques forts, goûté des spécialités culinaires exceptionnelles, passé des moments riches en émotion et arpenté des paysages naturels inoubliables. Alors bienvenue au cœur d’une Guyane, qui aime l’entendre…naturellement généreuse.

Pour effectuer ce voyage, nous avons été beaucoup aidés par Sonia Cippe ainsi que par Alex Bathilde, du Comité du tourisme de la Guyane, dont le siège social se trouve à Cayenne, mais qui comporte également un bureau à Paris.

Nous avons été accompagnés durant tout notre voyage par Flavia Serve, qui travaille au bureau de Paris. Le Comité du tourisme de la Guyane basé sur Paris se trouve au 1 Rue Clapeyron, 75008 Paris. Le siège est joignable au 01 42 94 15 16 ou sur le site Internet : https://www.guyane-amazonie.fr

Pour découvrir la première partie de notre séjour en Guyane française en photos, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/guyane-francaise-partie-1-2-de-cayenne-a-kourou/

Pour découvrir la deuxième partie de notre voyage en photos, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/guyane-francaise-partie-2-2-de-kourou-aux-marais-de-kaw/

Cet article est le premier de notre série sur la Guyane ; il conte notre découverte de la ville de Cayenne et de sa périphérie.

Pour lire notre article sur la deuxième partie de notre voyage en Guyane concernant Kourou et les îles du Salut, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/les-incontournables-de-la-guyane-francaise-kourou-et-les-iles-du-salut/

Pour lire notre article sur la troisième partie de notre voyage en Guyane concernant la forêt amazonienne et les marais de Kaw, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/les-incontournables-de-la-guyane-francaise-amazonie-et-marais-de-kaw/

La veille du départ

Etant donné que notre vol vers la Guyane décolle dans la matinée, nous choisissons de séjourner sur Paris la veille. Pour éviter de devoir effectuer trop de trajet avec les bagages, le matin du décollage, nous avons le choix entre deux hôtels qui se situent dans le parc de l’aéroport d’Orly : le Novotel dont les chambres avoisinent les 130 euros et l’hôtel Ibis, un peu plus accessible mais tout aussi onéreux…sans pour autant être aussi qualitatif que son voisin concurrent.

C’est ainsi que pour 100 euros, nous nous retrouvons dans les tréfonds de l’hôtel, dans une chambre de petite taille sans grande luminosité, mais une superficie suffisante pour nous reposer de notre long périple en Asie qui vient de se terminer la veille.

Le soir, nous décidons de nous rendre à Paris, afin de pouvoir profiter de notre soirée et de renouer avec la gastronomie française. Nous choisissons pour ce retour aux sources après plus de trois semaines de cuisine japonaise à haute dose, de réserver une table dans un restaurant de cœur…peut-être un des plus intéressants de la capitale : « les noces de Jeannette » qui propose une cuisine authentique façon bistrot dans un cadre enchanteur.

Nous nous garons après trente minutes de route et rejoignons le restaurant qui se trouve 14, rue Favart – 75002 Paris ; les contacts et réservations peuvent se faire sur le 01 42 96 36 89 ou sur le site Internet : https://www.lesnocesdejeannette.com/restaurant-francais-paris

Nous avons rendez-vous avec Aneta, la responsable communication avec qui les retrouvailles sont chaleureuses ; nous nous asseyons ensuite à notre table ; le sommelier qui se présente à nous tente de nous faire la promotion des nouveaux arrivages ; nous lui laissons carte blanche pour accommoder nos plats selon ses ressentis : un foie gras maison en entrée ; une pièce de bœuf en plat et une crème brûlée en dessert. Le mariage des vins et des plats est judicieux ; le repas se termine sans fausse note.

Il est temps de retrouver notre lit afin de pouvoir le lendemain commencer notre journée sans trop de cerne sous les yeux.

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Le vol Paris Cayenne en classe Premium economy

Même si la Guyane française n’est pas couverte par pléthore de compagnies, il est facile de s’y rendre pour une somme moyenne de 500 euros environ. Deux compagnies principales se partagent la majorité des rotations : Air France et Air Caraïbes.

Si Air Caraïbes est une compagnie qui a déjà fait ses preuves, Air France reste néanmoins la compagnie majeure de la destination en assurant un vol quotidiennement vers Cayenne, depuis plusieurs décennies.

En outre, qualitativement, Air France possède des atouts indéniables. La longévité de sa présence en tant que partenaire historique de la Guyane rend la compagnie indispensable. Sa capacité à assurer la liaison lui donne également une expérience non négligeable ; les stewards et les hôtesses sont accueillants et les prestations proposées à bord sont de grande qualité.

Si la compagnie avait connu ces dernières années quelques flottements qualitatifs comparés aux compagnies aériennes du Golfe ou d’Asie, elle s’est reprise en main, s’est remise en question et propose aujourd’hui des prestations qui lui permettent de se placer à jeu égal avec les meilleures compagnies au monde. Preuve en est, les repas servis à bord des longs courriers qui rivalisent d’ingéniosité et sont conçus par les plus grands chefs culinaires français.

Ainsi, pour nous rendre en Guyane française, nous avons choisi de tester la classe Premium economy, une classe intermédiaire entre la Business et la classe économique. Lorsque nous embarquons, une hôtesse nous conduit à notre place et nous propose immédiatement un verre de champagne ou un rafraîchissement. Nous faisons connaissance avec des fauteuils spacieux, dans lesquels nous pouvons étendre les jambes ; l’écran proposé est de grande taille et un kit de voyage nous est offert.

