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Islande Jokularson Glace

Islande Le guide ultime des incontournables du Sud

Terre de glace et de feu, l’Islande, est un pays nordique façonné par la violence des éléments, un pays qui attire chaque année, toujours plus de touristes, désireux de visiter un pays possédant des atouts naturels uniques. Et pour pouvoir le découvrir en profondeur, nous y avons passé de nombreux jours afin d’en visiter ses sites les plus emblématiques ainsi que ses terres reculées, hors des sentiers battus. Nous vous présentons au sein de cet article tous les incontournables du pays, plus précisément dans cette partie, des incontournables de la côte Sud, une véritable bible du voyage au sein d’une contrée considérée par beaucoup comme la plus belle du monde.

Nous avions visité l’Islande il y a plus de 15 ans et nous en sommes tombés éperdument amoureux, au point de le placer durant nos discussions au sommet des plus beaux pays que nous avons pu visiter. Mais, quotidiennement dès lors, au fur au mesure que nous découvrions d’autres terres toutes plus belles les unes que les autres, nous nous interrogions sur la réelle beauté de l’Islande, ayant été peut-être un peu trop enjoués par ce premier véritable voyage qui avait envoutés nos yeux novices.


Ainsi, pour ce voyage, nous avons décidé de découvrir le pays de manière précise sur près de 2 semaines, en novembre, accompagnés par une météo maussade dans le Sud et polaire dans le Nord.

Nous avons décidé de louer une voiture : un SUV Mitsubishi, par le biais du loueur BSP auto, qui nous a permis de bénéficier de prix compétitifs au travers d’une location simplifiée et optimisée. Nous avons ainsi parcouru la côte Ouest, avant de rejoindre le Nord, puis de continuer par la côte Est et de circuler dans sa partie Sud, la plus touristique.

Nous avons pu visiter les sites principaux, ainsi que les régions les plus reculées du pays, pour essayer de vivre pleinement ce voyage en profitant au maximum des merveilles offertes, tout en ayant peur d’être déçus de ce que nous allions trouver sur place, avec en latence ce questionnement indirect : Et si depuis tant d’années, nous nous étions fourvoyés ? Et si ce pays était…disons n’était…que commun ? Un peu comme si un fan était désappointé de découvrir que son chanteur préféré était bien différent de ce qu’il s’était imaginé ? Un peu comme si le fantasme vécu n’aurait jamais dû l’être.

Fort heureusement, avec le recul de ce voyage et près de 2 millions de kilomètres parcourus sur tous les continents, l’Islande reste pour nous le plus beau pays du monde, un pays qui semble condenser notre terre en une particule à l’échelle internationale des grandeurs, mais qui pourtant possède tout : des glaciers aux volcans, des plages de sable noir aux eaux thermales, des plaines fertiles aux vallées arides, des montagnes aux forêts denses.

Ainsi, à chaque kilomètre, les paysages semblent changer et varier, surprenant perpétuellement le visiteur, entraîné dans une spirale incessante de l’étonnement et du regret de ne pas pouvoir s’arrêter par manque de temps lors de chaque envie pour s’en enivrer ou capter la beauté des lieux au travers de l’objectif de son appareil à photo.

Malheureusement, avec le recul, l’Islande possède également certains points négatifs, néanmoins non rédhibitoires. Si le peuple est agréable et sympathique, il peut paraître froid de primes abords et surtout enclins à considérer l’étranger uniquement de manière mercantile. Ce qui est le cas des fonctionnaires des offices de tourisme, tant conscients des beautés de leurs pays qu’ils en oublient leur professionnalisme et l’empathie de manière générale.

Ce mercantilisme se matérialise également par l’omniprésence de parkings qui ont poussé un peu partout ces dernières années, des parkings privés ou publics placés aux abords des sites touristiques et avec la présence de caméras à lecture de plaque pour être bien sûrs de récupérer les taxes dues. Et dans ces parkings, ne pas compter sur une quelconque indulgence des propriétaires : toute entrée, même involontaire est due pour la journée, les forfaits d’une heure étant inexistants, surtout lorsque ces propriétaires savent pertinemment que les touristes sont pris au piège : soit ils payent, soit ils ne peuvent pas découvrir ce qu’ils sont venus trouver.

Mis à part cette déconvenue, l’autre problème du pays reste son coût de la vie…excessif…véritablement hors norme, au niveau même de pays comme la Suisse ou la Norvège. Pour exemple, en 2023 : un kebab, 15 euros ; un Hamburger, 20 euros, un plat, 40 euros, une chambre d’hôtel 3 étoiles, 150 euros.

En essayant un peu d’analyser ces coûts que nous pouvons justifier partiellement au travers de l’insularité du pays, nous constatons également la présence de nombreux étrangers, essentiellement en provenance de Pologne et des pays de l’Est, appâtés par les salaires importants qui leur sont proposés, le pays ne parvenant pas avec sa seule population initiale à faire face à l’afflux de touristes en croissance exponentielle.

Pour supporter les rudes conditions de vie et exercer des métiers qui ne trouvent pas preneur parmi la population islandaise, les entreprises se trouvent dans l’obligation de mettre la main à la poche, en moyenne, de l’ordre de 4000 euros par mois. Indéniablement, ces salaires doivent être amortis par le prix des marchandises et des services, entraînant irrémédiablement une augmentation des prix supportés par les consommateurs.

Cependant, en s’y prenant à l’avance, en privilégiant les achats en supermarché et les maisons d’hôtes, en sélectionnant les activités et en tentant de garer son véhicule loin des parkings de certains sites touristiques, il est possible de réduire ses dépenses et d’optimiser son voyage.

Dans cet article, nous vous présentons tous les incontournables du Sud de l’Islande, une région touristique et facile d’accès.

Si vous souhaitez découvrir de manière imagée notre récit en Islande, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant pour découvrir la partie 1 de cette aventure au travers de notre photothèque chronologique de la côte Ouest : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-ouest-recit-photographique-de-voyage/

Pour accéder à la partie 2 qui concerne notre découverte de la côte Nord, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant: https://hors-frontieres.fr/islande-cote-nord-recit-photographique-de-voyage/

Pour rejoindre la partie 3 qui concerne notre découverte de la côte Est, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-est-recit-photographique-de-voyage/

Pour finaliser ce voyage au travers de la partie 4 qui concerne notre découverte de la Côte Sud, la plus touristique, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-sud-recit-photographique-de-voyage/

Pour découvrir nos véritables guides sur les incontournables du pays, n’hésitez pas à vous rendre sur les articles suivants :

Pour rejoindre l’article sur les incontournables de l’Ouest de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-de-louest-de-lislande/

Pour rejoindre l’article sur les incontournables du Nord de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-du-nord-de-lislande/

Pour rejoindre l’article sur les incontournables de l’Est de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-de-lest-de-lislande/

Musée de Skogar 

A proximité de Kvernufoss et Skógafoss, dans le Sud de l’Islande, le musée de Skogar, fondé en 1949 attire les visiteurs grâce à la qualité de sa structure et de ses 15 000 objets exposés.

Il est en réalité divisé en 3 parties : le musée folklorique, le musée des transports et des technologies et le musée en plein air.

C’est d’ailleurs par ce dernier que nous le découvrons, en arpentant de magnifiques allées, après avoir traversé un petit pont qui nous permet de découvrir des maisons islandaises traditionnelles de différentes époques.

Une petite église luthérienne se trouve à proximité de plusieurs fermes comportant des toits en tourbe. L’église datant de 1998 est une réplique assez récente d’une église typique construite à partir d’éléments d’anciens lieux de culte retrouvés lors de fouilles.

Après être entrés dans plusieurs maisons, dont les objets chinés correspondent spécifiquement à leurs époques, intégrées dans une vallée verdoyante, nous nous introduisons dans le bâtiment central pour découvrir le musée folklorique.

Au travers de plusieurs pièces, sont exposés de nombreux objets triés par thème sur la vie islandaise d’antan. S’étendant sur trois étages, le musée regroupe des outils, des manuscrits ou des livres, la liste n’étant pas exhaustive.

Depuis 2002, le musée des transports et des télécommunications permet de retracer l’historique des transports et télécommunications en Islande, et ce, des premiers services postaux et réseaux téléphoniques jusqu’à aujourd’hui avec des expositions de véhicules parfaitement entretenus.

Le musée qui est un véritable incontournable se situe 861 Hvolsvöllur, à 1 minute à pied de Kvernufoss. Il est joignable sur le 00354 487 8845. Plus d’informations peuvent être trouvés sur son site Internet : www.skogasafn.is

Le coût pour un adulte est de 13 euros et de 10 euros pour les enfants de 12 à 17 ans.

 Kvernufoss 

Souvent oubliée des touristes qui visitent le Sud de l’Islande, Kvernufoss est une chute d’eau magnifique dont l’accès est facile.

Pour la rejoindre il suffit de rester stationnés sur le parking payant qui mène au musée de Skogar, non loin de Skógafoss et rejoindre la droite du bâtiment central pour emprunter un petit portail qui nous permet de pénétrer dans un décor verdoyant.

Nous marchons sur un petit chemin aménagé grâce à des plaques en plastique trouées qui sécurisent notre avancée sur un sol gelé. Au fur et à mesure que nous nous engouffrons dans cette petite promenade de 800 mètres, la rivière que nous longeons, entourée de hautes falaises recouvertes de mousses et de lichens, se fait entendre avec précision, son débit devenant de plus en plus fort, jusqu’à atteindre la cascade qui se dévoile au loin.

Nous nous en approchons et la découvrons, nichée dans son écrin de verdure, protégée par une enceinte naturelle de parois rocheuses. Alors que nous sommes progressivement recouverts d’embruns, preuve de la violence de la chute que nous devons admirer les yeux rivés vers le ciel, nous décidons de pénétrer dans la petite grotte qui se trouve à ses pieds.

En faisant attention à ne pas glisser sur les rochers humides, nous passons derrière et pénétrons ses entrailles. Le monde qui nous entoure disparaît derrière un mur d’eau violent et du sol au ciel, nous admirons avec passion la beauté de cette nature sauvage.

Skógafoss 

Située non loin de la route 1, Skógafoss est l’une des plus belles cascades du Sud de l’Islande et accessoirement, du fait de sa facilité d’accès, une des plus visitées.

Littéralement signifiant : « chute de la forêt », elle est formée par la rivière Skóga et elle est alimentée par une eau en provenance du col Fimmvörðuháls et des glaciers Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull.

Avant de la rejoindre, nous buvons un petit café dans l’hôtel qui se trouve à proximité et rejoignons le parking gratuit du site, sur lequel nous abandonnons notre voiture avant de nous trouver face à cette beauté naturelle qui comprend à ses pieds, des dizaines de touristes, dont certains escaladent les escaliers qui se trouvent sur sa droite, constitués de 400 marches pour bénéficier d’un magnifique point de vue.

Nous préférons l’admirer à niveau et nous nous en approchons en ne pouvant pas baisser nos yeux, tant sa puissance et sa grâce nous hypnotisent.

S’écoulant sur près de 60 mètres et détentrice d’une largeur de 25 mètres, la cascade dévoile lors de notre avancée, un magnifique arc-en-ciel éphémère qui disparaît aussitôt après être apparu.

Plus nous en approchons, plus nous sommes recouverts d’embruns qui nous enveloppent littéralement et nous empêchent de la photographier. Nous devons ainsi ruser et développer une certaine forme de rapidité pour en capturer sa saisie.

En nous approchant encore un peu plus et en pénétrant les entrailles du monstre, nous sommes happés dans un décor apocalyptique. Arrivant aux pieds de la bête, aux abords d’un petit bassin tonitruant, nous sommes littéralement trempés, mais satisfaits de vivre un moment unique. Nous ne pouvons voir à plus de quelques mètres de distance tant il règne dans l’atmosphère, un brouillard humide opaque. Le bruit aidant, nous sommes transportés dans un univers cataclysmique qui entraîne la disparition de tous les touristes sur place, nous permettant de vivre un véritable moment de solitude face à ce monstre impossible à dompter. Un véritable coup de cœur.

Höfn 

Principal centre urbain du Sud de l’Islande, Höfn est une petite bourgade peuplée de 1641 habitants et l’un des seuls ports de cette partie de l’île, dans lequel la navigation reste cependant complexe du fait de la présence de zones de sable au sein même de sa circonscription maritime.

En entrant dans la ville, fortement dotée en infrastructures : restaurants, bars et commerces, nous découvrons une magnifique église moderne.

Pour la rejoindre, nous dépassons un bâtiment illuminé de plusieurs milliers de Leds, qui lui donnent un côté attractif.

Sur la rue principale, une autre église plus petite attire notre regard ; semblant être conçue en un seul bloc, elle est parée également de couleurs Leds changeantes.

Après avoir découvert le monument aux marins et aux pêcheurs, constitué de trois piliers agrémentant une statue, nous rejoignons le port et ses belles maisons traditionnelles dans une de laquelle se trouve l’office de tourisme.

La ville compte plusieurs musées dont : « The Thorbergur » un centre culturel comprenant une exposition consacrée au grand écrivain : « Thorbergur Thordarson » né dans la région.

Un autre musée : « Listasafn Svavars Gudnasonar » également gratuit expose plusieurs œuvres intéressantes de l’art islandais.

Gigjagja

A une dizaine de kilomètres de la ville de Vík, dans le Sud de l’Islande, Gigjagja est une curiosité géologique unique.

La grotte qui se trouve sur la côte Sud se niche en plein cœur d’une falaise au-dessus de laquelle, nous pouvons apercevoir des centaines d’oiseaux.

Nous sommes immédiatement surpris de la représentation qui nous est projetée. Appelée également : « grotte de Maître Yoda », Gigjagja représente en effet le célèbre personnage de la série cinématographique : « Star Wars », au travers de sa constitution en deux parties.

Nous entrons à l’intérieur et en faisons rapidement le tour, la caverne n’étant pas grande. Néanmoins, en évitant les coulées d’eau qui proviennent du glacier sous laquelle la grotte se trouve, nous pouvons admirer la forme de « Maître Yoda » de manière encore plus prononcée, la lumière qui se trouvant face à nous en sublimant la forme.

A l’extérieur, il est possible de découvrir Hjörleifshöfdi, au-dessus de la grotte, qui permet de bénéficier d’un point de vue magnifique sur la côte, le glacier Myrdalsjökull et Myrdalssandur.

La grotte de glace 

Pour visiter une : « Ice cave », une activité uniquement disponible en hiver dans le Sud de l’Islande, du fait du mouvement des glaciers et de la fonte des glaces, nous avons choisi de nous approcher de la compagnie la plus professionnelle du pays : « Local Guide », qui est une entreprise humaine et proche de la nature, à la différence de nombreuses autres structures existantes.

Local Guide propose de nombreuses expéditions, pour des prix hautement compétitifs, avec cette volonté de satisfaire les clients en essayant de leur proposer des activités uniques, avec des explications hautement qualitatives.

La compagnie est joignable au 00354 894 1317 ou sur le info@localguide.is Son site Internet permet de bénéficier de nombreux renseignements : https://localguide.is

Le jour J, alors que nous avons reçu confirmation de notre activité par mail, nous nous présentons au point de rendez-vous donné sur le parking du lac glaciaire de Jökulsárlón, dans le Sud de l’Islande.

En compagnie de notre guide et de la dizaine de participants ayant sélectionné cette activité, nous quittons le parking et empruntons quelques centaines de mètres la route 1 dans une super Jeep, un gros 4/4 pouvant circuler à peu près partout, avant de prendre une bifurcation pour nous mener vers le glacier qui alimente le lac Jökulsárlón, en plein cœur du parc national du Vatnajökull.

Nous faisons un arrêt sur la route afin que le chauffeur puisse dégonfler les roues, dans le but de ne pas les abîmer durant le trajet qui se décompose en trois tronçons. Un premier tronçon identique aux routes F, donc praticable, un deuxième un peu plus chaotique et un dernier, véritablement abîmé.

Avec sa verve naturelle, il nous conduit tout en nous abreuvant d’explications. Les kilomètres défilent et dans le véhicule, règne une excellente ambiance, quand bien même, après une heure et demi de trajet, les clients semblent impatients de parvenir à destination.

Alors qu’une pluie forte s’abat sur nous, nous descendons du véhicule, et enfilons les sur-crampons qui nous ont été remis sur le parking du lac glaciaire de Jökulsárlón. Nous nous voyons remettre également un casque et commençons l’ascension d’un des glaciers majeurs du Sud de l’Islande.

Au rythme des bruits de pas qui s’enfoncent dans la glace sans glisser, nous parvenons jusqu’à plusieurs crevasses devant lesquelles nous nous arrêtons.

Nous parvenons en hauteur, aux abords d’une grotte de glace dont l’entrée a été consolidée par des planches.

Le guide nous explique que les infrastructures de la grotte sont construites chaque année, étant donné que le mouvement de la glace les rend éphémères.

