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Conduire et louer une voiture en Islande : le guide ultime

Alors que nous avions découvert l’Islande, il y a près de 15 ans, nous décidons de repartir dans ce pays, l’un des plus merveilleux de la planète, à seulement 3 h 30 de vol de Paris. Mais pour en arpenter ses merveilles géologiques, la location d’un véhicule est indispensable. Nous vous guidons ainsi dans la réussite de cette location au travers de cet article complet qui vous aidera, nous l’espérons à franchir sans encombre cette étape indispensable de votre voyage.En répondant ainsi à la question : Comment louer une voiture en Islande ?

Si vous souhaitez découvrir de manière imagée notre récit en Islande, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant pour découvrir la partie 1 de cette aventure au travers de la découverte de la côte Ouest.

Pour découvrir la partie 2 qui concerne notre découverte de la côte Nord, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant.

Pour découvrir la partie 3 qui concerne notre découverte de la côte Est, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant.

Pour découvrir la partie 4 qui concerne notre découverte de la Côte Sud, la plus touristique, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant.

La préparation du voyage

Tandis que nous préparons notre voyage en indépendant en Islande, nous décidons durant ce voyage de découvrir ce pays en profondeur et d’en faire le tour complet, ce qui représente tout de même une circonférence de 1339 kilomètres sans compter les bifurcations devant être effectuées, cette distance représentant la longueur de la route 1 qui circonscrit partiellement l’île en y représentant une sorte de rond contenu dans un rectangle.

Afin de finaliser notre voyage, nous réservons tout d’abord nos vols, car c’est en partant de ces dates que nous pourrons commencer à effectuer la réservation de la voiture de location, des activités et des hébergements.

Une fois les points d’intérêts sélectionnés, nous nous attelons à dénicher des hôtels. Étant donné leurs prix rédhibitoires qui avoisinent les 200 euros la nuitée, nous nous rabattons sur des maisons d’hôtes que nous parvenons à réserver pour une somme moyenne de 60 à 80 euros la nuit pour 3 personnes, des hébergements de belle qualité avec un accueil généralement personnalisé et authentique.

Nous procédons ensuite à la réservation des activités avec en ce qui nous concerne, plusieurs spas qui sont essentiellement des lagons de plein air avec une eau se rapprochant des 40 degrés : le Blue lagoon dans la péninsule de Reykjanes, le spa Laugarvatn, le secret lagoon dans le cercle d’or et le spa Myvatn dans le Nord. Nous réservons également une plongée dans la faille de Silfra toujours dans le cercle d’or (avec la compagnie Adventure Viking) et la visite d’une grotte de glace sur le glacier Jokularson (avec la compagnie Local guide). Pour protéger nos téléphones, nous effectuons l’acquisition de deux coques étanches sur le site Love Mei France.

Nous nous attelons ensuite à effectuer la réservation d’une voiture de location. Étant donné la bonne qualité du réseau routier islandais, un simple véhicule de tourisme suffit. Néanmoins, pour plus de confort et comme nous souhaitons découvrir quelques sites éloignés des routes asphaltés, nous décidons de nous rabattre sur un 4/4 ou sur un SUV.

A nouveau, nous décidons de faire confiance à BSP auto, avec lequel nous avions déjà réservé un véhicule lors de notre road trip dans le Grand ouest américain et fort heureusement, car nous avions pu bénéficier d’un véhicule de grande qualité pour un prix optimisé au maximum.

BSP auto, un loueur international fiable et sécurisé

BSP auto est noté 9/10 au travers des avis certifiés ; l’agence collabore avec de nombreux guides et agences de voyage.  BSP auto est une centrale de réservation qui permet grâce à un moteur en ligne simple et efficace de réserver un véhicule dans le monde entier en permettant à ses clients de comparer les offres des plus grands loueurs professionnels et en ce sens, dénicher le meilleur tarif.

Grâce au site Internet de l’agence, les voyageurs peuvent louer une voiture pour un prix optimisé, en remplissant un formulaire simplifié en ligne, après avoir choisi parmi les nombreux loueurs proposés, l’entreprise locale qui répondra au mieux aux critères escomptés.

Avec le comparateur proposé par l’agence, les clients ont ainsi la garantie de bénéficier de tarifs avantageux pouvant être filtrés en prenant en compte nombre de services exclusifs : kilométrage illimité, annulation, assurance complète

BSP Auto est implantée à Paris au 38, avenue du général Michel Bizot, dans le douzième arrondissement ; l’agence est enregistrée au RCS de Paris sous le n° 417 509 775.

BSP Auto est titulaire de la licence d’agent de voyages n° LI 075050035 et a déposé une garantie financière auprès de GROUPAMA assurance.

Le loueur possède une plateforme téléphonique ouverte 7 jours sur 7 de 9 h à 20 h en semaine et de 9 h à 19 h le Week-end et les jours fériés. La plateforme est joignable au 01 86 26 90 80 pour la France et au 00 33 1 43 46 20 74 pour l’étranger.

Les modalités de la réservation pour réussir notre road trip

Étant donné que nous avons déjà réservé avec l’agence BSP auto, nous connaissons son site Internet que nous trouvons ergonomique et facile d’accès.

A l’instar de notre première location avec le loueur, nous écrivons en plein cœur de l’écran, la date de notre location, l’heure et le nom de l’aéroport. Pour l’Islande, ce sera l’aéroport de Keflavik, l’aéroport international du pays par lequel la majorité des vols entre.

Immédiatement, nous voyons apparaître à l’écran, toute une série de véhicule en provenance de nombreux loueurs, avec comme possibilité de choix :

Les catégories : mini-éco, économique, compacte, routière, grande routière, monospace, prestige et SUV.

Les critères : kilométrage illimité, boîte automatique, le nombre de places, le lieu de récupération du véhicule.

Le moteur : thermique ou électrique.

Les packages : standard ou Zero franchise.

Les loueurs locaux.

A l’instar des pays européens qui possèdent un réseau routier correct, l’Islande est bien doté en infrastructure de circulation.

Sachant que le pays dispose d’un réseau routier correct, les véhicules de la catégorie économique pourraient suffire. Néanmoins, étant donné qu’un road trip dans le pays nécessite de parcourir des routes secondaires afin de rejoindre certains sites touristiques, nous décidons de faire le choix d’un SUV. En l’occurrence, un véhicule de la marque Mitsubishi.

Nous bénéficions ainsi d’une boîte automatique, de la climatisation (du fait des températures basses que nous allons rencontrer) et des kilomètres illimités. Nous choisissons également de souscrire à l’assurance Allianz qui permet d’être intégralement remboursé de tout dommage sur le véhicule.

Par contre, nous choisissons de ne pas louer de GPS étant donné que l’Islande étant un pays européen, notre forfait téléphonique est valable dans le pays du fait de la suppression des frais d’itinérance et de l’utilisation sans limite de notre forfait téléphonique, ce qui nous permettra d’avoir accès à Google Maps pour nous repérer.

Nous sommes également informés qu’un dépôt de garantie sera bloqué sur notre carte par le loueur, mais pas débité. Et ce afin de payer les éventuels dommages ou autres montants : parking, tunnel, amendes ou frais de carburant.

Nous apprenons également que si nous ne récupérons pas notre location ou que si nous l’annulons moins de 48 heures avant la date d’arrivée, des frais de 50 euros nous seront retirés. Une somme assez faible.

La réception du véhicule à l’aéroport

Après plusieurs heures de vol, nous parvenons à l’aéroport de Keflavik, où après avoir récupéré nos bagages et effectué le change de notre monnaie, nous retrouvons le chauffeur de la compagnie ICERENTAL 4/4, qui nous présente sa longue liste de clients à récupérer, le site de l’agence se trouvant à 7 minutes de route de l’aéroport.

Cette délocalisation permet à la compagnie de proposer les tarifs les plus optimisés du marché et ce quand bien même, elle parvient à rester ouverte 24 h sur 24 et 7 jours sur 7.

Nous grimpons dans une sorte de minibus et après quelques minutes de route, nous sommes déposés à l’agence où un homme nous demande la confirmation de notre réservation, une carte de débit au nom du conducteur ainsi qu’un permis de conduire.

Le loueur nous abreuve également d’explications importantes. A savoir que des frais nous seront appliqués lors du retour du véhicule si :
Le plein de carburant n’est pas fait ;
Le tunnel après Akureyri n’a pas été payé par Internet (un contournement gratuit de quelques kilomètres est possible) ;
Des parkings n’ont pas été payés ;
Des infractions routières ont été commises.

En sa compagnie, nous nous rendons ensuite aux abords de notre véhicule : un SUV Mitsubishi Eclipse Cross, de couleur grise. Nous en faisons le tour et vérifions si les dégâts inscrits sur l’état des lieux de prise du véhicule sont conformes. Pour plus de sureté, nous effectuons quelques photos. Nous pouvons ainsi démarrer notre voyage en toute sérénité.

De précieux conseils nous sont donnés avant notre départ. Il nous est interdit de franchir des gués, sous peine de ne pas être couvert par les assurances.

Tout comme il nous est interdit de circuler sur des routes fermées par les autorités.

Dans le Sud du pays, en cas de vents violents, il est également nécessaire de maintenir les portes lors de leur ouverture, sous peine de les voir frapper violemment contre la carrosserie, un conseil essentiel puisque nous retrouverons cette situation à plusieurs reprises et au travers de notre attention, parviendrons à ne pas faire subir de dégâts à notre véhicule.

Les routes en Islande

L’Islande est un pays qui se constitue grossièrement d’un ovale couché, d’une longueur d’Ouest en Est de près de 500 kilomètres et de 300 kilomètres du Nord au Sud. Le pays est ainsi circonscrit par une route de très bonne qualité appelée Route 1 et qui permet d’en faire le tour et de rejoindre la majeure partie des sites d’intérêt.

Cette route d’une longueur de près de 1400 kilomètres est limitée majoritairement à 90 km/h.

Les routes secondaires sont des routes constituées de 2 chiffres. Goudronnées, elles s’utilisent sans véhicule spécial et permettent de rejoindre des villes importantes, généralement situées le long des côtes ou dans des régions touristiques. Elles peuvent être limitées à 90 km/h, une vitesse pouvant être réduite à 70 km/h à certains endroits.

Les routes tertiaires constituées de 3 chiffres sont des routes asphaltées ou non, qui permettent de rejoindre des sites ou des villes un peu en retrait. Elles restent praticables avec tout type de véhicule, mais sont optimisées avec un 4/4 ou un SUV. Elles ne sont pas déneigées en hiver mais restent ouvertes toute l’année, sauf cas contraire. La vitesse conseillée sur ces routes est de 50 km/h.

Les routes en F sont des routes de terre ou de graviers, accessibles en 4/4 ou en SUV. Il est possible pour certaines d’entre elles d’être empruntées avec un véhicule classique, mais le risque de crevaison est plus important que sur des routes dites classiques. Elles permettent de rejoindre des sites reculés et certaines d’entre elles comportent des gués, c’est-à-dire des petits cours d’eau ou des rivières. Elles ne sont pas déneigées en hiver et peuvent être fermées par les autorités. Certains loueurs peuvent les interdire dans les contrats de location. La vitesse conseillée sur ces routes est de 30 km/h.

Les routes off-pistes ne sont pas indiquées sur les cartes et sont interdites par la majorité des loueurs.

Les parkings

L’Islande possède la particularité de voir ses sites touristiques majeurs se trouver en pleine nature. Ainsi, il n’est pas nécessaire de payer pour les voir. Cependant, et c’est bien ce point qui nous a le plus déçu durant notre voyage, afin de pallier ces ressources pécuniaires manquées, le pays a mis en place, en prenant conscience de l’attrait des touristes pour son patrimoine naturel, de manière éhontée, des parkings payants en amont de nombreux sites.

Afin d’être sûr de recouvrer les frais de stationnement, la majeure partie de ces parkings a été dotée à leur entrée, de caméras à lecture de plaque, ce qui oblige à un paiement sous peine de voir les frais inhérents du stationnement, être prélevés directement sur les cartes bancaires dont les informations ont été déposées chez les loueurs, qui il va s’en le dire, prélèvent pour chaque montant dû, des frais pouvant avoisiner les 10 euros.

Mais, le pire est que le pays, lorsqu’il n’a pas pu gérer seul les installations, a cédé des terrains à des privés, qui ont hypertrophié les prix demandés pour le stationnement, en obligeant pour certains parkings, à payer pour quelques minutes, le forfait journalier.

C’est-à-dire qu’un touriste ou un local qui souhaite découvrir un site ne nécessitant que trente minutes de visite, devra s’acquitter du paiement exigé pour 24 heures. Sans pouvoir y déroger.

Et il convient surtout de ne pas compter sur une indulgence des gestionnaires de ces parkings pour être magnanimes. Le simple fait de rentrer sur un parking après s’être trompés de route et d’en ressortir immédiatement oblige le conducteur à s’acquitter des frais comme s’il s’était garé.

Le conseil devant être donné pour éviter ces frais est de stationner bien loin des caméras pour éviter qu’elles ne parviennent pas à scanner la plaque d’immatriculation du véhicule.

De manière non exhaustive, voici les sites qui comprennent un parking payant :

Parc de Thingvellir (chaque parking dans le parc est indépendant et nécessite un paiement du forfait)
Vatnsnes
Myvatn geothermal area Hverir
Glacier Jokularson
Diamond Beach
Parc national de Skaftafel
Fjadrargljufur Canyon (le stationnement aux abords du point de vue est gratuit)
Reynisfjara
Glacier Solheimajokull (il est possible de se garer juste en amont du parking)
Kvernufoss
Seljalandsfoss (le parking est privé et payant directement à un gardien. Par contre, le parking est gratuit aux abords de la chute Gljufrabui qui se trouve à proximité)

Pour payer le parking, c’est très simple. Il suffit de se rendre aux bornes présentes sur les sites et d’inscrire sa plaque d’immatriculation avant d’insérer sa carte bancaire. Pour certains sites qui ne comportent pas de bornes, il convient de se rendre sur Internet de de payer directement sur le lien du site indiqué sur le parking.

La conduite en Islande

De manière globale, les islandais roulent prudemment. La vitesse maximale autorisée de 90 km/h, essentiellement sur la route 1 est correctement appliquée, mis à part quelques véhicules la dépassant. Généralement, en estimation, d’une vingtaine de km/h, pas plus.

Si le Sud de l’île bénéficie d’un climat tempéré, le Nord, quant à lui axe plus vers le polaire au travers d’un été sec et d’un hiver froid. De fait, les routes, durant une grande période de l’année sont verglacées et enneigées. Surtout aux abords d’Akureyri.

Si la route 1 est dégagée quotidiennement, ce n’est pas le cas de toutes les voies de circulation et il peut être compliqué d’arpenter certaines d’entre elles. Cependant, les pneus cloutés étant obligatoires dans le pays en automne et en hivers, les véhicules de location en sont équipés. Il convient tout de même de rouler avec attention en évitant de ne pas freiner brusquement.

D’une manière générale, le fait de posséder des pneus cloutés permet de bénéficier d’un relatif maintien au sol et après quelques kilomètres, tout conducteur s’y habitue en les oubliant même.

Dans le registre des particularités, afin d’être visible, le pays a rendu obligatoire la circulation avec ses feux de croisement, qui sur de nombreux véhicules se mettent automatiquement dès l’allumage.

Dans les grandes villes, il convient de relever quelques embouteillages, surtout localisés sur Reykjavik, mais même bloqués, les islandais restent courtois au volant. Pas d’insulte, pas de klaxon intempestif. La sérénité des pays nordiques dans toute sa splendeur, qui peut néanmoins être mise à mal lorsque des étrangers prennent le volant.

Si le pays ne possède pas d’armée, il détient une police constituée de 600 membres approximativement. Ces policiers non armés sont essentiellement présents sur les routes de la capitale, pour y effectuer une prévention visible.

Par contre, le pays dispose de radars fixes, aux abords et dans les grandes villes. Quelques-uns sont disposés sur la route 1 ainsi que dans les régions touristiques. Des panneaux mentionnant leur présence sont présents bien avant leur emplacement, également signalés sur Google Maps, avec une certaine marge d’erreur cependant.

Quelle est la différence entre carte de crédit et carte de débit ?

Comme partout dans le monde, les loueurs en Islande acceptent uniquement les cartes de crédit pour certains d’entre eux et pour d’autres, tolèrent les cartes de débit sur lesquelles ils s’emparent lors de la réservation d’une caution qui sera bloquée pour un temps plus ou moins long.

Cette distinction importante est indiquée sur le site de BSP auto et il est essentiel de faire attention à cette mention, sous peine de se voir refuser la location au travers de son annulation pure et simple.

Si cette indication n’est pas indiquée clairement lors de la présentation des différents loueurs, après avoir écrit le nom de l’aéroport d’arrivée et de départ, il convient de se rendre sur les petits onglets : « informations importantes » dans lesquels ces indications seront mentionnées.

La réglementation européenne a créé et défini différentes catégories de cartes bancaires distinguées en cartes de crédit et cartes de débit.

Cette réglementation impose également que la mention de la catégorie à laquelle elles appartiennent soient imprimée sur la face recto de la carte. Ainsi, quelle que soit la marque de la carte bancaire : Visa, Mastercard, American express, elle sera de débit si cette inscription est présente en noir et en petit sur la carte.

Les cartes intégrées dans la catégorie « débit » sont les cartes à débit immédiat pour lesquelles les dépenses sont directement prélevées sur le compte. Elles portent la mention : « DEBIT ».

Les cartes intégrées dans la catégorie « crédit » sont les cartes dont les dépenses sont débitées de façon différée sur le compte. Il s’agit des cartes à débit ultérieur, dont le montant des opérations intervenues sur une période définie est débité en un seul montant, en général en fin de mois. Elles portent au recto la mention « CRÉDIT ».

Quels sont les éléments à surveiller lors d’une location en Islande ?

Un peu à l’instar des États-Unis, une location en Islande se base sur la confiance. Lors de la remise des clefs, de nombreux loueurs ont déjà prédéfini l’état de location du véhicule, avec les dégâts apparents.

Ainsi, la présence d’un employé des agences est réduite au strict minimum lors de la remise des véhicules aux clients, ce qui n’est pas sans poser problème, si un problème est rencontré durant la location.

Ainsi, lors d’une remise des clefs d’un véhicule, le client se voit laisser libre de rejoindre son véhicule, son contrat et son état des lieux dans les mains. En ce sens, une vigilance particulière se doit d’être apportée à cette étape importante, puisque le retour du véhicule pourra générer des litiges commerciaux, si tous les points présents dans le contrat de location n’ont pas été étudiés avec attention.

Le premier geste du client reste en ce sens de bien vérifier le contrat pour analyser l’état et les caractéristiques du véhicule, ce qui permettra de constater si une erreur de kilométrage ou de niveau de carburant, existe.

Si le véhicule réservé n’est pas disponible, il est possible d’exiger un autre modèle sans supplément de prix, même s’il est de catégorie supérieure. En revanche, si la voiture est de catégorie inférieure, le loueur doit rembourser la différence.

Il convient ensuite de vérifier les équipements présents dans le véhicule, par exemple la roue de secours ou les éventuelles options réservées : GPS, siège bébé.

Une fois ces premières constatations faites, le client doit effectuer un état des lieux complets du véhicule. Cet état des lieux, dans les conditions idéales doit être corroboré par la présence d’un employé de l’agence. Mais si la présence de l’employé n’est pas possible, il est nécessaire de l’effectuer seul.

Pour ce faire, il convient de bien vérifier toutes les rayures, bosses et dégradations du véhicule. Tout d’abord sur la carrosserie, ensuite sur le toit et enfin au niveau du bas de caisse. Ne pas oublier également de vérifier l’état des pneus et en hiver, si ces pneus sont bien cloutés. Une fois que la vérification de l’extérieur est terminée, il est nécessaire de passer à l’intérieur du véhicule.

Le client doit ainsi relever tout point litigieux et le reporter sur l’état des lieux en effectuant des photos de chaque point litigieux. Il pourra ainsi demander la modification du contrat de location ou le mentionner sur l’état des lieux de remise du véhicule qu’il présentera directement à l’employé de l’agence.

En cas de problème mécanique durant la location, il est possible de demander un véhicule de remplacement et de réclamer les éventuels frais de réparation ou de dépannage.

Attention. Ne jamais faire réparer le véhicule sans avoir demandé l’avis du loueur, qui expliquera comment procéder ; un service d’assistance existe en dehors des heures d’ouverture.

Pendant la durée de la location, le locataire est responsable de l’entretien courant du véhicule au travers du niveau d’huile, du niveau d’eau, de la pression des pneus et des dégradations du véhicule sauf tiers responsable.

Quels sont les éléments à surveiller lors d’un retour d’une location en Islande ?

Tout d’abord, comme toutes les locations, il est nécessaire de restituer le véhicule à la date convenue lors de la signature du contrat. Car en cas de dépassement, le loueur pourra facturer jusqu’à une journée complète de location.

En ce qui nous concerne, nous avons décidé de laver et nettoyer notre véhicule avant de le rendre.

Ensuite, la voiture doit comprendre le même niveau de carburant qu’au départ, généralement le plein, sinon le loueur facturera souvent le carburant plus cher que les stations-service, une facturation majorée de frais de traitement.

Si l’agence est fermée, il est quelquefois possible de glisser clés et papiers dans une boîte prévue à cet effet, en indiquant le kilométrage au compteur. Les conditions générales de location peuvent prévoir qu’en cas de remise des clefs dans la boîte aux lettres de l’agence, le locataire reste responsable du véhicule jusqu’à l’ouverture de l’agence.

Anecdote : Par contre, ce mode de remise des clefs peut poser problème en cas de versement de caution. En effet, lors d’une précédente location en Finlande avec une entreprise locale en direct, il y a quelques années, un loueur nous avait prélevé sur notre carte bancaire la somme de 150 euros pour avoir découvert dans le véhicule, des mégots blancs de cigarette, photos à l’appui. Problème, nous n’avions jamais fumé dans le véhicule. Il nous fut impossible de contester et nous dûmes accepter ce prélèvement abusif, au moins une dizaine de jours après la restitution du véhicule. Après avoir pris attache avec un conseiller bancaire, nous aurions pu cependant faire opposition sur ce prélèvement, ce que nous ne savions pas lors du déroulé de l’affaire.