A peine le décollage effectué, qu’une série de journaux et de boissons nous est remis. Et ce pour nous faire patienter avant le service du repas, qui est, je dois le dire une véritable surprise. Un plateau de belle facture composé d’un morceau de foie gras, d’un poulet accompagné de riz, d’un morceau de fromage et d’un dessert onctueux. Le tout, accompagné de bons vins. Un véritable régal, digne des meilleures classes aériennes.

Durant tout le vol, une série de boissons est laissée à libre disposition des passagers et les hôtesses et les stewards sont toujours disponibles pour discuter avec les insomniaques. Un vol très agréable et sans anicroche avec une compagnie qui a su écouter les critiques des passagers pour se remettre en question et proposer le service que tous attendent d’une compagnie française : l’excellence.

L’arrivée à Cayenne et l’installation à l’hôtel Le bar des palmistes

En arrivant à l’aéroport, nous récupérons nos bagages et retrouvons l’air ambiant ; la température exotique qui nous caresse le visage nous prouve le changement de climat de ce territoire. Nous sommes enfin arrivés ! Alors que nous récupérons notre voiture de location sur l’emplacement réservé au loueur Avis, nous prenons la route vers Cayenne, que nous redécouvrons telle que nous l’avions laissée il y a quatre années. Des maisons créoles reconnaissables entre mille et dans les rues, cette mixité de visages qui nous fait du bien.

Nous rejoignons la place centrale de la ville sur laquelle trône l’hôtel des palmistes, un endroit incontournable, géré par Alexia, une femme pétillante avec laquelle nous sympathiserons. Nous entrons dans le bar de l’hôtel, endroit festival couru aussi bien par les locaux que les visiteurs de passage ; un réceptionniste procède à notre enregistrement.

L’hôtel qui comporte des chambres qui se situent aux alentours de 100 euros se trouve au Avenue du Général de Gaulle, Cayenne, Guyane française ; il est joignable au 00 594 694 03 05 98 ou sur le site Internet : http://www.palmistes.com

Nous grimpons un à un les escaliers en bois qui nous mènent à l’étage et prenons un grand bol d’air frais dans la chambre climatisée qui se dévoile. Au coeur de la pièce agencée de manière moderne, un grand lit et dans le coin, luxe suprême, une cafetière Nesspresso.  Nous ouvrons les volets en bois et découvrons la place centrale avec de la hauteur. Un petit café dans les mains, une température extérieure de trente degrés, un léger vent…nous sommes en vacances.

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La découverte des plages de Cayenne

Nous rejoignons Flavia qui nous attend à la réception de l’hôtel. En sa compagnie, nous grimpons dans notre véhicule pour rejoindre les plages de la ville qui se trouvent à même pas quinze minutes de route. Lorsque nous garons notre véhicule sur le parking de la plage, nous sommes attirés par une musique qui se laisse entendre de près ; nous nous approchons d’une maison ; la musique devient de plus en plus claire. Nous appelons une femme que nous apercevons de la grille qui donne sur le jardin ; elle nous invite à assister à ce concert improvisé ; nous faisons la connaissance des deux musiciens qui entament des chants guyanais.

Après une quinzaine de minutes à écouter et bouger en rythme avec eux, nous rejoignons la plage sur laquelle, des dizaines de jeunes s’adonnent à des jeux sportifs divers. Sur notre droite, des apprentis footballeurs tentent de reproduire les meilleurs gestes de leurs aînés et sur notre gauche, des jeunes s’essayent à grimper sur les palmiers…avec plus ou moins de réussite, il convient de le dire.

Nous nous approchons de l’océan et découvrons les anfractuosités du sol découvert par la marée basse ; de nombreux petits trous d’eau remplis dégagent un côté naturel intéressant ; au loin, l’eau de couleur brune, typique de la Guyane provoque une irrésistible envie de baignade, mais le soleil se couchant rapidement, nous lui préférons un moment de détente au fur et à mesure que la nuit se lève dans des couleurs semblant sorties tout droit de l’imaginaire.

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Le restaurant du bar des palmistes

En retournant à l’hôtel, nous nous installons dans la salle arrière du bar des palmistes qui se remplit en quelques minutes ; il faut dire que l’endroit est un lieu chaleureux et convivial qui propose une cuisine traditionnelle, faîte maison…et pour ne rien enlever au charme de l’endroit, peu cher.

Un serveur pétillant se présente à nous pour nous proposer plusieurs apéritifs ; nous choisissons un cocktail maison à base de fruits de la passion, qui nous assomme à la première gorgée tant il est chargé en rhum. Ainsi détendus, nous choisissons des pâtes à la carbonara et du poulet cuisiné à la locale. Nous terminons par une glace.

Le repas est succulent et l’ambiance exceptionnelle ; les produits cuisinés sont locaux et proviennent d’un circuit court ; le jeune chef est créatif, sans se prendre la tête ; ses plats sont constitués de telle sorte à ne pas prendre de risque ; sans aller à les qualifiés de simples, ils sont adaptés pour plaire au plus grand nombre, ce qui nous convient parfaitement.

Le zoo de Guyane

Le lendemain, après un petit-déjeuner exceptionnel pris sur la terrasse emblématique du bar des palmistes, nous prenons la route pour rejoindre le zoo de Guyane, un zoo particulier car il permet de découvrir les espèces endémiques du territoire, des espèces difficilement observables à l’état naturel, tant la rencontre avec les animaux sauvages est aléatoire.