Nous descendons ainsi les escaliers taillés dans le glacier et pénétrons dans cet univers unique, où le bleu clair de certains murs en côtoient de bien plus sombres.

S’il est possible d’un point de vue logistique de rejoindre le glacier par ses propres moyens, visiter une grotte de glace nécessite le choix d’une société agrémentée, du fait de la dangerosité des lieux. Plus nous nous enfonçons dans la grotte, solidement arrimés sur nos crampons et en maintenant fortement une corde servant de maintien, le long du chemin, plus nous constatons le danger omniprésent.

Partout autour de nous, l’eau ruisselle et nous devons regarder où nous mettons les pieds en empruntant des petits ponts de bois, pour ne pas chuter.

Avant de continuer, nous effectuons quelques photos souvenirs et tombons nez à nez vers une partie extérieure, qui dévoile la grande hauteur de la sorte de falaise qui nous fait face.

Il nous faut ensuite emprunter une petite bifurcation, pour nous rendre dans une sorte de tunnel sombre, avant de parvenir jusqu’à une autre partie de la grotte. Le silence nous enivre et nous nous laissons bercer par le petit clapotis de l’eau qui s’écoule.

A plusieurs reprises, en plein cœur du glacier, arrimés dans nos crampons nous caressons les parois de la grotte, qui revêtent en fonction de la lumière qui y pénètre, une teinte blanche ou bleue. Un véritable tableau de maître où les pinceaux sont les mains des visiteurs qui en polissent les parois.

C’est alors que le guide me propose de le suivre pour découvrir une partie de la grotte fermée au public. Nous franchissons une sorte de cascade interne et devons arpenter un chemin traversé par un petit cours d’eau.

Alors que je fais attention en marchant comme un crabe sur les rebords émergés des parois, en prenant un virage, mes pieds ripent et se font recouvrir par l’eau. Et c’est accompagné par des bruits étranges provenant de mes pieds mouillés, que je parviens jusqu’aux tréfonds de la grotte dont je profite seul, le guide retournant auprès des membres du groupe.

Seul dans cette caverne sombre, je m’abandonne totalement, simplement bercé par le cours d’eau qui s’écoule sous mes pieds. Et je profite pleinement de cet enivrant silence qui me repose.

Je retourne ensuite sur mes pas, retrouve le groupe et profite encore quelques instants de la beauté de cette caverne, avant de rejoindre l’extérieur.

La lagune glaciaire de Jökulsárlón

La lagune glaciaire Jökulsárlón, appelée également : « lac glaciaire de Jokularson » dévoile ses charmes, dès le parking sur lequel nous nous garons.

Appartenant à la lagune glaciaire de Breiðamerkurjökull, le site qui depuis les années 2000 a vu le jour naturellement au travers de la fonte des glaces pour s’étendre aujourd’hui sur près de 30 km² est l’un des plus visités du Sud de l’Islande, outre le fait qu’il sert également de point de rencontre pour les expéditions vers les grottes du glacier du parc de Vatnajökul.

Lors de notre arrivée, alors que nous patientons devant la porte du seul café du secteur qui se trouve sur le parking payant du lac, nous décidons de nous approcher des berges pour découvrir ce trésor naturel.

Face à nous, de tailles différentes, dont certains avoisinent les 20 mètres de hauteur, des icebergs éparpillés dans ce lac profond du Sud de l’Islande à certains endroits de 250 mètres.

Constamment en mouvements, les icebergs représentent avec leur couleur disparate, allant du blanc au bleu en passant par le noir, une symphonie visuelle dont nous nous régalons, avec en arrière-plan, le glacier Breiðamerkurjökull qui les créé.

En dépassant un bateau, qui sert à emmener au plus près de ces blocs de glace, les visiteurs qui le souhaitent, nous grimpons une petite colline et parvenons en compagnie de plusieurs autres touristes à bénéficier d’un panorama à 360 degrés sur le site.

Diamond beach 

A proximité du lac de Jökulsárlón, la Diamond Beach est une plage de sable noir qui possède la particularité d’être appelée : « plage de diamants » du fait des milliers d’icebergs de petites tailles qui échouent sur ses berges, les morceaux de glace voyant leur transparence être intensifiée du fait de la dichotomie existante avec le noir du sable qui les accueille dans cette partie du Sud de l’Islande.

Ainsi, il nous suffit de longer un canal pour remarquer le charriage des blocs de glace jusqu’à la plage qui entoure ce passage au travers de ses rives Ouest et Est.

Nous nous rendons tout d’abord sur la rive Ouest et faisons connaissance avec des vagues puissantes, une fine pluie commençant à tomber. Les icebergs sont bien présents, mais pas suffisamment nombreux pour nous surprendre.

Il nous faut attendre quelques heures pour voir toute la potentialité du site. Sans que nous sachions pourquoi, en plein jour, le mouvement de l’eau dans le canal étant peut-être intensifiée, des centaines de blocs de glace pénètrent dans la mer, qui les envoie sur le sable.

Les touristes présents sur place sont tout aussi ébahis que nous et s’amusent, soit à les tenir dans les mains, soit à se prendre en photo.

Nous rejoignons la rive Est qui en comprend beaucoup plus que la rive Ouest. Sur le sol, créant un effet de diamants parsemés, des centaines, des milliers de pièces dont l’éclat, malgré le temps maussade est éblouissant, une véritable peinture de maître, une toile dont la valeur se mérite par l’attente.

Parc national de Skaftafell 

Le parc de Skaftafell est intégré depuis 2008 dans le parc national du Vatnajökull du Sud de l’Islande et inscrit depuis 2019 sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Le parc se trouve en bordure de la route numéro 1 dans le Sud de l’Islande entre Höfn et Kirkjubaejarklaustur. Pour le rejoindre, il nous suffit de bifurquer sur la petite route 998 sur quelques kilomètres et atteindre le parking payant dans lequel nous abandonnons notre véhicule.

Nous rejoignons le parc et dépassons un ensemble d’infrastructures qui donnent la possibilité aux visiteurs, de louer des guides, de réserver un hébergement au camping du site ou de dénicher des informations au Visitor center.

En ce qui nous concerne, nous empruntons un chemin sur notre gauche pour rejoindre l’intérieur du parc. Immédiatement, et alors que nous commençons à ressentir une forte tension sur nos chevilles, le parc comprenant de nombreuses…voire de très nombreuses montées, nous découvrons la beauté des lieux, constitués de paysages variés.

Le parc qui était à son origine, le lieu d’emplacement d’une ferme du Sud de l’Islande dont les ruines sont visibles aux abords d’Eystragil, est entouré de lagunes glaciaires : Skeiðarárjökull à l’Ouest, Morsárjökull au Nord, Skaftafellsjökull à l’Est et Svinafellsjökull au Sud. Il est également alimenté par le glacier Skaftafellsjökull, qui génère de nombreuses rivières.

Le parc compte également une végétation dense, dont la forêt de Baejarstadaskogur, qui sert de biotope à de nombreuses espèces d’oiseaux.

Alors que le parc propose de nombreuses randonnées, nous choisissons d’effectuer ainsi la randonnée de Svartifoss comportant un dénivelé de près de 150 mètres et près de 3 kilomètres.

Les premiers mètres sont difficiles et avant de rejoindre une descente qui traverse un petit pont, nous souffrons du manque d’entraînement, une fatigue légèrement évacuée, lorsque nous arrivons aux abords de la première chute que nous croisons : « Hundafoss » qui nous laisse apercevoir de belles colonnes basaltiques l’entourant.

Après trente minutes de marche, une autre chute nous accueille : « Þjófafoss » qui disparaît au travers d’une végétation dense en contrebas sans que nous puissions correctement l’admirer.

Il nous faut encore marcher une trentaine de minutes pour atteindre Svartifoss, haute de ses 12 mètres qui émane de la rivière Stórilækur qui prend sa source un peu plus au Nord, dans le glacier Skaftafell.

Semblant esseulée, la cascade entourée de magnifiques orgues basaltiques émerge de nulle part au cœur d’une végétation dense, avec en arrière-plan, des monts acérés.

Il existe une petite passerelle à une vingtaine de mètres devant la chute qui permet de la rejoindre au plus près.

Nous choisissons de l’admirer du plateau, afin de bénéficier du plus beau point de vue et tandis que la lumière du jour commence à disparaître, nous rejoignons le parking alors que plusieurs possibilités sont offertes aux visiteurs :

* de poursuivre la route en direction de Sjonarsker ;

* de revenir au parking en effectuant un détour vers la ferme de sel pour admirer des bâtiments traditionnels islandais avec un toit en tourbe.

Si plusieurs autres randonnées sont possibles dans le parc, deux sont particulièrement prisées des visiteurs : la randonnée de Sjonarnipa à Sjonarsker et la randonnée de Kristinartindar.

Le parc national de Vatnajökull 

Situé dans le Sud de l’Islande, du moins dans sa partie Sud-Est, le Vatnajökull d’une superficie de 8.400 km², représente la deuxième plus grande calotte glaciaire d’Europe, soit 8 % de la surface de l’Islande, considérée par certains comme un inlandsis.

Alternant les couleurs blanches et noires provoquées par la cendre volcanique, le glacier qui possède une épaisseur de 1 kilomètre par endroit fascine, ce qui explique son immortalisation dans de nombreux films et séries.

Recouvrant les volcans actifs : Öraefajökull, Kverkfjöll, Grimsvötn et Bàrdarbunga, il s’étend à perte de vue et englobe de nombreux lieux touristiques : Le lagon de Jökulsárlón, la plage de diamants (diamond beach),  le sandur de Skeiðarársandur, le lagon de Fjallsárlón, le lagon de Breiðárlón, la lagune glaciaire de Kviárjökull, la lagune glaciaire de Svínafellsjökull, la lagune glaciaire de Skaftafellsjökull, la lagune glaciaire de Skeiðarárjökull…cette liste n’étant pas exhaustive.

Quand bien même plus étendu que ce qu’il était il y a près de 1000 ans, il a tendance à reculer ces dernières années, du fait du réchauffement climatique et des activités volcaniques qui se déroulent sous ses pieds.

Pour l’admirer au mieux, nous avons décidé d’effectuer la visite d’une grotte de glace au coeur du glacier, sur lequel nous avons pu parcourir plusieurs centaines de mètres. Nous avons effectué cette activité avec la compagnie Local Guides en hiver, période autorisée pour pratiquer une telle activité.

Depuis le 7 juin 2008, le Vatnajökull est officiellement intégré dans le parc national du Vatnajökull, les deux autres parcs nationaux étant le parc national de Snaefellsjökull et le parc national de Thingvellir.

Représentant avec ses 15000 km², non seulement le plus grand parc national d’Islande mais également d’Europe, il englobe également la calotte glaciaire du Vatnajökull, le parc de Skaftafell, le Laki, Eldgja, Langisjor, Askja  et le parc de Jökulsàrgljùfur.

Skeiðará Bridge Monument

Dans le Sud de l’Islande, entre le glacier Jökulsárlón et le glacier Solheimajokull, sur la vaste plaine du Sandur, un reste de pont : le Skeidarà Bridge Monument constitué de deux poutres enchevêtrées attire le visiteur.

Les deux parties formant une croix se trouvent à même le sol avec en arrière-fond, les magnifiques glaciers : Skeiðarárjökull et Svinafellsjökull, qui dévoilent leur charme.

Sur un panneau d’informations présent, nous apprenons que les deux poutres formaient d’antan le pont de Skeiðará, la plus longue travée du Sud de l’Islande qui transportaient les conducteurs à travers la plaine. Malheureusement, en 1996, le volcan Vatnajökull, situé sous Skeiðarárjökull entra en éruption, ce qui fit fondre le glacier et entraîna le charriage de gros icebergs qui détruisirent le pont, dont les morceaux exposés sont une ode à son existence et à son souvenir.

En signe de leur passage, de nombreux visiteurs accrochent sur les poutres, des autocollants, dont certains ont été dégradés par les conditions rudes régnant sur le site.

Hofskirkja 

Au cœur d’un petit village du Sud de l’Islande ou du moins d’un groupement de fermes appelé : « Hof », après une légère bifurcation sur la route principale, l’église de Hofskirkja possède la particularité de bénéficier d’un toit en gazon et d’en être la plus jeune dotée de ce chapeau particulier parmi les 6 que compte le pays.

Edifiée au XIXe siècle, plus précisément en 1885, l’église a été construite par plusieurs habitants de cette partie du Sud de l’Islande : Pall Palsson, un charpentier ; Olafur Tubals ; Jon Jakobsson ; Helgi Bjornsson et Thorsteinn Gissurarson. Malheureusement, durant le XXe siècle, elle tombe en ruines, puis elle est restaurée en 1953 lorsque le Musée national d’Islande la classe en tant que site historique et s’attelle à sa rénovation.

Ainsi, nous nous garons aux pieds du glacier Vatnajokull, au Sud-Est de Skaftafell et pouvons admirer, alors qu’un vent violent commence à s’estomper, ce site majestueux, entouré par de hauts pics rocheux.

Nous découvrons une belle petite église constituée de bois avec des murs en pierre. Son toit en tourbe lui donne l’apparence d’une petite maison partiellement immergée dans la terre, permettant à l’ensemble de bénéficier d’une régulation thermique intéressante.

En faisant le tour de l’édifice, nous faisons connaissance avec un petit cimetière paisible, dont certaines tombes sont reconnaissables au travers des monticules qu’elles forment avec le sol.

En posant nos yeux contre les vitres de l’église, nous découvrons un intérieur sobre mais coloré constitué de trois sections, d’une nef où siège la congrégation, d’un chœur en bois vert et rouge comportant des instruments de musique et d’un autel.

Sur les murs se trouve un portrait du Christ vêtu d’une robe rouge sous un ciel bleu, le jeu des couleurs permettant une symbiose parfaite entre le chaud et le froid.

Fjallsárlón 

Fjallsárlón est un lac glaciaire qui se trouve à quelques kilomètres à l’Ouest du glacier Jökulsárlón, bien plus touristique, dans cette partie du Sud de l’Islande.

Pour le rejoindre, nous quittons la route 1 et commençons à circuler sur un chemin cabossé, comportant de nombreux trous. Nous parvenons finalement sur un parking sauvage et nous nous garons.

En rejoignant l’extérieur, nous sommes pris au cœur d’une météo qui se dégrade rapidement. Un vent violent nous submerge et une pluie à grandes gouttes s’abat sur le lac.

Il nous faut monter un petit monticule pour admirer face à nous le merveilleux spectacle qui nous est offert. Sur une distance de 2,5 kilomètres de large, sur 2 kilomètres de long et bordé par une lagune glaciaire dont les falaises mesurent 20 mètres de hauteur, le lac est rempli de nombreux icebergs. Nous nous posons pour les admirer et nous nous laissons bercer par l’enivrant moment que nous vivons.

Le calme règne en maître et l’horizon qui nous fait face est d’une beauté inouïe. Les couleurs de la glace changeant avec le temps, les icebergs passent d’une teinte claire à une intensité plus sombre en quelques instants. Certains d’entre eux semblent converger vers nous et leur taille différente procure une sensation de désordre bien ordonné.

Les stries profondes du glacier changent également de couleur, passant du bleu au noir et le craquement de gros pans de glace provoquent dans cet environnement irréel, des fractures auditives inquiétantes.

Kirkjugolf Bilastaedi 

Au Nord de Kirkjubæjarklaustur, à la sortie de la ville, dans le Sud de l’Islande, nous nous garons sur un parking et commençons à effectuer une petite promenade après avoir franchi un portail que nous nous empressons de refermer derrière nous.

Alors que nous découvrons le paysage qui se dévoile autour de nous, entouré de hautes falaises rocheuses, nous sommes attirés irrésistiblement par une sorte d’ilôt au cœur de la plaine, circonscrit par de hautes herbes.

Nous arrivons finalement au Kirkjugólf : « sol de l’église » qui présente sous la forme d’orgues basaltiques, un monticule constitué de colonnes de taille similaire.

S’étendant sur près de 80 mètres carrés, le pavage conçu par l’érosion nous laisse à penser à : « la chaussée des Géants », un site touristique d’Irlande du Nord. Ces rochers ont été travaillés par la nature durant plusieurs milliers d’années, conséquence directe d’une érosion glaciaire.

À proximité immédiate se trouve le Hildishaugur, la tombe d’un évêque particulièrement respecté sur l’île : « Hildir Eysteinsson »

Vík í Mýrdal 

Peuplée de 750 habitants et située sur la Côte Sud de l’Islande, à 180 kilomètres à l’Est de Reykjavik, Vík í Mýrdal, appelé également : « Vík » en est la ville la plus méridionale.

Sur la route 1 qui traverse la bourgade, elle détient de nombreuses infrastructures, ce qui fait d’elle une étape essentielle lors d’un voyage dans le Sud de l’Islande.