Pour cette location, notre agence Icerental 4/4 étant ouverte 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, nous avons pu de nuit, nous présenter au comptoir et bénéficier d’un examen complet de notre véhicule en notre présence.

Étant donné qu’aucun problème n’a été signalé, le loueur nous a confirmé qu’aucun papier n’était nécessaire le confirmant, la remise d’un compte-rendu étant uniquement effectué lors de la constatation d’un problème.

En insistant un peu, le client peut obtenir un état des lieux contradictoire. Dans le cas contraire, ne pas hésiter à prendre des photos du véhicule sur sa place de stationnement, de la carrosserie et de son intérieur pour éventuellement contester un litige.

Lorsqu’aucune caution n’a été déposée, comme ce fut le cas lors de cette location, avec un rachat de la franchise en souscrivant une assurance totale, cette étape n’est pas utile.

Conclusion

Louer un véhicule en Islande s’avère indispensable pour parcourir les distances séparant les différents sites. Comme toujours, nous avons fait appel à Bsp Auto, qui s’est avérée être un partenaire indispensable pour bénéficier de toutes les garanties nous permettant de réussir cette location, en bénéficiant des meilleurs prix pratiqués sur le marché.


Notre loueur sur place : Icerental 4/4 s’est également avéré être un partenaire fiable qui ne profite pas de ses clients. Véhicule de qualité, conseils pratiques et disponibilité du personnel furent ainsi les pierres angulaires de la réussite de ce voyage au cœur de ce pays que nous considérons comme le plus beau au monde.

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Comment louer un véhicule pour un road trip aux Etats-Unis ?

Comment louer un véhicule pour un road trip aux Etats-Unis ?

 

Durant notre road trip dans le Grand Ouest américain, la location d’un véhicule fut un passage obligé, les réseaux de transport en commun entre les villes ou entre les états étant peu développés. Voyageant depuis plus de 20 ans, nous avons toujours effectué cette étape de manière indépendante. Mais pour ce voyage, nous avons choisi de faire appel à un loueur français présent sur Internet : l’agence BSPauto. Et fort heureusement, car nous avons subi une déconvenue qui aurait pu gâcher l’intégralité de notre voyage. C’est ce que nous vous racontons au sein de cet article en vous dévoilant les astuces pour réussir à coup sûr votre location et en vous énumérant les pièges à éviter.

Les États-Unis, vaste destination qui regorge d’endroits mythiques dont la simple évocation laisse rêveur. La côte Est, la Floride, le Texas, la Nouvelle-Orléans, la Californie, le Nevada, l’Arizona, la route 66, les sites légendaires ne manquent pas et s’ils font partie des To do List ou des Bucket List des voyageurs du monde entier, ce n’est pas pour rien. Ils dégagent ce sentiment de fouler aux pieds les représentations cinématographiques dont le cinéma hollywoodien a abreuvé la planète séculairement depuis l’invention des frères Lumières. Mais pour réussir ce séjour, il est nécessaire de posséder un véhicule et à moins de faire transférer le sien par bateau depuis la France, la location reste un passage obligé. Mais comment bien louer un véhicule ? Quel véhicule choisir ? A quelle agence s’adresser ? Quels sont les pièges à éviter ?

Début 2023…Alors que nous préparons notre grand voyage des vacances d’été, nous regardons sur un planisphère les endroits qui nous attirent et dans lesquels nous ne sommes pas encore allés.

En nous tournant vers le continent américain que nous avons parcouru avec minutie, une terre nous appelle avec attractivité : le Grand Ouest américain. Il est vrai que nous avions déjà visité le pays, mais au travers de sa côte Est, dans un voyage mémorable qui nous avait conduit des chutes du Niagara à Washington en passant par New York. Et il est vrai que d’autant que nous nous en rappelons, alors à Time square, sur cette emplacement qui compte parmi les plus beaux du monde, nous nous étions promis de continuer notre découverte de ce pays au travers de sa côte opposée, plus communément considérée comme le Grand Ouest américain.

La préparation du voyage

En préparant notre périple, nous effectuons tout d’abord les réservations de nos billets d’avion, étant donné que nous avons besoin de connaître concomitamment l’aéroport, les jours et les heures d’arrivée et de départ.

Une fois ces informations en notre possession, nous pouvons nous pencher sur notre réservation en fonction de ce dont nous avons besoin pour notre périple.

Alors que nous effectuons sur Internet une recherche de location, nous tombons directement sur des loueurs dont la renommée internationale leur assure une présence en tête de page sur : « Google »

En creusant un peu, nous remarquons que les prix qu’ils proposent sont excessifs. De l’ordre d’une centaine d’euros la journée pour des petits véhicules.

Il faut bien avoir en tête que ces prix élevés sont néanmoins bien en-dessous de ceux pratiqués lors d’une réservation directe à l’aéroport, de l’ordre de 30 à 50 %.

Pour cette raison, nous continuons notre recherche et en nous rendant sur les forums de voyageurs, le nom d’une agence de location ressort : BSP auto qui travaille avec des loueurs du monde entier et qui au travers de son volume de réservation, peut proposer les meilleurs tarifs d’Internet.

En nous renseignant un peu, l’agence BSP auto qui se trouve au lien suivant : https://www.bsp-auto.com/ est le seul site français dédié à la location de voitures comprenant une équipe basée à Paris, disponible 7 jours/7 et joignable au 01 86 26 90 80. Nous tentons notre chance.

BSP auto, une agence mondialement reconnue

Notée 9/10 au travers des avis certifiés et collaborant avec la majeure partie des guides de voyage et des agences de voyage, BSP auto est une centrale de réservation qui permet grâce à un moteur en ligne simple et efficace de réserver un véhicule dans le monde entier en permettant à ses clients de comparer les offres des plus grands loueurs professionnels et ainsi, trouver le meilleur tarif.

Grâce au site de l’agence, les voyageurs peuvent louer une voiture pour un prix abordable quelle que soit la destination, en remplissant un formulaire épuré en ligne, après avoir choisi parmi les nombreux loueurs présents, celui qui répond au mieux aux critères escomptés.

Avec le comparateur proposé par l’agence, les clients ont ainsi la garantie de bénéficier de tarifs avantageux pouvant être filtrés au travers de nombreux services exclusifs tels que la modification ou l’annulation de la réservation gratuitement ou le kilométrage illimité.

BSP Auto est implantée à Paris au 38, avenue du général Michel Bizot, dans le douzième arrondissement ; l’agence est enregistrée au RCS de Paris sous le n° 417 509 775.

BSP Auto est titulaire de la licence d’agent de voyages n° LI 075050035 et a déposé une garantie financière auprès de GROUPAMA assurance.

Les modalités de la réservation pour réussir notre road trip

En entrant sur le site, nous remarquons en plein cœur de l’écran central, des domaines dans lesquels nous devons inscrire l’emplacement de la prise de location, la date et l’heure souhaitée, ainsi qu’une autre colonne contenant les mêmes informations, mais pour le retour du véhicule. Nous mentionnons nos dates d’arrivées et de départ, les horaires souhaitées et l’aéroport de destination. A savoir, l’aéroport international de Las Vegas Harry Reid.

Immédiatement, nous voyons apparaître à l’écran, toute une série de véhicule émanant de nombreux loueurs, avec comme possibilité de choix :

Les catégories : économique, compacte, routière, grande routière, monospace, prestige, cabriolet et SUV.

Les critères : kilométrage illimité, boîte automatique, le nombre de places, le lieu de récupération du véhicule.

Le moteur : thermique ou électrique.

Les packages : standard ou Gold.

Les partenaires.

Sachant que les États-Unis disposent d’un réseau routier correct, les véhicules de la catégorie économique pourraient suffire. Néanmoins, étant donné qu’un road trip dans l’Ouest américain nécessite de parcourir des milliers de kilomètres, il est essentiel de nous rabattre vers une grande routière. Avec la particularité de devoir certainement circuler sur des routes secondaires, il est même requis de louer un véhicule surélevé.

Choisir un 4/4 serait onéreux. Nous nous décidons de nous rabattre vers un SUV et notre choix se porte sur un Ford, qui coûte la somme de 1300 euros, pour une durée de 21 jours, ce qui revient à 61 euros par jour.

Pour ce montant, nous bénéficions d’une boîte automatique, de la climatisation (du fait des températures élevées que nous allons rencontrer) et des kilomètres illimités.

Simplement, pour nous donner bonne conscience, nous nous rendons en ouvrant une nouvelle page, sur le site d’autres centrales de réservation, ainsi que sur les sites officiels des loueurs. Nous remarquons ainsi que notre choix initial fut le bon, les tarifs proposés par les autres sites dépassant notre tarif chez BSP auto de 300 à 1000 euros, les tarifs les plus excessifs étant les tarifs proposés par les sites officiels des loueurs.

Afin de ne pas subir de stress durant ce long périple qui nous attend, nous choisissons pour la somme de 7 euros par jour, de réserver l’assurance rachat de franchise qui évite en fonction de tout dommage, de devoir payer une somme importante bloquée sur le compte lors de la réservation.

Par contre, nous choisissons de ne pas louer de GPS coûtant près de 360 euros et de ne pas prendre un conducteur additionnel, dont le coût avoisine les 170 euros.

Une fois que notre réservation est effectuée au sein de la compagnie : « Dollar », nous effectuons le paiement et recevons immédiatement une confirmation pour notre Ford Escape ou similaire avec un récapitulatif de notre réservation et les documents à présenter lors du retrait de notre location. A savoir, une carte de crédit Visa ou Mastercard au nom du conducteur, une pièce d’identité et un permis de conduire. Nous sommes également informés qu’un dépôt de garantie de 200 dollars américain sera préautorisé sur notre carte, mais pas débité. Certainement pour payer les éventuels frais de carburants manquants.

Nous apprenons également que si nous ne récupérons pas notre location ou que si nous l’annulons moins de 48 heures avant la date d’arrivée, des frais de 50 euros nous seront retirés. Un montant assez faible compte tenu des sommes engagées.

Le cauchemar de l’annulation de la réservation par le loueur à Las Vegas qui signe la fin de notre road trip

En provenance de l’aéroport de Bruxelles Zaventem et après 2 escales et près de 13 heures de vol, cumulés, nous parvenons jusqu’à l’aéroport de Las Vegas.

Étant donné qu’au Canada, plus précisément à l’aéroport international de Montréal, nous avons déjà franchi les frontières américaines, puisque les officiers de l’immigration des États-Unis travaillant sur le sol canadien, petite spécificité des accords passés entre les deux pays, nous ont au travers d’un tampon apposé dans notre passeport, validé notre entrée, nous n’avons plus qu’à récupérer nos bagages et franchir les contrôles douaniers qui se déroulent sans encombre.

Une fois nos bagages en notre possession, nous devons sortir de l’aéroport pour rejoindre la navette qui permet aux passagers de rejoindre le hall des loueurs de véhicule, qui se trouve à une dizaine de minutes de route de l’aéroport.

Épuisés, nous sommes cependant soulagés d’être parvenus sans encombre jusqu’à notre destination finale et sommes impatients de monter dans le bus qui nous mène vers notre liberté de mouvement et ce, quand bien même la température extérieure de près de 40 degrés fatigue nos corps déjà meurtris par le long trajet parcouru.

Nous arrivons, après un trajet gratuit climatisé, aux abords d’un hall flambant neuf dans lequel, des dizaines de loueurs dont les plus prestigieux accueillent des centaines de passagers à chaque rotation de la navette. Au cœur de ce hall, un Starbucks trône fièrement.

Nous rejoignons, confiants, notre loueur : « la société Dollar », reconnaissable au travers de la prépondérance de la couleur rouge de son logo. Après quelques minutes d’attente dans une file délimitée par des rubans, nous sommes appelés au guichet tenu par une femme nonchalante, qui nous demande notre passeport, notre carte de crédit et notre permis de conduire. Nous nous exécutons.

Alors qu’elle pianote sur son ordinateur après avoir vérifié que le nom sur la carte bancaire correspond bien au nom inscrit sur le permis de conduire, elle trouve notre réservation et inscrit le numéro de la carte sur son ordinateur.

Un petit bip, qui n’est jamais bon à entendre se fait ressentir. Le regard de la femme change. Elle nous explique que notre carte Mastercard ne peut convenir à cette réservation, étant donné que nous possédons une carte de débit et non une carte de crédit. Nous sommes surpris et lui demandons de répéter, suspectant une mauvaise compréhension de ses explications.

La femme nous montre alors notre carte bancaire, celle que nous utilisons depuis plusieurs années et avec laquelle nous n’avons jamais eu de problème, en pointant avec son doigt, une inscription en tout petit, à la manière des conditions générales des contrats que nous pouvons signer dans notre quotidien : « DÉBIT »

Elle nous explique alors que deux types de carte bancaire existent : les cartes de crédits et les cartes de débits, qui sont également appelées communément cartes de crédit à débit immédiat.

Nous découvrons alors cette subtilité qui bloque notre dossier et alors que nous tentons de lui présenter d’autres cartes bancaires, toutes indéniablement comportent l’inscription : « DÉBIT », à l’instar des cartes grandement majoritaires en France.

Elle tente tout de même d’insérer le numéro de nos cartes dans son ordinateur, mais invariablement, à chaque essai, l’ordinateur bloque la réservation, qu’elle se voit contrainte d’annuler, purement et simplement.

Avec une société de location normale, nous aurions perdu le montant total de notre location, soit 1300 euros. Mais nous sommes déjà rassurés de savoir qu’avec BSP auto, notre loueur, nous ne perdrons que des frais de dossier de 50 euros, ce qui limite notre dommage.

Nous sommes cependant abasourdis et devons laisser notre place dans la file d’attente aux clients qui se pressent derrière nous.

Encore plus épuisés qu’à notre arrivée, nous rejoignons un siège qui se trouve dans le hall, regroupons nos affaires et tentons de trouver une solution.

Tout d’abord, nous effectuons le change d’un de nos billets en pièces de monnaies afin de rejoindre un distributeur pour nous désaltérer, le Starbucks étant fermé à cette heure tardive.

Après avoir abreuvé notre soif, nous faisons le point. Nous avons la chance d’avoir réservé avec BSP auto, qui possède un service téléphonique qui ouvre à 09 heures, heure française.

Étant donné que nous avons acheté en forfait téléphonique avec : « SFR RED » qui nous permet de bénéficier de 20 Gigas d’Internet aux États-Unis et des communications illimitées vers la France, nous composons le numéro de notre loueur ; un message nous indique l’horaire d’ouverture à 09 heures, heure française.

Nous avons atterri à 22 heures, heure locale. Il est à présent 23 heures. Nous avons ainsi 9 heures de décalage avec la France, ce qui fait qu’il est 08 heures en France. Nous devons patienter 1 heure.

Nous décidons de mettre ce temps d’attente à profit, pour trouver éventuellement un plan B, si le loueur BSP auto ne parvenait pas à trouver une solution à notre problème.

Nous faisons ainsi le tour des marques présentes dans le hall, encore ouvertes à cette heure tardive et prenons pleinement conscience de ce cauchemar dans lequel nous sommes malgrè nous empêtrés. Pour les loueurs qui possèdent encore quelques véhicules de disponibles et qui acceptent une carte de débit, les tarifs proposés pour 21 jours sont de 3000 euros, des prix exorbitants qui aliènent immédiatement notre voyage, surtout que nous ne savons pas quand nous recevrons le remboursement des sommes déjà versées à BSP auto pour la location annulée.

C’est alors qu’un employé travaillant pour le loueur Avis se dirige vers nous et nous prend à part. Il nous explique qu’une de ses connaissances peut nous obtenir un véhicule de belle qualité, pour un coût bien moins élevé que les coûts proposés par les loueurs établis dans le hall. N’ayant rien à perdre, nous acceptons de le rencontrer.

L’homme d’origine latine nous rejoint après quelques minutes. Il nous demande de le suivre et nous emmène dans sa voiture à ses bureaux qui se trouvent à quelques minutes de route. Normalement, nous ne devrions pas le suivre, mais après qu’il nous a présenté la carte de sa société que nous vérifions sur Google, nous acceptons.

Nous arrivons finalement aux bureaux de sa société de location et nous étudions son offre : 2700 euros pour une Berline sans assurance. Nous négocions le rajout sans coût de l’assurance et parvenons finalement à un accord : 2000 euros avec l’Assurance tout risque, sans franchise, mais non pas pour un SUV, mais une berline américaine.

Nous lui demandons un délai de réflexion ; l’homme nous ramène au hall des loueurs. Immédiatement, vient à notre rencontre le loueur de la société Avis qui s’enquiert de notre réponse ; nous apprenons que l’homme joue un double jeu et qu’il peut de la sorte bénéficier d’une rétro-commission sur les locations dont il est à l’origine. Un pourcentage allant de 10 à 15 %.

 

L’intervention de BSP auto qui sauve notre road trip

Alors que nous regardons notre montre, nous prenons conscience que les locaux de l’agence BSP auto viennent d’ouvrir à Paris. Nous composons le numéro de téléphone fourni sur notre contrat, avec cependant une boule au ventre.

Précautionneusement, le temps d’écoute de la sonnerie, nous déroulons dans notre tête, la future conversation pour essayer de trouver les bons mots, la bonne intonation afin que notre interlocuteur, bien installé sur sa chaise, considère notre dossier comme le plus sérieusement du monde.

Lorsque nous l’entendons décrocher son combiné et nous saluer, notre tension retombe quasi-instantanément. Nous sommes déjà heureux de bénéficier d’une écoute, qui plus est, en Français, dans notre langue maternelle.

Nous lui expliquons le problème et lui dévoilons le nombre d’heures déjà perdues, notre épuisement grandissant, tout en lui faisant comprendre que lui seul peut sauver notre voyage.

Après avoir entendu notre monologue sans fin, il accède à notre dossier et décide de nous annuler la location afin d’obtenir une sorte de remboursement en crédit de la somme déjà engagée par nous lors de la réservation.

Il nous explique, après nous avoir rassuré, que nous devons lui laisser le temps de trouver une solution au problème rencontré. Quand bien même, nous n’avons pas envie de raccrocher par peur de ne plus obtenir le même interlocuteur, nous nous exécutons, tout en lui faisant confiance.

En raccrochant, nous sommes déjà heureux de la teneur de l’évolution du dossier et surtout, du fait d’avoir choisi cette société de location qui possède un véritable service commercial avec une ligne dédiée, une ligne téléphonique qui nous permet de réellement parler avec un humain, une véritable performance pour un loueur sur Internet alors que la tendance générale est à l’automatisation sans intervention humaine.

Alors que les minutes s’écoulent, nous recevons un mail de BSP auto, comprenant une nouvelle réservation d’un véhicule similaire sans frais supplémentaire, mais au sein de la compagnie : « AVIS », que nous nous empressons de rejoindre.

Nous retrouvons un des employés qui nous avait servi d’intermédiaire lors de notre rencontre avec le loueur local rencontré peu auparavant. Un peu vexé de notre choix de ne pas avoir accepté la transaction, il nous mentionne le fait que quand bien même nous possédons une confirmation en bonne et due forme, il ne possède plus de véhicule disponible. Le cauchemar continue.

C’est alors que nous recevons un appel de notre interlocuteur au sein de l’agence BSP auto, qui s’enquiert de la bonne réception du mail. Lorsque nous lui annonçons ce nouveau problème, il tombe des nues et souhaite parler à l’employé de chez « AVIS », qui maintient ses dires, sans que nous sachions réellement si son parc automobile est vide ou si sa vexation est responsable de son refus de location.

Il nous repasse notre interlocuteur de l’agence BSP auto, qui nous garantit la résolution proche de notre problème. Il raccroche.

Épuisés, patientant depuis près de 4 heures dans ce hall informel, fatigués par près de 48 heures d’absence de sommeil, nous nous asseyons ou du moins nous affaissons dans un fauteuil en espérant que cesse ce cauchemar.

C’est alors que nous recevons un autre appel de BSP auto lors duquel notre interlocuteur nous annonce qu’il est parvenu à trouver une solution avec le loueur « ALAMO », qui nous fournit un véhicule et accepte notre carte bancaire, sans frais supplémentaire.

Nous recevons concomitamment la confirmation de la réservation et nous rendons dans l’emplacement réservé au loueur « ALAMO ». Chargés de bagages, nous ne trouvons personne, mis à part une pancarte qui indique la fermeture de l’agence dans la nuit. Mais avant de nous laisser le temps de nous morfondre, un homme travaillant certainement pour l’aéroport nous indique avec son doigt, la direction des parkings en nous confirmant la présence d’un personnel de la compagnie.

Nous empruntons un escalator et rejoignons un grand parking dans lequel des centaines de voitures appartenant aux différents loueurs sont entreposés.

Juste à nos côtés, nous apercevons une petite guérite aux grandes baies vitrées, au-dessus desquelles est inscrite sur fond jaune : « ALAMO ». Nous entrons à l’intérieur avec énergie, un peu à la manière des troupes mexicaines ayant pris d’assaut le fort éponyme en 1836.

La récupération de notre véhicule en vue de notre road trip

Chez « ALAMO », une femme  nous accueille avec un grand sourire et un peu comme si elle nous attendait, nous appelle par notre nom. Nous acquiesçons et nous nous approchons du comptoir sur lequel nous posons notre permis de conduire, notre carte bancaire et notre passeport.

Elle insère notre carte bancaire et nous demande de valider un paiement de 1 dollar, simplement pour voir si la carte fonctionne. Nous ne comprenons pas le but de ce paiement, mais nous nous taisons, la peur sans aucun doute de la voir revenir sur la location pour un motif quelconque.

Elle nous tend ensuite le contrat que nous signons et nous remet les clefs de notre véhicule qui nous attend sur le côté.