Le zoo se trouve au CD 5 PK 29, Macouria 97355 ; il est joignable au 00 594 594 31 73 06. Ou sur le site : https://www.zoodeguyane.com

Lorsque nous nous présentons à l’accueil, nous devons attendre l’ouverture du zoo programmée à 9 h 30. Nous patientons avec une foule déjà nombreuse, le zoo étant un des sites les plus appréciés du département.  Après avoir payé les 16,50 euros de l’entrée, nous pénétrons dans ce sanctuaire naturel où les animaux disposent d’une grande place afin de se mouvoir.

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Immédiatement, nous sommes placés dans le vif du sujet : derrière une vitre, un anaconda somnole. Non loin de lui, dans un des nombreux bassins du site, plusieurs caïmans de tailles et d’espèces différentes font de même ; en cette heure, ils ont décidé de faire une grasse matinée. Ce qui n’est pas le cas des enfants qui s’extasient face à cette faune sauvage.

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Un peu plus loin, nous assistons au nourrissage du Jaguar, qui attend patiemment que le soigneur en tant qu’âme charitable daigne lui lancer un morceau de viande ; l’animal, reconnaissable entre mille avec un embonpoint qui n’a rien de naturel n’a qu’à tendre la gueule pour se saisir d’un morceau de poulet qu’il attrape en plein vol.

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Nous continuons notre avancée dans le site et découvrons coup après coup, des aras et des petits singes, jusqu’à arriver devant l’enclos des tapirs dans lequel nous sommes autorisés exceptionnellement à entrer pour assister à leur nourrissage.

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La canopée du zoo de Guyane

Toujours dans le zoo, en toute fin de site, nous arrivons à l’entrée de la canopée qui regroupe une grande partie de la forêt guyanaise.

L’humidité ambiante nous plonge immédiatement dans le bain en profitant d’un décor exotique et dépaysant. Pour parfaire notre expérience et intensifier notre immersion dans la forêt, le zoo a mis en place toute une série de pont qui permettent de rejoindre, en certains endroits la cime des arbres.

Il nous suffira de franchir en deux temps, près d’une vingtaine de ponts en bois pour traverser la canopée et retrouver les chemins balisés du zoo.

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Montsinery

Petit bourg de quelques centaines d’âmes, Montsinery comprend une belle église et des maisons traditionnelles. Situé en bord de fleuve, la ville permet aux visiteurs comme aux locaux de s’adonner à des jeux nautiques, tels que le jet ski, le parapente, le ski nautique.

Nous découvrons le cœur de la ville, puis nous nous dirigeons vers le deuxième débarcadère, après avoir salué un couple de jeunes adolescents attablés. Ou du moins, seul le garçon l’est, la fille couchée sur la table profite de la quiétude des lieux.

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Nous arpentons un petit pont de bois et rejoignons un ponton duquel plusieurs jeunes tentent désespérément de tenir sur des skis nautiques, qu’un moniteur tente de faire avancer mais qui se retrouvent…la plupart du temps…avec leur locataire éphémère…dans l’eau.

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Le baptême de l’air avec les ailes hydro

Alors que nous patientons sur le ponton de bois, un bateau perfore l’horizon et se rapproche de nous à grande vitesse. Nous faisons connaissance avec le capitaine accompagné d’un jeune stagiaire qui nous fait embarquer pour rejoindre un hydravion dans lequel nous avons programmé un baptême de l’air au-dessus de la forêt amazonienne. En la compagnie des deux hommes, et grâce au puissant moteur de l’embarcation, nous n’avons même pas le temps de profiter de la balade…ou plutôt de la danse au rythme endiablé qu’elle nous offre.

L’expérience, exceptionnelle est effectuée avec la société : « les ailes Hydro de Montsinéry » ; la société se trouve 6016 chemin de la Carapa à Macouria ; d’autres renseignements peuvent être demandés au 06 94 23 23 51 ou sur le ulm.equateur.cayenne@gmail.com

Nous arrivons face à un hydravion de couleur jaune que nous nous délectons d’admirer, étant donné qu’il s’agit d’un des derniers moyens de déplacement que nous n’avons pas encore emprunté durant notre long périple autour du monde, fusée spatiale à part.

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Le pilote nous équipe d’un harnais de sécurité et nous fait monter côté passager ; il nous rejoint et ensemble, nous testons les écouteurs et le micro afin de voir s’ils fonctionnent. Une fois les vérifications de sécurité effectuées, l’hydravion démarre et décolle. Les sensations sont intenses ; nous ressentons la fougue de l’eau sur laquelle il glisse avec aisance.

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Une fois dans les airs, nous profitons du spectacle ; la rivière qui se trouve sous nos pieds dévoile ses courbes en dessinant à plusieurs reprises la lettre S.

La forêt en contrebas s’étend à perte de vue et des airs, nous prenons conscience de l’importance de cet écosystème qu’il est nécessaire de protéger, tant il est précieux.

Après une vingtaine de minutes de vol, nous amerrissons sans encombre, l’hydravion se posant lentement sur l’eau.