En arrivant dans la ville, nous faisons un premier arrêt à l’église de Reyniskirkja  qui se trouve dans ses hauteurs à l’intérieur d’une zone résidentielle. L’église constituée de deux couleurs : le beige de sa structure et le rouge de son toit, détonne dans le paysage ambiant, balayé par des vents violents qui nous empêchent de profiter d’un magnifique panorama sur la ville.

Nous rejoignons ensuite son centre ancien, qui n’a cependant d’ancien que le nom, étant donné qu’il regroupe essentiellement des habitations et des commerces.

Néanmoins, aux abords d’un magnifique mur peint, nous nous rendons au musée Skaftfellingur appelé également : « Hafnleysa ».

Nous avons ainsi la chance d’admirer un navire antique, construit il y a 100 ans au Danemark et qui est exposé au centre d’une pièce principale, agrémentée d’objets ayant trait au monde de la navigation.

Nous continuons notre route dans le vieux centre et atteignons un petit parking aux abords de la plage de sable noire de la ville, appelée : « Víkurfjara Black Sand Beach »

Nous dépassons un petit monument commémoratif constitué de plusieurs piliers et parcourons cette plage considérée comme une des plus belles du pays et essentiellement du Sud de l’Islande. Entourée par de hautes falaises et balayée par de forts vents face auxquels nous peinons à rester statiques, nous admirons les « Reynisdrangar », ces rochers qui s’élèvent dans la mer en perforant le ciel.

Sur le sable, se trouvent de nombreux galets noirs dont le mouvement provoqué concomitamment par le vent et les vagues crée une symphonie déstructurée et violente.

La ville est réputée également pour ses nombreuses fabriques de laine qui proposent aux visiteurs pulls et autres bonnets islandais des fameuses fabriques :  « Vík Wool ».

Reynisfjara 

A quelques kilomètres de Vík í Mýrdal, dans le prolongement direct de sa plage de sable noir,  Reynisfjara considéré comme la plus belle plage du Sud de l’Islande et accessoirement comme une des plus belles plages du monde nous accueille au travers d’un parking payant qui se trouve face à un restaurant.

Nous le rejoignons après avoir emprunté la route 1 et bifurqué quelques kilomètres sur une route en relatif bon état.

Lieux de tournage de nombreux films et de séries, elle est bordée par d’énormes stacks de basalte et d’aiguilles de lave qui sortent de l’eau : « les Reynisdrangar », ainsi que par la falaise impressionnante de Reynisfjall.

Reynisfjara les met ainsi particulièrement en valeur ainsi que la légende qui les accompagne et qui conte l’histoire de 3 trolls pétrifiés par le soleil et qui en portent aujourd’hui les noms : Skessudrangar, Landdrangar et Langhamrar.

Alors que le vent violent, cause de l’interdiction de la baignade en tout temps sur le site, atteint une force qui nous empêche de tenir debout avec aisance, nous rejoignons la plage qui dévoile son sable d’un noir profond, conséquence de l’éruption passée du volcan Katla se situant à proximité.

Nous découvrons également une magnifique grotte dont les colonnes en basalte donnent l’impression d’une construction humaine, tant l’ordonnancement de ces cylindres naturels semble irréel.

Au loin, de l’autre côté de la plage, les falaises de Dyrhólaey sont sublimées par la puissance des vagues qui se fracassent contre les rochers en intensifiant le côté mystérieux des lieux.

Dyrhólaey

A proximité de Reynisfjara, Dyrhólaey est une arche intégrée dans un paysage unique, balayée par les vents. Pour rejoindre le site, nous nous rendons tout d’abord dans ses hauteurs pour rejoindre le parking du phare, sur lequel nous garons notre véhicule en faisant bien attention en ouvrant les portes de les maintenir avec force, la violence des vents pouvant les arracher sans difficulté.

Nous franchissons un petit portail et face à nous, s’érige le phare de couleur blanche, construit en 1927 qui semble résister au vent bien mieux que les touristes présents sur le site et qui peinent à avancer.

En tournant notre tête vers l’horizon, nous profitons de panoramas étendus et magnifiques. Les vagues que nous pouvons apercevoir au loin créent une pellicule sur l’eau agréable à regarder.

Nous parvenons jusqu’aux abords de l’arche monumentale qui se dresse devant nous, ou du moins les arches, étant donné que plusieurs d’entre elles se trouvent au cœur d’une falaise rocheuse qui possèdent à ses côtés, de nombreux autres rochers qui se dressent vers le ciel et qui portent des noms…disons mystérieux :  Miðsker, Litlidrangur Kambur, Mávadrangur, Lundadrangur, Háidrangur, Söðulsker et Stampur.

Par ailleurs, pour mieux les observer, il nous suffit de reprendre la voiture et de rejoindre le contrebas, afin de nous garer sur un autre parking qui se trouve aux abords d’un grand bâtiment comprenant des toilettes publiques. Toujours en luttant face au vent, nous parvenons jusqu’à un promontoire qui nous donne une vue dégagée sur cette série de rocs, au charme évident.

Le point de vue, fréquenté par les touristes comprend une sorte de monument commémoratif…ou du moins esthétique.

Sólheimasandur 

Entre les glaciers Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull, se trouve l’épave d’un avion de l’armée américaine : « un Douglas R4D-8 » appartenant à l’US Navy à l’extrême Sud de l’Islande, plus précisément de la plage de Sólheimasandur.

En novembre 1973, parti de Höfn, l’avion fut pris dans une tempête et contraint à un atterrissage forcé sur cette plage du Sud de l’Islande avec à son bord, 7 membres d’équipage, tous indemnes.

Popularisé par plusieurs tournages de clips, le site est facile d’accès, puisque son parking se trouve sur la route 1 et qu’un petit panneau indique son emplacement.

Néanmoins, l’accès de l’avion est long…voire très long, puisqu’il faut compter 4 kilomètres pour le rejoindre.

Ainsi, nous l’apprenons à nos dépens, en commençant la randonnée, sans savoir en amont la distance exacte à effectuer. Ce n’est qu’après 30 minutes de marche sur une route rectiligne que nous questionnons des visiteurs qui nous apprennent la distance restante.

Pour notre plus grand malheur, ce chemin était autrefois accessible aux véhicules, mais le propriétaire du terrain, devant les abus des automobilistes a décidé d’en interdire l’accès. Un bus a également été mis en place pour transporter les visiteurs à des horaires précises, essentiellement durant l’été. Mais, il faut compter près de 20 euros l’aller et le retour ou 14 euros un seul segment.

Après une heure de marche, accompagnés par les vents violents et un extrême sentiment de solitude, nous parvenons finalement à moins de 200 mètres de l’épave, à l’apercevoir.

En nous en approchant, nous sommes subjugués par la beauté du site. Au cœur d’une plage de sable noir, dénué de toute infrastructure, simplement entouré par les glaciers au loin qui se laissent découvrir à nu, une carcasse, du moins ce qu’il en reste, semble figée pour l’éternité.

De nombreux visiteurs étant sur place, nous nous sentons un peu moins seuls. Une fois les photos d’usage effectuées, nous entrons dans la carlingue et outre des autocollants collés à la va-vite et des fils pendants, pas un artifice ne se dégage de ce squelette de métal, dont certaines parties tranchent comme des lames de rasoir.

Difficilement, nous parvenons à grimper sur son toit afin de bénéficier d’un point de vue unique sur les environs. En descendant, nous rejoignons le cockpit et de la fenêtre restante, admirons la mer qui nous fait face à 500 mètres.

Pour le retour, nous ne nous faisons pas avoir et décidons de prendre la navette sur un trajet unique. En grimpant dans le bus, le chauffeur qui avait refusé de s’arrêter à mi-chemin lors de l’aller, après un signe de notre part, s’excuse en nous expliquant que les règles établies l’obligent à un arrêt uniquement en entrée et en sortie de site.

Assis confortablement sur nos sièges, nous regardons le paysage défiler et cette carcasse photogénique s’éloigner.

Glacier Sólheimajökull 

Considéré comme le glacier le plus accessible du Sud de l’Islande, Sólheimajökull se situe sur la côte Sud du pays, à 30 minutes du village de Vík í Mýrdal, plus précisément à 4 kilomètres de Skógafoss en direction de l’Est.

Pour le rejoindre, il nous suffit de suivre un panneau en indiquant l’entrée et de nous garer sur le parking payant.

Une fois stationnés, nous dépassons le centre d’information et devons parcourir un chemin de terre durant plusieurs minutes afin de rejoindre le point de vue sur le glacier, qui s’étend au travers de ses couleurs noires et blanches, sur près de 10 kilomètres en longueur et 4 kilomètres en largeur.

A ses pieds, nous découvrons une lagune glaciaire constituée il y a quelques années, qui reçoit les icebergs charriés qui se détachent de ce mastodonte blanc, le faisant ainsi reculer chaque année.

Nous décidons de rejoindre le glacier dont il est possible de se rapprocher en autonomie. Néanmoins, du fait de la dangerosité du site : crevasses, fissures, grottes, falaises et trous, il est interdit de l’arpenter sans passer par une excursion organisée.

Dans les faits, il y a peu ou pas de surveillance du site, ce qui facilite son accès.

N’étant pas équipés correctement, nous l’admirons de loin et pouvons apercevoir la beauté de sa structure. Alors que certaines de ses parties sont noires du fait de la cendre volcanique qui y a été projetée par les vents violents balayant la côte Sud durant de précédentes éruptions, ses crêtes en hauteur sont exceptionnelles, alternant entre le blanc et le bleu.

Nous longeons ensuite la lagune glaciaire et pouvons admirer de près, ces blocs de glace monumentaux, qui se dévoilent à chaque pas. Avec en arrière-fond le glacier qui touche le sublime, ainsi mis en valeur.

Seljavallalaug 

Sur la côte Sud de l’Islande, une piscine naturelle attire aussi bien les locaux que les visiteurs : Seljavallalaug.

Pour la rejoindre, il convient en direction de Skogafoss, après avoir tourné à gauche sur la route 242, vers Raufarfell, de rejoindre et se garer sur le parking de la piscine de Seljavellir.

Il suffit ensuite de dépasser la piscine et de rejoindre le Nord des montagnes en longeant une petite rivière durant 20 minutes pour atteindre le bassin de Seljavallalaug, une piscine naturelle alimentée par une eau chaude qui coule le long d’Eyjafjallajökull.

Construite en 1923, cette piscine appréciée des locaux comme des visiteurs est entourée par de belles montagnes, dans un cadre préservé et verdoyant. Considéré comme le spa le plus ancien de l’île, ce dernier est gratuit et d’accès illimité été comme hiver.

Rendue à nouveau utilisable et réhabilitée par des volontaires en 2010, cette piscine de 28 mètres de long sur 10 mètres de large comprend une eau à près de 36 degrés. Un bâtiment servant de vestiaires se trouve sur le site en voisinage immédiat.

Eyjafjallajökull 

Avec ses 78 km² de superficie, le glacier Eyjafjallajökull est l’un des plus grands de la côte Sud de l’Islande. Situé au Nord de la ville de Skogar, il se rejoint soit par une excursion en superjeep, soit par une randonnée.

Possédant deux lagunes glaciaires : Gýgjökull et Steinholtsjökull, son point culminant, Hámundur, foisonne à 1650 mètres d’altitude. A son sommet se trouve une caldeira de 3 kilomètres de diamètre.

Le glacier recouvre une zone volcanique intense qui a marqué le paysage européen, en 2010 lors de son éruption et qui a paralysé le système aérien européen tout en recouvrant de cendres, une bonne partie de l’île, rendant inutilisable, plusieurs terres fertiles.

S’il est possible de l’apercevoir depuis la route 1, plus précisément aux abords de la ferme de Thorvaldseyri juste avant Skógar, le trek de Fimmvörðuháls d’une distance de 25 kilomètres permet de rejoindre son sommet avec un dénivelé positif de plus de 1.000 mètres. Le trek s’effectue généralement sur deux jours.

Þórsmörk 

Þórsmörk ou également appelé : « vallée de Thórsmörk »  est situé entre les glaciers Eyjafjallajökull au Sud, Tindfjallajökull au Nord et Mýrdalsjökull à l’Est.

Cette vallée glaciaire qui se trouve dans le Centre du pays se rejoint après une route de mauvaise qualité sur la côte Sud, que nous empruntons et sur laquelle nous devons rouler au pas, afin de ne pas subir de crevaison, les trous y étant particulièrement traîtres.

La vallée de Thórsmörk  est une sorte de canyon qui possède la particularité d’être entouré de forêts de bouleaux, lui donnant des couleurs uniques pour le pays, tirant sur le vert et le jaune des fougères et des mousses qui en recouvrent les rochers et les monts.

Arrivé à un point de vue, le visiteur est subjugué de découvrir un canyon magnifique qui s’étend au loin vers l’horizon, le site comportant certains des panoramas les plus beaux du pays. Les petits sommets qui forment ce relief ont leurs flancs entaillés par de nombreux petits vallons. Le point culminant est le Tindfjöll.

Durant certaines périodes de l’année, il est possible de rejoindre Thórsmörk en bus, mais généralement, les visiteurs le découvrent en excursion organisée ou par leur propre moyen, en 4/4. Il faut savoir que de l’automne jusqu’à la fin du printemps, la vallée de Thórsmörk  est quasiment inaccessible, à moins d’y pénétrer en excursion organisée.

Au départ de Seljalandsfoss, il est nécessaire de prendre la F249, qui quand bien même est de bonne qualité à ses débuts, se dégrade rapidement, notamment au travers de nombreux gués dont le plus compliqué d’Islande : le gué de la Krossa. En milieu de chemin, la lagune glaciaire de Gigjökull le long de la F249 vaut le détour.

Sur le site, le canyon de Stakkholtsgjá est à ne pas louper. Une randonnée facile de deux kilomètres mène jusqu’au fond du canyon dans lequel il est possible d’admirer une très jolie cascade qui se jette dans une grotte. L’impressionnant canyon est entouré de falaises de palagonite hautes de 100 mètres de hauteur.

Arrivés à Thórsmörk, les visiteurs peuvent effectuer de nombreuses autres randonnées :

* Le trek Landmannalaugar Thórsmörk qui se fait en 4 jours et compte 55 kilomètres ;

* La randonnée Þórsmörk Panorama Trail de 4,5 kilomètres qui se fait en 1 h 30 et permet d’accéder au sommet de Valahnùkur en passant par le refuge de Langidalur ;

* La randonnée Þórsmörk Highlights d’une distance de 9,5 kilomètres qui se fait en 3 h 30 et permet de rejoindre la vallée de Húsadalur et se rendre au coeur des montagnes de Tindfjöll.

Landmannalaugar 

La région de Landmannalaugar, dans le Sud de l’Islande est constituée de montagnes de rhyolite colorées qui offrent des manifestations volcaniques uniques, au travers de fumerolles et de sources chaudes. Zone géothermique des hautes terres du Sud de l’Islande, dans la réserve naturelle de Fjallabak créée en 1979, Landmannalaugar s’étend sur près de 500 km². La région a ainsi été façonnée sur plusieurs dizaines de milliers d’années par les éruptions successives du volcan Torfajökull.

Ainsi subjugué, le visiteur peut découvrir un contraste saisissant des jeux de couleurs existants. D’abord vertes et noires, les montagnes revêtent aux abords de Landmannalaugar, des couleurs du soufre, orange, rose  et bleu, une véritable palette naturelle de ce que la nature est capable d’offrir dans son infinie générosité.

Au cœur de cette région, le pic bleu culmine à 940 mètres et possède à ses côtés le Brennisteinsalda qui du haut de ses 840 mètres voit de nombreuses fumerolles cracher une fumée épaisse. Deux lacs : Frostastaðavatn et Ljótipollur possédant un cratère de 1500 mètres de diamètre viennent sublimer les lieux.

A proximité du camping de Landmannalaugar une rivière d’eau chaude offre une température de 36 à 40 degrés toute l’année afin de permettre aux randonneurs de se relaxer.

Le site comprend également 3 champs de lave : Hrafntinnuhraun, Namshraun et Laugahraun qui circonscrivent les différentes montagnes de rhyolites et renforcent la couleur noire, omniprésente.

Landmannalaugar n’est pas facile d’accès. Le site est accessible en 4/4 uniquement entre juin et septembre selon les conditions météo. Il est possible d’y aller en hiver mais uniquement en excursion organisée

En 4×4, il existe 3 moyens d’accéder à Landmannalaugar : la F225, la 208 Nord et la F 208 Sud.

Si la F225 est une des 3 plus belles pistes d’Islande, elle n’est pas la plus facile et comprend plusieurs gués dont certains sont profonds. Elle permet de rejoindre le site en une heure de route et traverse un champ de lave.

La 208 Nord nécessite une heure de route et est la plus empruntée des visiteurs, car elle est la plus facile d’accès. Elle débute après le village de Hrauneyar le long de la route 26.