Nous découvrons alors avec une stupéfaction non dissimulée, un véhicule SUV : « Nissan Montero » qui semble tout droit sorti d’usine.

Nous entrons à l’intérieur et une fois l’euphorie de bénéficier d’un véhicule bien plus confortable que le véhicule prévu par l’agence : « Dollar », passée, nous rangeons nos valises, sortons nos affaires usuelles que nous garderons avec nous lors de nos trajets et nous commençons à découvrir le fonctionnement du tableau de bord.

Nous vérifions surtout le contrat signé qui nous interdit de fumer dans le véhicule sous peine d’un prélèvement de 250 dollars et nous avons l’obligation de retourner le véhicule avec le plein d’essence.

Nous pouvons enfin partir à l’aventure, fort de notre véhicule qui nous permettra durant les 15 000 kilomètres effectués, de bénéficier d’un confort de conduite indéniable et de pouvoir rejoindre des routes non goudronnées. Une fusion parfaite entre une grande routière confortable et un 4/4 performant.

Quelle est la différence entre carte de crédit et carte de débit ?

La réglementation européenne a créé et défini différentes catégories de cartes bancaires distinguées en cartes de crédit et cartes de débit.

Cette réglementation impose également, que les cartes émises mentionnent la catégorie à laquelle elles appartiennent, imprimée sur la face recto de la carte. Ainsi, quelle que soit la marque de la carte bancaire : Visa, Mastercard, American express, elle sera de débit si cette inscription est présente en noir et en petit sur la carte.

Les cartes intégrées dans la catégorie « débit » sont les cartes à débit immédiat pour lesquelles les dépenses sont directement prélevées sur le compte. Elles portent la mention : « DEBIT ».

Les cartes intégrées dans la catégorie « crédit » sont les cartes dont les dépenses sont débitées de façon différée sur le compte. Il s’agit des cartes à débit ultérieur, dont le montant des opérations intervenues sur une période définie est cumulé et débité intégralement du compte sur lequel fonctionne la carte en un seul montant, en général en fin de mois. Elles portent au recto la mention « CRÉDIT ».

Si les cartes bancaires, quelle que soit la catégorie à laquelle elles appartiennent, sont acceptées par tous les commerçants, leur utilisation peut poser problème chez les loueurs de véhicule, qui sont nombreux à n’accepter que des cartes de crédit.

Pour cette raison, il est judicieux d’avoir sur soi une carte de débit et une carte de crédit, afin de ne pas voir sa location être annulée au dernier moment.

Pour voir si une carte de débit est acceptée, il convient de bien lire les informations importantes présentes sur les sites des loueurs. Dans nombre de cas, quand bien même cette information n’est pas automatique, une inscription en rouge précise l’obligation d’utiliser des cartes de crédit pour certaines locations.

Quels sont les éléments à surveiller lors d’une location aux États-Unis en préparation d’un road trip ?

Les États-Unis sont un pays libéral, c’est-à-dire qu’il fonctionne avec un interventionnisme réduit, ce qui amène globalement un sentiment de liberté et de confiance parfumant l’air.

Cet excès de confiance peut se ressentir dans les locations de véhicules où la présence d’un employé des agences est souvent réduite au strict minimum lors de la remise des véhicules, ce qui n’est pas sans poser problème, si divergence contractuelle, il y a.

Ainsi, lors d’une remise des clefs d’un véhicule, le client se voit laisser libre de rejoindre son véhicule, son contrat et son état des lieux dans les mains, sans présence humaine afin d’en valider les écrits.

Attention : Lors d’un road trip aux États-Unis, il est judicieux de prendre, si possible un deuxième conducteur. Les distances à parcourir sont généralement très élevées et bien souvent, surtout dans le Grand Ouest américain, il se peut que les déplacements quotidiens se comptent en centaines de kilomètres. Ce deuxième conducteur doit obligatoirement être mentionné lors de la signature du contrat, sous peine de voir les assurances rejeter leur responsabilité en cas de litige lors d’un accident avec un conducteur non déclaré.

Pour cette raison, une vigilance particulière se doit d’être apportée à cette étape importante, puisque le retour du véhicule pourra générer des litiges commerciaux, si tous les points présents dans le contrat de location n’ont pas été étudiés avec attention.

Le premier geste du client reste en ce sens de bien vérifier le contrat de location pour vérifier l’état et les caractéristiques du véhicule, ce qui permettra de constater si une erreur de kilométrage ou de niveau de carburant, existe.

Si le véhicule réservé n’est pas disponible, il est possible d’exiger un autre modèle sans supplément de prix, même s’il est de catégorie supérieure. En revanche, si la voiture est de catégorie inférieure, le loueur doit rembourser la différence.

Il convient ensuite de vérifier les équipements présents dans le véhicule, par exemple la roue de secours ou les éventuelles options réservées : GPS, siège bébé.

Attention : La location d’un GPS aux États-Unis est paradoxalement fondamentale, mais inutile. Fondamentale, car il est difficile de se repérer dans ce grand pays uniquement grâce à des cartes papiers, mais inutile au sein d’une agence, car la majorité des GPS ne peuvent intégrer que des villes et non des parcs ou des lieux d’intérêts. En outre, leur prix de location est souvent excessif dans les agences. C’est pour cette raison, qu’il est judicieux de ne pas réserver de GPS, mais soit d’acheter une e-sim téléphonique comprenant un forfait Internet directement dans le pays ou depuis la France. Des solutions peu chères existent, tels que des forfaits RED avec SFR, qui propose pour 5 euros en plus par mois de son forfait initial, une option États-Unis comprenant 20 Gigas d’Internet et des appels illimités dans le pays et vers l’international.

Une fois ces premières constatations faites, le client doit effectuer un état des lieux complets du véhicule. Cet état des lieux, dans les conditions idéales doit être corroboré par la présence d’un employé de l’agence. Mais si la présence de l’employé n’est pas possible, il est nécessaire de l’effectuer seul.

Pour ce faire, il convient de bien vérifier toutes les rayures, bosses et dégradations du véhicule. Tout d’abord sur la carrosserie, ensuite sur le toit et enfin au niveau du bas de caisse. Ne pas oublier également de vérifier l’état des pneus. Une fois que la vérification de l’extérieur est terminée, il est possible de passer à l’intérieur du véhicule.

Le client doit ainsi relever tout point litigieux et le reporter sur l’état des lieux. Il pourra ainsi demander la modification du contrat de location ou le mentionner sur l’état des lieux de remise du véhicule qu’il présentera directement à l’employé de l’agence.

L’idéal est de prendre des photos, datées, voire horodatées et de les conserver jusqu’à la restitution du véhicule.

En cas de problème mécanique durant la location, il est possible de demander un véhicule de remplacement et de réclamer les éventuels frais de réparation ou de dépannage.

Attention. Ne jamais faire réparer le véhicule sans avoir demandé l’avis du loueur, qui expliquera comment procéder ; un service d’assistance existe en dehors des heures d’ouverture.

Pendant la durée de la location, le locataire est responsable de l’entretien courant du véhicule au travers du niveau d’huile, du niveau d’eau, de la pression des pneus et des dégradations du véhicule sauf tiers responsable.

Quels sont les éléments à surveiller lors d’un retour d’une location aux États-Unis ?

Tout d’abord, il faut restituer le véhicule à la date convenue lors de la signature du contrat. Jusqu’à une heure de dépassement, aucun loueur n’en tiendra rigueur au client. Par contre, en cas de dépassement un peu plus long, le loueur pourra facturer jusqu’à une journée complète de location.

En ce qui nous concerne, nous avons décidé de laver et nettoyer notre véhicule avant de le rendre. Et nous devons dire qu’il en avait bien besoin.

Ensuite, la voiture doit comprendre le même niveau de carburant qu’au départ, généralement le plein, sinon le loueur facturera souvent le carburant plus cher que les stations-service.

Si l’agence est fermée, il est quelquefois possible de glisser clés et papiers dans une boîte prévue à cet effet, en indiquant le kilométrage au compteur. Les conditions générales de location peuvent prévoir qu’en cas de remise des clefs dans la boîte aux lettres de l’agence, le locataire reste responsable du véhicule jusqu’à l’ouverture de l’agence.

La remise du véhicule nécessite la même attention. Bien souvent, il n’y aura pas d’état des lieux contradictoire effectué. Aux États-Unis, les véhicules sont laissés, portes ouvertes, sur une file dédiée avec un employé qui effectue en fonction de son temps, les vérifications d’usage.

Le client doit ainsi insister pour obtenir un état des lieux contradictoire. Si l’état des lieux est impossible, le client ne doit pas hésiter à faire appel à un employé pour qu’il effectue au moins les premières vérifications : kilométrages, niveau de carburant, présence des clefs. Dans certains cas, un ticket de retour comportant un récapitulatif de cette visualisation est donnée. Dans le cas contraire, ne pas hésiter à prendre des photos du véhicule sur sa file de stationnement, de la carrosserie et de son intérieur.

Conclusion sur notre road trip

Comme nous l’escomptions, ce road-trip dans le Grand Ouest américain fut une expérience unique et enrichissante. Mais afin de bien réussir ce voyage, la location d’un véhicule confortable reste une obligation.

Ainsi que nous l’avons vécu, cette étape peut vite s’avérer être un casse-tête administratif, sans compter les dangers pouvant aliéner la réussite d’un tel voyage, surtout lorsqu’il est effectué en indépendant.

Fort heureusement, en trouvant le loueur adéquat, en l’occurence ne ce qui nous concerne, le site BSP auto, nous avons pu bénéficier d’un tarif imbattable pour des prestations de grande qualité. En outre, faire appel à ce loueur a certainement sauvé notre road trip en intervenant à un moment où nous avions l’impression que tout s’écroulait.

Prévenant, accueillant et performant, le personnel de BSP auto a pu trouver en urgence, une solution fondamentalement importante en nous trouvant une agence de substitution sans surcoût de notre location, annulée par le loueur initial étant donné que notre carte bancaire était une carte de débit, à l’instar de la majorité des cartes françaises.

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Comment réussir son voyage en Grèce ?

Comment réussir son voyage en Grèce ?

Article publié et mis à jour le 25/08/2023

Héritière d’une histoire riche et intense, la Grèce est le berceau de la civilisation occidentale avec une influence directe dans le domaine des arts, de la culture, de la politique, de la philosophie et des sciences. Cet apport essentiel à notre fonctionnement sociétal se distingue ainsi par la présence dans le pays d’un patrimoine important que nous avons découvert à de multiples reprises et qui nous a permis de nous replonger au cœur de notre passé. C’est pour cette raison que nous vous dévoilons au sein de cet article, tous les conseils qui vous permettront de réussir votre voyage en grece.

Partageant des frontières terrestres avec l’Albanie, la Macédoine du Nord, la Bulgarie et la Turquie et des frontières maritimes avec Chypre, l’Albanie, l’Italie, la Libye, l’Égypte et la Turquie, la Grèce est un pays d’Europe du Sud, véritable aimant à touristes.

Il faut dire que les atouts du pays ne manquent pas. Outre un patrimoine important et des lieux mythiques qui façonnent son attrait, la Grèce est partagée entre un tourisme balnéaire qui attire les familles et les adeptes de la plage et un tourisme d’altitude, le pays étant constitué à près de 80 % de montagnes dont la plus élevée est le mont Olympe qui culmine à 2 917 mètres.

Mais, le tourisme, pilier structurée de l’économie nationale est également intensifié par une identité forte revêtant la forme d’une culture assumée de ses 18 sites recensés au patrimoine mondial de l’humanité et d’une cuisine simple au circuit d’approvisionnement local.

Une vie simple sans fioriture, sans démagogie. Une vie simple qui permet de vibrer avec la découverte des traditions d’antan auxquelles sont sensibles les voyageurs qui souhaitent bénéficier en outre d’un coût de la vie optimisé pour des prestations dont la qualité correspond aux critères occidentaux.

Dix-septième économie européenne et cinquantième économie mondiale, la Grèce, au travers de son placement géographique est un carrefour entre l’orient et l’occident. Le pays est membre des Nations unies, de l’Union européenne, de l’OCDE et de l’OTAN, ce qui lui permet de peser sur la politique mondiale.

Pour visiter le pays, plusieurs solutions s’offrent aux visiteurs :

Pour les adeptes d’un tourisme balnéaire, la réservation de formulation tout compris permet de bénéficier de prestations incluses dans un packaging qui permet de vivre de vraies vacances sans stress et sans organisation. Il suffit de réserver un séjour et de se laisser guider par les agents des structures loués. Parmi ces agences, le club Med, mondialement connu pour la qualité de ses prestations, possède un Resort sur l’île d’Eubée, au Nord d’Athènes, l’un des trésors de la Mer Égée. Entre littoral et vallée, le Resort de Gregolimano est le havre de paix idéal pour contempler les beautés de la Grèce secrète.

Pour les adeptes de découvertes, la réservation d’un circuit au sein d’une agence permet de bénéficier également du confort d’une organisation sans faille puisque généralement ces circuits qui effectuent le tour du pays se vendent clefs en main. Bien entendu, ces prestations ont un coût qui dépassera le coût d’un voyage en indépendant puisqu’à ce voyage, il conviendra de rajouter les honoraires de l’agence.

Mais…car il y a un mais…bien souvent, ces circuits ou séjours clefs en main peuvent s’avérer bien moins chers qu’un voyage en indépendant, puisque la puissance pécuniaire des groupes qui les proposent ainsi que leur volume de réservation leur permet de bénéficier des meilleurs tarifs, devant lesquels, les visiteurs indépendants ne peuvent souvent pas rivaliser.

Pour avoir testé plusieurs de ces formules, nous vous dévoilons ainsi au sein de cet article, les meilleurs conseils et pièges à éviter pour réussir votre voyage en Grèce.

La Grèce, une géographie étendue

La Grèce est située à extrême Sud des Balkans. Son territoire comprend trois unités géographiques : la Grèce continentale, la presqu’île du Péloponnèse et les îles qui représentent un cinquième de la superficie totale du pays.

Bordées à l’Ouest par la mer Ionienne et à l’Est par la mer Eger, la Grèce compte près de 10 000 îles dont près de 169 sont habitées. C’est pour cette raison, que le pays a développé un réseau de transport inter-îles performant, qui revêt la forme de ferry ou de lignes aériennes.

Les îles les plus incontournables sont ainsi : Zakynthos, Santorin, Mykonos, Ikaria, Skyros, Gavdos, Milos, Céphalonie, Corfou, Crète, Kos, Naxos, Paros, Alonissos, Folegandros, Hydra, Patmos, Chios, Rhodes, Samos et Ios.

Pour les rejoindre, il est possible de trouver des vols directement depuis les grandes villes européennes. Néanmoins, pour plus de disponibilités, il est possible d’atterrir à Athènes, puis de réserver un vol domestique vers les îles pour lesquelles des départs effectuent des rotations plusieurs fois par jour.

La Grèce a plusieurs aéroports et presque toutes les grandes îles sont reliées à l’aéroport d’Athènes qui possède le plus grand aéroport du pays : l’aéroport international Elefthérios-Venizélos, inauguré en 2001 qui se situe à vingt kilomètres du centre de la capitale.

Pour les voyageurs qui préfèrent la navigation, de nombreuses possibilités sont offertes. En fonction des îles, six opérateurs proposent des traversées représentant 1108 routes possibles, la durée du trajet étant comprise entre 45 minutes et 18 heures. Ainsi, SeaJets, Blue Star Ferries, Anek Superfast, Cyclades Fast Ferries, Minoan Lines et Hellenic Seaways voyagent depuis et vers la Grèce.

SeaJets offre 262 traversées par jour, Blue Star Ferries, 136 traversées par jour, Anek Superfast, 9 traversées par jour, Cyclades Fast Ferries, 70 traversées par jour, Minoan Lines,18 traversées et Hellenic Seaways, 301 traversées par jour.

Quelques informations importantes sur la Grèce

Synonyme d’exotisme, la Grèce possède des paysages à couper le souffle et des plages englobées parmi les plus belles du monde. Pourtant, le pays est très facile d’accès et accessible du fait de sa proximité avec la plupart des pays européens, dont la France de laquelle il se situe à moins de quatre heures de vol.

En outre, intégré à l’espace Schengen, les formalités administratives pour s’y rendre sont simplifiées, puisque pour les citoyens Français, aucun visa n’est nécessaire. Ce qui facilite les déplacements et les transports de biens sans contrôles aux frontières. Pour entrer dans le pays, une carte d’identité ou un passeport suffit.

Pour les citoyens d’un pays de l’Union européenne, membre de l’espace Schengen, les procédures d’entrées sont les mêmes.

Pour les citoyens d’un pays de l’Union européenne, non-membre de l’espace Schengen, les procédures d’entrées sont similaires quoiqu’un peu plus restrictives du fait des contrôles aux frontières.

Pour les citoyens d’un pays non membre de l’Union européenne, et en fonction de la nationalité, une demande de visa Schengen est nécessaire. Certaines nationalités n’ont pas besoin de visa : Albanie, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Australie, Bahamas, Barbade, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Brunei, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, République dominicaine, El Salvador, Géorgie, Grenade, Guatemala, Honduras, Hong Kong, Israël, Japon, Kiribati, Kosovo, Macao, Macédoine du Nord, Malaisie, Îles Marshall, Maurice, Mexique, Micronésie, Moldavie, Monténégro, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Palaos, Panama, Paraguay, Pérou, Saint Kitts and Nevis, Sainte-Lucie, Saint Vincent, Samoa, Serbie, Seychelles, Singapour, Îles Solomon, Corée du Sud, Taïwan, Timor Leste, Tonga, Trinité-et-Tobago, Tuvalu, Ukraine, Émirats arabes unis, Royaume-Uni, États-Unis, Uruguay, Vanuatu et Venezuela. A partir de 2024, les citoyens de ces pays auront néanmoins besoin d’obtenir une autorisation électronique de voyage nommée ETIAS, qui leur permettra de voyager dans le pays (et dans les pays de l’espace Schengen) durant 90 jours.

Attention : Pour entrer dans le pays, en provenance d’un pays non-membre de l’espace Schengen ou en cas d’entrée dans le pays par un vol commercial, il convient de posséder soit une carte d’identité, soit un passeport valide.  

Pour la carte d’identité, une petite spécificité s’applique : Si vous voyagez en Grèce et que vous possédez une carte d’identité française périmée délivrée entre 2006 et le 31 décembre 2013, il est possible de télécharger ce document qui atteste de la prolongation de validité de 5 ans supplémentaire de la carte nationale d’identité. En effet, depuis le 1er janvier 2014, la durée de validité de la carte d’identité nationale sécurisée de la France délivrée à des personnes de plus de 18 ans est passée de 10 à 15 ans. Cette extension s’applique également aux cartes qui ont été délivrées à des personnes majeures entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013.

Une autre petite spécificité est à noter. La Grèce faisant bien partie de l’espace Schengen, aucun contrôle automatique aux frontières n’est mis en place. Cependant, du fait de sa localisation au Sud de l’Europe et étant entouré de nombreux pays non membre de l’espace Schengen, rejoindre le pays par voie terrestre oblige, mis à part lors d’une entrée par l’Italie au travers de l’île de Corfou, à des contrôles aux frontières.

Un coût de la vie en Grèce bien plus faible qu’en France

L’autre atout du pays reste son coût de la vie, inférieur à celui de la France. De l’ordre de 25 %. Cette infériorité concernant toutes les villes et îles de la Grèce à des niveaux variables. Par exemple, à Athènes, cette baisse est de 8 % alors qu’elle l’est de 35 % à Corinthe.

En ce qui concerne les îles, nous pouvons également remarquer cette faiblesse du coût de la vie, mis à part cependant sur les îles de Santorin et Rhodes qui ont un niveau de coût équivalent. Mykonos, quant à elle est bien plus chère, de l’ordre de 30 %.

Le salaire grec mensuel moyen est de 843 euros, soit bien plus faible qu’un salaire Français qui est de 1800 euros.

Par contre, cette différence de puissance pécuniaire ne se remarque pas tout le temps. C’est-à-dire que si les Grecs gagnent en moyenne la moitié du salaire français, les coûts de vie ne représentent pas 50% des coûts français, bien au contraire.

Ainsi, en moyenne en 2023 :

Un déjeuner en Grèce coûte 12 euros, alors qu’en France, il coûte 15 euros, soit 20% de moins.

Un diner en Grèce coûte 23 euros, alors qu’en France, il coûte 30 euros, soit 25% de moins.

Une bière pression en Grèce coûte 4 euros, alors qu’en France, il coûte 6 euros, soit 33% de moins.

Une bouteille d’eau en Grèce coûte 0,5 euros, alors qu’en France, il coûte 1,85 euros, soit 72% de moins.

Une nuit dans un hôtel 1 étoile en Grèce coûte 65 euros, alors qu’en France, il coûte 67 euros, soit 2% de moins.

Une nuit dans un hôtel 2 étoiles en Grèce coûte 75 euros, alors qu’en France, il coûte 89 euros, soit 15% de moins.

Une nuit dans un hôtel 3 étoiles en Grèce coûte 108 euros, alors qu’en France, il coûte 110 euros, soit 1% de moins.

Une nuit dans un hôtel 5 étoiles en Grèce coûte 321 euros, alors qu’en France, il coûte 394 euros, soit 18% de moins.

Un pain de 500 grammes en Grèce coûte 1,1 euros, alors qu’en France, il coûte 1,56 euros, soit 28% de moins.

Un fromage de 1000 grammes en Grèce coûte 10,7 euros, alors qu’en France, il coûte 16,17 euros, soit 33% de moins.

Un kilo de tomates en Grèce coûte 1,8 euros, alors qu’en France, il coûte 3,13 euros, soit 42% de moins.

Un kilo de viande de bœuf en Grèce coûte 11 euros, alors qu’en France, il coûte 18,79 euros, soit 41% de moins.

Un ticket de transport en Grèce coûte 1,2 euros, alors qu’en France, il coûte 1,8 euros, soit 29% de moins.