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Le restaurant Le Montsinéry

Une fois de retour sur le ponton de bois, d’où nous avons embarqué, il ne nous faut pas marcher longtemps pour rejoindre le restaurant Le Montsinéry, un des derniers irréductibles encore ouvert dans le bourg ; son propriétaire, un chef d’une quarantaine d’années nous reçoit avec le sourire ; il nous installe sur la terrasse et nous amène une bouteille de rhum, ainsi que des quartiers de citron et du sirop de canne, nous laissant le libre choix d’agrémenter et de doser notre rhum comme nous le souhaitons.

Le restaurant se trouve D14, Montsinéry, Guyane française ; il est joignable au 00 594 594 29 46 39. Le restaurant se trouve dans le bourg, face à la poste ; il est également joignable sur l’email : le_montsinery@yahoo.fr

Le cadre du restaurant enchanteur est sublimé par la gouaille du patron, un homme courageux qui fait tourner son restaurant, seul. De la sorte, en privilégiant un circuit court, il parvient à économiser sur les charges fonctionnelles du restaurant, ce qui lui permet de pratiquer une politique de prix concurrentielle.

Quelques minutes après notre arrivée, une quinzaine de convives arrivent en même temps ; le chef nous autorise à découvrir son travail en cuisine. Sans savoir réellement comment il y parvient, mais mécaniquement, il reproduit avec précision les gestes nécessaires à son travail et parvient à servir en temps et en heure chaque convive dont les commandes comportent pourtant des plats différents, allant du poisson à la viande en passant par les salades composées.

Nous commandons en entrée une salade de chèvre chaud, puis en plat une bouillabaisse guyanaise avant de terminer par une mousse de maracuja, appelée également fruit de la passion.

Les plats qui nous sont servis sont simples, sans chichi, mais au combien succulent. Le chèvre est cuit à point, tout comme la bouillabaisse qui peut rivaliser avec ses cousines marseillaises…et non les bouillabaisses pour touristes du vieux port…les bouillabaisses spécialisées uniquement servies par quelques restaurants de la ville. La mousse, quant à elle est un véritable délice ; onctueuse, elle permet de clore un véritable régal culinaire.

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Le jardin botanique

Si le zoo de Guyane permet de découvrir la faune du territoire, le jardin botanique en permet la découverte de la flore. Sur plusieurs hectares, sont ainsi réparties les espèces endémiques du département. La visite en est ainsi essentielle tour tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur la nature environnante.

Le jardin botanique se trouve 2805 savane Césarée, Macouria 97355, Guyane française ; il est joignable au 00 594 694 97 95 13. Ou sur le http://www.jardinbotaniquedeguyane.com

Lorsque nous nous présentons à l’accueil, nous sommes accueillis par un jeune homme qui sera notre guide durant cette visite privative du jardin, un autre guide s’occupant du groupe de personnes qui vient d’arriver.

Avec une érudition surprenante, nous le suivons dans les dédales de chemins qu’offrent le jardin. Avec une grande didactique, il nous explique la spécificité de chaque plante qu’il nous présente, et ce allant du palmier aux nombreuses variétés d’orchidées.

A plusieurs reprises, il donne de sa personne pour intensifier la compréhension que nous pouvons avoir des plantes, comme en écrasant sur ses doigts une graine dont il nous explique l’utilité en peinture.

Lorsque nous nous approchons des plantes carnivores, il n’hésite pas à plonger ses doigts dans la gueule peu avenante d’une d’entre elles. Bon, vu la taille des doigts humains et la petite ouverture de la plante, il ne risquait pas grand-chose…même s’il convient de souligner tout de même l’intention.

Nous terminons la visite par la découverte du secteur de la vanille qui parvient à pousser suffisamment pour en voir chaque année, quelques tiges être commercialisées. Le guide nous explique le travail méticuleux qu’il doit fournir accompagné de ses équipes pour polliniser les pousses qui engendreront l’or brun tant convoité.

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La deuxième soirée au restaurant du bar des palmistes

Pour cette deuxième soirée au restaurant du bar des palmistes, nous faisons plus ample connaissance avec Alexia, la gérante de l’hôtel, une femme au charme indéniable, avec laquelle nous avons entrepris une belle conversation le matin même et grâce à laquelle nous avons pu réaliser notre rêve d’un baptême en hydravion avec la compagnie : « Les ailes Hydro »

Alexia nous présente Christophe, un résident français amoureux de la Guyane que nous invitons à boire un verre tant le coup de cœur amical lors de notre rencontre est grand.

Ainsi assis à table, nous nous laissons tenter par un cocktail maison dont le bar des palmistes a le secret. Un cocktail à base de maracuja, rapidement suivi par un autre. Les verres s’enchaînent, les paroles se libèrent et c’est avec un petit coup dans le nez que je me rends dans les cuisines afin de pouvoir filmer le chef, un homme talentueux qui permet à l’endroit de respirer la joie de vivre, tant au niveau de l’ambiance que de sa gastronomie.

Nous nous laissons tenter pour le dîner par un poulet caraïbe, qui fond sous la langue, sa texture étant savoureuse et son enrobage, croquant à souhait. Nous terminons ce repas par une glace maison.

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Lodges Balourou

Nous décidons de visiter plusieurs hôtels du territoire ; notre première découverte concerne les lodges Balourou, qui se trouvent 6836, 97354 Route des plages, Remire-Montjoly, Guyane française ; les lodges se réservent une centaine d’euros la nuit ; les réservations peuvent se faire au 00 594 694 21 88 72. Le site Internet est le www.lodgesbalourou.fr ou des renseignements peuvent être demandés sur le balourou@hotel-guyane.fr

Les lodges Balourou, pour lesquels le propriétaire est fier de nous présenter la nouvelle piscine qu’il vient de terminer de construire, se trouvent face à l’Océan Atlantique, plus précisément face à l’embouchure du fleuve Mahury, un fleuve à côté duquel, il souhaite construire une extension de son site.