La F208 Sud nécessite 2 heures de route et comporte une quinzaine de gués. La piste alterne entre montagnes, désert de cendres et lacs et permet de rejoindre deux autres sites d’intérêts : Eldgja  et le lac de Langisjor.

Laki 

Dans le centre Sud de l’Islande entre les glaciers Mýrdalsjökull et Vatnajökull, le Laki est un volcan constitué de 135 cratères sur une longueur de 25 kilomètres Étant la conséquence d’une grande éruption qui a eu lieu au XVIIIe siècle qui produisit deux coulées de lave de 15 km³ s’étendant sur 60 kilomètres émanant d’une fissure de 25 kilomètres, générant une baisse de la température sur terre de 4.5°degrés.

Aujourd’hui, il en reste un paysage sublime, qui s’atteint après avoir arpenté les deux pistes : F206 et F207 fermées à la circulation en hiver.

S’il est recommandé de découvrir ce site en excursion organisée, il est possible de le faire par ses propres moyens, en 4/4. La piste accessible uniquement aux 4/4 permet de rejoindre le volcan, après 3 heures de route. Au départ de Kirkjubaejarklaustur, sur 15 kilomètres, la route 206 permet de passer devant le canyon Fjaðrárgljúfur jusqu’à atteindre la cascade Fagrifoss et franchir un gué plutôt facile pour entrer sur la F206. La piste est assez accidentée et pas moins de 5 gués sont à passer pour arriver à la F207, sur près de 30 kilomètres et franchir un gué assez profond de 40 centimètres.

Arrivés au parking, les visiteurs peuvent effectuer une petite randonnée de 2 heures pour effectuer les 4 kilomètres de la boucle qui permettent de rejoindre le sommet principal du volcan et de découvrir par temps sec, une étendue sur 360 degrés offrant le spectacle des cratères édifiants.

Mælifell 

Dans le centre, au nord de Mýrdalsjökull, Mælifell est un volcan en forme de pyramide dont les flancs sont recouverts de mousse verte, lui donnant un côté frais et sauvage. Il est entouré par le mont Strútur et le plateau de Hólmsárlón, non loin de Rauðibotn. Haut de 800 mètres, le volcan qui culmine au cœur des plaines de sable noir de Mælifellssandur, est atteint après avoir parcouru sur une longue distance, des routes accidentées qui traversent plusieurs paysages somptueux.

Accessible uniquement en été, du fait de la fermeture des pistes en hiver, le Mælifell peut être rejoint par 4 pistes différentes : la F210 par l’Ouest ; la F261 ; la F210 et F233 par l’Est ; la F232.

L’accès par la F232 est le plus facile et le moins long, nécessitant approximativement moins de 2 heures de route. La piste peut être empruntée avec un SUV et comprend quelques petits gués.

Canyon Fjadrargljufur 

Nous rejoignons à partir de la route 1, un des canyons les plus beaux du Sud de l’Islande : le canyon de Fjaðrárgljúfur.

Pour l’atteindre, à 5 kilomètres avant Kirkjubæjarklaustur, nous bifurquons sur la route 206 et ne rejoignons pas le parking payant qui se trouve en contrebas du site et qui nécessite une randonnée de 2 kilomètres pour rejoindre le canyon, mais partons directement sur le parking du point de vue sur lequel nous nous garons.

Il nous suffit ensuite de descendre une petite côte balayée par les vents pour rejoindre un chemin qui longe le canyon et nous permet de bénéficier dès notre arrivée d’une vue à couper le souffle sur Fjaðrárgljúfur, qui s’étend sur près de 1500 mètres.

En nous approchant un peu du rebord, nous apercevons la rivière Fjaðrá se frayer un passage au cœur de falaises recouvertes d’herbes et de mousses dont le vert contraste avec le noir des roches.

Perforant le paysage crevassé, la rivière s’écoule paisiblement, et en la longeant, nous arrivons à un autre point de vue qui peut être atteint en franchissant une petite corde de sécurité.

Sur notre rocher, à la manière d’un personnage de film, nous levons nos bras et contemplons cette merveille de la nature façonnée il y a 9000 ans, suite à la fonte d’un glacier lorsque des rivières glaciaires ont forcé le lac nouvellement créé à évacuer son trop plein dans un mouvement perforant.

En prolongeant notre marche, nous arrivons à une passerelle donnant sur la cascade de Fagrifoss, haute de plusieurs dizaines de mètres, qui déverse son flux aquatique sur la rivière qu’elle alimente à grand renfort de stabilité.

Hveradalir Geothermal Area 

Située en direction de Reykjavik en partant de la ville de Selfoss, Hveradalir Geothermal Area est un site thermal qui permet de voir au plus près, les nombreuses manifestations visuelles du volcanisme intense qui règne dans la région.

Le site ne doit cependant pas être confondu avec : « The Hveradalir Geothermal Area Kerlingarfjöll » qui est une randonnée de 13 kilomètres et permet de découvrir la région de Kerlingarfjöll, totalement isolée au centre de l’Islande dans les Hautes Terres. Le début de la randonnée se rejoint par la F347 entreprise après avoir circulé sur la piste 35. Le départ officiel de la randonnée de Hveradalir se fait du camping Kerlingarfjöll.

Le site de Hveradalir Geothermal Area qui se trouve aux côtés de la guest house : « Skidaskàlinn » nous accueille au travers d’un petit parking. Nous descendons tout d’abord au plus près d’une cheminée de fumée avant de rejoindre le chemin principal du site, qui longe plusieurs terres multicolores dégageant de vastes fumées épaisses, si vastes qu’il nous est obligé d’attendre un vent favorable pour observer le sol.

A plusieurs moments, les solfatares dégagent tant de fumée que nous sommes dans l’obligation de nous arrêter, n’y voyant rien à deux mètres.

Accompagnés par une forte odeur de soufre que nous apprécions, nous avançons précautionneusement sur le chemin en faisant attention de ne pas perdre une miette de ce spectacle mêlant eau acide bouillonnante et mare de boue frémissante. Un véritable bonheur pour les sens éveillés par tant de manifestations visuelles et olfactives agréables.

Aegissidoufoss waterfall 

Non loin de Hella, sur la rivière Ytri-Rangá, la cascade d’Ægissíðufoss accueille les visiteurs dans un décor verdoyant. Pour la rejoindre, nous quittons ainsi la route 1 et parcourons quelques centaines de mètres sur une route de terre, avant de nous arrêter sur un parking sauvage.

Il nous faut encore marcher quelques mètres pour tomber nez-à-nez avec cette petite cascade intéressante, du fait de sa structure en escaliers. Si elle n’est pas grande, ni puissante, son emplacement non loin d’une passe à saumons, avec en arrière-plan, des montagnes élevées, lui donne un attrait évident.

Il est possible de s’en approcher au plus près, afin de voir la régularité de son débit. Face à elle, un pont permet de rejoindre le village de Hella, au travers d’un petit sentier de randonnée apprécié des locaux.

Seljalandsfoss 

Non loin de la route 1 entre Vik et Selfoss, Seljalandsfoss est une des chutes d’eau les plus célèbres du pays. Pour la rejoindre, il est possible de se rendre à ses pieds, sur un parking payant avec un employé qui passe de voiture et voiture pour récupérer les sommes dues.

Néanmoins, Seljalandsfoss se trouvant dans une sorte de petit complexe qui englobe plusieurs chutes d’eau, dont : « Gljufrabuí », il est plus pertinent de se rendre aux pieds de cette dernière en continuant un peu sa route vers Selfoss et se garer sur un parking gratuit, qui permettra en premier de voir Gljufrabuí, puis de marcher un peu pour rejoindre Seljalandsfoss.

Nous rejoignons donc la chute d’eau après avoir découvert plusieurs autres cascades et parvenons aux abords de cette cascade magnifique haute de 60 mètres, qui se jette dans une petite mare qui comprend un gros rocher sur lequel, des gouttelettes ruissellent.

Provenant du volcan Eyjafjallajökull, sa fonte des glaces, alimente la rivière Seljalandsá qui se jette du haut d’un verdoyant plateau, créant la cascade Seljalandsfoss.

Nous rejoignons un petit pont qui se trouve juste en face et pouvons admirer la spécificité du site, qui permet de pénétrer dans une petite grotte qui se trouve derrière la cascade. Nous grimpons ainsi un petit monticule, mouillés par les embruns présents dans l’air et en faisons le tour.

Protégés de l’extérieur par un imposant filet d’eau, nous regardons le monde qui nous entoure et prenons grand plaisir à nous enivrer des contrastes offerts par la nature verdoyante du site dont les couleurs vertes sont intensifiées par le bleu de l’eau.

Site ayant bénéficié d’une exposition importante du fait des nombreux tournages de films et de séries, il permet à la tombée de la nuit de bénéficier de points de vue réellement photogéniques, essentiellement de derrière la chute, en direction de l’horizon.

Gljúfrabúi

Sur le site de Seljalandsfoss, aux abords d’un parking gratuit, Gljufrabuí appelé également : « Gljufrafoss » est un trésor méconnu, car oublié d’une majorité de touristes.

Pourtant, elle représente une des plus belles surprises du pays, aussi bien par sa beauté que par sa particularité d’être située au cœur d’une falaise, cachée de primes abords bien que facile d’accès.

Il convient néanmoins pour la rejoindre de pénétrer dans une petite grotte, tel un aventurier, et marcher de cailloux en cailloux en faisant bien attention de ne pas mettre son pied dans l’eau.

Nous laissons ainsi passer un groupe de touristes italiens et pénétrons l’intérieur de la cavité en surveillant nos pieds, les cailloux étant rendus glissants du fait des nombreux embruns présents.

Alors que le bruit tonitruant de la chute haute de plusieurs dizaines de mètres devient de plus en plus prononcé lors de notre avancée, nous levons nos yeux vers le ciel et découvrons l’irréelle.

Par l’intermédiaire d’un mince filet d’eau qui devient une pluie prenante et nous recouvre entièrement, la chute d’eau se laisse découvrir. La mousse présente intensifie sa portée et au cœur de cette grotte se terminant par un gros rocher au-devant d’une petite mare qui en recueille l’eau, nous nous abandonnons, surpris de découvrir un tel endroit.

Trempés, mais revigorés par une beauté si absolue, nous attendons que les touristes terminent leurs prises de photos pour grimper à notre tour sur le gros rocher qui nous devance et les yeux levés vers le ciel, nous restons statiques un instant. Assez rapidement pour ne pas être noyés par cette douche naturelle violente, mais suffisamment pour graver ce moment dans nos mémoires.

 Lava centre 

A Hvolsvöllur, sur la route 1, le Lava centre est un musée interactif dédié aussi bien à l’histoire du volcanisme, qu’aux volcans.

Après avoir garé notre véhicule sur le grand parking attenant à ce magnifique bâtiment de bois, nous entrons à l’intérieur et découvrons aux côtés d’une boutique, le guichet d’accueil ainsi que plusieurs panneaux d’informations sur les murs qui indiquent en temps réel, l’état des principales zones volcaniques du pays.

Il faut dire que le musée est situé à la porte d’entrée de la zone volcanique la plus active d’Islande, une zone qu’il est possible de voir au travers d’une plateforme qui se trouve à l’extérieur et qui donne une vue dégagée sur 4 volcans importants du pays, que nous nous évertuons à découvrir dont les trois principaux : Hekla, Katla et Eyjafjallajökull.

Nous entrons dans un long couloir où la couleur rouge domine pour apercevoir sur les murs, les énumérations de toutes les éruptions volcaniques ayant eu lieu dans le pays, ces inscriptions s’allumant à notre passage grâce à une sorte de détection de mouvement.

Nous parvenons jusqu’à une salle où trône la représentation d’un volcan en éruption, nous permettant de nous trouver au plus près de l’action, ce qui est le cas dans la salle suivante, avec une sorte de cône de lave qui s’étend du sol au plafond.

Dans la salle suivante, l’exposition sur la tectonique des plaques est remarquable. En plus de nous aider à comprendre le phénomène unique de convergence des plaques, nous en prenons plein les yeux, grâce à un jeu de lumière particulièrement intéressant. L’exposition sur les volcans d’Islande nous emmène ainsi à la découverte de ces géants de feu, de leur histoire et de leurs éruptions mémorables.

Un couloir nous permet de ressentir les tremblements de terre grâce à la reproduction d’une zone sismique et une dernière salle nous permet de nous amuser en touchant sans toucher un mur qui détecte la présence de nos doigts.

Le Lava centre se trouve Austurvegur 14, 860 Hvolsvöllur. Il est joignable au 00 354 415 5200. Plus d’informations se trouvent sur son site Internet : https://lavacentre.is/

Conclusion


Partie de l’Islande la plus touristique, le Sud regroupe la majeure partie des incontournables à découvrir. C’est pour cette raison que les infrastructures permettant d’accueillir des visiteurs sont nombreuses.

En outre, les trésors naturels que le Sud de l’Islande propose est une véritable invitation au voyage. A ne surtout pas louper !

Islande Myvatn Nature Baths Lac

Islande Le guide ultime des incontournables du Nord

Terre de glace et de feu, l’Islande, est un pays nordique façonné par la violence des éléments, un pays qui attire chaque année, toujours plus de touristes, désireux de visiter un pays possédant des atouts naturels uniques. Et pour pouvoir le découvrir en profondeur, nous y avons passé de nombreux jours afin d’en visiter ses sites les plus emblématiques ainsi que ses terres reculées, hors des sentiers battus. Nous vous présentons au sein de cet article tous les incontournables du pays, plus précisément dans cette partie, des incontournables de la côte Nord, une véritable bible du voyage au sein d’une contrée considérée par beaucoup comme la plus belle du monde.

Nous avions visité l’Islande il y a plus de 15 ans et nous en sommes tombés éperdument amoureux, au point de le placer durant nos discussions au sommet des plus beaux pays que nous avons pu visiter. Mais, quotidiennement dès lors, au fur au mesure que nous découvrions d’autres terres toutes plus belles les unes que les autres, nous nous interrogions sur la réelle beauté de l’Islande, ayant été peut-être un peu trop enjoués par ce premier véritable voyage qui avait envoutés nos yeux novices.

Ainsi, pour ce voyage, nous avons décidé de découvrir le pays de manière précise sur près de 2 semaines, en novembre, accompagnés par une météo maussade dans le Sud et polaire dans le Nord.

Nous avons décidé de louer une voiture : un SUV Mitsubishi, par le biais du loueur BSP auto, qui nous a permis de bénéficier de prix compétitifs au travers d’une location simplifiée et optimisée. Nous avons ainsi parcouru la côte Ouest, avant de rejoindre le Nord, puis de continuer par la côte Est et de circuler dans sa partie Sud, la plus touristique.

Nous avons pu visiter les sites principaux, ainsi que les régions les plus reculées du pays, pour essayer de vivre pleinement ce voyage en profitant au maximum des merveilles offertes, tout en ayant peur d’être déçus de ce que nous allions trouver sur place, avec en latence ce questionnement indirect : Et si depuis tant d’années, nous nous étions fourvoyés ? Et si ce pays était…disons n’était…que commun ? Un peu comme si un fan était désappointé de découvrir que son chanteur préféré était bien différent de ce qu’il s’était imaginé ? Un peu comme si le fantasme vécu n’aurait jamais dû l’être.

Fort heureusement, avec le recul de ce voyage et près de 2 millions de kilomètres parcourus sur tous les continents, l’Islande reste pour nous le plus beau pays du monde, un pays qui semble condenser notre terre en une particule à l’échelle internationale des grandeurs, mais qui pourtant possède tout : des glaciers aux volcans, des plages de sable noir aux eaux thermales, des plaines fertiles aux vallées arides, des montagnes aux forêts denses.

Ainsi, à chaque kilomètre, les paysages semblent changer et varier, surprenant perpétuellement le visiteur, entraîné dans une spirale incessante de l’étonnement et du regret de ne pas pouvoir s’arrêter par manque de temps lors de chaque envie pour s’en enivrer ou capter la beauté des lieux au travers de l’objectif de son appareil à photo.

Malheureusement, avec le recul, l’Islande possède également certains points négatifs, néanmoins non rédhibitoires. Si le peuple est agréable et sympathique, il peut paraître froid de primes abords et surtout enclins à considérer l’étranger uniquement de manière mercantile. Ce qui est le cas des fonctionnaires des offices de tourisme, tant conscients des beautés de leurs pays qu’ils en oublient leur professionnalisme et l’empathie de manière générale.

Ce mercantilisme se matérialise également par l’omniprésence de parkings qui ont poussé un peu partout ces dernières années, des parkings privés ou publics placés aux abords des sites touristiques et avec la présence de caméras à lecture de plaque pour être bien sûrs de récupérer les taxes dues. Et dans ces parkings, ne pas compter sur une quelconque indulgence des propriétaires : toute entrée, même involontaire est due pour la journée, les forfaits d’une heure étant inexistants, surtout lorsque ces propriétaires savent pertinemment que les touristes sont pris au piège : soit ils payent, soit ils ne peuvent pas découvrir ce qu’ils sont venus trouver.