Un véhicule de location en Grèce coûte 15 euros, alors qu’en France, il coûte 19 euros, soit 21% de moins.

Un paquet de cigarette en Grèce coûte 4,6 euros, alors qu’en France, il coûte 10,5 euros, soit 56% de moins.

Si le coût des transports aériens et maritimes reste élevé et si le carburant est plus cher qu’en France, il est tout de même possible de bénéficier en Grèce de vacances de qualité pour des coûts maîtrisés. Dans un Resort tout compris, aucune dépense superflue ne sera à ajouter. Pour un voyage en indépendant, en faisant un tout petit peu attention à ses dépenses, il est possible de les réduire grandement (en mangeant sur le pouce et en choisissant de loger chez l’habitant) pour vivre une touche d’exotisme offert par le pays pour un prix inatteignable autrement (voyage au sein de destination qui proposent le même type d’exotisme : Océan Indien, Caraïbes).

Comment circuler en Grèce ?

Si le réseau maritime et aérien est fortement développé dans le pays, le réseau ferroviaire d’une distance de 2300 kilomètres en Grèce continentale est limité et ancien, quelques lignes reliant les grandes villes entre elles. La majorité des voies ferrées en Grèce sont construites en une seule voie sans électrification, sauf pour la ligne reliant Athènes à Thessalonique.

La route reste ainsi le meilleur moyen de se déplacer au travers de deux possibilités : le bus et la voiture.

En ce qui concerne le bus, de nombreuses compagnies européennes et nationales couvrent les déplacements, mais comme dans nombre de déplacements collectifs, les problèmes pouvant être rencontrés par les voyageurs sont abondants entre les pannes, les annulations et les limitations de points desservis, cette liste n’étant pas exhaustive.

Dans les villes, les taxis restent un bon moyen de se déplacer. Les chauffeurs sont agréables et reconnaissables. Ils sont assez nombreux et facturent au compteur. Il faut approximativement compter 0,74 euros du kilomètre intra-muros et 1,20 euros du kilomètre en périphérie.

Néanmoins, la voiture pour les détenteurs du permis de conduire reste la meilleure des solutions.

Le pays contient plus de 3 350 kilomètres d’autoroutes qui couvrent la majorité de la Grèce continentale ainsi qu’une partie de la Crète. En plus des autoroutes, il possède aussi plusieurs milliers de kilomètres de routes nationales ainsi que des routes provinciales.

Contrairement aux recommandations des ministères des affaires étrangères qui font état d’une accidentologie mortelle importante dans le pays, les Grecs roulent convenablement, respectant généralement les limitations globales de vitesse, mis à part sur les autoroutes où nombre de panneaux de signalisation semblent avoir été placés un peu de manière aléatoire.

C’est pour cette raison que les Grecs ne les respectent pas, ou du moins les panneaux qui semblent dichotomiques à la manière d’une limitation à 30 km/h sur quelques mètres en plein cœur d’une autoroute limitée à 130 km/h.

L’emplacement des boitiers radars semblent converger dans cette euphorie de positionnement sans réelle justification. Nombre d’entre eux ont été achetés durant la période faste du pays. Mais la crise économique étant passée par là, une majorité n’est plus qu’un leurre.

Circuler à la Grecque signifie ainsi se laisser porter par le flux de véhicule sans grande rigueur structurelle, plutôt avec un mimétisme globalisant. Mais toujours aux risques et périls des conducteurs, puisque si ces radars sont des leurres, les contrôles de police physiques, peu nombreux, mais tout de même existants ne le sont pas.

En ce qui concerne les stationnements, mis à part dans la capitale, il est facile de se garer dans le pays et les petites villes avec des places de parking souvent disponibles et gratuites. Pour les éventuels contrevenants qui seraient verbalisés sur des places de parking payantes, aucun accord de recouvrement existe entre les pays européens, à la différence des infractions relevées concernant la vitesse, l’alcoolémie et le non-respect des feux rouges. Seule la conscience des conducteurs peut les enjoindre à les régler.

Attention : en cas de location de véhicule, le montant des amendes peut être directement prélevé sur le compte bancaire du conducteur, au travers de l’empreinte de carte bancaire donnée lors de la location.

Précisons également que les autoroutes comportent des péages payables soit par abonnement, soit par carte bancaire ou par espèce, la Grèce à la différence de nombreux pays européens, ayant gardé les guichetiers sans automatisation intégrale de son réseau.

En ce qui concerne les voitures de location, il convient de se méfier des petits loueurs qui s’ils proposent des prix bas, ne garantissent pas toujours des conditions de location idéales : absence d’assurance, véhicules anciens, prélèvement de la caution sans réelle cause.

Dans tous les cas, lors d’une location de véhicule, quelques conseils s’imposent : inspecter le véhicule sous toutes les coutures, prendre des photos du véhicule, s’assurer de posséder l’assurance qui convient, faire attention au volume de carburant du véhicule.

Lors de la remise des clefs, il convient de : bien vérifier si le niveau de carburant est identique à la récupération du véhicule, demander un état des lieux de retour, surveiller son compte bancaire pour éventuellement vérifier si un montant de caution a été prélevé indûment.

Un climat méditerranéen en Grèce appelant au farniente

Si la Grèce est attractive au travers de son patrimoine, elle l’est également pour son climat méditerranéen caractérisé par des hivers doux et humides et des étés chauds et secs.

Si ses températures l’été dépassent allègrement les 30 degrés un peu partout sur son territoire, l’hivers, elles stagnent aux alentours de 4 degrés dans la Nord, de 10 degrés en Grèce centrale et en région d’Athènes, allant même jusqu’à atteindre 13 degrés dans les îles, ces températures étant liées à l’influence des Balkans au Nord et de l’Afrique au Sud.

Plus précisément, l’été est adapté à un tourisme balnéaire avec une eau à près de 26 degrés, mais un peu moins recommandé pour visiter les sites touristiques. Sur les côtes et les îles, la brise marine rafraîchit cependant l’atmosphère, ce qui offre aux visiteurs de meilleures conditions de découverte des terres.

Le printemps et l’automne réunissent les meilleures conditions pour découvrir la Grèce et ses îles. Les températures sont agréables pour les visites, les pluies sont rares et les touristes moins nombreux que durant les mois de juillet et août.

L’hivers est également une période intéressante et c’est ce tourisme des quatre saisons qui fait de la Grèce un pays réellement attractif. Entre décembre et mars, si les températures maximales ne dépassent pas les 14 degrés, la pluviométrie supérieure au reste de l’année, mais faible comparé aux autres pays européens permet de visiter le pays dans de relatives bonnes conditions.

Attention : En été, du fait des températures importantes, il ne faut pas s’offusquer de trouver nombre de commerces fermés lorsque le soleil au zénith est le plus brûlant. Les Grecs ont ainsi pris l’habitude de travailler de bon matin et en fin d’après-midi, selon un rythme un peu différent des autres pays européens. Et ce, afin d’éviter les situations de canicules difficilement supportables et éprouvantes pour les corps.

Voici par exemple, un recueil de données météorologiques de la ville d’Athènes.

En début d’après-midi, dans les villages et les grandes villes, la sieste reste un sport national qui permet aux Grecs de constituer leurs réserves énergétiques pour leur permettre de se préparer à une vie nocturne animée.

Une cuisine grecque unique

A l’instar des cuisines méditerranéennes, la cuisine grecque est une cuisine saine où l’huile d’olive en est l’un des ingrédients phares. Qu’il s’agisse de restaurants, de street-food ou de cuisines familiales, les Grecs aiment la bonne chair, mais une bonne chair constituée de produits frais et locaux. Sur les côtes qui ne manquent pas dans le pays, le poisson naturellement tirera son épingle du jeu. A l’intérieur des terres, le porc est un met apprécié.

Ainsi, un peu partout sur le territoire, lors de nos différentes visites, nous avons pu manger à profusion, les portions servies étant généralement importantes. Avec comme subtilité, lors d’une commande de voir les plats se succéder sur la table, donnant cet effet de profusion appréciée par certains, détestée par d’autres.

Pour commencer, le tzatziki est un incontournable de toutes les tables. Un peu comme le pain en France. Rare sont en effet les repas qui ne comprennent pas cette entrée, utilisée également en apéritif qui représente une sorte de sauce à base de yoghourt au lait de chèvre ou de brebis avec du concombres et nombre d’épices, le tout baigné de jus de citron.

La salade Grecque est également un autre incontournable. Constituée de tomates, de concombres, d’olives, de fêta, de poivrons, et assaisonnée d’huile d’olive et d’épices, elle sublime les repas et apporte beaucoup de fraîcheur.

En entrée, il convient de ne pas oublier les fritures de calamars ou de petits poissons, enrobés ou non de panures qui se dégustent avec du citron jaune.

Dans les plats un peu plus consistants, la moussaka est à tester absolument. Plat composé d’aubergines, de viande hachée et de béchamel, il est assez lourd à digérer, mais reste succulent, surtout après une randonnée de plusieurs heures. La Fasolada, une soupe de fève ou de haricots apporte tout autant la source de protéines quotidienne suffisante.

Les plats principaux sont, en ce qui les concerne, composés souvent de grillades de viandes ou de poissons, avec des accompagnements devant être commandés à part. Légumes grillés, pommes de terre travaillées sous toutes les formes ou riz, en servant généralement la base.

En dessert, le yoghourt grec se trouve à la carte de tous les restaurants, servi avec des fruits ou du miel. Mais le dessert à ne pas louper reste le Portokalopita, un gâteau grec à l’orange ou au citron fait avec de la pâte phyllo. Le tout, en fin de repas arrosé d’Ouzo, un alcool digestif traditionnel au gout anisé.

Les adeptes d’une street-food locale ne sont pas en reste, puisqu’ils ont le choix de déguster un sandwich, qui avec le Shawarma libanais, est considéré comme l’un des meilleurs au monde : le Gyros, une sorte de kebab servi dans un pain pita et comprenant de nombreuses herbes et une sauce au yoghourt. Dans la même veine, les Souvlakis sont des brochettes de viandes servies à part dans du pain pita.

Conclusion

Ainsi, la Grèce est un pays qui attire chaque année plusieurs dizaines de millions de touristes, qui en apprécient la simplicité de la vie locale.

Si pour découvrir le pays, un circuit reste idéal, la réservation d’un séjour tout compris permet de vivre des vacances réellement magiques, puisque ce type de séjour permet d’éviter un stress organisationnel et de profiter réellement de ses vacances.

Mais quoi qu’il en soit, quel que soit la formule choisie, la Grèce reste un pays magique qui permet de vivre une offre de dépaysement pour un coût maîtrisé. Peut-être un des pays européens au meilleur rapport qualité-prix.

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Nous avons été volés en Équateur !

Nous avons été volés en Équateur…et nous avons retrouvé le voleur !

Si voyager est une véritable richesse au travers des émotions vécues, le voyage en lui-même peut réserver des mauvaises surprises. Non pas qu’un pays soit particulièrement plus dangereux qu’un autre, mais face à l’inconnu, il est toujours possible de faire des mauvaises rencontres qui peuvent dénaturer une expérience et transformer son rêve en cauchemar. C’est ce que nous avons vécu en Équateur, un pays magnifique où une péripétie a bien failli transformer notre vision du voyage à jamais.

Alors que nous nous trouvons en Amérique du Sud depuis plusieurs mois, nous découvrons un continent incroyable aux multiples places mythiques. Ayant acheté une voiture en Guyane française, nous sommes parvenus à remonter jusqu’au Guyana, puis à traverser tout le Brésil en faisant un petit détour par le Venezuela, avant de rejoindre l’Argentine, la Chili, la Bolivie, le Pérou puis l’Équateur.

Si nous avons pu voyager sans trop d’encombre, mis à part un vol de nos sacs d’habits au Pérou, dans la région de Puno, en quelques secondes devant un hôtel quatre étoiles, nous ne rencontrons pas de gros problèmes. Les paysages andins sont exceptionnels et les gens, d’un accueil sans pareil.

Néanmoins, nous restons vigilants et prudents, car nous savons qu’en Amérique du Sud, plus particulièrement, les vols peuvent survenir à tout moment.

Les pays se succèdent et les trésors que nous visitons s’enchaînent. L’Espagnol que nous avons appris avant notre voyage s’affine et nous pouvons à présent, après plusieurs mois sur les routes, prendre réellement le pouls des pays dans lesquels nous nous trouvons. Et après avoir abandonné notre véhicule en panne au Pérou, nous continuons notre voyage en bus.

En arrivant en Équateur, plus particulièrement à Guayaquil, nous sommes accueillis par une population chaleureuse et faisons nos premiers pas dans ce pays dont le nom est également porté par la ligne qui sépare les deux hémisphères.

Après une petite escapade dans les îles Galapagos, nous sommes de retour dans le pays en entrant dans la capitale et prenons la route vers le Nord avec entre plusieurs stops, la découverte de la ville d’Otavalo. C’est le début de notre histoire…et de ses difficultés.

Si vous souhaitez découvrir notre voyage en Équateur de manière complète, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant, afin de faire connaissance avec notre récit photographique complet : https://hors-frontieres.fr/recit-de-voyage-equateur-nord/

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La découverte de la ville d’Otavalo

Lorsque nous découvrons cette ville de 40 000 habitants située au Nord de la région andine, dans la province d’Imbabura à une altitude de 2530 mètres, nous sommes subjugués par la symphonie visuelle des nombreux marchands du marché local dans lequel, se vendent surtout des produits artisanaux.

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A chaque stand, les vendeurs tentent de nous alpaguer gentiment en nous proposant de belles pièces de tissus ou des colliers qu’ils bradent pour quelques pesos.

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Le tissage est la première production artisanale municipale et elle est effectuée principalement par les locaux, dont le peuple indigène en porte le nom éponyme de la ville.

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La notoriété de cette fabrication a permis de faire d’Otavalo, un des sites touristiques les plus fréquentés du pays, le grand marché du samedi étant un pourvoyeur de visites qui permet de bénéficier à une économie locale supérieure à celle des autres régions de l’Équateur.

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L’achat du ticket

Dans un recoin du marché, nous décidons de manger un morceau, avant de récupérer dans notre hôtel, nos bagages et de prendre un chauffeur de taxi, pour nous conduire jusqu’à la station internationale de bus.

Après quelques minutes de route en présence d’un jeune chauffeur sympathique, nous parvenons jusqu’à un arrêt dans lequel nous questionnons les éventuels passagers, qui nous confirment l’arrivée prochaine du bus nous menant à la frontière colombienne.

Tout d’abord surpris de découvrir un arrêt de bus qui se sent esseulé en frontière de la ville en place et lieu d’une station de bus moderne comme celles que nous avons rencontrées jusqu’à présent, nous apprenons que la ligne démarre à Quito et que l’arrêt dans lequel nous nous trouvons n’est qu’un arrêt parmi d’autres en direction de la frontière colombienne.

Au bout de quelques minutes, un bus rutilant arrive et se gare sur le côté. Bariolé de couleurs, partagées entre le rouge, l’orange et le blanc, il ouvre ses portes pour laisser sortir le collègue du chauffeur qui ouvre les portes latérales du coffre afin que les passagers puissent y placer leurs bagages.

Nous entrons dans le bus et expliquons que nous souhaitons nous rendre à la frontière. Le chauffeur, un jeune homme à la bonhomie naissante nous demande la modique somme de 5 euros par personne et nous place au-devant du bus, en attendant que les places du fond se libèrent.

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Le trajet

Près de 160 kilomètres nous séparent de notre lieu d’arrivée. Nous en profitons pour nous reposer un peu, en profitant des paysages qui se succèdent.

Le chauffeur qui maîtrise bien son engin, parvient à conduire à une vitesse moyenne de 60 km/h, prévoyant bien 3 heures de transport pour rejoindre notre point d’arrivée.

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Sur la route de bonne facture, nous traversons nombre de petits villages qui paradoxalement se ressemblent tous en présentant quelques caractéristiques qui les différencient. Ambuqui, Bolivar, La Paz, San Gabriel…tous possèdent par contre une ou plusieurs églises, ainsi que des marchands ayant colonisé les trottoirs pour y vendre des produits de premières nécessités. Des sortes d’épiceries minutes qui permettent à des milliers de personnes de vivre sur un maigre salaire, souvent le seul des familles, le taux de chômage dans le pays étant très élevé.

Après un arrêt rapide sur le bord de la route, le chauffeur nous autorise à rejoindre le fond du bus pour y terminer notre trajet. Nous nous saisissons de nos affaires et rejoignons quelques places au-devant de la banquette, sur laquelle, un vieil homme, affable est assis en son milieu. Nous le saluons après qu’il nous a souri et nous nous asseyons confortablement sur ces sièges moelleux qui semblent à la manière des matelas mémoire de forme, s’adapter à notre ossature.

Lorsque nous voyageons, nous prenons d’infimes précautions. Outre la méfiance que nous avons lorsqu’un inconnu nous sollicite, nous avons pris grand soin de séparer en deux, nos affaires. Dans nos gros sacs, nous plaçons les habits et les objets usuels, alors que toujours sur nous et avec nous, nous emportons nos biens les plus précieux, principalement dans un sac.

C’est ainsi que je conserve sur moi, un sac de 30 litres en contenance qui contient outre nos papiers, ma caméra ainsi que mes objets électroniques. Ce sac, que je porte toujours sur mon dos est harnaché à mes pieds au travers de sa sangle, lorsque je mange par exemple dans un restaurant ou que je patiente sur un banc.

Et lorsque je le porte sur moi, à plusieurs reprises, je le palpe pour voir si son volume est approximativement le même que d’habitude. C’est ainsi que je suis continuellement rassuré sur la présence de mes affaires, dont ma caméra…ou du moins de mon appareil photo qui fait office de caméra.

Durant le trajet, quand bien même, je m’assoupis, je porte mon sac sur mes genoux en essayant de placer la fermeture éclair d’ouverture contre moi, ce qui me procure un sentiment de sécurité indéniable et alors que les paysages montagnards continuent de défiler, mes yeux se ferment et je commence à m’endormir quelques instants, tandis que dans le bus, un vieux film est diffusé sur les deux postes de télévision présents.

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L’arrêt du bus

Lorsque j’ouvre les yeux, le bus vient de s’arrêter afin de faire une pause. Étant donné que nous voyageons avec deux enfants : l’un de quatre ans et la plus grande âgée de 16 ans, je place le sac sur les genoux de ma compagne et rejoint l’extérieur du bus afin d’acheter quelques boissons fraîches.

Je remarque que le vieil homme qui se trouve derrière nous, a placé sur ses jambes une petite couverture. La scène est touchante ; les yeux fermés, un léger sourire au niveau de ses commissures labiales lui donne un côté attendrissant.

Au bout de quelques minutes, le chauffeur procède à l’appel de ses passagers ; je retourne dans le bus et distribue les boissons. Je remarque alors que le vieil homme qui quelques instants auparavant était en train de dormir, a disparu. Je ne m’inquiète pas plus que ça et considère qu’il a dû se choisir une autre place dans le bus.

Nous nous retrouvons ainsi seuls à l’arrière pour parcourir les quelques derniers 50 kilomètres nous séparant de la frontière colombienne.

La découverte du vol

Alors que le bus démarre et s’engage sur la route, je récupère mon sac que je pose juste à côté de moi. Je distribue les boissons et me pose contre le dossier de mon siège, afin de me reposer encore un peu avant de parvenir jusqu’à la frontière, ce qui ne devrait pas prendre plus d’une heure.

Mais, je ne parviens pas à fermer les yeux. Au bout de quelques instants, je ressens un véritable feeling négatif, une sorte de pressentiment étrange, obscur…comme je n’en avais jamais eu.

Je ne sais pas ce dont il s’agit, mais l’ambiance dans le bus devient subitement lourde, pesante. Je regarde vers l’avant, les passagers se meuvent au ralenti. A la télévision, le film semble statique, figé.

Devant mon siège, une femme s’assoupit aux côtés d’un garçon adolescent qui pianote son téléphone. De l’autre côté de la femme, un couple se dorlote. Rien ne peut me guider vers ces mauvaises pensées dont je ne parviens pas à les faire prendre forme, un peu comme si mon subconscient m’obligeait à rester vigilant.

Je regarde les membres de ma famille pour voir s’il ne manque personne. Un…deux…trois. Le compte est bon. Mais, en analysant la scène depuis notre départ, outre l’absence du vieil homme, un seul manquement est à signaler. Une simple divergence : mon sac…que j’ai pu soulever pour placer à mes côtés beaucoup plus facilement que d’habitude.

Un monde qui s’écroule

Je tourne mon regard, il est toujours présent sur le siège où je l’ai placé. Je le regarde et sans savoir pourquoi, je ne parviens pas à le palper…le sentiment de connaître déjà la réponse sans le savoir. Il me semble moins bombé, moins gros que d’habitude.

Et un peu à la manière d’un saut à l’élastique dans lequel, on se lance après mûres réflexions, je me force à le toucher et lorsque je vois ma main s’enfoncer par l’extérieur, je sens que mon appareil réflex n’est pas présent, mon outil de travail, mon bien le plus précieux.

Afin d’exorciser ce doute qui commence à grossir, je me touche le cou pour voir si je ne le porte pas sur moi, un oubli qui me serait à cet instant, salvateur. Mais, rien. Je regarde en-dessous du siège…toujours rien. Je questionne mes proches, tout en connaissant déjà la réponse, un peu pour me persuader qu’il y a de l’espoir. Leur réponse et leur regard de mon teint blafard est en soi une réponse.

Se faire voler est toujours une catastrophe dans un voyage, un acte qui empiète sur son existence même. Mais se faire voler son appareil, le seul possédé, alors qu’une longue partie de ce dit-voyage est encore programmé, va jusqu’à mettre en péril l’intégralité de ce qui avait été prévu. A cet instant, le monde s’écroule autour de moi. Une grosse boule au ventre apparaît, me tétanisant sur place. Ma respiration devient haletante et dans ma tête, se déroule le fil de l’intégralité de mes actions passées. Un rembobinage qui me permet en l’espace de quelques secondes, de voir ce qui a pu se passer et si, quand bien même cela ne sert à rien, explorer toutes mes responsabilités.