A proximité du bâtiment principal dans lequel nous buvons un café sur la terrasse de la salle du petit-déjeuner, plusieurs lodges de belles factures, qui au travers de leur couleur terre, s’intègrent parfaitement au décor. Malheureusement, les lodges étant tous occupés, nous ne pourrons pas les visiter, ce qui ne nous empêche pas de profiter des lieux en toute quiétude.

L’entreprise Les délices de Guyane

Exceptionnellement, en retournant sur la ville de Cayenne, nous sommes autorisés à visiter l’entreprise :  « les Délices de Guyane » ; la marque possède un magasin à Paris qui se trouve 83 Rue des Martyrs, 75018 Paris ; la boutique est joignable au 01 46 06 17 99 ; En Guyane, l’entreprise qui possède un magasin d’usine se trouve au 18 rue de l’industrie, parc d’activité de dégrad des cannes ; l’entreprise est joignable au 00 594 594 35 38 69. La boutique en ligne de la marque est le : https://www.delices-de-guyane.fr

L’entreprise, spécialisée dans la vente de produits typiques du territoire est une véritable institution ; son logo est omniprésent dans le département : supermarchés, magasins, aéroport, station-service. Impossible de ne pas côtoyer la marque au moins une fois lors d’un séjour en Guyane.

Et, qualitativement, l’entreprise mérite sa renommée : ses produits sont divers et variés, une gamme polymorphe allant des liqueurs et spiritueux aux confitures et aux sirops. Et chaque produit est fabriqué sur place, grâce à des employés qui ont développé une certaine forme de culture d’entreprise.

Lorsque nous entrons dans l’usine, un des employés découpe des ananas tandis qu’un autre s’attèle à trier des piments posés sur une table. En continuant notre découverte de l’usine, nous arrivons jusque dans une pièce centrale dans laquelle travaillent plusieurs employés autour d’une chaîne de production. Les piments sont placés dans une sorte de cuve, chauffés alors que des contenants en verre de petite taille défilent sur le tapis roulant. Ils sont remplis au fur et à mesure par une sorte de confiture et placés immédiatement par deux autres ouvriers dans des cartons.

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En arrivant dans la salle de stockage, nous découvrons une véritable caverne d’Ali Baba ; les étals sont emplis de produits appétissants qui attendent d’être chargés dans des camions afin d’alimenter les magasins du monde entier.

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La boutique du parc naturel régional à Cayenne

Nous nous rendons ensuite à la boutique du parc naturel régional de Guyane, qui permet de rencontrer des producteurs locaux, de demander des renseignements ainsi que d’acheter des produits locaux. La boutique se trouve  31 Rue Arago, Cayenne 97300, Guyane française ; elle est joignable au 00 594 594 28 92 70.

Dans un local à la présentation soignée, un des membres du bureau nous accueille afin de nous expliquer son fonctionnement. Le bureau fait office de centre de renseignement sur les différents parcs de Guyane ; il permet aux visiteurs d’en récolter des informations de voyage, tout en se voyant proposer des produits locaux fabriqués par des petites entreprises, dans un respect des circuits courts et des traditions d’antan.

Ainsi, nous avons la chance de pouvoir faire la connaissance d’une productrice de couac, manioc torréfié, que nous pouvons déguster. Dans la foulée, nous testons un sirop surprenant à base de maracuja. Le sirop dont la bouteille ne paye pas de mine se révèle après l’ajout d’un peu d’eau…surprenant. Le goût est si prononcé que nous avons l’impression de boire du nectar.

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Juste avant de partir, une autre artisane vient à notre rencontre. Elle a développé une gamme de crèmes et de produits de beauté, dont la conception ne se fait qu’au travers de l’utilisation de plantes locales. Il s’agit d’une gamme d’huiles essentielles de fruits de palmiers. Ses produits sont exportés sur le département en en France métropolitaine. Et pour ceux que nous avons testé, ils fonctionnent. Une crème hydratante étalée sur notre peau amène douceur et sensualité en moins d’une dizaine de minutes d’utilisation.

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L’hôtel l’Ebène verte

Afin de continuer notre découverte des hôtels du département, nous rejoignons l’hôtel l’Ebène verte qui se trouve 364 Allée du Grand Matoury, Matoury, Guyane française ; les réservations peuvent se faire sur le site de l’hôtel : https://www.ebenevertehotel-guyane.com

Niché dans un écrin de verdure, l’hôtel tenu par une colombienne et son mari propose de nombreuses chambres pour un coût d’une centaine d’euros la nuitée. A peine entrés au niveau de la réception, nous sommes accueillis par la patronne qui nous permet de l’accompagner lors de la visite de l’intérieur de l’hôtel ; nous découvrons les salles de restaurant décorées essentiellement avec du bois précieux. Après avoir trouvé la piscine et le jardin intérieur, nous sommes placés dans un petit salon et les propriétaires nous proposent du jus frais, fait maison, histoire de pouvoir réellement prendre la température de quiétude des lieux.

Les chambres que nous découvrons sont spacieuses ; certaines d’entre elles comportent une petite cuisine, histoire de donner à leurs occupants une pleine autonomie.