Mis à part cette déconvenue, l’autre problème du pays reste son coût de la vie…excessif…véritablement hors norme, au niveau même de pays comme la Suisse ou la Norvège. Pour exemple, en 2023 : un kebab, 15 euros ; un Hamburger, 20 euros, un plat, 40 euros, une chambre d’hôtel 3 étoiles, 150 euros.

En essayant un peu d’analyser ces coûts que nous pouvons justifier partiellement au travers de l’insularité du pays, nous constatons également la présence de nombreux étrangers, essentiellement en provenance de Pologne et des pays de l’Est, appâtés par les salaires importants qui leur sont proposés, le pays ne parvenant pas avec sa seule population initiale à faire face à l’afflux de touristes en croissance exponentielle.

Pour supporter les rudes conditions de vie et exercer des métiers qui ne trouvent pas preneur parmi la population islandaise, les entreprises se trouvent dans l’obligation de mettre la main à la poche, en moyenne, de l’ordre de 4000 euros par mois. Indéniablement, ces salaires doivent être amortis par le prix des marchandises et des services, entraînant irrémédiablement une augmentation des prix supportés par les consommateurs.

Cependant, en s’y prenant à l’avance, en privilégiant les achats en supermarché et les maisons d’hôtes, en sélectionnant les activités et en tentant de garer son véhicule loin des parkings de certains sites touristiques, il est possible de réduire ses dépenses et d’optimiser son voyage.

Dans cet article, nous vous présentons les incontournables du Nord de l’Islande, un territoire bien moins touristique que le Sud et qui regroupe pour nous, les plus belles attractions touristiques du pays.

Si vous souhaitez découvrir de manière imagée notre récit en Islande, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant pour découvrir la partie 1 de cette aventure au travers de notre photothèque chronologique de la côte Ouest : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-ouest-recit-photographique-de-voyage/

Pour accéder à la partie 2 qui concerne notre découverte de la côte Nord, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant: https://hors-frontieres.fr/islande-cote-nord-recit-photographique-de-voyage/

Pour rejoindre la partie 3 qui concerne notre découverte de la côte Est, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-est-recit-photographique-de-voyage/

Pour finaliser ce voyage au travers de la partie 4 qui concerne notre découverte de la Côte Sud, la plus touristique, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-sud-recit-photographique-de-voyage/

Pour découvrir nos véritables guides sur les incontournables du pays, n’hésitez pas à vous rendre sur les articles suivants :

Pour rejoindre l’article sur les incontournables de l’Ouest de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-de-louest-de-lislande/

Pour rejoindre l’article sur les incontournables de l’Est de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-de-lest-de-lislande/

Pour rejoindre l’article sur les incontournables du Sud de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-du-sud-de-lislande/

Péninsule de Vatnsnes 

Dans le Nord de l’Islande, plus précisément dans le Nord-Ouest du pays, la péninsule de Vatnsnes se dévoile au travers de la route 711 que nous empruntons, une route en bon état, alternant des parties goudronnées et en gravier.

Nous entrons dans la péninsule par le village de Hvammstangi, peuplé de 600 habitants, qui nous sert de point de chute, afin de profiter des infrastructures présentes dont le centre des phoques, qui permet d’en apprendre un peu plus sur ces animaux aux comportements sociaux fort intéressants.

Immédiatement, nous faisons un arrêt sur le bord de la route pour découvrir de beaux chevaux, peu farouches qui n’hésitent pas à s’approcher de nous.

En remontant vers le Nord de la péninsule, nous tombons nez à nez sur un magnifique phare avec en arrière-plan, des fjords sublimes dont les falaises plongent dans la mer.

A Illugastadir, nous entrons sur un parking que nous suspectons payant du fait de la présence d’une caméra à lecture de plaques. Le site permet d’observer de nombreuses colonies de phoques qui y ont élu domicile. Selon les habitants, les autres spots d’observation de phoques sont le site de « Svalbard » dans l’Ouest et celui « d’Osar » dans l’Est.

Dans le Nord, « Borgarvirki », près de Víðidalur, est un imposant amas de strates de basaltes qui domine une plaine étendue ; il représente un site historique important, utilisé comme forteresse durant des siècles.

A Hindisvik, outre les paysages sublimes, nous admirons au loin plusieurs baleines dont les respirations revêtent la forme de hauts jets d’eau balancés vers le ciel. Nous faisons une halte pour les apercevoir avec notre téléobjectif et ne manquons rien de ce spectacle édifiant.

Sur la côte Est de la péninsule, nous nous garons sur un parking gratuit et effectuons une petite marche qui nous mène vers son symbole le plus célèbre : « l’arche de Hvítserkur », qui émerge de l’océan et laisse les visiteurs ébahis devant sa beauté.

Constitué de plusieurs petites arches à même l’eau, le rocher en forme de pyramide semble être un ilot émergeant de l’océan pour le plaisir des usagers et des nombreuses colonies d’oiseaux qui y nichent, dans les anfractuosités de son antre.

Víðimýrarkirkja 

Juste après avoir effectué un arrêt au monument mémorial de Nordurland Vestra, une grande région du Nord de l’Islande, nous bifurquons sur une petite route pour parvenir jusqu’à un petit parking, aux abords d’une rivière, sur lequel nous nous garons.

Face à nous, l’église Víðimýrarkirkja qui se trouve à Skagafjörður et qui représente selon les islandais, le plus bel exemple de l’architecture ancienne du pays.

Construite en 1834 par le député et constructeur : « Jón Samsonarson » pour être dédiée à la Vierge Marie et à l’apôtre Pierre à l’époque du catholicisme, menacée par des hommes politiques souhaitant la bétonner, elle fut préservée par : « Matthías Þórðarson », directeur du Musée national d’Islande, qui s’est battu pour son existence et l’a intégrée au Musée national d’Islande en 1936.

Entourée par les montagnes, l’église se trouve dans une sorte de petit jardin, qui est en fait un cimetière, dont les tombes sont reconnaissables au travers des croix qui les surplombent.

Nous franchissons une petite porte extérieure et découvrons une magnifique façade noire centrale, sublimée par le vert de la tourbe qui en recouvre le toit, afin de diffuser de manière cohérente la température, ce mode de climatisation naturelle permettant de ne pas avoir trop chaud l’été et pas trop froid l’hiver.

Petit bloc unitaire surplombé par une croix, l’église fermée à notre arrivée nous donne la possibilité grâce à ses fenêtres, de découvrir son intérieur qui comporte nombre d’objets liturgiques, dont un triptyque datant de 1616 représentant la Cène, la Crucifixion et la Résurrection. La chaire date quant à elle du XVIIe siècle.

Artic Henge 

Dans la ville de Raufarhöfn, le long de la péninsule de Melrakkaslétta, « Heimskautsgerðið », plus connu sous le nom d’Artic Henge est une sculpture ou du moins un ensemble de sculptures symbolisant sur une terre aride, la vue infinie vers l’horizon.

Proposée par le propriétaire de l’hôtel Norðurljós : «  Erlingur Thoroddsen » afin de dynamiser le Nord de l’Islande, en 2004, l’œuvre qui n’est pas encore terminée comprend déjà quelques piliers qui forment chacun un triangle, évoquant des mains qui se touchent.

Une fois terminée, la structure représentera un cercle d’un diamètre de 52 mètres environ avec, sur la colonne centrale, un cristal en forme de prisme taillé qui divisera la lumière du soleil en couleurs primaires.  Les 4 colonnes de basalte hautes de 6 mètres déjà présentes sur le site servirons de base à cette structure en cercle avec en son centre une colonne de 10 mètres de haut soutenue par quatre piliers.

Akureyri 

Capitale de la région : « Norðurland Eystra », dans le Nord de l’Islande, Akureyri possède une population de 19 642 habitants, ce qui en fait la quatrième ville du pays et la deuxième agglomération.

Située sur la côte Ouest du fjord Eyjafjörður, la ville est entourée de montagnes et elle est traversée par le fleuve Glerá qui forme le banc de sable Oddeyri en se jetant dans la mer.

La première surprise qui nous attend en entrant dans la ville d’Akureyri est de découvrir, alors que nous nous trouvons à un feu tricolore, un cœur remplaçant le rond rouge marquant l’arrêt pourtant si universel, ce qui agrémente un peu notre attente.

Nous prenons ensuite la direction du centre de cette grande ville…du moins à l’échelle de l’Islande et effectuons tout d’abord une visite de ses hauteurs résidentielles qui comprennent : « Akureyrarkirkja », une magnifique église à la façade grise, qui surplombe les lieux.

Construite par l’architecte islandais Guðjón Samúelsson, l’église considérée également comme une cathédrale est parée d’une structure en béton rappelant la nature des environs. Les vitraux de l’édifice représentent des scènes de l’histoire ecclésiastique de l’île.

Un peu plus en hauteur, une autre église : « la Glerárkirkja », conçue par l’architecte Svanur Eiríksson et inaugurée en 1985, se distingue par son architecture moderne. Une petite église en bois : « la Lögmannshlíðarkirkja », est située sur les hauteurs de la municipalité.

Nous rejoignons ensuite le centre paré de ses plus beaux habits de couleur de Noël et parvenons à nous garer aux abords d’un stand de street food devant lequel, un homme mange en grimaçant.

Face à lui, plusieurs attractions urbaines pour les enfants qui se trouvent à proximité d’un mur d’immeuble comprenant le dessin d’une jeune fille.

Il ne nous faut pas longtemps pour arpenter ce petit centre, essentiellement constitué de commerces, dont une boutique de souvenirs dans laquelle nous entrons et découvrons une statue grandeur nature d’une sorte de monstre islandais.

A l’entrée de la rue principale, un cœur surplombant le nom de la ville permet aux touristes d’immortaliser leur venue. Le monument touristique se trouve juste à côté de la plus grande bibliothèque de l’île, dans laquelle nous entrons. D’abord pour nous réchauffer, ensuite pour humer l’atmosphère reposante des lieux.

Si l’architecture de la ville se veut moderne, elle possède quelques bâtiments d’exception : « la Sigurhæðir’ », maison du poète Matthias Jochumsson,  « la Daviðshús », maison de l’écrivain et bibliothécaire Davið Stefánsson et la « Laxdalshús », un des bâtiments les plus vieux d’Akureyri, construit en 1795.

La ville comprend de nombreux musées. Parmi les plus célèbres, relevons le musée des arts : « Listasafnið », l’écomusée : « Minjasafnið » dans lequel l’histoire de l’Eyjafjörður est présentée, et le musée d’art naturel : « Náttúrufræðistofnun Norðurlands » apportant nombre de connaissances sur la faune et la flore locale.

Le jardin botanique se trouve quant à lui, non loin de l’Akureyrarkirkja et présente 6000 sortes différentes de fleurs, d’arbres et d’autres plantes du monde entier dont 400 plantes typiques d’Islande.

Glaumbær Farm & Museum 

Entre Sauðárkrókur et Víðimýrarkirkja, dans le Nord de l’Islande, un petit parking nous permet d’accéder au site de Glaumbær Farm & Museum, construit sur une ancienne ferme, habitée jusqu’en 1947, date à laquelle elle est devenue propriété du Musée National d’Islande.

Les bâtiments de cette ferme datent de périodes différentes, du XVIIIe et XIXe siècle, mais ils sont tous construits dans le style de la construction en gazon, qui était commun dans les régions rurales d’Islande jusqu’à environ 1900.

Le site, un musée à ciel ouvert regroupe la reconstitution de plusieurs maisons traditionnelles islandaises, face à des montagnes magnifiques, qui donnent à l’endroit un côté bucolique.

Lorsque nous franchissons le portail principal de ce musée d’extérieur à ciel ouvert, nous remarquons une petite pancarte indiquant un numéro de téléphone à joindre pour visiter en compagnie d’un guide, l’intérieur de plusieurs dizaines de maisons, le musée étant fermé du 21 octobre au 31 mars.

En parcourant le site, nous remarquons une série de bâtiments alignés, dans un ordre austère. Ces maisons aux façades blanches sont agrémentées de jaunes suivant les ouvertures. En posant nos yeux contre les carreaux des fenêtres, nous pouvons découvrir un intérieur riche, dénotant un véritable retour dans le passé.

Un peu plus loin sur le site, à l’extérieur du musée, mais conjointement aux lieux, nous apercevons la belle église luthérienne : « Glaumbaejarkirkja » devant laquelle nous passons pour rejoindre plusieurs autres maisons, recouvertes complètement de tourbes.

Goðafoss 

Située entre Akureyri et Myvatn, dans le Nord de l’Islande, Goðafoss ou Godafoss appelée également : « cascade des Dieux » est la plus belle chute du pays.

Située dans les hauts plateaux du Sprengisandur, dans le vieux champ de lave de Barðardalur, elle est la conséquence de l’écoulement de la rivière glaciaire Skjálfandafljót qui prend sa source dans le glacier Vatnajökull avant de traverser des paysages accidentés qui augmentent son débit.

Deux berges permettent de l’admirer : la berge Est (plus proche d’Akureyri au parking de la 883) et la berge Ouest (plus proche de Mývatn au parking de la 884), sur laquelle nous nous rendons, car de l’avis unanime des visiteurs, elle offre la possibilité de bénéficier des plus belles vues.

Ainsi, en nous garant sur le parking désiré, après avoir parcouru 200 mètres sur la 884, aux abords d’un grand bâtiment qui fait également office de station-service, de restaurant et de magasin de souvenirs, il nous faut arpenter un petit chemin pour tout d’abord découvrir un paysage somptueux constitué d’un pont qui surplombe la rivière et lui donne un côté majestueux.

Ce n’est qu’en marchant encore quelques mètres, que le son grandissant de la chute ou des chutes se fait entendre à pleine intensité, ce qui génère une sorte de tremblement du sol, avec l’apparition de nombreux embruns dans l’air ambiant.

Face à nous, nous découvrons cette cascade magnifique, unique, aux faux airs de : « Niagara falls » à la frontière américano-canadienne. Avec une largeur de 30 mètres et une hauteur de 12 mètres, Goðafoss impressionne et nous laisse sans voix. S’écoulant en haut d’une falaise, elle est entourée d’orgues basaltiques et elle se jette dans le canyon en trois petites cascades.

Nous empruntons un petit chemin de terre afin de nous retrouver au plus près de la cascade et fixons de manière hypnotique, l’écoulement violente de cette eau dans un vrombissement assourdissant.

En empruntant un chemin asphalté montant, nous bénéficions d’un autre point de vue sur la rivière qui s’écoule et découvrons le lieu précis de naissance de la chute. Alors que les paysages enneigés la sublime, un lever de soleil dévoile ses couleurs rosées, faisant de cet instant, un moment intemporel que nous ne souhaitons pas interrompre.

Lac Mývatn 

Le lac Mývatn a une superficie de 36,5 km² ce qui fait de lui le quatrième plus grand lac du pays et le plus grand du Nord de l’Islande. Peu profond, il comprend de nombreux poissons et sert de biotope à nombre d’espèces d’oiseaux. Parmi eux, des canards et des cygnes. En été, il est rempli de moucherons, gênants pour les randonneurs et les locaux qui vivent dans le seul village de taille importante : « Reykjahlið » peuplé de 190 habitants.

Intégré dans une région volcanique, il comprend de nombreux points touristiques et est apprécié des visiteurs du fait de sa proximité d’Akureyri qui se situe à 1 h 20 de route. Il regroupe ainsi à lui seul, la majeure partie des attractions du Nord de l’Islande.

Lorsque nous parvenons à ses abords, nous choisissons de quitter la route 1 qui le longe par son versant Nord pour emprunter la 848 qui fait le tour du lac par son côté Sud.

Nous faisons un premier arrêt au parc de Höfði, qui nous permet de bénéficier d’un beau point de vue sur des formations géologiques intéressantes, avant de rejoindre le site de Dimmuborgir et de découvrir ses pics acérés.

Après avoir arpenté un peu ses berges, pour en découvrir les spécificités, nous faisons connaissance avec des moutons dociles qui prennent la pause devant notre objectif et rejoignons la grotte: « Grjótagjá »

A un moment, alors que nous nous trouvons face à Hverfjall, un volcan magnifique, nous décidons de rejoindre le site magnifique d’Hverir où nous pouvons découvrir un trésor géologique représentée en une terre malmenée de soufre et d’éruptions de fumerolles.

Nous nous arrêtons au point de vue Mývatn où nous admirons le lac accompagné de ses développements industriels géothermaux, dont une centrale aux abords de laquelle nous nous rendons.

Face à nous, une éruption de grande taille d’une fumée épaisse qui emplie le ciel et le recouvre partiellement, créant une atmosphère surprenante.