Malheureusement, je ne vois pas ce que nous aurions pu faire pour se prévaloir d’une telle situation. Aucune responsabilité, mais ce sentiment de culpabilité qui demeure. Des milliers de questions apparaissent en instantanée. Des milliers de mondes parallèles émergent. Placer le sac différemment ? Retirer l’appareil ? Ne pas sortir ?

Rapidement, je reprends mes esprits. Mais avant cette clairvoyance provoquée certainement par un fort taux d’adrénaline qui me protège de tout danger éventuel, une sottise clairement, étant donné que le danger est déjà consommé, je souhaite uniquement rentrer, retourner en France. Je le dis à haute voix.

Mais, je n’en ai pas envie. Pas envie d’abandonner, pas envie de faiblir. Je réfléchis s’il est possible d’acheter un autre appareil. Ou continuer de filmer avec les caméras qu’il me reste. Peut-être avec le téléphone portable. Mais, impossible. Je souhaite partager avec le monde, des images de qualité et indéniablement, les autres solutions ne me sont pas optimales. Tant de pays doivent encore passer sous le coup de mon regard. Et des pays mythiques, qui m’attirent depuis trop longtemps : Panama, Costa Rica, Nicaragua, Guatemala, Salvador, Cuba, pour ne citer qu’eux.

Au sein de ce long voyage qui nous voit en indépendant en un seul bloc, visiter toutes les contrées d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, retrouver mon appareil est la seule solution possible…la seule existante.

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L’appel à l’aide

Je reprends mes esprits et me dirige vers le chauffeur. Alors que le bus est toujours en circulation et dans un Espagnol, qui devient instinctif, alors que depuis le début du voyage, il est plutôt approximatif, je lui explique la situation en lui demandant avant tout préambule, de garer son engin sur le bas-côté.

Voyant mon regard déterminé, il ne cherche pas à savoir pourquoi et s’exécute. Je lui explique alors que mon appareil a été volé, alors que je me trouvais au fond du bus et que je suis dévasté. Je lui explique également que depuis de nombreuses années que je voyage, je n’avais jamais subi un tel vol. Que je suis dans l’obligation d’écourter mon programme qui aurait dû me conduire jusqu’à Cuba et que je souhaitais montrer le beau visage de l’Équateur et que ce visage sera à jamais terni par ce que je viens de subir.

Je sais qu’il n’est pour rien dans ce vol, que personne n’y est pour quelque chose…Ni les passagers, ni mes proches. Ni même moi…quand bien même essayer de trouver des responsabilités autres est une des phases normales d’un deuil, d’une perte ou d’une séparation.

Non, la seule responsabilité est celle du voleur qui nous a dérobé ce bien. Du moins, ce ou ces voleurs, car en l’instant, nous ne savons toujours pas s’il a agi seul.

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Une aide sans pareil des passagers et du chauffeur

C’est alors que le chauffeur me regarde, réfléchit quelques secondes et avant qu’il s’apprête à me parler, en me doutant un peu de ce qu’il va me dire : « malheureusement, vous ne le retrouverez pas, le voleur est déjà loin…vous n’avez pas de preuves…si vous voulez, vous pouvez vous rendre à la police…je ne peux rien pour vous…veuillez-vous asseoir… », deux passagers se lèvent, deux femmes que je ne pourrai plus décrire aujourd’hui, mais dont je me rappelle exactement ce qu’elles firent. Elles me redonnèrent de l’espoir, en décrivant avec précision le vieil homme qu’elles virent sortir du bus discrètement, un sac rouge sur le dos, un vieil homme qui se trouvait dans le fond, une couverture sur les genoux…

Une fois la parole libérée, les nombreux passagers restants dans le bus se lèvent à leur tour et dans une cacophonie ordonnée apportent leur précision, chacun plaçant sa pierre sur l’édifice de la vérité. Détail après détail, nous en apprenons un peu plus sur le vol.

Alors que le bus circulait, le vieil homme plaça sa couverture sur lui et avec une grande dextérité, en profita pour déterminer le moment de somnolence adéquat qui lui permis, tout en restant recouvert par sa couverture, de rapprocher sa main, discrètement du sac pour en retirer l’appareil qui avait déjà disparu, sans que je n’en rende compte, avant l’arrêt fatidique.

Les passagers présents insistent sur le fait que le chauffeur doive prévenir la police, que l’image donnée par ce vol est une honte pour le pays et que cette affaire se doit d’être une priorité.

Le chauffeur pris ainsi à partir se saisit de son téléphone et passe un appel à sa direction en expliquant qu’un reporter présent dans le bus vient de se faire voler son outil de travail et que le dossier est une extrême urgence.

L’arrivée de la police

Il raccroche, me regarde sans rien dire et reçoit un appel. Il acquiesce sans que je parvienne à écouter une bribe de cette conversation masquée par les bruits ambiants, tandis que les passagers, les uns après les autres tentent de fournir, au collègue du chauffeur, des détails sur l’homme et sur les éventuels complices qu’il aurait pu avoir.

Le chauffeur, une fois le téléphone raccroché, m’explique que sa direction prend l’affaire au sérieux et qu’il ne saurait être question d’un vol, premièrement dans un de leur bus et secondement, dans le pays, qui tente de diffuser de lui une belle image de lui à l’international.

Alors que nous patientons aux abords du bus, afin de nous déstresser, sachant que comme pour une disparition, plus les minutes passent, plus ce temps qui s’écoule amoindrit les chances de retrouver une personne manquante, nous ne nous faisons néanmoins plus d’illusion. Retrouver ce voleur serait un véritable miracle et récupérer notre appareil, une hypothèse à laquelle nous ne croyons plus.

Après quelques minutes, nous entendons une sirène se rapprocher. Se gare alors devant nous, un véhicule de police, puis un deuxième et enfin un troisième. Près de 10 agents nous entourent.

Nous les saluons et pendant qu’un d’entre eux nous pose des questions, d’autres entrent dans le bus et interrogent le chauffeur ainsi que les passagers, qui à l’unisson, ressassent les moindres détails dont ils peuvent avoir souvenance.

Une fois que les policiers ont récolté toutes les informations, ils partent en trombe en ayant pris grand soin de récupérer le numéro de téléphone portable du chauffeur.

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Un véritable miracle

Quand bien même, nous avons perdu espoir de retrouver notre voleur, l’arrivée de ces policiers ainsi que le comportement empathique des passagers et du chauffeur, qui acceptent sans se plaindre de patienter avec nous et de voir leur trajet prendre un retard qui se compte à présent en heures, nous réchauffe le cœur.

Nous remontons dans le bus et en espagnol, nous remercions toute l’Assemblée présente qui au travers de ses différents regards nous rend notre humanité. Les émotions sont intenses, mais infiniment moins fortes que celles que nous ressentons lorsque le chauffeur qui vient de recevoir un appel nous prévient qu’une bonne résolution de cette affaire est peut-être sur le point de se produire.

Immédiatement, nous le questionnons, ébahis. Mille questions nous surviennent, mais le chauffeur n’en sait pas plus. Il nous faut attendre l’arrivée d’une patrouille composée de deux agents qui arrivent dans la foulée pour en savoir plus.

Les policiers nous annoncent sans prendre de gant qu’ils pensent avoir retrouvé le voleur, grâce à la description détaillée des passagers et nous demandent s’il possédait un sac rouge. Une des passagères, un peu curieuse, répond par l’affirmative.

Le policier sourit et nous annonce que notre appareil a peut-être été retrouvé, mais que pour plus de sureté, il nous faut les accompagner.

Un immense soulagement nous envahit, suivi directement par un doute. Du moins, par des dizaines de doutes. En réalité, nous n’y croyons pas…ou nous tentons de ne pas le croire afin de ne pas être déçus inutilement.

Avant de rejoindre les agents, nous saluons et serrons contre nous les passagers, qui sans nous connaître, nous réconfortent et nous dévoilent le vrai visage d’une humanité, constitué d’entraide et de partage.  Nous restons quelques instants sur place, statiques, pour ressentir toutes les belles ondes envoyées et rejoignons ensuite la voiture de police dans laquelle nous montons à l’arrière. A quatre, un peu serrés, mais le cœur léger de nous dire que nous nous rendons peut-être vers la poursuite de notre voyage.

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La découverte du sac

Après une quinzaine de minutes de route, alors que fébrilement, nous découvrons le paysage défiler devant nous, nous nous rapprochons de la ville de San Pedro de Huaca que nous avions dépassée peu de temps auparavant.

Durant le trajet, les policiers sourient sans trop nous en dire, un peu comme s’ils savaient mais qu’ils souhaitaient volontairement nous faire mariner.

En ce qui nous concerne, nous doutons. Et si les policiers s’étaient trompés de cible ? Et si le voleur n’était en réalité pas le nôtre ? Il est si inconcevable de pouvoir retrouver notre bien, qui plus est, en Amérique du Sud, que cette chance est si hypothétique qu’elle en est irréelle.

En arrivant aux abords de la ville, nous nous arrêtons aux abords d’un chemin non loin duquel deux autres véhicules de police sont déjà stationnés. Nous descendons et nous nous précipitons vers les policiers qui forment un arc de cercle autour d’un sac rouge, posé à même le sol.

Sans demander aucune permission, nous l’ouvrons et nous découvrons avec stupéfaction notre appareil que nous reconnaissons immédiatement. Mais, paradoxalement, nous avons l’impression de rêver, que ce que nous vivons est imaginé.

Nous nous attendons toujours à ouvrir les yeux et à nous trouver devant le bus, l’appareil toujours manquant et que ces retrouvailles n’auraient été qu’une des réalités parallèles diffusées dans nos têtes, suite au choc de la découverte du vol.

Ce n’est qu’au bout de quelques minutes que nous reprenons nos esprits et vivons pleinement cette nouvelle. Effectivement, nous avons retrouvé notre appareil. Le miracle a eu lieu.

Dans le sac, nous trouvons également une paire de lunette de soleil qui nous a été dérobé sans que nous l’ayons remarqué, étant trop occupé à rechercher la pièce majeure du vol.

Les policiers nous expliquent alors qu’avec la description du voleur, ils ont pu interroger les villageois, jusqu’à en trouver un, qui les a dirigés vers un petit magasin dans lequel l’homme a tenté de vendre sans y parvenir le bien. Avec une direction indiquée, les policiers ont pu apercevoir le voleur, qui a leur vue, a laissé son sac sur le sol et s’est sauvé à travers champ.

Quand bien même, nous pensons que le voleur a été laissé sciemment en liberté, nous ne cherchons pas en savoir plus et prenons nos anges gardiens dans nos bras pour les remercier chaleureusement. Ils auraient pu garder l’appareil pour eux, sans rien dire et je n’en aurai jamais rien su. Mais, ils ont choisi de respecter la valeur de leur uniforme et je leur en serai à jamais reconnaissant.

Dans la foulée, afin d’appliquer la loi du talion, les policiers me remettent le sac du voleur afin que je le garde. Ils doivent savoir pertinemment qu’il ne m’appartient pas, mais c’est pour eux… nous le pensons… la manière de faire payer à cet homme, son acte.

Tout d’abord, hésitant, je le récupère et le place dans le véhicule des policiers, qui pour ne pas prendre de risques, décident de nous conduire personnellement à la frontière. Ils me remettent également la chemise que l’homme a jeté précipitamment lors de sa fuite.

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Un voleur professionnel

Durant le trajet final, les policiers sont souriants ; dans la voiture, l’ambiance est détendue. Un peu par paranoïa, je tiens fortement mon sac contre moi, avec l’appareil bien en évidence autour de mon cou. Une manière de conjurer le sort et de ne pas revivre ce que j’ai vécu.

Après avoir salué les policiers en les prenant dans mes bras, nous nous asseyons dans un café et soufflons un peu de cette aventure que je n’aurai jamais souhaité vivre. Nous décidons de vider le sac afin de voir ce qu’il contient.

A l’intérieur, nous découvrons tout un arsenal du parfait voleur. Plusieurs rasoirs pour avoir l’air propre, du talc pour ne pas suer, de fausses lunettes pour donner un côté rassurant, du dentifrice, deux téléphones portables, deux portefeuilles vides et des laisses de chien que l’homme a certainement dérobé dans la journée.

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 Conclusion

Nous avons eu ainsi à faire à un voleur professionnel. Vieil homme, bien présentable, souriant, rien n’aurait pu nous mettre la puce à l’oreille. Après mûres réflexions, il se peut également que le long voyage déjà effectué nous a renforcés et mis en confiance. Une foi réellement néfaste qui nous a fait baisser notre garde, conduisant peut-être partiellement à ce vol.

Mais, forts de cette nouvelle expérience et en serrant précautionneusement nos affaires contre nous, nous quittons ce pays magnifique qui nous a procurés tant d’émotions. Pour le meilleur et pour le pire.

Nous avons conservé la chemise du voleur durant toute la fin de notre voyage, pour la garder avec nous à notre retour. Depuis, elle orne la pièce que nous avons aménagée et qui comprend des souvenirs de tous nos voyages. Et il arrive souvent qu’au détour d’un regard, nous posons nos yeux sur elle, afin de ne jamais oublier que les apparences sont trompeuses et que les loups se déguisent souvent en brebis.

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Le SantaPark à Rovaniemi en Finlande, un parc magique

Le SantaPark à Rovaniemi en Finlande, un parc magique

Le parc Santa ou Santapark situé à Tarvantie dans la ville de Rovaniemi en Finlande est dédié au Père Noël. Nous y avons passé une journée en novembre 2022 et nous vous dévoilons le guide de visite complet pour découvrir ce parc incontournable unique au monde

Durant notre périple en Laponie Finlandaise que nous avons découvert en profondeur, il y a un site que nous n’aurions loupé sous aucun prétexte : le SantaPark, un parc à thème dédié à Noël et à son charismatique représentant.

Attention, une petite précision ! Quand bien même certains visiteurs les confondent, le SantaPark n’est pas le Santa Claus village. Le SantaPark est bien un parc à thème regroupant au même endroit, toute une série d’attractions dédiées à Noël alors que le Santa Claus village qui se situe à moins de 3 kilomètres du parc, regroupe plusieurs entités différentes liées à Noël.

Au SantaPark, nous avons choisi également de dormir à : « l’ArticTreeHouse hotel » qui est un hôtel 5 étoiles, et un des hôtels les plus beaux de la Laponie Finlandaise. Nous vous le présentons également au sein de cet article ainsi que son restaurant : « Le Raka »

Pour découvrir notre récit de voyage photographique de notre séjoue en Laponie, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/finlande-recit-de-voyage-en-laponie-finlandaise

L’histoire du SantaPark

Ilkka Länkinen et Katja Ikäheimo-Länkinen, un couple d’entrepreneurs finlandais a l’habitude d’investir dans des domaines variés, allant des évènements aux transports.  Mais ils souhaitent développer l’expérience de Noël la plus authentique et inoubliable pour les touristes qui décident de visiter le cercle polaire Arctique en Laponie Finlandaise.

Pour cette raison, après que Ilkka Länkinen soit diplômé de l’académie professionnelle du Père Noël, il décide avec son épouse de créer le SantaPark, qui ouvre ses portes le 28 novembre 1998, après un investissement initial de 6,7 millions d’euros, en provenance principalement des fonds du couple et de sociétés diverses : « Finnair, MTV, Sampo, Lasten Päivän Säätiö et Posti »

Si les débuts sont difficiles, en 2009, le parc subit une grande rénovation après avoir été vendu à Santa’s Holding, le couple en devenant ainsi le plus grand actionnaire ; le parc voit dès lors sa fréquentation augmenter, les visiteurs étant chaque année, plus nombreux à le découvrir durant ses mois d’ouverture, du mois de novembre au mois de janvier, le parc étant saisonnier.

Rejoindre le SantaPark

Le parc est accessible en voiture par la route nationale 4. Il est situé à environ 9 kilomètres au Nord-Est de Rovaniemi et à environ 2 kilomètres de l’aéroport de la ville desservi toute l’année par l’aéroport d’Helsinki. Pendant la période de Noël, de nombreux vols charters en provenance de pays européens desservent directement Rovaniemi.

La ville est également desservie par bus et par train en provenance de la plupart des grandes villes de Finlande.

Pour rejoindre le parc par bus, il est nécessaire de prendre un transport local assuré par le Santa’s Express (ligne de bus numéro 8) du centre de Rovaniemi au SantaPark et au village du Père Noël . Le trajet en bus jusqu’à SantaPark dure environ 15 minutes.

Le SantaPark en chiffres

Le SantaPark ou  Caverne d’accueil du Père Noël se situe à proximité du centre-ville de Rovaniemi, à Tarvantie 1 au 96930 Arctic Circle, Rovaniemi.

Les billets peuvent être achetés sur le site Internet https://santapark.fi/ ; le parc peut être joint sur le 00 358 600 301 203 ou en utilisant l’email suivant : info@santapark.com

Le parc est saisonnier ; pour la saison 2022-2023, il est ainsi ouvert du 19.11.2022 au 30.11.2022 de 10 h à 17 h. Du 01.12.2022 au 07.01.2023, il est ouvert jusqu’à 18 h.

En ce qui concerne le coût d’entrée, il est de 39 euros par adulte (à partir de 12 ans) et de 33 euros par enfant de 3 à 12 ans du 19.11.2022 au 30.11.2022 et de 42 euros par adulte (à partir de 12 ans) et 36 euros par enfant de 3 à 12 ans du 01.12.2022 au 07.01.2023.

Il est possible d’acheter pour la somme de 360 euros un package VIP pouvant concerner sans frais supplémentaire jusqu’à 4 personnes et comprenant de nombreuses exclusivités personnalisées :

  • Billet d’entrée et décoration en pain d’épice pour 4 personnes
  • Le déjeuner
  • Photo de famille imprimée avec le Père Noël (format A4)
  • Cadeaux du Père Noël pour toute la famille
  • Diplômes d’école Elf et chapeaux d’apprenti Elf pour toute la famille
  • Undercrossing the Arctic Circle Diplômes pour toute la famille
  • Boisson chaude de Noël traditionnelle finlandaise pour toute la famille
  • Boisson Ice Princess Kiss dans un verre à glace fait à la main (sans alcool)
  • Des surprises pour toute la famille de Mrs. Gingerbread
  • Porte-clés de SantaPark pour chaque membre de la famille

Une visite avec un elfe attitré pour un maximum de 10 personnes est également possible en option pour la somme de 300 euros.

Mis à part pour les packages spéciaux, il n’est pas nécessaire de réserver ses tickets pour le parc, les tickets pouvant être achetés directement le jour de la visite. Précisons également que les tickets sont valables 2 jours, incluant le jour où ils ont été utilisés.

Un parc unique

Le parc à thème est situé dans une caverne où les visiteurs descendent via un grand portail. L’espace a été conçu à l’origine comme un abri anti-aérien. A l’intérieur du parc, il est impossible de fumer. Les fumeurs sont obligés de sortir par l’entrée principale, ce qui prend une dizaine de minutes approximativement.

En arrivant sur place après avoir découvert un grand panneau publicitaire visible de la route, nous nous garons sur un grand parking et rejoignons l’entrée du parc, dans lequel nous nous engouffrons au travers d’un grand tunnel représentant une caverne à l’intérieur du substratum rocheux. Nous franchissons un autre tunnel dans lequel des sons d’animaux sont diffusés, des animaux que nous ne reconnaissons pas, mis à part les loups et les hiboux dont les cris plongent le visiteur dans une ambiance particulière…calfeutrée.

Nous faisons en contrebas de la grotte, connaissance avec deux elfes qui guident les visiteurs jusqu’aux caisses ; les elfes nous équipent de bracelets qu’une jeune femme nous accroche aux poignets.

A) La zone commerciale

En avançant, nous contournons une autre petite place qui comprend un vestiaire avant de rejoindre l’entrée réelle du parc que nous reconnaissons au travers des nombreuses boutiques qui y sont implantées.

Dans cet espace spécial, nous sommes accueillis par une jeune femme d’une beauté rare. Accentuant son accent juvénile, elle nous offre un grand sourire duquel se dégage une sorte de candeur dont nous ne savons pas si elle est naturelle ou exagérément prononcée.

Nous contournons un piano pour remarquer des étagères emplies de peluches et de jouets en bois. Dans une petite machine, des renfoncements contenant des peluches défilent en semblant disparaître dans le décor.

B) Le bureau de poste

Situé à l’angle de l’entrée, au milieu des artefacts commerciaux, le bureau de poste tenu également par une elfe, accueille les visiteurs au travers d’un vaste complexe de machinerie qui voient défiler sur une sorte de tapis roulant, des cadeaux de tailles différentes.

Toute la journée, une elfe tamponne des cartes postales que les visiteurs écrivent sur une petite table posée au centre de la pièce qui donne sur cet incroyable machinerie.

Les enfants, les yeux embués par l’émotion regardent fixement les cadeaux défiler et des animaux robotisés se mouvoir de manière automatique en répétant inlassablement les mêmes gestes.

C) Le restaurant

En prolongeant notre avancée dans le parc, une grande pièce centrale accueille les visiteurs souhaitant se sustenter. Le café bar propose à toute heure de la journée, des encas et des collations.

Le restaurant se découpe en une hutte centrale longée par un self, dans lequel les consommateurs choisissent eux-mêmes leurs plats, parmi ceux qui leur sont proposés.

Le restaurant est une grande salle ouverte, sorte de point central des différents chemins qui l’entourent et qui qui comprennent chacun, une animation ou une attraction. Dans la salle, une estrade permet à des comédiens d’effectuer leur représentation et de jouer le spectacle programmé à plusieurs heures de la journée, par le parc.

D) La traversée du cercle polaire sous terre

Le cercle polaire Arctique est l’un des cinq parallèles principaux indiqués sur les cartes terrestres. Bien que non fixé et se déplaçant vers le Nord, il représente une ligne invisible permettant le passage dans le grand Nord de l’hémisphère éponyme.