Le restaurant La Marina à Kourou

Nous rejoignons le restaurant La Marina qui se trouve Zone Pariacabo, Montagne Lombard, Kourou 97310, joignable au 05 94 32 29 05 ou sur le 05 94 32 33 41 ; d’autres renseignements peuvent être demandés sur le lamarina.clp973@gmail.com

Aux abords d’un fleuve, non loin du centre spatial que nous avions visité il y a quelques années, le restaurant la Marina est un endroit chaleureux et convivial, qui propose une nourriture internationale dans un cadre idyllique.

Si la nourriture est convenable, sans toutefois être exceptionnelle, l’ambiance générale est excellente, les employés essayant de rivaliser d’ingéniosité pour satisfaire les clients, dont un jeune serveur également responsable d’une association locale de réinsertion, qui se dévoue à sa tâche.

Nous commandons en entrée une salade de chèvre, puis en plat un couscous de la mer fort appétissant. Pour le dessert compris dans le menu, nous nous laissons tenter par un assortiment de miniatures.

Le centre amérindien Kalawachi

Le centre se trouve Route du Degrad Saramaca, Kourou, Guyane française ; il est joignable au 00 594 594 32 26 53. Nous sommes accueillis dans un bâtiment en pleine rénovation, par le chef de la structure, qui nous présente les lieux ; afin de faire partager la vie de son ethnie, il organise des découvertes de la forêt ainsi que des activités ludiques de tressage en arouman et de travaux manuels.

D’ailleurs, face à nous, une famille s’essaye à la découpe de noix de coco avec plus ou moins de réussite selon les membres qui la composent. Malheureusement, un des enfants déshydratés commence à vomir ; les responsables du centre le déshabillent et le réhydratent ; au bout de quelques minutes, plus de peur que de mal, l’enfant est à nouveau sur pied ; le chef insiste bien sur l’importance de l’hydratation dans la forêt amazonienne ; le taux d’humidité entraîne une consommation interne corporelle de l’eau qui s’échappe par le biais de la transpiration ; il est ainsi constamment nécessaire de maintenir son taux de liquide en buvant beaucoup.

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Soudainement, deux artisanes arrivent dans le but de nous présenter leur travail ; alors que l’une d’entre elles, méticuleusement enfile des perles, l’autre enroule des morceaux de bambous afin de créer un panier ; une fois les morceaux enroulés, elle place sa main pour maintenir le tout et parvient avec une certaine dextérité, à sceller la forme nouvellement crée.

Le quartier amérindien à Kourou

Grâce au chef du centre amérindien, nous entrons dans le quartier amérindien de la ville de kourou pour en rencontrer un des responsables de secteur qui nous ouvre les portes des habitations présentes. Ainsi, en sa compagnie nous faisons la connaissance d’une famille, dont la matriarche tresse les cheveux de sa petite fille. Nous assistons à cette scène de vie, banale qui au sein de ce quartier séculaire, dénote une certaine forme d’exotisme.

En nous intégrant dans le quartier, nous découvrons de nombreuses scènes de vie, au milieu des maisons traditionnelles et des habitations en dur, bien plus pratiques et confortables.

Trois enfants boivent un soda sur une terrasse dont un des murs est peint ; entourée par une peinture jaunie par le temps qui passe, la représentation de ce qui semble être un Iroquois. Un peu plus loin, deux jeunes filles tiennent un bébé dans les bras. A notre vue, elles sourient alors que le bébé prend la pose. Nous passons un agréable moment en leur compagnie.

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L’hôtel Ker Alberte à Cayenne

Nous retournons dans la foulée à Cayenne et rejoignons notre hôtel : l’hôtel Ker Alberte qui se trouve au 4 rue du Docteur Sainte-Rose ; les réservations peuvent se faire au 05 94 25 75 70 ou sur le site : http://hotelkeralberte.com

L’hôtel, un établissement moderne comporte une belle piscine autour de laquelle sont disséminées les tables du restaurant ; une fois la nuit tombée, la lumière tamisée donne au lieu un côté fort chaleureux.

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Le réceptionniste qui nous accueille avec le sourire nous conduit jusqu’à nos chambres. En ouvrant une première porte nous menant vers un sas, la découverte de la chambre nous surprend. Agencée de manière moderne, la chambre est décorée avec soin ; un grand lit fort attractif nous attire immédiatement ; nous nous laissons tomber et accueillir par un matelas confortable ; notre vue donne sur la salle de bain et sur un balcon qui nous permet de profiter de l’ambiance de la ville. Cayenne by night, un must.

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Le concert de Chris Combette

L’hôtel Ker Alberte est renommé dans tout le département pour ses soirées festives durant lesquelles, les plus grands artistes de Guyane aiment s’y produire ; lors de notre arrivée, nous avons la chance de faire la connaissance avec Chris Combette, un artiste mondialement reconnu, s’échauffant la voix en compagnie de sa fille et de son guitariste attitré.

Après l’avoir laissé terminer son tour de chauffe, nous nous présentons à lui ; l’homme, âgé d’une cinquantaine d’années pose sa guitare et de manière très accessible, entame la conversation. Nous lui demandons s’il ne peut pas chanter quelques-uns de ses tubes ; très humainement, il s’exécute et nous interprète en live, sa nouvelle chanson : « Les enfants de Gorée », dans une version acoustique à se damner.