Un petit détour aux Mývatn  Nature Baths, l’un des Spas les plus surprenants d’Islande, nous admirons ensuite le volcan Krafla qui se trouve un peu dans le Nord et comprend deux points de chute :  Víti et Leirhnjùkur.

Le lac comprend également d’autres sites secondaires, mais néanmoins fortement recommandés : Vindbergfjall, Lofthellir et Skútustaðir, pour ne citer qu’eux.

Le canyon d’Asbyrgi 

Dans l’extrême Nord de l’Islande, ayant pour légende l’empreinte du cheval d’Odin, le canyon d’Asbyrgi est une gorge longue de 3,5 kilomètres et large d’1 kilomètre, formé par la rivière Jökulsá á Fjöllum, disparue après un séisme qui a laissé dans son sillage une forme de fer à cheval, dans un décor naturel verdoyant.

Intégré dans le parc de Jökulsàrgljùfur, lui-même englobé dans le parc national du Vatnajökull, le canyon est accessible en voiture, après avoir arpenté la route 864, dépassé la chute Detifoss et bifurqué sur la route 85 en direction de Husavik.

Un parking permet de laisser sa voiture et de rejoindre le canyon tout en bénéficiant d’un beau point de vue central sur lui, afin d’observer aussi bien sa structure que les nombreuses falaises hautes de 100 mètres qui l’entourent.

Sur place, il est possible d’effectuer près de 9 randonnées dont la plus difficile permet de rejoindre Dettifoss en 2 jours sur près de 32 kilomètres.

A moins d’une vingtaine de kilomètres d’Asbyrgi, le site de Hljòðaklettar permet de découvrir des paysages sublimes, dont des collines portant fièrement leur couleur ocre ainsi que des colonnes de basalte uniques, qui recouvrent la Kirkjan de Hljòðaklettar, une église ou du moins perçue comme telle. Non loin, Karl & Kerling sont deux piliers de roche impressionnants, qui selon la légende, représentent des Trolls d’antan pétrifiés pour l’éternité.

Précisons que le parc de Jökulsàrgljùfur englobe ainsi le canyon d’Asbyrgi, Dettifoss et Hljòðaklettar.

Parc de Höfði 

Situé sur la côte Est du lac Mývatn , le parc de Höfði ou « parc de Hofdi » est une péninsule du Nord de l’Islande comprenant de nombreuses formations géologiques intéressantes. Ainsi, pour les découvrir, nous nous garons aux abords d’une entrée où nous poussons la porte pour nous engouffrer sur un chemin qui traverse une forêt dense, entourée par le lac.

Cette petite randonnée d’une heure nous permet de découvrir des piliers de lave couverts de lichens orange émergeant de l’eau : « les Kálfastrandavogar ».

Cette randonnée est marquée par un panorama magnifique sur le lac, sur lequel les montagnes alentours se reflètent. En prenant notre véhicule et en le longeant, il est possible de bénéficier d’un somptueux point de vue, juste avant l’entrée officielle empruntée auparavant, en empruntant la route Sud qui mène au parc.

Dimmuborgir 

Sur la côte Est du lac Mývatn, dans le Nord de l’Islande, Dimmuborgir est un champ de lave formé suite à de nombreuses éruptions volcaniques dans une zone instable : « la zone de Krafla »

A 10 kilomètres au Sud du village de Reykjahlíð, le site de Dimmuborgir formé il y a plus de 2300 ans, au moment où une éruption volcanique a fortement touché la région comprend une multitude de ces représentations géologiques provoquées par le refroidissement de la lave.

La lave s’étant alors échappée d’une fissure de 12 kilomètres de long au Sud du cratère Hverfjall, elle a créé des formations en colonnes et des sculptures semblant sortir tout droit du cerveau d’un artiste.

Après avoir garé notre véhicule sur le parking attenant, nous rejoignons le champ de lave, au travers d’un chemin balisé qui permet d’effectuer plusieurs randonnées :

  • Small Circle : 550 mètres, 10 minutes de marche.
  • Big Circle : 850 mètres, 20 minutes de marche.
  • Krókastígur : 800 mètres, 40 minutes de marche.
  • Mellönd Circle : 1200 mètres, 30 minutes de marche.
  • Church Circle : 2400 mètres, 60 minutes de marche.

Nous choisissons d’effectuer deux d’entre elles et pouvons tranquillement découvrir la lave solidifiée au travers de formes inhabituelles constituées de cônes, de cheminées et de trous.

Nous arrivons devant une véritable grotte dans laquelle nous entrons, avant de continuer notre chemin et de découvrir une magnifique arche, le site dégageant une ambiance mystérieuse et sauvage, les légendes nordiques le décrivant comme : « la porte d’entrée des enfers »

Cependant, nous constatons que si l’endroit est sauvage, il comprend également une végétation dense, dont la couleur contraste avec le noir de la lave refroidie.

Un promontoire permet de bénéficier d’une vue plongeante sur le site ainsi que sur le volcan Hverfjall qui domine la région.

Grjótagjá 

Aux abords du lac Mývatn, sur sa côte Est, après avoir arpenté une petite route de neige, nous tombons nez à nez sur un troupeau de moutons typique du Nord de l’Islande, dont certains à la vue de notre objectif, tentent de prendre la pose.

Il nous faut encore circuler pour rejoindre un parking aux abords de la grotte de Grjótagjá, une cavité fermée creusée autrefois par la lave à travers la roche volcanique.

Lieu de tournage de la série : « Game Of Thrones », la grotte qui possède deux entrées comprend un lac d’eau chaude bleutée duquel se dégage une épaisse fumée opaque. Il nous faut d’abord rejoindre son entrée Est, et descendre une pente assez abrupte, en faisant attention de ne pas tomber, pour le rejoindre.

Entourée de blocs de roches, son eau qui dégage une forte odeur de soufre possède une température comprise entre 43 et 48 degrés, un véritable appel à la baignade, néanmoins interdite, quand bien même, les locaux n’hésitent pas à braver cette injonction pour s’y détendre.

Nous rejoignons ensuite son entrée Ouest, et profitons de ce moment de bien-être pour humer l’odeur si particulière qui s’y dégage.

Myvatn geothermal area Hverir 

A l’Est du lac Mývatn, le site de Hverir ou : « Námafjáll-Hverir » est un incontournable du Nord de l’Islande qui se trouve à 5 kilomètres de Reykjahlíð.

Ainsi, nous nous rendons aux pieds de la montagne Námafjáll pour rejoindre le site de Hverir, également appelé : « Hverarönd » pour nous garer sur son parking payant.

Nous longeons ensuite un petit chemin de terre et arrivons face à plusieurs cheminées géothermales qui crachent dans le ciel, des quantités impressionnantes de fumées.

Alors que deux jeunes gens, un peu ivres sur les bords jettent des pierres dans un lac de boue, nous nous approchons d’une cheminée et plaçons nos mains pour les réchauffer grâce à la fumée qui émane de petits trous constitués avec des pierres placées les unes sur les autres.

Outre une forte odeur de soufre qui nous accompagne, nous nous laissons bercer par un jeu absolument incroyable de couleurs, provoquées aussi bien par les coulées de boue chaudes que les émanations acides des lieux.

Ces manifestations géologiques provoquées par la chambre magmatique qui se trouve sous nos pieds englobent toutes les manifestations d’origine volcanique : solfatares, marmites de boue, fumerolles, fumée, pour ne citer qu’elles.

En arpentant les sentiers mis à disposition, nous admirons les marmites bouillonnantes dont certaines diffusent une matière dépassant les 80 degrés. Ces marmites de boues se forment en fait par l’eau de pluie, qui, lorsqu’elle s’infiltre dans le sol, se réchauffe et se charge en gaz puis en acide sulfurique.

Alors que nos pieds s’enfoncent dans la boue présente, aux tréfonds du site, nous admirons les couleurs ocres de la montagne voisine qui contrastent avec les teintes de jaune et de marron de Hverir.

En prenant un véhicule, il est possible à l’Est du site, de rejoindre le volcan Krafla et dépassant une douche perpétuelle qui rejette une eau tiède, mise à disposition gratuitement des visiteurs.

Vök Baths

A proximité de la ville d’Egilsstaðir, mais toujours considéré comme faisant parties du Nord de l’Islande, les Vök Baths sont intégrés à un site thermal, qui puise l’eau chaude du lac Urriðavatn atteignant près de 75 degrés à certains endroits.

Établissement moderne donnant une part belle au bois, le complexe propose dans 3 bassins extérieurs, une eau limpide sans odeur soufrée, qui revêt également les caractéristiques de potabilité d’une eau de glacier.

Les bassins font face au lac, dans lequel, il est possible de s’y baigner en alternant les dichotomies thermiques. Le site est ainsi constitué de deux bassins flottants de petite taille et d’un très grand bassin qui se trouve juste à proximité des vestiaires, qui proposent aux usagers des douches chaudes et de nombreux agréments : infusion, savons, shampoings, sèche-cheveux, casiers. Les serviettes et les peignoirs en location nécessitent un petit supplément de prix.

Les Vök baths proposent 3 formules :

  • La formule standard qui inclut l’entrée aux bassins ainsi qu’une infusion locale.
  • La formule confort qui inclut l’entrée aux bassins ainsi qu’une infusion locale et une boisson au bar.
  • La formule premium qui inclut l’entrée aux bassins ainsi qu’une infusion locale, une boisson au bar et des dégustations aux restaurant sur place.

Pour les adultes, l’entrée standard est de 40 euros, l’entrée confort de 45 euros et l’entrée premium de 66 euros.

Mývatn Nature Baths 

Toujours dans le Nord de l’Islande, appelé : « Jarðböðin », le spa thermal Mývatn Nature Bath accueille les visiteurs dans un cadre paradisiaque et enchanteur, en leur proposant, au sein d’un grand bassin séparant deux parties plus ou moins grande par un pont de bois, une eau à 38 degrés.

En provenance de la route 1, non loin du lac Mývatn, après avoir passé la 860 qui mène à Grotagja et en direction de l’Est, nous empruntons une petite route sur notre droite qui permet d’atteindre le site.

Nous découvrons un établissement, tout de bois vêtu merveilleusement bien intégré dans le paysage enneigé qui nous entoure.

En entrant à l’intérieur, un bar est présent sur notre droite, avec en face de nous, le comptoir d’accueil où une jeune femme charmante nous agrémente d’un grand sourire et nous remet notre serviette, ainsi qu’un jeton pour les vestiaires.

Après avoir pris une douche chaude, nous affrontons le froid ambiant pour nous diriger sans tarder vers le bain d’une couleur bleu-turquoise qui résulte d’une construction artificielle et dont le fond est recouvert de sable et de gravier.

Immédiatement, nous ressentons une agréable chaleur parcourir nos corps et nous nous abandonnons complètement dans cette eau, qui en raison de sa composition chimique permet d’obtenir des bienfaits sur la peau, étant composée de nombreux oligo-éléments.

Enveloppés par une forte odeur de soufre qui a également un effet positif sur l’asthme et d’autres maladies respiratoires, nous rejoignons plusieurs fontaines sous lesquelles, nous nous laissons masser par l’entrechoquement de l’eau sur nos corps.

En effectuant le tour du lagon, nous croisons de nombreux Islandais, un verre à la main qui en profitent pour refaire le monde. Une épaisse fumée recouvre le site, conséquence variable de la dichotomie entre le froid ambiant et la chaleur intérieure de l’eau.

Après avoir passé un merveilleux moment, nous rejoignons les deux saunas présents dans l’établissement, avant de quitter avec regret ce site dans lequel, nous aurions passé bien plus de temps. Un véritable coup de cœur à conseiller sans détour.

L’entrée dans les Mývatn Nature Baths coûte 40 euros pour les adultes, 20 euros pour les enfants âgés de 13 à 15 ans et 25 euros pour les bénéficiaires de tarifs réduits. Les enfants de moins de 12 ans ne payent pas l’entrée.

Les Mývatn Nature Baths sont ouverts en hiver de 15 h à 21 h et en été de 12 h à 22 h.

Les Mývatn Nature Baths se trouvent à Jarðbaðshólar, 660 Mývatn ; l’établissement est joignable au +354 464 4411 ou sur le info@jardbodin.is ; plus d’informations sont disponibles sur leur site Internet : https://myvatnnaturebaths.is

Húsavík 

Petit port de pêche sur la côte Nord de l’Islande, à une centaine de kilomètres d’Akureyri, Húsavík peuplé de 2500 habitants est situé non loin du cercle polaire.

La ville bien dotée en infrastructure, possède un centre dynamique entouré de maisons colorées.

Son port, célèbre, permet d’effectuer la majeure partie des expéditions d’observation des baleines proposée dans le pays. Il faut dire qu’au travers de son emplacement, Húsavík est un lieu de passage important pour les cétacés, au cœur de la baie de Skajálfandi.

Ainsi, il est possible d’observer : la baleine de Minke d’un poids de 10 tonnes qui est la plus visible, la baleine à bosse pouvant peser jusqu’à 40 tonnes, la baleine bleue atteignant 190 tonnes, le rorqual boréal pouvant mesurer jusqu’à 20 mètres, le rorqual commun atteignant 80 tonnes et l’orque pouvant peser jusqu’à 9 tonnes pour une taille de 9 mètres.

Le port permet également de découvrir une belle petite église intégrée dans le paysage urbain. Construite en 1907, la plupart des locaux la considère comme étant la plus belle église du pays avec sa façade blanche, agrémentée d’une pointe de rouge suivant ses contours, accentuant le vert de son toit.

La ville comporte le Folk Museum, le musée de la culture ainsi que le musée de la baleine qui expose l’ossature d’un véritable cétacé.

Le Husavik Whale Centre permet de trouver toutes les informations nécessaires sur les baleines et leur observation et dans la ville, le spa Geosea propose aux visiteurs un lagon chaud constitué d’eau de mer.

Dettifoss 

Entre la ville de Mývatn et d’Egilstaddir, Dettifoss est connue pour être la cascade la plus puissante du Nord de l’Islande et accessoirement du pays avec un débit de 500 m³ par seconde.

Haute de 44 mètres et large de 100 mètres, elle se trouve un peu isolée de la route principale, dans le canyon de la Jökulsá á Fjöllum entre les chutes Selfoss et Hafragilsfoss.

Provenant de la rivière glaciaire Jökulsá á Fjöllum qui descend du glacier Vatnajökull, le plus grand d’Europe, la cascade est l’une des nombreuses chutes de la rivière qui se jette dans la mer du Groenland. La cascade Dettifoss se trouve ainsi voisine de  Selfoss, puis un peu plus en aval, des cascades Fossvogur et Hafragilsfoss.

Deux chemins permettent de la rejoindre en partant de la route 1 : une bifurcation de 32 kilomètres par la route 862 d’une durée de 30 minutes et une bifurcation de 20 kilomètres par la route 864 d’une durée de 20 kilomètres.

Si la route 862 est goudronnée, à la différence de la route 864, elle peut être fermée en hiver. Elle permet en outre de rejoindre le parc national de Jokulsargljufur et la belle randonnée de Raudholar et voit son accès être plus proche de Mývatn. Par contre, la route 864 qui se trouve sur la rive Est est moins fréquentée et plus difficile d’accès. Elle offre une vue sur la chute moins impressionnante.

Après avoir arpenté la route 862, nous parvenons jusqu’au parking de la rive Ouest, qui offre la plus belle vue sur la chute. Nous nous garons et commençons une randonnée de près de 2,5 kilomètres sur un champ de roches volcaniques noires que nous apercevons par endroit étant majoritairement recouvert par une épaisse couche de neige.

Deux randonnées sont possibles sur le site : la randonnée principale qui permet de rejoindre lea chute Dettifoss et avec en milieu de chemin, une bifurcation vers Selfoss. La randonnée mesure 3,5 kilomètres et dure à peu près 45 minutes. Elle ne comporte pas de dénivelé et de difficulté particulière.

La randonnée la plus étendue comporte une marche de 10 kilomètres en 3 heures et permet de voir les quatre cascades du secteur. Après avoir vu Dettifoss et Selfoss, un chemin longe le fleuve glaciaire Jökulsá á Fjöllum jusqu’à arriver à deux nouvelles cascades sur le côté Est : Fössvogur et Hafragilsfoss.

Nous choisissons d’effectuer la petite randonnée pour rejoindre Dettifoss et continuons d’arpenter un chemin parfois mal indiqué qui traverse Sanddalur, une vallée de sable noir entourée de falaises d’orgues de basaltes.

Après une petite montée, nous parvenons jusqu’à des passerelles qui nous amènent directement jusqu’au point de vue de la chute, qui se dresse face à nous et pénètre le sol avec violence.

Quand bien même, nous nous trouvons éloignés de la base de cette cascade majestueuse dont le fracas de l’eau nous provoque des acouphènes, nous sommes fréquemment mouillés par les nombreux embruns présents dans l’air.