S’il est possible de le franchir facilement en surface, le traverser sous terre est impossible, mis à part au SantaPark, où une ligne sur le sol, surmontée d’une sorte de bois détermine son passage de manière solennelle. Il est possible pour les visiteurs d’acheter un diplôme symbolisant sur le papier ce passage.

 E) La galerie des glaces

En dépassant le cercle arctique, nous arrivons jusqu’à la caverne des glaces devant laquelle, une elfe vêtue de blanc donne à chaque visiteur, manteau un peu plus chaud.

La princesse de glace, comme elle aime se faire appeler par les enfants, accueille ses invités dans son royaume constitué de gros blocs de glaces.

A l’intérieur de la caverne, au milieu des sculptures maintenues dans leur état par la température constante de -10 degrés, un grand bar permet de boire des boissons rafraîchissantes dans un verre également conçu en glace. Aux côtés du bar, un igloo plonge les enfants dans des rêves exceptionnels d’aventure.

F) Le spectacle d’elfes

Combinant des éléments d’acrobatie, d’humour et de magie, le spectacle d’elfes est effectué 4 fois par jour à des horaires fixes. Afin de prendre une petite collation, nous décidons d’assister à ce spectacle et rejoignons les nombreux visiteurs déjà regroupés dans la salle de restaurant face à l’estrade.

Alors que la musique retentit, 3 elfes vêtus de leurs habits verts commencent à rebondir sur le sol, ces rebondissements étant si bien exécutés qu’ils en sont surnaturels ; en réalité, sans que le public ne s’en aperçoive, des trampolines disséminés sur l’estrade de manière judicieuse leur permet de les effectuer.

Une fois que la musique s’adoucit, entrent en scène deux autres comédiens : un homme et une fille rejouant une scène assez forte d’automates qui s’éveillent. Après une séquence où les elfes les animent, les deux tourtereaux reprennent vie et acquièrent une humanité belle à voir, saupoudrant des étoiles dans les yeux chez les spectateurs.

G) La boulangerie de Mme Gingerbread

Dans une petite boutique, nous découvrons plusieurs visiteurs assis, en train de fabriquer des pains d’épice ou du moins, de les agrémenter. La boutique décorée comme une boulangerie est remplie de l’odeur de Noël et du rire chaleureux de Mme Gingerbread.

Une elfe au comptoir nous remet une base en pain d’épice et nous invite à nous asseoir afin de l’arranger à notre guise. L’atmosphère chaleureuse de l’endroit nous invite à cette séance de décoration en famille et à repartir avec notre création ; durant cette séance de travail manuel, nous sommes admirés par une autre elfe facétieuse qui nous regarde volontairement en biglant.

H) L’école des elfes

Tout comme le spectacle, l’école des elfes ouvre ses portes à quelques moments de la journée.

Alors que les futurs élèves patientent devant la porte, deux jeunes elfes féminins accueillent la classe en faisant patienter les visiteurs dans un petit couloir, rapidement bondé. Tandis qu’une des elfes s’exprime en Finlandais, sa collègue traduit et répète chaque mot en Anglais.

Après quelques présentations rapides de l’école, les deux professeures elfes ouvrent une porte dérobée et dévoilent un tunnel dans lequel nous devons nous agenouiller pour entrer.

Nous nous retrouvons dans une grande salle de classe pour un cours d’une vingtaine de minutes auquel sont conviés les visiteurs et portant sur les secrets et les compétences importantes des elfes. Un chapeau de graduation et un diplôme d’elfe sont inclus pour chaque invité.

I) L’atelier des elfes

Un peu à la manière de la boulangerie, l’atelier des elfes est une animation artisanale durant laquelle, parents et enfants doivent fabriquer leur propre création. En l’espèce, un Père Noël.

En entrant dans la pièce, constituée de deux tables, le spectateur peut découvrir sur les murs, plus d’une centaine de Pères Noël conçus par les enfants qui ont souhaité céder au parc, leur création.

Nous nous voyons remettre un morceau de bois arrondi, que nous peignons grâce aux nombreux pinceaux présents sur les tables et laissés à disposition des convives. Un peu de coton et des motifs rouges servant à concevoir leur chapeau sont également en libre-service et nous servent à finaliser nos oeuvres.

J) Le train magique

Nous rejoignons ensuite le train magique aux abords duquel, une elfe pousse de gentils cris stridents. La comédienne qui interprète le rôle ne s’en départie pas et reste en chaque instant, dans son personnage. Une fois notre tour, elle nous accompagne dans une sorte de nacelle posée sur des rails et ferme sur nous la barrière de sécurité, qui nous permet de découvrir un univers féérique en toute sécurité.

Avançant doucement, le train nous transporte dans les différents ateliers des elfes robotisés, qui fabriquent de nombreux présents, pour le plus grand plaisir des enfants qui découvrent, ébahis la manière dont sont fabriqués leurs jouets…du moins, les jouets en bois, n’ayant pas vu durant tout le trajet, des composants électroniques servant à concevoir consoles et autres tablettes qui leur plaît tant.

K) Le Virtual Noël

A l’étage, nous rejoignons une petite animation qui nous permet de monter dans une sorte de traineau ; un elfe masculin nous place sur les yeux, des lunettes en réalité virtuelle, et lance le départ du traineau magique du Père Noël qui franchit les continents en dévoilant des paysages magnifiques.

Alors que sont projetées les images dans le casque, les spectateurs qui patientent peuvent suivre l’avancée du traineau sur l’écran qui se trouve devant eux.

L) La rencontre avec le Père Noël

Si toutes les attractions sont fortement intéressantes, une animation surpasse largement toutes les autres : la rencontre avec le Père-Noël, qui s’effectue également durant quelques créneaux horaires.

Nous rejoignons une grande queue dans laquelle patientent de nombreux visiteurs, principalement, des enfants qui ne tiennent plus en place. Jusqu’à ce que le Père-Noël en personne vienne ouvrir la barrière qui bloquait l’accès à sa maison, provoquant chez les enfants, des réactions de joies incontrôlables.

Après quelques minutes d’attente, nous entrons dans la maison, décorée avec soin. Aux abords d’un bureau en bois, plusieurs cadeaux sont posés sur le sol. Face à nous, une petite fille et ses parents rencontrent le vieil homme, bonhomie naissante et longue barbe blanche que nous suspectons véritable. Avec un grand sourire, il fait asseoir la petite fille à ses côtés et commence à lui parler. La petite fille, intimidée n’hésite pas à lui dévoiler ses souhaits, avant de recevoir de sa part, un petit sachet contenant des chocolats.

Vient notre tour. Quand bien même nous sommes adultes, nous ne pouvons pas nous empêcher de ressentir des émotions lorsque le vieil homme nous regarde avec bienveillance. Après tout, la magie de Noël n’a pas de limites.

L’hôtel Arctic TreeHouse

Voisin direct du SantaPark, l’hôtel : « Arctic TreeHouse » est un hôtel 5 étoiles, considéré par beaucoup comme le plus bel hôtel de Laponie. Alors que nous sommes épuisés par une journée de visite du parc, nous nous dirigeons à pied vers ce bâtiment au design moderne, tout de noir constitué et dont le nom en majuscule renforcée résonne dans le paysage neigeux ambiant.

Conçu architecturalement par le studio Puisto en 2016, « l’Arctic TreeHouse Hotel » a été intégré au répertoire des architectes du magazine Wallpaper avec pour concept, une influence franche de la nature sensible de l’Arctique, le monde féerique de SantaPark Arctic World et la richesse lapone.

L’Arctic TreeHouse Hotel est situé à Tarvantie 1, 96930 Cercle Arctique, Rovaniémi ; Le site de l’hôtel sur lequel effectuer une réservation se trouve à l’adresse suivante : https://arctictreehousehotel.com

Des informations peuvent être demandées au 00 358 50 517 6909 ou sur le mail : info@arctictreehousehotel.com

Le bâtiment principal, abritant la réception et le restaurant, a la forme d’un flocon de neige à cinq branches. L’entrée du bâtiment nous mène directement à la grande réception, constituée d’une imposante cheminée.

Au lieu de construire un grand bâtiment hôtelier, les concepteurs ont placé des unités d’hébergement individuelles sur une colline naturelle escarpée, au cœur de la forêt, chaque hébergement étant doté des matériaux les plus beaux et les plus nobles offert par la Finlande.

L’hôtel est constitué de 3 types d’hébergements :  les suites, les Arctic GlassHouses et les suites exécutives ArcticScene, tous constitués en sorte de chalets, intégrés dans une forêt dense. Chaque chalet possède en place et lieu d’un mur, une baie vitrée orienté au Nord offrant des vues spectaculaires sur la forêt environnante et le ciel arctique.

L’éclairage dans la zone d’habitation de l’hôtel excentrée du bâtiment principal a été conçu pour garantir une absence de pollution lumineuse artificielle afin que les lumières perturbent le moins possible l’observation des aurores boréales.

Tous les bâtiments ont été conçus suivant une durabilité écologique centrale ; ils sont fabriqués à partir de bois finlandais renouvelable. Le bois sur les surfaces intérieures des suites crée un environnement confortable, maintenant un air intérieur sain et offrant des qualités acoustiques agréables.

Les suites Arctic TreeHouse disposent d’un lit double ou de deux lits séparés, et certaines disposent également d’un lit d’appoint intégré dans le décor. Sur les lits, se trouvent des couvertures de haute qualité. La suite représente l’hébergement majoritaire de l’hôtel et coûte aux environs de 800 euros la nuit, petit-déjeuner inclus.

Les Arctic GlassHouses disposent d’un salon, de deux chambres avec des lits doubles de haute qualité et d’une kitchenette équipée. Le salon dispose d’une véritable cheminée. Les équipements de la cabine comprennent également un sauna privé et une terrasse spacieuse offrant des vues spectaculaires sur le ciel du nord. Les Arctic GlassHouses sont accessibles petit-déjeuner inclus, à partir de 1500 euros.

Les suites exécutives ArcticScene représentent l’hébergement supérieur de l’hôtel. Elles sont conçues pour une détente et un confort de luxe. Les suites disposent d’une chambre et d’un salon séparés, où le grand canapé et le lit gigogne peuvent accueillir des familles plus nombreuses.  La chambre dispose d’un lit king size fait sur mesure et d’un espace bien-être séparé pour une ambiance spa. L’espace bien-être privé comprend un sauna et un bain panoramiques. L’accès à la suite exécutive coûte 1700 euros ; le petit-déjeuner est inclus.

Le Rakas restaurant and bar

Dans la soirée, nous nous rendons au restaurant gastronomique intégré à l’hôtel : « le Rakas »

Nous découvrons une salle magnifiquement agencée, constituée de deux pièces entourant une belle cheminée autour de laquelle sont placés plusieurs fauteuils. Nous sommes accueillis par une jeune femme au sourire sincère, qui se trouve derrière le comptoir du bar qui fait face à la cheminée. Nous sommes conduits à notre table.

Paradoxe ultime, alors que l’endroit dans lequel nous nous trouvons s’y prête et que nous nous attendons à découvrir sur le menu, des prix hors du commun, nous sommes profondément surpris de découvrir des prix totalement abordables et bien moins excessifs que tous les restaurants dans lesquels nous nous sommes rendus.

Ainsi, au sein de ce restaurant gastronomique intégré dans un hôtel 5 étoiles, la carte présente des tarifs bien moins onéreux que des restaurants bas de gamme proposant des produits d’une simplicité étonnante. Une belle surprise !

Entrée

CASSONADE

Tartare de saumon fumé à froid, pain au levain et fleur de wasabi

19 €

GÂTEAU AU LEVAIN

Corégone salé au sucre, blini au levain, carotte à la fleur de sureau, vinaigrette au babeurre

19 €

SOUPE DE CRABE

Velouté de crabe, crabe royal, écrevisses et aïoli

19 €

TOAST SKAGEN

Écrevisses, mayonnaise moutarde-aneth et pain blanc toasté

19 €

Plats

PASTRAMI FUMÉ

Rôti d’orignal fumé et tranché et mayonnaise aux airelles

18€

SALADE DE POULET FERMIER

Poulet rôti au curry, orge et fenouil avec salade croustillante

19 €

POUSSIÈRE NOIRE

Filet de renne rôti à la cendre, bûcher de pomme de terre de Laponie et poêlée de cèpes

25 €

RUB ARCTIQUE AU STEAK

Filet de bœuf grillé, bûcher de céleri fumé, frites de campagne et beurre aux herbes sauvages

20€

Plats végétariens

SOUPE SOIE

Soupe de topinambour à la truffe et pomme citronnée

13 €

KALE & FROMAGE BLEU

Salade de kale parfumée à la vinaigrette au citron, fromage bleu et poire

14 €

CURRY VERT

Chou-fleur rôti au curry, chou de Bruxelles au miso et yaourt au curry

15€

CHAMPS ENFLAMMÉS

Légumes rôtis à l’huile d’herbes, céleri fumé et orge crémeuse aux herbes

15€

Douceurs

COUPÉ VÉNUS

Mousse d’argousier, sorbet épicéa et granola avoine-amandes

11€

ROUTE ROCHEUSE VERS LE NORD

Gâteau au chocolat avec crème glacée à la menthe et à la chicouté

11€

GÂTEAU DE BOUE

Tarte aux myrtilles, glace vanille-airelles et bûcher à la framboise

11€

LIGNE LOCALE

Fromage local avec compote de chicouté

14 €

Le chef et artiste Petteri Luoto a créé également un menu 6 services, qui allie art, saveurs et couleurs pour le plaisir de ses convives pour la somme de 79 € .

En ce qui nous concerne, nous choisissons un cocktail avec des fruits rouges et en plat, nous nous laissons tenter par le filet de bœuf Arctique et en dessert par le coupé Vénus.

Rapidement, le cocktail que le serveur nous apporte nous démontre le haut niveau de savoir-faire des équipes en place ; le cocktail est savoureux, légèrement fruité et revêt une originalité prononcée.

Le plat quant à lui est sublime ; le bœuf Arctique est tendre et fondant ; son accompagnement d’une légère sauce lui apporte une accentuation qui se marie à la perfection avec des légumes travaillés juste ce qu’il faut pour les sublimer. Le dessert vient clore la perfection d’un des meilleurs repas que nous ayons fait en Laponie. Une véritable satisfaction aussi bien pour nos yeux que pour nos estomacs.

Le lendemain matin, nous prenons également le petit-déjeuner dans le restaurant ; le buffet que nous découvrons est digne des plus grands établissements. Sur le comptoir, des jus de fruits frais sont mélangés à des petits verres aux parfums fruités qui donnent un boost de vitamines pour affronter les froides températures extérieures.

Le pain est fait maison et aux côtés des charcuteries locales, plusieurs plateaux de saumons travaillés différemment nous permettent de voyageur culinairement aux confins de la Laponie. Une expérience unique et un repas qui nous permet de bien commencer la journée.

Bilan

Le SantaPark est un véritable coup de cœur ; il permet aux familles de se plonger en immersion dans la magie de Noël en mettant un visage cartésien à un enchantement indescriptible, Noël étant normalement galvaudé par une société ayant fait passer les pulsions mercantile  bien au-dessus du rêve qu’il représente ou qu’il est censé représenter.

Institution incontournable pour tout séjour en Laponie, le santaPark ravira ainsi petits et grands en dévoilant sans parcimonie des valeurs humaines essentielles, le tout servi par des décors oniriques et un personnel souriant et accueillant.

L’hôtel : « ArcticTreeHouse » quand bien même n’étant pas à la portée de toutes les bourses, viendra prolonger ce séjour et cette immersion dans le rêve en transportant ses invités dans des hébergements qualitatifs au cœur de la forêt dans ce qu’elle a de plus beau. A ses côtés, le restaurant : « Le Raka » viendra sublimer les papilles au travers de la conception des plats à la portée de toutes les bourses.

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Notre rencontre avec les Indiens Emberá du Panama

Notre rencontre avec les Indiens Emberá du Panama

Il y a des occasions durant un voyage qui marqueront durant une vie. Mais, il existe des expériences magiques qui changent à jamais. Une de ces rencontres s’est déroulée au cœur du Panama avec les Indiens Emberá ou du moins les Amérindiens Emberá, une tribu qui nous a permis de découvrir un mode de vie ancestral unique.

Les Indiens Emberá sont des indigènes du Panama, un pays d’Amérique centrale frontalier avec le Costa Rica et la Colombie ; ils font partie de l’un des 7 groupes ethniques encore présents dans le pays avec : les Kunas, les Wounaan, les Ngobe, les Bugles, les Teribes et les Bris-Bris.

A l’origine, les Indiens Emberá viennent de l’extrême Est du pays, à la frontière avec la Colombie, dans la région du Darien, une frontière naturelle entre l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud. Mais, depuis 1952, les FARCS, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, des rebelles marxistes, mènent une guérilla contre le pouvoir colombien et utilisent ce territoire pour développer leurs activités criminelles. Du fait de la dangerosité de la zone, nombre d’Indiens Emberá ont choisi de quitter les terres de leurs ancêtres pour élire domicile sur les rives du Rio Gatún, un fleuve du centre du pays, situé au cœur de la Nationale 3 qui relie Colon à Panama City.

S’il est possible de trouver des Indiens Emberá dans la région du Darien, il faut savoir que la route qui mène à eux est longue est complexe. Près d’une semaine de transport pour s’enfoncer dans la jungle et les rencontrer.

En ce qui nous concerne, n’ayant pas le temps d’effectuer cette route, nous avons choisi de contacter les membres vivant sur le Rio Gatún. Deux possibilités se sont ainsi offertes à nous : soit de passer par une agence locale, soit de les contacter directement. Ainsi, dans un petit village qui se trouve sur le Rio Gatun et après quelques discussions, nous parvenons à récupérer un numéro de téléphone que nous composons. En Anglais, nous trouvons un accord avec un des membres du clan et choisissons la formule 2 jours et 1 nuit permettant une immersion dans leur culture au sein de leur village.

Pour joindre directement les Indiens Emberà, faut se rendre sur leur site officiel : http://www.emberaquera.net ou les contacter sur les numéros suivants : 00 507 6703-9475 ou le 00507 6728-5987

En évitant les agences, il est possible d’économiser 50 % du prix ; en effet, passer 2 jours et une nuit en compagnie des Indiens revient à 110 dollars par personne directement sur le site officiel, alors qu’une agence demandera près de 220 euros pour les mêmes prestations.

Pour découvrir notre récit de voyage complet au Panama, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/recit-de-voyage-panama/

Un chemin délicat pour aller à la rencontre des Emberá

La personne que nous avons au bout du fil nous fixe un rendez-vous dans la journée aux abords d’un pont, que nous parvenons à trouver après plus d’une heure de recherche.

Nous garons notre voiture de location sur un parking privé et rejoignons les abords du Rio Gatùn. Après 30 minutes d’attente, nous voyons au loin se rapprocher, une pirogue dirigée par un Amérindien, vêtu de son pagne traditionnel.

Il nous salue et nous présente les autres passagers déjà présents sur la pirogue qui nous aident à nous engager sur l’embarcation, après y avoir entreposé nos bagages. Avec un regard sérieux, il s’engage sur le fleuve en effectuant une manœuvre délicate pour éviter les nombreuses branches dont nous pouvons, dans l’eau, apercevoir les parties émergées.

Les cheveux dans le vent, je me détends au cœur d’une nature qui se laisse découvrir avec lenteur. Les paysages défilent et le capitaine qui tient la barre souhaite être de retour au village avant la tombée de la nuit.

Nous sommes accompagnés de plusieurs passagers : un membre du village, travaillant dans la ville proche de Gatún, vêtu d’un jean et d’un T-shirt ainsi que de la femme du piroguier et d’un voisin, venu l’accompagner pour ce trajet qu’il a l’habitude de faire plusieurs fois par semaine.

Le village se trouve à quelques heures de pirogue. Impatients d’arriver, nous ne tenons plus en place. Notre capitaine décide d’accélérer le mouvement. Portés par les mouvements du fleuve, les arbres défilent à grande vitesse ; nos regards parcourent cette longue ligne verdoyante en cherchant des animaux qui nous pourrions observer et qui pourraient casser la monotonie du trajet. Mais en vain, les puissants moteurs de l’embarcation causant avant même qu’on les aperçoit, leur fuite.

Après plusieurs heures de navigation, nous pénétrons sur un lac où notre capitaine s’amuse à la manière d’un pilote tirant le frein à main de son véhicule pour déraper, à effectuer quelques mouvements brusques en courbe. Le piroguier rejoint ensuite un petit cours d’eau se repérant grâce à un petit panneau sur lequel est inscrit : « Emberá Quera Panama Canal village ».

Sur ce bras du fleuve, que le capitaine parcourt à vitesse réduite, une vitesse rendue obligatoire par les variations de niveau de l’eau et la présence de caïmans, nous en profitons pour somnoler un petit peu, afin de reprendre des forces et avouons-le, pour que le temps, notion relative, s’écoule un peu plus rapidement ou du moins qu’en en voit moins ses effets.

C’est alors que nous sommes extirpés de notre torpeur par le capitaine qui s’extasie : « Emberà village, Emberà village » Nous ouvrons les yeux. Face à nous, une multitude de petites cabanes dont nous apercevons les toits en paille. Quelques manœuvres plus tard, le piroguier s’amarre à un petit ponton de bois.

Un village hors du temps

Une fois la pirogue amarrée, nous nous engageons dans le village. Nous n’avons même pas le temps de quitter le petit ponton en bois, que nous sommes accueillis par tous les habitants du village qui nous accueillent avec une fraternité galvanisante. Alors que les adultes nous serrent la main, les enfants qui se trouvent un peu à l’écart nous regardent avec insistance, une scrutation teintée d’un brin de curiosité.

Nous sommes invités à suivre les habitants en traversant une partie du village pour rejoindre la hutte centrale ouverte sur l’extérieur où nous sommes exhortés à nous asseoir. Les uns après les autres, les habitants se présentent à nous, nous obligeant à faire de même, une sorte de discours malhabile où nous avons plus l’impression de faire partie d’un groupe de parole, lors de ses présentations dans lesquelles les prénoms sont répétés en chœur.