Les paroles sont précises et les accords respectent le sens profond de la chanson qui parle de l’origine des esclaves sur cette île du Sénégal de laquelle partaient les bateaux chargés d’humain en direction de l’Amérique. Mais, avec une profonde touche d’espoir, comme le chanteur parvient à en distiller dans ses compositions.

Gentiment, il se prête ensuite au jeu des photos et des dédicaces. Nous en profitons largement tant le moment est rare de pouvoir côtoyer cet artiste local à la portée mondiale.

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Le restaurant Paris Cayenne à Cayenne

Nous nous rendons ensuite dans le meilleur restaurant de Guyane, le Paris Cayenne qui se trouve  59 Rue Lallouette, Cayenne 97300 ; le restaurant est joignable au 00 594 594 31 76 17 ou sur le http://www.pariscayenne.fr/

Nous découvrons un endroit branché à l’univers cosy ; en entrant dans le restaurant, nous traversons une sorte de patio dans lequel une décoration rustique mais classe nous accueille.

Sur le comptoir du bar, quelques verres à champagne donnent le ton de la soirée qui s’annonce. Nous sommes placés à notre table, au milieu de convives habillés sur leur trente et un. Derrière nous, un petit square aère la pièce.

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Une serveuse nous apporte les menus ; nous nous laissons tenter en entrée par une assiette de saumon, un poulet revisité en plat et une glace maison en dessert, le tout accompagné de bons vins.

Nous sommes également autorisés exceptionnellement à entrer dans les cuisines afin de rencontrer le jeune chef, mais qui a déjà tout d’un grand. Formé par plusieurs chefs étoilés, il tient les rênes de cet établissement. Devant nous en en adéquation avec sa brigade, il nous cuisine des gambas qu’il fait flamber ; la scène est magnifique ; nous pouvons sentir les flammes au goût de rhum caresser notre peau.

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Lorsque nous retournons à table, nous pouvons commencer à déguster nos plats. Le saumon est exceptionnel, tout comme le poulet qui fond sous la langue. La glace vient parfaire un véritable voyage culinaire.

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Le marché des producteurs

Le lendemain matin, après une courte nuit étant donné que de notre chambre, nous avons pu assister à une partie du concert de Chris Combette en live, nous rejoignons le marché des producteurs qui se déroule une fois par semaine, les samedis matins aux abords du magasin Super U de Cayenne.

Aligné sous la forme de deux rangées parallèles, le marché des producteurs regroupe majoritairement des vendeurs de fruits et de légumes, présentés sur des étals bien ordonnés.

Les couleurs sont vives et dans l’air, flotte une odeur agréable, un mélange de fruits de la passion, d’ananas et d’oranges. Nous nous laissons tenter par des fruits du dragon et par un ananas, que nous découpons sur place. Un peu plus loin dans le marché, nous faisons la connaissance d’un vendeur de crêpes bretonnes qui nous donne envie d’y goûter, en étalant langoureusement la pâte sur une plaque chaude.

Des vendeurs de miels sont parvenus à étaler leur produit les uns sur les autres, donnant à l’ensemble la forme d’un mur jaune à l’équilibre précaire. Juste à côté du stand de miel, des adolescents proposent à la vente quelques produits dont les fonds leur serviront pour partir en voyage scolaire.

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Le marché local de Cayenne

Le marché local, quant à lui est également hebdomadaire ; il se déroule à l’extérieur et à l’intérieur d’un grand entrepôt dans lequel nous nous rendons en compagnie de Christophe, notre ami ; en entrant dans le bâtiment, nous faisons connaissance avec une artisane qui fabrique des cocktails à base de rhum ; nous nous laissons tenter par ces bouteilles artisanales avant de continuer notre avancée dans des allées bondées.

Après plusieurs arrêts achats souvenirs, dont des épices et du poivre, nous rejoignons une vendeuse de jus de fruit frais qui fait place comble ; la restauratrice se situe non loin des stands de street food, essentiellement tenus par des Asiatiques qui proposent des soupes et quelques plats ne nécessitant pas un gros travail préparatoire.

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A l’extérieur, règne une ambiance similaire à celle trouvée au marché des producteurs, la frénésie et la désorganisation en plus. Christophe, nous présente une de ses amies qui nous explique un peu le fonctionnement de son travail harassant dans les champs. Face à elle, un petit garçon semble timide ; à notre approche, il fuit, jusqu’à ce que nous ayons le dos tourné ; subrepticement, il réapparaît dans un éclat de rire.

Nous dégustons ensuite un citron qu’un autre ami de Christophe fait pousser ; le citron, résulte d’un croisement entre plusieurs variétés possédant chacune des spécificités différentes. Ainsi, lorsque nous le goûtons, nous sommes surpris de découvrir un goût sucré avec une amertume qui a été volontairement abaissé à son maximum.

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Le marché aux poissons de Cayenne

Après la prise d’un apéritif en compagnie de Christophe qui doit nous abandonner, nous rejoignons avec notre voiture le marché aux poissons de la ville, qui en cette heure déjà avancée est presque vide.

Néanmoins, sur les étals, nous pouvons apercevoir nombre de variétés de poissons locaux. L’entrepôt dans lequel se déroule le marché est grand ; plusieurs marchands donnent la possibilité de s’y restaurer.

Derrière un étal, un vendeur nous ouvre exceptionnellement les portes de son atelier, dans lequel les poissons sont nettoyés et découpés ; alors que nous faisons attention de ne pas glisser sur les résidus d’écailles et de sang, nous nous approchons d’un employé, qui tranche de grosses tranches de filets dans un poissons que nous méconnaissons. Avec une certaine forme de précision, il parvient à constituer des tranches de même épaisseur.