Un petit chemin permet de rejoindre ses rives et sur le site, à plusieurs reprises, des passerelles donnent la possibilité de rejoindre le côté opposé.

Face à l’immensité de cette nature sauvage, dont les lieux ont servi de tournage au film : « Prometheus » de Ridley Scott, nous nous posons et les yeux fixés sur l’eau qui s’écoule, nous nous abandonnons et nous nous enivrons de la beauté des lieux.

Selfoss 

Dans le Nord de l’islande, à 1 kilomètre de Dettifoss, Selfoss est pour nous une agréable surprise, du fait de sa facilité d’accès.

Ainsi, après avoir visité Dettifoss, nous retournons à notre véhicule pour bifurquer toujours à pied en milieu des 2 kilomètres de retour, vers la gauche et effectuer une petite marche de 800 mètres pour parvenir jusqu’au canyon Jökulsárgljúfur où nous longeons le Jökulsá á Fjöllum, une rivière glaciaire qui est alimentée par le Vatnajökull, plus grande calotte glaciaire d’Islande qui en représente 8% de sa masse continentale.

Arrivés sur le site, nous découvrons les magnifiques orgues basaltiques du canyon et faisons la connaissance avec deux touristes, dont une jeune fille assise sur un rocher, le regard perdu vers l’horizon.

Nous franchissons une cordelette mise en place par les autorités et nous nous approchons au plus près de cette chute magnifique qui s’étend sur 100 mètres de largeur et plonge d’une hauteur de 10 mètres.

Face à cette magnifique représentation de la nature, dont nous admirons la rivière disparaître au cœur d’un trou qui semble sans fin, nous nous posons. Recouverts d’embruns, provoqués par la violence de l’écoulement de l’eau, ralentie à quelques endroits par de gros blocs de glace, nous regardons ces remous aquatiques dans un mouvement qui semble perpétuel.

A l’instar de Dettifoss, pour rejoindre Selfoss, il convient de prendre après la route 1, soit la route 862, soit la route 864. Etant donné que nous visitons Selfoss en provenant de Dettifoss, nous avons emprunté en ce qui nous concerne, la route 862, pour parvenir jusqu’au parking gratuit et commencer notre petite randonnée.

Aurores boréales 

 Coloriant le ciel de couleurs flamboyantes, les aurores boréales peuvent être observées dans les zones proches des pôles magnétiques, entre 65 et 75 degrés de latitude.

Appelées également aurores polaires, elles résultent d’un phénomène météorologique d’attraction des particules solaires par les pôles qui se heurtent à la couche supérieure de l’atmosphère : « l’ionosphère » composée d’atomes d’oxygène et d’azote.

La période d’observation des aurores boréales s’étend du 21 septembre au 21 mars dans l’hémisphère Nord quand les nuits sont les plus longues et les plus sombres, particulièrement aux équinoxes, et idéalement entre 20 heures et 1 heure du matin.

Si les aurores peuvent être observées dans tout le pays, le Nord de l’Islande est propice à cette observation et c’est d’ailleurs dans cette partie du monde que nous avons pu les observer, quasiment tous les jours.

Pour pouvoir voir une aurore boréale, il convient de respecter généralement plusieurs conditions : être éloigné de toute source lumineuse, avoir un ciel dégagé, bénéficier d’un climat sec.

Notre première expérience avec les aurores boréales dans le Nord de l’Islande s’est déroulée dans le Nord d’Akureyri, lorsque couchés, nous avons reçu un avertissement sur notre téléphone portable de la présence d’aurores dans notre secteur.

En sortant, nous levons nos yeux vers le ciel et commençons à apercevoir un mince filet blanc, limite opaque. En plaçant nos téléphones vers le ciel, apparait comme par magie une teinte verte qui durera bien une heure, nous en mettant plein la vue.

Mais c’est le lendemain, que notre expérience avec les aurores boréales, juste à la sortie de la route menant vers Detifoss restera inoubliable. Alors que nous circulons sur une route gelée, nous apercevons sur le côté de la route, cette mince atmosphère blanche qui nous oblige à nous arrêter.

En l’espace de quelques instants, le ciel devient vert. Le froid polaire aidant, pas un nuage à l’horizon ne vient obscurcir notre voute céleste. Avec les phares de la voiture qui attirent la lumière, une teinte rouge apparaît, nous plongeant dans un film de Science-fiction comme Hollywood en a le secret.

Par chance, les aurores boréales nous suivent jusqu’à ce que nous rejoignons un petit village à l’intérieur des terres. Ainsi, dans un mouvement de flamboyance, le ciel s’illumine de mille couleurs. Les aurores sont si visibles qu’elles nous offrent la possibilité de nous faire photographier avec.

Dans ce petit village du Nord de l’Islande, la magnifique église brille de mille feux, revêtant des couleurs irréelles et jusqu’aux confins de la nuit, nous profitons de ce moment intense, galvanisés par la mythique expérience que nous vivons.

Fjord de Skagafjörour 

Dans le Nord de l’Islande, nous parvenons jusqu’à la ville de Skagafjörður, qui marque l’accès au fjord éponyme.

Nous nous rendons immédiatement sur une magnifique plage de sable noir et pouvons découvrir autour de nous, de hauts sommets splendides. Nous arpentons le bord de mer et notre regard au loin porte sur un rocher qui semble pourfendre l’eau.

Nous sommes entourés de centaines d’oiseaux qui tentent une danse de haute volée. Leur mouvement symétrique est un ballet incessant sans pause. Leur bruit mêlé au sifflement des vagues est un véritable spectacle invitant à la détente, quand bien même leurs cris stridents nous perforent à un moment l’ouïe. Mais gagnés par ce moment de grâce, nous ne les entendons plus, préférant nous concentrer sur leur harmonie.

En remontant un peu vers le Nord, il est possible de trouver une piscine d’eau chaude : « Reykir-Grettislaug » dont l’accès est libre, mais qui nécessite le paiement dans un tronc de quelques euros.

Encore un peu plus haut, le Selvik Cove est un lieu historique dans lequel s’est déroulée la seule bataille navale du pays ayant eu lieu en 1244. A quelques kilomètres plus au Nord, la Ketubjörg waterfall est comme son nom l’indique, une cascade qui a la particularité de se jeter dans l’Océan.

Conclusion

Le Nord de l’Islande représente à nos yeux tout ce que nous sommes venus chercher en Islande. Touristique, mais pas trop, difficile d’accès, mais pas trop. Cher, mais pas trop. Le Nord de l’Islande nous a également permis de vivre des expériences uniques et de découvrir des paysages exceptionnels.


Si durant certaines périodes de l’année, il est possible d’observer des aurores boréales dans tout le pays, le Nord de l’Islande nous a permis d’en visualiser chaque jour, un plus absolument pas nécessaire pour aimer cette partie du pays, mais suffisamment inoubliable pour rester graver à jamais dans nos mémoires.

Islande Reykjavik Musee de la baleine

Islande Le guide ultime des incontournables de l’Ouest

Terre de glace et de feu, l’Islande, est un pays nordique façonné par la violence des éléments, un pays qui attire chaque année, toujours plus de touristes, désireux de visiter un pays possédant des atouts naturels uniques. Et pour pouvoir le découvrir en profondeur, nous y avons passé de nombreux jours afin d’en visiter ses sites les plus emblématiques ainsi que ses terres reculées, hors des sentiers battus. Nous vous présentons au sein de cet article tous les incontournables du pays, plus précisément dans cette partie, des incontournables de la côte Ouest de l’Islande, une véritable bible du voyage au sein d’une contrée considérée par beaucoup comme la plus belle du monde.

Nous avions visité l’Islande il y a plus de 15 ans et nous en sommes tombés éperdument amoureux, au point de le placer durant nos discussions au sommet des plus beaux pays que nous avons pu visiter. Mais, quotidiennement dès lors, au fur au mesure que nous découvrions d’autres terres toutes plus belles les unes que les autres, nous nous interrogions sur la réelle beauté de l’Islande, ayant été peut-être un peu trop enjoués par ce premier véritable voyage qui avait envoutés nos yeux novices.

Ainsi, pour ce voyage, nous avons décidé de découvrir le pays de manière précise sur près de 2 semaines, en novembre, accompagnés par une météo maussade dans le Sud et polaire dans le Nord.

Nous avons décidé de louer une voiture : un SUV Mitsubishi, par le biais du loueur BSP auto, qui nous a permis de bénéficier de prix compétitifs au travers d’une location simplifiée et optimisée. Nous avons ainsi parcouru la côte Ouest, avant de rejoindre le Nord, puis de continuer par la côte Est et de circuler dans sa partie Sud, la plus touristique.

Nous avons pu visiter les sites principaux, ainsi que les régions les plus reculées du pays, pour essayer de vivre pleinement ce voyage en profitant au maximum des merveilles offertes, tout en ayant peur d’être déçus de ce que nous allions trouver sur place, avec en latence ce questionnement indirect : Et si depuis tant d’années, nous nous étions fourvoyés ? Et si ce pays était…disons n’était…que commun ? Un peu comme si un fan était désappointé de découvrir que son chanteur préféré était bien différent de ce qu’il s’était imaginé ? Un peu comme si le fantasme vécu n’aurait jamais dû l’être.

Fort heureusement, avec le recul de ce voyage et près de 2 millions de kilomètres parcourus sur tous les continents, l’Islande reste pour nous le plus beau pays du monde, un pays qui semble condenser notre terre en une particule à l’échelle internationale des grandeurs, mais qui pourtant possède tout : des glaciers aux volcans, des plages de sable noir aux eaux thermales, des plaines fertiles aux vallées arides, des montagnes aux forêts denses.

Ainsi, à chaque kilomètre, les paysages semblent changer et varier, surprenant perpétuellement le visiteur, entraîné dans une spirale incessante de l’étonnement et du regret de ne pas pouvoir s’arrêter par manque de temps lors de chaque envie pour s’en enivrer ou capter la beauté des lieux au travers de l’objectif de son appareil à photo.

Malheureusement, avec le recul, l’Islande possède également certains points négatifs, néanmoins non rédhibitoires. Si le peuple est agréable et sympathique, il peut paraître froid de primes abords et surtout enclins à considérer l’étranger uniquement de manière mercantile. Ce qui est le cas des fonctionnaires des offices de tourisme, tant conscients des beautés de leurs pays qu’ils en oublient leur professionnalisme et l’empathie de manière générale.

Ce mercantilisme se matérialise également par l’omniprésence de parkings qui ont poussé un peu partout ces dernières années, des parkings privés ou publics placés aux abords des sites touristiques et avec la présence de caméras à lecture de plaque pour être bien sûrs de récupérer les taxes dues. Et dans ces parkings, ne pas compter sur une quelconque indulgence des propriétaires : toute entrée, même involontaire est due pour la journée, les forfaits d’une heure étant inexistants, surtout lorsque ces propriétaires savent pertinemment que les touristes sont pris au piège : soit ils payent, soit ils ne peuvent pas découvrir ce qu’ils sont venus trouver.

Mis à part cette déconvenue, l’autre problème du pays reste son coût de la vie…excessif…véritablement hors norme, au niveau même de pays comme la Suisse ou la Norvège. Pour exemple, en 2023 : un kebab, 15 euros ; un Hamburger, 20 euros, un plat, 40 euros, une chambre d’hôtel 3 étoiles, 150 euros.

En essayant un peu d’analyser ces coûts que nous pouvons justifier partiellement au travers de l’insularité du pays, nous constatons également la présence de nombreux étrangers, essentiellement en provenance de Pologne et des pays de l’Est, appâtés par les salaires importants qui leur sont proposés, le pays ne parvenant pas avec sa seule population initiale à faire face à l’afflux de touristes en croissance exponentielle.

Pour supporter les rudes conditions de vie et exercer des métiers qui ne trouvent pas preneur parmi la population islandaise, les entreprises se trouvent dans l’obligation de mettre la main à la poche, en moyenne, de l’ordre de 4000 euros par mois. Indéniablement, ces salaires doivent être amortis par le prix des marchandises et des services, entraînant irrémédiablement une augmentation des prix supportés par les consommateurs.

Cependant, en s’y prenant à l’avance, en privilégiant les achats en supermarché et les maisons d’hôtes, en sélectionnant les activités et en tentant de garer son véhicule loin des parkings de certains sites touristiques, il est possible de réduire ses dépenses et d’optimiser son voyage.

Dans cette partie, nous vous présentons les incontournables de la côte Ouest de l’Islande, une côte très touristique du fait qu’elle se situe non loin des deux aéroports internationaux du pays.

Si vous souhaitez découvrir de manière imagée notre récit en Islande, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant pour découvrir la partie 1 de cette aventure au travers de notre photothèque chronologique de la côte Ouest : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-ouest-recit-photographique-de-voyage/

Pour accéder à la partie 2 qui concerne notre découverte de la côte Nord, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant: https://hors-frontieres.fr/islande-cote-nord-recit-photographique-de-voyage/

Pour rejoindre la partie 3 qui concerne notre découverte de la côte Est, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-est-recit-photographique-de-voyage/

Pour finaliser ce voyage au travers de la partie 4 qui concerne notre découverte de la Côte Sud, la plus touristique, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-sud-recit-photographique-de-voyage/

Pour découvrir nos véritables guides sur les incontournables du pays, n’hésitez pas à vous rendre sur les articles suivants :

Pour rejoindre l’article sur les incontournables du Nord de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-du-nord-de-lislande/

Pour rejoindre l’article sur les incontournables de l’Est de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-de-lest-de-lislande/

Pour rejoindre l’article sur les incontournables du Sud de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-du-sud-de-lislande/

Reykjavik 

Située à environ 250 kilomètres au Sud du cercle polaire arctique, Reykjavik est la capitale de l’Islande. La ville peuplée de 130 000 habitants est entourée de deux fjords : le  Kollafjörður au Nord, et le Skerjafjorður au Sud dans la baie de Faxaflói et comprend dans son domaine maritime direct, de nombreuses petites îles.

Ville résolument moderne et progressiste, Reykjavik est dispersée en comprenant la plus grande partie du secteur urbain qui se présente dans la forme de faubourgs de basse densité dans des habitations individuelles.

Lorsque nous entrons dans la ville, nous traversons un long faubourg constitué d’une multitude de commerces avant de rejoindre le centre, caractérisé par des maisons colorées et un dynamisme ancré dans les mœurs des islandais.

Mais avant, nous rejoignons le site de Nautholsvik, qui propose des bains chauds, malheureusement fermés à notre arrivée. Ce qui n’empêche nullement deux femmes d’un certain âge de se baigner dans l’eau froide de l’Océan Atlantique Nord.

Nous nous garons ensuite dans le centre et rejoignons l’Austurvöllur, la place principale de la ville agrémentée d’une statue aux abords de laquelle, deux femmes parlent fortement. Nous dépassons une belle petite église de quartier pour nous rendre à Domkirkjan, la cathédrale nationale, une église austère qui possède une grande importance historique.

Construite en 1796, l’église luthérienne a officiellement approuvé la souveraineté et l’indépendance islandaise en 1845, quand bien même la République de l’Islande ne fut fondée qu’en 1944.

Au travers de sa façade monochrome et de sa petite taille, l’église s’intègre parfaitement dans le paysage urbain, sans faire de vague. Si l’édifice de style néoclassique est essentiellement utilisé par les habitants pour se recueillir, son intérêt culturel est néanmoins certain au travers de son magnifique orgue à tuyaux. Aux abords de l’autel, se trouvent des inscriptions en marbre réalisées le sculpteur du XIXe siècle : « Bertel Thorvaldsen ». Une série de fenêtres de verre lisses permettent de diffuser une lumière à l’intérieur de l’église de manière uniforme.

A côté de l’église, la maison du parlement portant le nom de : « Alþingishúsið », est constitué de dolérite, une roche subvolcanique. Le bâtiment se visite ainsi que le splendide jardin qui l’accompagne.

Sur le lac de Tjörnin qui borde l’église, nous assistons au nourrissage de plusieurs centaines de pigeons, attirés par cette victuaille gratuite à portée de becs. Les cygnes et les canards tout aussi nombreux ne demandent pas leur reste et dans une cacophonie monumentale, tout ce beau monde se régale devant des enfants tout sourire.

La ville comprend de nombreux musées. Le musée national a été inauguré en 1955 dans le bâtiment qu’il occupe ; il abrite de précieuses œuvres d’art et des objets de la culture islandaise. Le musée du patrimoine culturel de l’Islande, créé dans les années 1900 a été rénové totalement dans les années 2000 et présente au travers de ses nombreuses expositions, le patrimoine culturel de l’Islande. Toujours dans le domaine de la culture, la galerie nationale édifié entre 1980 et 1988 possède une collection de près de 5 000 œuvres d’art mettant en avant nombre d’artistes islandais. Le musée de Flókagata, situé au bord d’un petit parc se consacre quant à lui principalement, comme son nom l’indique, à l’œuvre du peintre Jóhannes Sveinsson Kjarval.