Une fois le protocole accompli, nous sommes conviés à découvrir le village, qui est un véritable paradis. Autour de la hutte centrale, les maisons en bois construites sur plusieurs niveaux donnent l’impression d’une construction sans agencement véritable, mais en réalité, toutes les habitations ont été conçues sur des terrains qui ont été distribués par le gouvernement panaméen en respectant scrupuleusement une égalité entre les familles.

Nous faisons connaissance avec la hutte qui comprend l’école, dans laquelle, un professeur de la ville vient une fois par semaine durant 3 jours pour effectuer la classe.

Au milieu des habitations, nous pouvons enfin prendre notre temps et découvrir ce mode de vie si éloigné du nôtre.  A l’intérieur de ce paradis terrestre, nos sens sont en éveils. Une agréable odeur de fleurs pénètre nos narines. Les Heliconias d’un rouge vif embaume le village et notre odorat avec.  L’ouïe n’est pas en reste. Le chant des oiseaux se mêle aux cris rauques des toucans. Un peu plus au loin, nous pouvons reconnaître des singes hurlants ; le mouvement qu’ils effectuent dans les arbres disperse les feuillages au travers d’un son hautement reconnaissable. Si nous tendons l’oreille, nous pouvons entendre les soubresauts de l’eau d’une rivière qui semble couler en contrebas.

Nous sommes plongés dans les tréfonds d’une nature luxuriante. Nous avançons sur une pelouse d’un vert pouvant frustrer n’importe quel joueur de golf. Le bois des habitations se marie dans cet univers que nous croyions capable d’exister uniquement dans des documentaires télévisuels. Mais pourtant, nous y sommes… en l’instant, parfaitement intégrés.

Les adultes hommes sont vêtus uniquement d’un pagne qui cachent leurs parties génitales et leur tombe jusqu’aux genoux. Les femmes, en ce qui les concerne, portent des robes au tissus colorés qu’elles attachent au niveau de la poitrine.

D’un point de vue administratif, les indiens Emberá vivent en famille, sans avoir ni chef ni structures politiques. La situation est un peu différente dans ce village, puisque les résidents sont des sortes de réfugiés politiques expatriées du Darien et se sont regroupés en communauté. Dans le but d’avoir plus de poids face au gouvernement central, ils se sont regroupés en association culturelle dirigée par une famille et subsistent partiellement grâce à la pêche et surtout au tourisme, seule solution leur permettant de préserver leur identité et leurs traditions.

Une immersion dans la vie locale

Alors que nous nous trouvons au cœur du village ou du moins, un peu dans ses hauteurs, plusieurs hommes s’affairent à construire une nouvelle cabane en bois qui servira à accueillir un nombre de touristes plus important. Trois des hommes se trouvent sur un étage et accueillent par un système de poulies ingénieuses, de lourdes planches qui une fois réceptionnées, sont immédiatement placées les unes sur les autres et attachées avec des morceaux de lianes…et des clous, évolution oblige.

Pendant ce temps, dans la hutte centrale que nous retrouvons après notre tour du village, plusieurs femmes confectionnent des objets de décoration, qu’elles revendront sur les marchés de la capitale, de temps en temps lorsque la collectivité a besoin de liquidités.

Nous observons attentivement ce petit monde fonctionner en autarcie, lorsqu’une dame un peu plus âgée arrive à notre hauteur ; elle nous salue et se présente à nous ; elle est la femme du doyen du village, qui fait également office de druide…ou de médecin, en utilisant le potentiel des plantes de la forêt. Elle nous explique également dans un Anglais impeccable qu’elle est à l’origine de l’implantation des indiens Emberà dans le village et le développement du tourisme.

Son histoire est assez commune aux personnes, qui, de par le monde ont permis à certaines populations locales d’accéder à la modernité. Dans son village, ses parents qui souhaitaient qu’elle étudie, lui ont permis d’accéder à la ville et elle a pu aller à l’université. Une fois ses diplômes en poche, elle a utilisé ses connaissances pour permettre à ses proches de quitter leur terre pour se rapprocher de la capitale et créer cette petite communauté qui permet à des touristes du monde entier d’accéder à leur culture.

Car, la particularité de ces indiens Emberà est de se trouver à la lisière entre tradition et modernité. Si ces Amérindiens vivent de manière traditionnelle, ils ne sont pas totalement coupés de l’occidentalisation de la vie quotidienne. Plusieurs enfants du village étudient à l’université et tous sont détenteurs aujourd’hui de téléphones portables avec lesquels ils peuvent communiquer lorsqu’ils rejoignent la ville proche de Gatún ou la capitale. Néanmoins, il convient de préciser que le village, assez éloigné de la ville la plus proche n’est couverte par aucun réseau, ce qui limite les accès oraux avec le monde extérieur.

En outre, comme on nous l’explique, lorsqu’ils doivent se rendre en ville, si certains d’entre eux gardent leur pagne, nombre d’entre eux se vêtissent d’habits plus modernes « plus facile pour se fondre dans le décor »

Par ailleurs, lorsque nous entrons dans la hutte de la femme, après avoir posé nos affaires dans l’habitation qui nous servira de chambre, une hutte comprenant des lits, recouverts par de grandes moustiquaires suspendues au plafond, nous découvrons un toit recouvert de feuilles de palmiers et plusieurs étagères en bambous qui supportent un fourre-tout paradoxalement bien ordonné.

Sur son plan de travail, une grille reliée à une bouteille de gaz lui sert à cuisiner. Les maisons ne possèdent pas l’électricité, mais en cas de besoin, un groupe électrogène est disponible.

La véritable histoire de Pocahontas…du moins, une variante

Depuis notre arrivée, notre fils de 3 ans, après avoir vu les habits traditionnels de nos hôtes, souhaite se vêtir identiquement à eux. Et plus rapidement qu’il n’en faut pour réfléchir à la question, les habits rapidement déposés sur le sol et un pagne sur le corps plus tard, le voici gambadant gaiement presque dans le plus simple appareil. C’est alors qu’une petite fille de cinq ans se présente à lui et sans rien demander, lui donne la main.

Un peu décontenancé, il accepte immédiatement et instinctivement ce rapprochement et devant le petit frère de la jeune Indienne, avec une once de jalousie dans le regard, s’éloigne avec sa dulcinée dans une des huttes voisines.

Un des Indiens, hilare enfonce le clou : « Aqui, son las Mujeres quines eligen a los hombres » ou en Français : « Ici, ce sont les femmes qui choisissent les hommes ! »  Sans le savoir, je suis en train de vivre en direct, l’histoire de Pocahontas en culotte courte.

 La scène digne d’un film hollywoodien est d’une tendresse sans nom. La jeune fille tire notre fils par le bras et le couple nouvellement constitué grimpe à l’échelle pour se retrouver dans une chambre au confort basique mais constituant un décor romantique.  En compagnie des parents de la petite nous les suivons jusqu’à la hutte.

C’est alors que mon fils vole à sa dulcinée un baiser sur la bouche ; à ce moment, la jeune fille s’essuie fortement les lèvres en agrémentant ce nettoyage instinctif d’un : « Pouah ! » suscitant une hilarité qui s’empare de tout le village. Une idylle est née ! Il vient de vivre son premier baiser et nous, une anecdote qui restera à jamais dans nos mémoires.

Une vie partagée entre traditions et désirs de modernité

Après notre fils, c’est au tour de notre fille de 16 ans de vivre une expérience inoubliable. Alors qu’elle pianote sur son téléphone portable en tentant de quitter désespérément l’absence indéfectible de la barre de réseau, elle est rejointe par une fille de 20 ans, qui lui propose de lui faire un tatouage traditionnel, la peinture sur corps revêtant un symbolisme fort pour la communauté.

La jeune femme, la place sur une sorte de siège confectionné artisanalement et commence à lui reproduire des motifs sur le haut du corps, tout en lui expliquant sa vie au sein du village. Elle se prénomme Alina et étudie à l’université de Panama city, qu’elle rejoint chaque semaine pour quelques jours. Elle lui explique ensuite qu’elle étudie le développement durable et l’horticulture, des domaines qu’elle souhaite maîtriser pour parfaire son village.

Lorsque ma fille la questionne sur son avenir, la jeune femme mentionne le fait qu’elle ne compte pas vivre dans le village, mais au contraire, dans la capitale, qui lui donne la possibilité de vivre à l’occidentale : de conduire une voiture, d’écouter de la musique, d’aller dans les restaurants. Mais qu’elle ne veut jamais trop s’éloigner de ses racines, tout en vivant une vie moderne.

Devant cette affirmation, son père qui est également le druide, fronce les sourcils, un peu décontenancé, voyant sans pouvoir intervenir, le pouvoir de la corruption de la modernité. Pourtant, explique-t-il, « nous avons tout ici ! De l’eau pour nous étancher notre soif, du poisson pour nous nourrir. Les touristes qui viennent nous visiter nous apportent l’argent nécessaire à la rénovation de notre village ainsi qu’à l’achat des biens que nous ne pouvons pas trouver sur place : essence, viande, boite de conserve…Je ne comprends pas cette volonté de quitter notre mode de vie »

Un soir d’aventure

Météo équatoriale oblige, une forte pluie se déclare en l’espace de quelques minutes. Nombre de villageois rejoignent les points d’eau afin de se laver. Nous nous rendons aux abords d’une petite rivière qui se trouve en contrebas du village et faisons la rencontre avec un couple, dénudé, qui se débarbouille, nullement gêné de notre présence.

Une fois notre toilette naturelle effectuée, nous nous rendons dans une hutte pour découvrir sur une sorte de table, nos plats : une soupe en entrée et du poulet accompagné de manioc. Le repas est délicieux et alors que la nuit tombe, des bougies nous apporte la lumière nécessaire pour parfaire notre début de soirée.

Le repas terminé, un homme vient nous chercher pour nous emmener dans une pirogue et partir à la chasse au caïman. Il fait nuit noire et nous pouvons apercevoir dans le ciel, des milliers d’étoiles qui nous illuminent. Accompagnés de la jeune amoureuse de mon fils à qui il donne la main, nous nous embarquons pour un périple en pleine nuit sur le fleuve du Rio Gatún.

Après plusieurs minutes de navigation, le piroguier armé de sa lampe frontale, aperçoit dans la nuit noire deux yeux rouges couleur sang. Doucement, il avance la pirogue et se saisit avec furtivité d’un caïman qu’il retire immédiatement de l’eau.

Dans l’embarcation, un sentiment de peur s’empare de la gente féminine présente. Le silence règne avant que les rires de la jeune Amérindienne qui se saisit de l’animal comme s’il était un chat de compagnie détendent tout le monde.

La simplicité d’une nuit simple

De retour dans notre hutte, après avoir traversé un village, simplement illuminée par la lumière émanant des étoiles qui brillent dans le ciel, nous pouvons profiter de la quiétude de notre soirée.

Naturellement, dans un silence perturbé par le mouvement incessant de ce qui nous semble être des moustiques, nous nous adonnons à une détente salvatrice…reposante.

Nous sommes en pleine communion avec la nature qui nous entoure. De temps à autres, nous entendons les vociférations de singes facétieux qui se déplacent de branche en branche. Nous nous abandonnons ainsi, au cœur de la nuit noire, dans notre coque protectrice ouverte sur le monde et qui ne nous protège ni du vent, ni des éléments. Mais paradoxalement, nous nous sentons en totale sécurité, pourtant livrés au monde, dénudé pour l’occasion mais vêtu de son plus bel habit : le naturel.

La découverte de la faune et de la flore locale

Aux aurores, alors que les animaux de la forêt se réveillent progressivement accompagnés des premiers rayons du soleil, la jeune Amérindienne nous rejoint en sautant sur le lit de notre fils qui ouvre les yeux et ne met pas longtemps avant de faire de même.

Le repas est prêt ; nous la suivons et prenons un petit-déjeuner à base de fruits frais et de galettes de riz. Nous sommes informés d’un départ imminent vers un autre secteur du Rio Gatún que nous allons découvrir.

Nous embarquons avec notre piroguier de la veille, sa femme et un enfant du village pour une heure de transport à toute vitesse sur les cours d’eau du Rio Gatún.  Nous faisons connaissance avec la flore et la faune locale. Sur la rivière, nous croisons un pêcheur qui se trouve sur une embarcation qui nous semble instable ; à l’aide d’un filet, il parvient à attraper plusieurs prises, dont certaines de belles tailles.

L’homme m’accepte au sein de son embarcation qui semble, à l’aide de ma présence, stabilisée. Il se saisit d’un fil sur lequel il a greffé un hameçon ; il appose dessus une mouche qu’il roule en boule avec ses doigts et pose le fil sur l’eau. En quelques instants, un poisson mord et j’ai l’honneur de le retirer afin de le poser dans le fond de son embarcation.

Je rejoins ma pirogue sur laquelle je me sens bien plus en sécurité et nous arrivons après trente minutes de transport, à un autre lac. Pour rejoindre le lieu de notre accostage, nous slalomons entre des troncs d’arbre omniprésents qui résonnent lorsque la pirogue les touche en les percutant doucement.

Sur la terre ferme, nous pouvons nous adonner à de nombreux jeux aquatiques, accompagnés dans notre bonne humeur par nos hôtes.

Après une heure de jeu, le piroguier emprunte un autre cours d’eau. Nous entrons dans une forêt épaisse et apercevons après avoir entendu des cris stridents résonner, plus d’une dizaine de singes hurleurs, excités par notre arrivée et tentant de nous impressionner.

Un des singes, un peu plus espiègle que les autres souhaite grimper sur notre pirogue. Il se rapproche dangereusement du bout d’une branche. Notre piroguier s’éloigne en nous expliquant que ces singes, outre leur côté attractif sont des voleurs rusés.

Et en nous éloignant, l’animal, constatant son désarroi, nous gratifie d’une moue triste et dubitative. Nous nous laissons apitoyer, mais fort heureusement, notre piroguier est un homme d’expérience ; il ne se laisse pas avoir.

Des adieux déchirants

De retour dans le village, nous sommes accueillis dès notre arrivée sur le ponton d’accostage par un aréopage de femmes parées de leurs plus beaux habits. Les femmes chantent en nous conduisant dans la hutte centrale.

De là, nous sommes placés autour de la piste. Les musiciens présents entonnent une mélodie rythmique. Le spectacle commence. Les femmes commencent à effectuer de nombreuses danses endiablées et nous délivrent une représentation de leur art tribal. Au travers de mouvements saccadés, elles se dandinent sur des schémas volontairement saccadés ; les percussions nous hypnotisent et nous ne parvenons pas à nous détacher de cette représentation envoutante.

Le départ

Une fois la représentation terminée, les salutations sont déchirantes ; nous serrons nos hôtes contre nous pour les remercier de leur accueil et de l’expérience immersive que la tribu nous a donné la possibilité de vivre.

Mon fils verse sa petite larme déchirante. La petite copine, qu’il ne reverra peut-être jamais plus est absente.

Et dans la pirogue qui nous emmène vers la modernité, des souvenirs pleins la tête, nos yeux s’embuent de toutes ces émotions que nous avons vécues. C’est alors que sur une petite colline, nous apercevons la jeune Amérindienne qui accoudée contre un arbre nous regarde nous éloigner. Il la voit ; elle le voit. Nous pouvons apercevoir malgré la distance que ses yeux semblent aussi embués ; un amour éphémère, innocent, juvénile qui marquera à jamais notre aventure. Pour elle aussi, ce fut probablement son premier baiser. C’est sûr, elle ne l’oubliera jamais. Et quand bien même, un océan les séparera, ils garderont en mémoire la mélancolie de l’instant.

Et en regardant mon fils de trois ans, triste de devoir quitter sa première histoire d’un amour dont il ne maîtrise pas encore les subtilités mais dans laquelle il s’est abandonné instinctivement, je me prends à rêver à une histoire qui ne pourrait être écrite que par des scénaristes hollywoodiens. Et c’est sur cette pensée que la pirogue fend l’eau et s’éloigne. Une scène de film…

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J’ai mangé du fugu, le poisson le plus dangereux au monde

J’ai mangé du fugu, le poisson le plus dangereux au monde

Alors que je me trouve à Tsuruoka dans le Nord du pays, Takeshi Suda, un des plus grands maîtres cuisiniers du Japon, me vante les mérites culinaires de sa région, connue pour être le chantre de la gastronomie japonaise. Au détour d’une conversation, l’homme m’invite à déguster un met de choix : du Fugu, le poisson le plus dangereux au monde. Je vous présente ainsi une des expériences culinaires les plus intenses de ma vie.

Le Nord du Japon est synonyme pour beaucoup de voyageurs, d’un territoire encore authentique, bien éloigné de la fureur et de la modernité des grandes villes japonaises. Pour découvrir un Japon ainsi traditionnel, à la limite de l’impérial, je parcours la région de Tsuruoka et dans le Samo aquarium, je fais la connaissance de Takeshi Suda, un chef exceptionnel qui m’invite à déguster du Fugu, un poisson aussi mythique que craint, du fait du poison qui coule dans ses chairs et qui peut tuer un homme qui aurait le malheur d’en goûter les parties contaminées.

Pour découvrir le récit voyage photographique complet de cette partie de la découverte du Nord du Japon, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/japon-nord-partie-1-2-les-monts-sacres-des-moines-yamabushis/

L’homme, visage juvénile sans âge parle posément, un Anglais impeccable. Vêtu d’une chemise ouverte légèrement, il se tient droit, un peu à l’instar de tous les Japonais que nous avons rencontrés. Sans savoir qui il est réellement, je lui présente mon travail dans le Nord du pays et anecdote après anecdote, il commence à me sourire et à se détendre. Un verre de Saké en entraînant un autre, il me tape sur l’épaule et me confesse que suite à la tempête s’étant abattue depuis plusieurs jours sur l’île, trois hommes d’affaire qui lui avaient réservé une table ont préféré annuler et qu’il se retrouve avec trois fugus au prix d’achat de 500 dollars chacun.

Face à mon étonnement quant au coût énoncé, il m’explique la rareté de ces poissons dans l’océan qui borde le pays et la difficulté pour les pêcheurs de les récupérer. Face au travail que je mène, il souhaite me récompenser en m’offrant non pas un, mais trois fugus qu’il va me préparer en sashimi après m’avoir dévoilé son art.  Je suis touché par tant de sollicitude et incline ma tête en guise de remerciement.

1) Un poisson au poison qui coule dans les entrailles

Poisson réputé dans la cuisine japonaise depuis au moins 2300 ans, le fugu est considéré comme un met de roi et par certain, comme le meilleur plat auquel un humain peut goûter. C’est d’ailleurs ce qui justifie en partie son prix. Mais pas seulement, car pour le travailler, les chefs doivent avoir suivi une formation s’étalant sur plusieurs années.

Le fugu, de la sous-espèce des poissons globes ou de son nom scientifique : « tetraodontidae » mesure en moyenne une vingtaine de centimètres et comporte 7 genres différents et 53 espèces ; il a la particularité d’être un des poissons venimeux dont le poison est mortel et sans antidote. Le foie du fugu, sa peau et ses parties génitales, contiennent de la tétrodotoxine, une toxine neurotoxique qui attaque le système nerveux et entraîne une mort certaine, le corps médical ne pouvant empêcher la propagation du poison dans le sang.

Les victimes en ayant ingéré ressentent des symptômes identiques à ceux d’un gaz neurotoxique. Les nerfs cessent de fonctionner, les muscles se bloquent et la mort par asphyxie survient, en général dans les 4 à 6 heures après l’ingestion.

Le fugu ne produit pas directement le poison mortel pour l’homme, qui résulte d’un processus interne conséquence de son alimentation, principalement des bactéries et des algues toxiques. Quand le poisson mange ces organismes, son système digestif conserve la substance toxique, la tétrodotoxine, dans son foie et dans d’autres organes. Ainsi le fugu devient lui-même toxique pour se protéger d’éventuels prédateurs. Précisons, sans misogynie de notre part que les femelles fugus sont encore plus toxiques que les mâles car elles stockent également du poison dans leurs ovaires.

Après une contamination, les symptômes commencent par l’apparition de picotements sur la langue. Rapidement, les muscles deviennent faibles et le sujet commence à présenter des difficultés à respirer. Jusqu’à ce qu’il ne puisse plus du tout bouger, attendant de manière inéluctable la mort.

Pour prévenir les intoxications, le gouvernement japonais qui interdit la vente du foie et des parties venimeuses des fugus a mis en place une législation qui encadre strictement la préparation de ce poisson qui peut évoluer en eau douce ou en eau de mer.  Seuls quelques cuisiniers sont autorisés à le préparer suivant une découpe précise, après avoir suivi une formation pouvant durer jusqu’à cinq ans et validé un examen précis dont le taux de réussite avoisine les 50 %.

Autre information importante. Le poison produit par le fugu est 100 fois plus puissant que le cyanure : 20 grammes de fugu suffisent à tuer à coup sûr un adulte.  D’ailleurs, une loi interdit encore aujourd’hui à l’empereur du Japon de manger du fugu, quelle que soit la partie.

2) Le fugu, un poisson laid et unique

Après avoir visité le Samo aquarium, je rejoins le chef dans sa cuisine ouverte sur l’océan. Autour d’une sorte d’estrade, vêtu de son uniforme de travail et de son gant en métal, afin de lui éviter toute coupure qui serait synonyme d’une mort certaine, il m’accueille en me montrant un tabouret qui lui fait face.

Un peu à la manière d’un chef d’orchestre, il contrôle de son centre de salle, tout le restaurant.

Sur le plan de travail, dans un panier : les poissons…d’une laideur sans pareille. Les yeux globuleux, une sorte de blob ayant trop fondu au soleil, ils ne me donnent pas envie. Leur peau semble suinter une espèce de liquide opaque et en fin de vie. Autant dire qu’ils ne présentent pas le majestueux de certaines espèces aquatiques, ni la grâce ou la beauté d’autres.