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Le centre-ville de Cayenne

Capitale départementale, Cayenne est une ville agréable, dont le centre est constitué autour d’une grande place arborée. Les maisons de type coloniale et créole permettent aux visiteurs de bénéficier d’une certaine forme d’exotisme.

Nous parcourons les rues en provenance de la place centrale, plus précisément en débutant notre visite de la ville du bar des palmistes, à côté duquel, un musée et la mairie dévoilent leur forme. Nous nous arrêtons jusqu’à un square agréable qui se trouve non loin du marché local. Nous dépassons de nombreuses boutiques qui proposent des vêtements et des souvenirs.

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Il nous faut reprendre ensuite notre voiture pour rejoindre la colline de la ville, qui comprend les restes d’un site fortifié ; si le site fortifié ne comprend que des ruines, la vue de la colline nous permet de bénéficier d’un horizon étendu sur la ville et de distinguer ainsi ses couleurs chatoyantes.

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En rejoignant le siège de la préfecture, nous découvrons de nombreux autres beaux bâtiments, qui se dévoilent autour d’une grande place sur laquelle nous faisons la connaissance d’un jeune homme fort sympathique avec lequel nous passons un petit moment à discuter.

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L’hôtel : La Chaumière

Nous continuons notre découverte des hôtels du territoire ; nous arrivons à l’hôtel La Chaumière qui se trouve Chemin La Chaumière, Matoury 97351, Guyane française ; l’hôtel est joignable au 00 594 594 25 57 01 ou sur le https://www.lachaumierecayenne.com

Au travers d’une grande réception lumineuse, une jeune fille nous fait patienter jusqu’à l’arrivée du gérant qui nous propose de découvrir son hôtel ; nous arpentons un petit couloir qui nous mène vers une salle de restaurant décorée de manière rustique.

L’attrait de l’endroit reste cependant son jardin, luxuriant au fond duquel, une belle piscine invite à la nage et à la détente. Le cadre est paradisiaque, ce qui nous permet de nous détendre en prenant notre temps.

Les chambres sont rustiques mais confortables ; elles donnent pour nombre d’entre elles sur le jardin.

L’hôtel : La marmotte

Non loin de là, nous visitons un autre hôtel : La marmotte qui se trouve PK 6, RN2, Route de Matoury, Matoury 97351, Guyane française, joignable au 00 594 594 35 63 90 ou sur le site : https://www.hotel-lamarmotte.com

L’hôtel : « La marmotte » appartient au même propriétaire qui est sur le point d’arriver ; nous patientons en découvrant l’édifice, dont la piscine située à l’extérieur est sous-jacente à une sorte de porche semi couvert. Les chambres comprennent une décoration minimaliste, mais elles possèdent tout le confort requis.

Au rez-de-chaussée, un restaurant faisant parti de la chaîne : « Le mille patte » nous accueille ; nous nous installons en terrasse et avons une vue sur l’intérieur du bâtiment, plus précisément sur la salle centrale partagée entre des couleurs rouges et brunes chaleureuses.

L’appart hôtel L’Eclipse 

Nous visitons à présent l’appart hôtel L’Eclipse, qui se trouve 47 rue Lieutenant Goinet, Cayenne 97300, Guyane française ; les réservations peuvent se faire au 00 594 594 25 70 85 ou sur le site : https://www.eclipseguyane.com

Le propriétaire, un québécois tombé amoureux du département a ouvert l’établissement dans un quartier comprenant nombre d’habitations, en plein cœur de Cayenne. Il a poussé le concept de l’appart hôtel au paroxysme de ce qui se fait de mieux d’un point de vue qualitatif.

Il nous accueille en tenant deux verres de jus de fruit maison, que nous buvons d’un trait avant de rejoindre les quelques appartements du bâtiment dont l’agencement et le design sont similaires. Un grand lit King Size sur lequel une couverture moderne est posée ; dans les appartements, une petite cuisine permet aux résidents de bénéficier d’une relative autonomie. Chaque appartement dispose d’une cafetière et de la vaisselle.

L’appart hôtel La belle étoile

Juste à côté, nous découvrons ensuite l’appart hôtel La belle étoile qui se trouve 74 Rue du Lieutenant Goinet, Cayenne 97300, Guyane française ; les réservations peuvent se faire au 00 594 594 25 70 85 ou sur le site : https://www.belleetoileguyane.com

L’appart hôtel : « La belle étoile » appartient également au propriétaire de l’Eclipse ; en ce sens, la qualité des infrastructures est similaire qualitativement à l’appart hôtel précédent. Cependant, les appartements bien plus spacieux se trouvent dans un bâtiment de type créole, avec une grande cour qui s’y trouve en contrebas.

Le propriétaire nous ouvre un des appartements qui comprend un grand salon avec une chambre séparée et une petite cuisine.

Le bilan

Ainsi, la ville de Cayenne a su tout au long de son développement devenir une cité moderne qui a su garder son authenticité. Colorée comme ses habitants, elle offre une possibilité de découvrir la région proche avec une grande facilité.

Les infrastructures y sont correctes et nombre d’activités peuvent s’y dérouler dans un rayon de moins de trente kilomètres.

Pour les plus sédentaires, elle offre tout un panel de découverte permettant d’allier culture et farniente, une manière de s’intégrer au département de manière ludique.