Posés sur le dos, leur forme allongée et bombée sur les côtés accentue leurs tâches noires, ce qui renforce encore un peu la niaiserie de leur regard. Lors de la répartition des gênes par Dame nature, pour sûr, ils sont arrivés en retard ! A la limite, en les regardant bien, on pourrait être à même de penser à un xénomorphe, ou du moins à une larve xénomorphe, référence directe à la série de films : « Aliens »

Voyant mon regard surpris fixant le poisson, le chef qui vient de poser sur la table, son couteau spécial : «  le fugu hiki » me répète pour ne pas que j’oublie : « fugu, fugu, fugu » tout en riant à gorge déployée.

Je prends alors conscience que devant moi, ce petit poisson informe à la laideur solide va me faire vivre l’expérience culinaire dont je rêvais, mais que je considérais inaccessible, seulement réservée à quelques privilégiés fortunés au courage mortifère.

3) Un art culinaire précis et solennel

Dans un silence de cathédrale, le chef place sur sa main gauche son gant constitué en fil de métal afin de le protéger d’une coupure qui signifierait la mort, le poison ayant été au contact du couteau pouvant se propager rapidement dans le sang du cuisinier.

Il entoure le poisson de ses mains et prend une inspiration. Il se saisit ensuite de son couteau qu’il retire de son étui à la manière d’un samouraï. Le geste semble si certain, si assumé mais si lent que j’ai le temps de pouvoir, sans les comprendre, lire les inscriptions gravées sur la lame.

Furtivement, il coupe les nageoires du poisson, puis l’incise au niveau de la tête, sectionne à plusieurs endroits la peau qu’il lui retire comme un vêtement. Le poisson ou du moins ce qu’il en reste est encore plus laid, son corps étant accentué par les vaisseaux sanguins qui semblent éclater les uns après les autres dans une réaction en chaîne.

Il lui sectionne ensuite la tête, la bouche, et lui retire les yeux en effectuant un scalp précis, chaque coup de couteau étant vif, sans hésitation.

De ma position, je pourrai croire que les coups sont portés au hasard, mais en réalité, la barbarie qui se projette devant moi est hautement assumée et c’est en ce sens, qu’elle est maîtrisée.

Le chef effectue quelques encoches sur le dessus du poisson qu’il découpe à plusieurs points du corps et en retire d’un trait l’intérieur.  Les ovaires sont retirés en premier : « Si tu goûtes ça, tu meurs… » En Anglais : « If you eat this, you will die »

Le chef continue en retirant le foie. Il n’hésite pas à gratter la chair de cet organe, cette partie du poisson provoquant de manière aléatoire quelques petits picotements sur la langue et étant en ce sens, appréciée des japonais.

Chaque coup porté au poisson est volontaire afin déjà de retirer les organes infectés, puis d’empêcher la propagation éventuelle du poison restant.

Lorsque l’intégralité de la partie infectée a été retirée, le chef lave avec soin le filet de chair qu’il est parvenu à extirper. Tout en gardant son gant.

4) Une attention particulière portée à la présentation

Une fois que le filet de poisson a été soigneusement rincé, le chef se saisit d’un couteau à la lame beaucoup plus fine. Il prend une autre inspiration et demande à ses équipes de lui porter une assiette de couleur noire.

Avec dextérité, il commence à couper de fines tranches dans le filet ainsi débarrassé de ses fioritures. Tranche après tranche, il commence à constituer sur l’assiette un puzzle qui prend forme. Les tranches sont si fines, de l’ordre du millimètre, que je peux parvenir à voir à travers.

Chaque morceau coupé est placé en longueur sur l’assiette en son côté extérieur. Il continue avec la même dextérité à trancher des morceaux de cette même épaisseur sur le poisson, qui disparaît rapidement.

Je ne peux qu’admirer morceau après morceau, ces riens qui deviennent un tout et forment une fois assemblés dans l’assiette, une sorte de plumage, qu’il sublime avec les morceaux d’une nageoire.

Puis après avoir posé sur l’assiette à différents endroits, de la pâte orange, il tourne l’œuvre vers moi. Je reconnais ainsi un cygne.

Avec le reste de fugu, qu’il taille en morceaux un peu plus gros, il constitue des nuages, qu’il agrémente de petits bouts d’un citron endémique à l’île.

Son œuvre d’art se termine effectivement avec la propagation, toujours millimétrée, de paillettes d’or sur ce tableau culinaire que je dévore des yeux.  Le cygne, les ailes déployées mérite son envol.

5) Un plat divin

Une fois son plat terminé, le chef, d’un geste de la main appelle plusieurs collaboratrices sortant de nulle part qui effectuent en quelques secondes, un dressage de table parfait.

Dans un petit bol en porcelaine fine, je place un peu de sauce soja, que je mélange à un peu de Wasabi.

Le chef place l’assiette à mes côtés et me regarde fixement. Je me saisis de mes baguettes et alors que je ne les maîtrise pas totalement, je parviens à attraper un morceau de ce plat qui, je dois le dire, créer en moi, une attraction irrésistible.

Malgré tout, je ne peux pas m’empêcher de ressentir une petite crainte. Mille questions me traversent l’esprit. Le questionnement qui survient avant une épreuve peut être redoutable. Il est généralement libérateur d’adrénaline, mais peut tout autant tétaniser son porteur. Et si avant de sauter à l’élastique, le câble cède ? Et si avant de faire une plongée, je me noie ? Et si malgré son talent, le morceau que je vais goûter est contaminé ?

Des milliers de questions apparaissent dans ma tête : « Dois-je le tenter ? Et si je ne le tente pas maintenant, vais-je le regretter ? Aurais-je un jour l’occasion d’en remanger ? Et si je ne vois plus mes proches ? » Quelle fin ! Mort après avoir mangé du fugu.

Je suis partagé entre l’excitation de goûter un plat mythique et la peur de me voir mourir. Mais, je sais aussi que cette expérience unique ne pourra être vécue qu’ici, en l’instant. Qu’ailleurs dans le monde, ainsi que me l’a confirmé le chef, il est strictement déconseillé de manger du fugu, qui plus est à un prix encore moins abordable.

Je ne peux plus reculer. Avec soin, je plonge mes baguettes dans l’assiette pour me saisir d’une partie de son aile droite. Le morceau est si fin qu’il tente de se substituer à mon emprise. Je redouble d’effort pour le maintenir solidement ; le faire tomber serait synonyme d’un échec aux yeux du chef.

Je plonge mes baguettes dans la sauce soja ; je laisse mariner quelques instants le morceau. Puis, je le dirige vers ma bouche. Je peux sentir l’odeur indescriptible de la chair qui se rapproche et frôle mes papilles gustatives. Je ferme les yeux.

Alors que le chef me regarde fixement, semblant attendre une réponse de ma part, je ne bouge plus. Le morceau sur ma langue commence à faire son effet. La sauce soja tout d’abord libère ses arômes, puis sans avoir besoin de croquer, le sashimi de fugu parvient à sensibiliser mes récepteurs.

Immédiatement, un sentiment d’extase m’envahit. Je ne sais pas ce qu’il se passe, ce qui se produit dans ma bouche, mais mes sens semblent en éveil. Je ne parle pas, je ne bouge pas un cil. Je profite de ce moment magique hors du temps.

Je ne parviens pas à mettre de nom sur ce ressenti, ni sur la texture de ce que je mange. Je me mélange les pinceaux et ne parviens pas à définir ce que je vis. Ou du moins, ce que mes papilles ressentent. En ce qui me concerne, je me sens bien, même très bien. Peut-être trop bien. J’en viens même à me questionner sur la réalité de ce que je vis. Peut-être aie-je ingéré un morceau contaminé ? Peut-être est-ce ce qu’on appelle communément : « le début de la fin ? »

C’est alors que je me reprends et croque dans le morceau, si fin, dont la moindre parcelle a été aspiré, un peu comme un enfant absorbe le sirop de sa glace à l’eau. Je relève mes sourcils. La texture se précise. L’élasticité du calamar, la tendresse du poulet, l’onctuosité du poisson… Un met sans nom, sans possibilité de se rattacher à une quelconque expérience. Un goût paradoxal. A priori neutre, mais prononcé. De base caoutchouteux mais résistant. Tout ce que j’ai pu connaître n’a plus court, les sens s’évertuent à donner une représentation cartésienne, mais comment décrire ce qui ne peut que se ressentir.

J’avale le morceau, puis béatement, je souris. Je lève mon pouce, signe de gratitude. Le chef se détend. Il se saisit à son tour de baguettes et goûte son plat. Il l’apprécie ; son regard en dit long sur la fierté qu’il ressent en cet instant.

Puis, je continue, encore et encore, sans m’arrêter. Je vis une sorte de pulsion, qui m’oblige à me servir…encore et encore…à l’instar d’un drogué, je ne parviens pas à contrôler cette envie qui me pousse à manger ce met divin.

Après une dizaine de minutes et bien la moitié du cygne consommé, je commence à être rassasié. Mes prises avec les baguettes que je maîtrise de mieux en mieux sont plus espacées. Je voudrai pourtant me dégoûter, pour être sûr de ne plus jamais avoir envie de toucher à ce plat, un peu pour conjurer le sort, du moins beaucoup pour ne pas avoir peur un jour, alors que j’aurai repris ma vie, d’en vouloir à un tel point que cette envie en deviendrait incontrôlable. Mais je ne parviens pas à me dégoûter. Le met est si fin, si délicat. Je ne parviendrai jamais à en retrouver ce goût.

Alors, je continue, bouchée après bouchée. J’humidifie un peu ma bouche tout de même afin de voir si aucun picotement ne vient perturber ce festin divin… Et je continue, jusqu’à terminer tout le plat. Le cygne est mort. Vive le cygne !

Je viens de vivre un rêve éveillé, l’accomplissement d’un souhait ultime gastronomiquement parlant. Toute la légende qui entoure ce plat typique n’est aucunement usurpée. Je dirai même que la réalité transcende le fantasme. Sans grandiloquence possible, sans hyperbole, ce plat, le meilleur que j’ai pu goûter montre ce que l’être humain sait faire de mieux.

Je quitte le restaurant en tentant de garder le plus longtemps possible les ressentis de cette expérience qui m’entourent et me couvrent.  Je m’en enveloppe et m’abandonne à eux.

Ma vie culinaire vient de se terminer avec ce repas qu’aucun autre ne pourra transcender. Je ne serai plus jamais le même.

496 Norvege

Se baigner dans l’océan glacial Arctique par moins 10 degrés

Se baigner dans l’océan glacial Arctique par moins 10 degrés

Nous avons décidé lors de notre voyage dans le Grand Nord norvégien, de vivre une expérience en nous baignant dans l’océan glacial Arctique. Nous vous racontons au sein de cet article les ressentis et les difficultés face au grand froid, mais également la fierté de l’avoir vécu.

L’océan glacial Arctique s’étend sur une surface d’environ 14 millions de km2, ce qui en fait le plus petit des océans sur la planète. Il recouvre l’ensemble des mers situées entre le pôle Nord et les régions septentrionales de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique, communiquant avec l’Océan Pacifique et l’Océan Atlantique.

En son centre, la banquise mesure jusqu’à 4 mètres d’épaisseur. Cette épaisseur est atteinte par le glissement de plaques de glace les unes sur les autres.  Il englobe factuellement de nombreuses mers : mer de Norvège, mer de Barents, mer Blanche, mer de Kara, mer des Laptev, mer de Sibérie orientale, mer des Tchouktches, mer de Beaufort, passage du Nord-Ouest, baie d’Hudson, baie James, détroit d’Hudson, mer de Lincoln, baie de Baffin, détroit de Davis et mer du Groenland.

De primes abords, si l’océan glacial Arctique attire les intérêts du fait des conditions extrêmes qui lui sont associées, il n’apparaît pas dans l’esprit général la volonté de s’y baigner. Un peu comme l’Océan Australe dans l’hémisphère Sud entourant le continent Antarctique.

Pourtant, dans les contrées scandinaves, se baigner dans l’océan Arctique ou dans un lac gelé sous des températures négatives, sans se risquer à parler de banalité, est courant. Ainsi, c’est cette expérience que nous avons tenté nous aussi, galvanisés par une amie norvégienne et surtout avec l’idée que si nous le refusions, nous n’aurions peut-être plus jamais l’occasion de la vivre.

Une idée de primes abords inconcevable

Alors que nous sommes arrivés en Norvège depuis plusieurs jours, nous avons pu côtoyer l’Océan Glacial Arctique en ne cessant jamais de le longer pour nous rendre jusqu’au Cap Nord, le point le plus septentrional du continent européen puis en rejoignant la ville d’Hammerfest dans laquelle nous retrouvons Katrine Naess, une amie qui travaille à l’Office de tourisme de la ville et avec laquelle nous passons la journée.

C’est alors qu’au détour d’une discussion, dans un Anglais correctement maîtrisé, un peu comme tous les scandinaves, que Katrine, une belle jeune femme, la trentaine assumée, nous parle de cette expérience, qu’elle pratique de temps à autres et dont elle vante les mérites sur la circulation sanguine.

Sur le moment, emmitouflés dans nos épaisses couches de vêtements, nous sourions à l’entente de cette expérience que nous laissons bien volontiers aux scandinaves. En outre, dès le souffle oral d’une éventuelle baignade, nos corps se refroidissent, poussés par un vent glacial.

Il est sûr que l’océan glacial Arctique, quand bien même mythique n’est pas un océan dans lequel, le visiteur a de primes abords l’intention de s’y baigner.   En outre, en rejoignant la Norvège, nous n’avons pas pensé…comment dire…à supprimer toute pilosité disgracieuse…la plage sous ces températures ayant été pour nous, lors de la préparation de notre voyage, au mieux un support instagramable, au pire, une folie inconcevable.

Alors en début d’après-midi, à Forsol, lorsque nous découvrons la plage de sable qui se trouve à 8 kilomètres d’Hammerfest et que nous trempons nos doigts dans l’Océan, avec pour seul objectif de n’y laisser que cette partie du corps, il ne nous apparaît pas en prévision de nous y baigner. Répondant ainsi par la négative avec une conscience claire, à Katrine, que l‘expérience ne restera fondamentalement qu’un rêve.

Une expérience unique

Pourtant, se baigner dans l’océan Arctique, en hiver, reste machinalement une aventure hors du commun et c’est finalement ce sentiment d’inachevé qui nous aurait accompagnés si nous n’avions pas répondu aux sirènes de l’appel qui , il convient de le dire, nous a animés, lorsque pour la énième fois, nous nous sommes interrogés pour savoir si nous allions sauter le cap. Et ce n’est qu’en fin de journée, bien couchés dans notre lit en plein cœur d’Hammerfest, que nous prenons la décision de répondre à notre amie. Et si ?

Nous l’appelons ainsi et lui donnons sans entrain notre réponse positive ; les smiley qu’elle nous envoie en guise de réponse nous prouve sa joie d’être parvenue à avoir converti plusieurs novices à une de ses activités favorites…ou du moins appréciées.

Une réflexion bien murie

En rejoignant l’extérieur de l’hôtel, nous prenons conscience du froid ambiant. Moins 10 degrés. Et en sentant le vent glacial sur la petite parcelle de peau que nous avons laissé découverte au niveau de notre visage, nous hésitons si tant est que son arrivée soudaine nous oblige à ne plus faire marche arrière.

Une volonté qui s’effrite néanmoins, lorsqu’elle nous soumet trois lieux pour effectuer notre baptême aquatique glacial : A Forsol, pour bénéficier de la plage de sable découverte en début d’après-midi, mais qui présente l’inconvénient de devoir prendre la voiture pour s’y rendre. Face à nous dans le port, avec une échelle par laquelle descendre, mais avec le danger de ne plus pouvoir remonter et toujours à Hammerfest, un peu plus loin sur des rochers glissants. Autant dire que nous choisissons la plage de Forsol, que nous rejoignons en une vingtaine de minutes en circulant sur une petite route perforant la nuit noire.

En arrivant sur place, il nous faut encore marcher quelques minutes sur un ponton de bois posé à même le sol pour arriver sur une plage éclairée simplement par la lueur de la lune qui nous fait face. Katrine nous explique la démarche à suivre pour vivre pleinement l’expérience. Tout d’abord, ne pas porter d’objets en métal, qui pourraient coller à la peau. Ensuite, ne pas stresser pour ne pas contracter inutilement ses muscles,lever ses mains au moment de l’immersion et surtout, ne pas mettre la tête dans l’eau, pour ne pas fragiliser son cou tout en ayant les cheveux mouillés, synonyme de refroidissement à coup sûr.

Une expérience encadrée

Nous retirons tout d’abord nos chaussures et faisons l’erreur de poser nos pieds sur le sable froid, ce qui nous glace instantanément le corps. Rapidement, nous nous plaçons sur une serviette et continuons de nous dévêtir.

Dehors, bercés par les petits soubresauts des vagues d’une mer tranquille et éclairée uniquement par la lumière naturelle lunaire, nous nous détendons, ce qui donne à notre expérience un côté intimiste ; nous retirons le haut et enfilons avec une grande célérité, les robes de chambre que nous avons empruntées à l’hôtel.

Un dernier regard de Katrine qui s’est également dévêtue nous donne le top départ de cette expérience unique.

Courage et résilience : quand le mental contrôle le corps !

Nous constituons deux groupes, puis nous entrons dans l’eau, qui commence à nous recouvrir les mollets, puis les genoux. Le froid nous donne l’impression de nous paralyser, mais nous tenons bons. Dans nos têtes, mille interrogations nous tiraillent, mais tant que nos cerveaux nous permettent cette réflexion, nous nous trouvons encore en vie. Un peu comme l’homme qui tombe du cinquième étage et qui à chaque étage se dit que tout va bien.

En nous engouffrant dans l’océan, le contact de l’eau avec notre maillot de bain, puis notre ventre nous tétanise. Je commence à contracter les muscles ventraux et parvient à respirer de manière saccadée. J’ai si froid, ce qui me donne l’impression d’atteindre un point de non-retour. Seule l’immersion pourra bloquer ce sentiment qui me gèle le sang.

C’est alors que je me décide à m’immerger en un seul coup, d’un seul tenant. Mais, sans parvenir à savoir pourquoi, une fois plongé jusqu’à la limite de mon cou, réflexe mécanique, je replonge, mais cette fois-ci jusqu’à la tête. Je sens l’eau glacée à la texture étrange de l’huile me couler le long des cheveux. Une plongée si incontrôlée qu’elle m’oblige à boire un peu de cette eau qui m’a fait si peur.

En retournant vers le rivage, j’avale encore le reste d’eau que j’ai dans la bouche ; l’eau glacée semble présenter un taux de salinité moins important que l’eau d’une mer plus chaude, sans que je parvienne à dire si le jugement de ce taux n’est qu’une impression due au froid.

En sortant de l’eau, je me sens en vie. Paradoxalement, je n’ai pas froid, mon adrénaline me réchauffant le corps. Je tape la main de Katrine, heureuse d’avoir converti des dilettantes tels que nous et rejoins la serviette encore posée sur le sable, tout en me saisissant furtivement de ma robe de chambre avec laquelle je m’empresse de me recouvrir.

Je reprends progressivement l’usage de mes membres endoloris par le froid et parvient même à me sentir bien, un peu comme si la circulation de mon sang en avait été mise à jour. Une véritable sensation salvatrice de mon corps que je parviendrai cependant à retrouver pleinement uniquement dans la soirée sous une douche brûlante et après avoir admiré en plein coeur de la ville, les plus belles aurores boréales de mon existence.

Ile Salomon 7

2000 photos pour 15 ans de voyage autour du monde

2000 photos pour 15 ans de voyage autour du monde

Autour du monde depuis 15 ans, nous avons pu découvrir plus de 180 pays et territoires sur tous les continents de notre planète. Si cette aventure a commencé comme une envie de visiter tous les pays de la planète, l’objectif que nous avons aujourd’hui est de continuer de vous partager nos aventures et surtout de vous proposer au travers du site Hors-frontières que vous êtes chaque jour, plus nombreux à consulter et à suivre, un véritable guide toujours présent à vos côtés.

Afin de marquer le coup et mettre en avant les merveilles rencontrées, voici près de 2000 photos montrant pays après pays, les endroits les plus marquants que nous avons visités.

Le 01 juillet 2007, soit 7 ans avant la création du site Hors-frontières, nous avons commencé ce périple que nous savions intense. Durant tout ce temps, nous avons filmé et photographié le monde, tout d’abord pour développer un projet professionnel toujours en cours (https://hors-frontieres.fr/earth-le-film/) mais ensuite, pour vous informer du vrai visage de notre planète.

Et grâce à vous, grâce à votre confiance et grâce à votre soutien, nous avons pu développer suffisamment le site Hors-frontières, pour en faire un acteur incontournable du voyage et du tourisme.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Près de 132 000 abonnés, 62 millions de vues et plusieurs centaines de milliers de lecteurs, qui nous suivent et nous utilisent pour découvrir le monde ou préparer leurs vacances au travers de nos différents supports :

Des articles professionnels comprenant en moyenne 6000 mots : https://hors-frontieres.fr/blog/

Des récits de voyage qui présentent à la manière d’une photothèque, chaque pays de la planète au travers des 300 000 photos disponibles : https://hors-frontieres.fr/recits-de-voyage/

Des vidéos au nombre de 11 000 qui découpent chaque pays de la planète pour en montrer la beauté et la réalité : https://hors-frontieres.fr/videos/

Des publicités tournées pour nos différents partenaires : https://hors-frontieres.fr/publicite/

Des vidéos de quelques minutes, qui résument en musique nos différents voyages : https://hors-frontieres.fr/world-tour/

Une sélection des photos les plus représentatives du monde : https://hors-frontieres.fr/photographies/

Alors, nous n’avons qu’un mot, lorsque nous voyons le chemin accompli, un chemin durant lequel nous avons grandi, nous avons peaufiné notre art, notre écriture, l’ergonomie de notre site : Merci !

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