Étant une ville culturelle importante, Reykjavik possède également de nombreux autres musées : le musée Ásmundur Sveinsson, le musée Einar Jónsson, le musée en plein air Árbæjarsafn, le musée de la photographie, le musée des sagas, le musée Ásgrímur Jónsson, le musée Sigurjón Ólafsson, The Living Art Museum, le museum d’histoire naturelle, l’institut Árni Magnússon, le musée punk.

En ce qui nous concerne, nous  choisissons de découvrir dans le centre, le musée du pénis, appelé littéralement : musée phallologique islandais, qui se situe Hafnartorg, Kalkofnsvegur 2, 101 Reykjavik. L’entrée coûte 20 euros et plus de renseignements peuvent être trouvés sur le site Internet de l’établissement : https://www.phallus.is/

En entrant dans le musée, après avoir descendu un long escalier, nous sommes immédiatement plongés dans le bain des…pénis. Pour être simple, il y en a partout.

Mais, il n’est pas question de voyeurisme ou de pornographie, mais bel et bien de science, le musée exposant l’attribut masculin de plusieurs dizaines d’espèces, dont celui d’une baleine devant lequel nous nous trouvons…tout petits.

Dans la foulée, nous  nous rendons au musée de la baleine : « le Whales of Iceland », un peu à l’écart du centre, qui présente en taille réelle des modélisations hyperréalistes de baleines, d’orques, de dauphins et autres mammifères aquatiques.

En nous promenant ainsi au milieu de cette faune marine, nous pouvons immédiatement ressentir le gigantisme de ces mammifères devant lesquels nous ne pouvons que nous incliner.

Le musée se situe Fiskislóð 23-25. L’entrée coûte 28 euros et plus d’informations peuvent être trouvées sur le site Internet de l’établissement.

Nous effectuons un petit tour dans la ville, agrémentant nos balades de petites découvertes sympathiques.

Ici et là, un beau bâtiment, puis une sculpture, avant de rejoindre Skólavörðustígur, la rue de Reykjavik aux couleurs de la Gay Pride, puis de longer la baie de la ville puis de rejoindre Harpa, une salle de concert monumentale dessiné par le cabinet d’architecture danois Henning Larsen en coopération avec les artistes danois : « Olafur Eliasson » et « Einar Þorsteinn Ásgeirsson ».

 Situé sur le port, Harpa détonne. Le bâtiment est constitué d’un cadre en acier revêtu de panneaux de verre de formes irrégulières et de différentes couleurs. Semblant posé sur la mer, sa façade de verre en nid d’abeilles rappelle les orgues basaltiques. Il comprend près de 1800 places et intègre un restaurant, un bar et des boutiques.

Non loin, la statue : « le voyageur du soleil » attire les regards. Appelée également : « Solfar », la sculpture qui représente un bateau viking a été conçue par l’artiste Jon Gunnar Arnason en 1990 afin de rendre hommage à la tradition maritime du peuple islandais.

Au travers de sa ligne épurée, sur le bord de l’ancien port de la ville, elle semble prête à prendre la mer.

Le port dévoile ses couleurs et représente un lieu de vie intéressant, comprenant au milieu des bateaux de pêches, boutiques, bars et restaurants.

Dans le domaine religieux, Hallgrímskirkja, une magnifique église située au sommet d’une colline au centre de la ville dans laquelle nous nous rendons attire tous les regards.

Nous avons la chance d’assister à une messe et de pouvoir découvrir son intérieur, d’une beauté austère inégalée. Son orgue possède plus de 5 200 tuyaux et lorsque les premières notes émergent, nous pouvons les entendre et d’un point de vue acoustique, nous enivrer de la pureté de leur clarté.

Construite de 1945 à 1986, elle est en béton et sa flèche mesure 75 mètres. La statue au pied de l’église représente Leifur Eiríksson, fils d’Erik le Rouge, qui a découvert l’Amérique.

Nous choisissons volontairement de ne pas visiter le Perlan, situé sur la colline Öskjuhlíð qui comprend des exhibitions hors de prix, avec un personnel peu aimable et peu souriant. Si le bâtiment de ce piège à touriste est beau, le regarder de l’extérieur suffit amplement, de l’avis de nombre de visiteurs, déçus de leur expérience.

Un petit détour par Höfði, la maison, dans laquelle Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev se sont réunis en 1986 lors d’un sommet et par Ráðhús Reykjavíkur, l’hôtel de ville qui permet de découvrir une carte en 3 D du pays, nous rejoignons  Landakotskirkja, la Cathédrale-basilique néogothique du Christ-Roi de Reykjavik, construite en 1929 et un peu excentrée.

La faille de Silfra

Dans le cercle d’or, la faille de Silfra est considérée comme l’un des 3 meilleurs spots de plongée au monde qui permet de nager en snorkeling ou en bouteilles et de découvrir un canyon unique séparant la plaque continentale américaine de la plaque européenne.

Le site est reconnu pour son eau cristalline d’une clarté et d’une pureté absolument incroyable avec une visibilité pouvant aller jusqu’à 100 mètres et une température constante située entre 1 et 3 degrés. L’eau glaciaire provient de second plus grand glacier d’Islande : « le Langjökull ».

Après nous être garés sur un des parkings du parc de Þingvellir, appelé également : « parc de Thingvellir », nous rejoignons de bonne heure, accompagnés par un lever de soleil magnifique, notre point de rendez-vous, matérialisé par la présence de plusieurs camionnettes affublées des logos des compagnies autorisées à travailler sur la faille qui se trouve juste en face du point de rendez-vous et dont l’extérieur se voit de la route en représentant une sorte de canyon noyé par les eaux.

Nous sommes accostés par notre guide, un espagnol d’une trentaine d’années, au sourire ravageur et qui malgré les températures extrêmes du pays, parvient à garder le sourire duquel se dégage la chaleur de la Méditerranée. Suffisamment pour nous réchauffer les cœurs mais pas assez pour nous faire passer cette sensation de froid qui nous envahit.

Nous avons choisi de vivre cette activité qui se pratique toute l’année avec la compagnie Adventure Vikings, une compagnie humaine, spécialisée dans les activités qui se déroulent dans le cercle d’or. La société se trouve à Reykjavik, Dugguvogur 42. Elle est joignable au 00 354 571 2900 ou sur le info@adventurevikings.is

D’autres renseignements peuvent être trouvés sur son site Internet : https://adventurevikings.is

Cette compagnie accompagne depuis plusieurs années, des centaines de visiteurs et elle est reconnue pour la sympathie de ses guides et leur professionnalisme, ce qui n’est pas toujours le cas des autres compagnies présentes sur le site. Notre guide accueille ensuite deux autres retardataires en provenance de Singapour tandis que nous faisons connaissance avec les autres membres de notre groupe constitué d’une dizaine de personnes, guide compris. Alors que le guide nous abreuve d’explications sur la beauté de ce site, unique au monde, nous sommes invités à nous changer.

En snorkeling, selon le type d’excursion choisie deux types d’équipements sont possibles : une combinaison étanche ou une combinaison humide.

La combinaison étanche empêche l’eau de pénétrer et d’entrer au contact avec la peau. Son inconvénient est une flottabilité importante qui empêche toute immersion en profondeur. La combinaison humide, adaptée pour la plongée en bouteilles amène plus de liberté mais oblige son porteur à supporter les effets du froid sur la peau.

Étant donné que nous avons souscrit à une activité de snorkeling, nous devons nous équiper d’une combinaison étanche.

Nous revêtons tout d’abord une sorte de couche interne, tout en pouvant conserver nos sous-vêtements, ainsi que nous le mentionnait le document envoyé par la compagnie lors de la réservation de l’activité, document que nous avons dû signer, imprimer et remettre au guide lors de notre arrivée.

Nous enfilons ensuite, aidés par un autre membre de la compagnie, une combinaison étanche, puis des chaussures, avant de nous voir vêtus d’un maintien au niveau du cou et des articulations dans le but d’éviter une pénétration de l’eau, dont la température glaciale se situe entre 0 et 2 degrés.

Nous enfilons ensuite des gants ainsi qu’un protège-tête, de telle sorte à ne laisser au contact de l’eau, que notre visage.

Afin de pouvoir filmer ce site magnifique, nous avons fait l’acquisition pour nos Iphones, de coques étanches, sur le site spécialisé Love Mei France, que nous recommandons pour son sérieux, pour ses prix bas et surtout la fiabilité de son matériel.

Malheureusement, nous remarquons que les gants que la compagnie fournit empêche toute prise de photo, voire tout maintien d’un quelconque appareil, leur forme s’apparentant à des pinces de crabes. Nous décidons alors durant la plongée de ne pas en porter.

Une fois que nous sommes habillés, nous suivons le guide et traversons la route pour rejoindre le site de la faille qui se trouve à quelques mètres de marche. Avec dans les mains, nos palmes, notre masque et notre tuba.

Nous passons devant un garde du parc, l’activité étant très réglementée et seulement autorisée pour quelques compagnies accréditées, et doucement, entrons dans l’eau.

Immédiatement, nous flottons et tentons de nous mettre sur le ventre en évitant autant que possible, le contact de l’eau gelée sur nos visages. Par contre, le contact de l’eau glacée sur la peau de nos mains provoque en nous une sorte de glaciation soudaine, à laquelle nous mettons quelques minutes à nous habituer, un peu comme un boxeur à la côte cassée qui ne ressent plus la douleur après un round.

Durant 45 minutes, nous découvrons cet endroit unique. Nous suivons les membres du groupe, en évitant leurs coups de palmes et longeons la faille qui dévoile ses charmes. Tout d’abord le hall puis un long couloir.

Nous sommes entourés de rochers et parvenons à voir profondément les fonds marins qui révèlent leurs deux couleurs principales : le bleu de l’eau et le brun des cailloux ordonnés parfaitement, semblant avoir été entreposés par un propriétaire maniaque.

A quelques reprises, nous sommes dérangés par quelques pellicules blanches, une sorte de mousse qui se détache des rochers, mais l’eau d’une clarté sans pareille nous attire et sublime ce décor onirique.

Lorsque nous arrivons à la cathédrale de Silfra, une fissure de 100 mètres de long, nous nous laissons porter par un léger courant marin et ne décollons pas nos yeux de la profondeur de 63 mètres que nous admirons.

A un moment, les deux plaques sont si proches que nous pouvons les toucher en même temps, marquant ainsi le point d’orgue de notre découverte.

Il est temps pour nous d’atteindre la lagune et sa faible profondeur avant de rejoindre le camp de base pour nous réchauffer autour d’un bon chocolat chaud. En ce qui nous concerne, nous n’avons plus très soif, étant donné que nous nous sommes fait plaisir en avalant…sciemment… durant toute notre activité, cette eau considérée comme la plus pure du monde.

Lava Show 

En banlieue de Reykjavik, sur la côte Ouest, en voisinage direct du musée Whales of Iceland, le Lava show qui se trouve dans une sorte d’entrepôt à la couleur sombre prédominante accueille le visiteur pour un spectacle unique de fabrication en direct de lave.

En entrant à l’intérieur de l’établissement, nous sommes accueillis par une jeune hôtesse charmante qui nous propose deux formules : l’une traditionnelle coûtant 40 euros qui donne accès au spectacle et la premium au coût de 65 euros, qui outre l’accès au spectacle du balcon, offre un verre de bienvenue, une roche magmatique souvenir et la possibilité de découvrir les coulisses du show.

Ainsi, nous choisissons la formule Premium et récupérons notre verre de bienvenue, avant de rejoindre un balcon, qui nous permet de bénéficier d’une vue plongeante de la salle qui se remplit progressivement.

En contrebas, une sorte de petit renfoncement perforant le mur est protégé des spectateurs par une barrière de verre. Et alors que nous tentons d’analyser le dispositif, nous sommes priés de souhaiter la bienvenue à un animateur, qui durant une dizaine de minutes nous expose le principe de ce spectacle unique au monde qui a reçu de nombreux prix d’innovation et de reconnaissance pour sa valeur éducative et culturelle en permettant aux visiteurs d’assister à la surchauffe d’une vraie lave, qui atteint une température de 1100 degrés et à son versement en plein milieu de la salle dans la sorte de gouttière qui nous fait face.

Après les explications de l’animateur dans un Anglais parfait, un film nous est projeté. C’est après le film que l’animateur qui avait quitté la pièce reprend sa place dans un scaphandre ignifugé.

En un instant, une sorte de liquide rougie s’écoule doucement sur la gouttière en sortant du mur.  Immédiatement, nous ressentons une chaleur intense qui entraîne le grésillement de nos appareils électriques.

Alors que les spectateurs sont subjugués par un tel spectacle, l’animateur continue ses explications et ses expériences sur la lave qui refroidit rapidement et revêt une sorte de fine pellicule noire, cassante comme du verre.

Nous buvons les paroles de notre hôte tout autant que nous finissons nos verres avant de rejoindre l’extérieur où nous récupérons notre morceau authentique de lave et pouvons découvrir la chaufferie qui permet la surchauffe de la matière pour en faire le spectacle.

Le Lava show se trouve à Reykjavik, dans la rue Fiskislóð 73. Il est joignable au 00 354 553 0005. Des renseignements peuvent être demandés sur le  info@lavashow.com ou trouvés sur le site Internet https://icelandiclavashow.com/

Un autre Lava show  se trouve à Vik, dans le Sud du pays.

Kerið 

Dans le cercle d’or, au Nord de Selfoss, Kerið appelé également : « Kerid » est un volcan qui comprend plusieurs cratères nommés : « Tjarnarhólar » qui occupent une superficie de 12 km².

Au travers de ses couleurs enchanteresses, fusionnant le bleu turquoise d’une eau limpide aux flancs rougeoyants d’éclat de sa roche, il est apprécié des touristes et des amateurs de photographies qui s’en donnent à cœur joie en plein cœur d’un champ de lave de 54 km², où les possibles sont infinis.

Son cratère principal comporte un beau lac de 15 mètres de profondeur, dans lequel il est possible de se baigner, ce que nous ne tentons pas, l’eau se trouvant à une quinzaine de degrés.

Mais, long de 270 mètres sur 170 mètres de large, il donne de nombreuses autres possibilités, surtout que certaines parties de ses flancs d’une hauteur de 55 mètres sont propices à la marche et permettent aux visiteurs qui le souhaitent de rejoindre son lac de forme ovale.

A l’arrivée, un parking payant se situe non loin du cratère.

Péninsule de Snæfellsnes

La péninsule de Snæfellsnes offre des paysages de toute beauté. Nous nous y engouffrons après avoir quitté la route 1 au Nord de Borgarnes et emprunté la route 54.

Afin de bien voir la péninsule, il convient d’effectuer un circuit de 163 kilomètres qui longe la mer en passant du Sud au Nord ou du Nord au Sud. Il faut 1 journée pour bien en appréhender les sites touristiques.

Dès l’entrée de la péninsule par son côté Sud, le site de Ytri Tunga permet d’admirer des phoques, une colonie y ayant posés ses valises. Moins de trente minutes de route vers l’Ouest, Budir, une sublime chapelle accueille les visiteurs au travers de sa façade en bois de couleur sombre, nichée dans un écrin de verdure balayée par les vents.

Un peu plus loin, le site d’Arnarstapi comprend une magnifique falaise agrémentée d’un rocher étendu présentant une arche monumentale.

A l’extrême Ouest, Öndverðarnesviti est un beau petit phare qui se trouve non loin d’un autre : le phare de Svörtuloft, un édifice unique de couleur orange. Dans le registre des bâtiments intéressants, un peu plus au Nord, l’église de Hellissandur saura séduire les visiteurs grâce à sa façade blanche surplombée par un toit rouge.

Nous rejoignons ensuite le site le plus majestueux de la péninsule : Kirkjufellsfoss, qui revêt la forme d’une carte postale. Aux pieds d’une montagne en forme de dent, une magnifique cascade se laisse s’approcher juste assez pour nous asperger d’embruns. Les cimes de la dent semblent hors de portée et elle perfore suffisamment le ciel pour paraître majestueuse.

Non loin, nous rejoignons le stratovolcan Snæfellsjökull, apparaissant dans le roman de Jules verne : « Voyage au centre de la terre » et grimpons sur ses flancs noyés par une neige épaisse. Haut de ses 1446 mètres, il nous offre un beau point de vue sur cette péninsule qui s’étend sur 90 kilomètres de longueur sur 15 de largeur. Le parc national de Snæfellsjökull entoure le volcan et offre outre des champs de lave, quelques belles grottes.

Nous terminons par la visite de Stykkishólmur, plus grande ville de la péninsule qui se trouve dans sa partie Nord-Est.

Geysir 

En arrivant à Geysir, dans le cercle d’or, nous garons notre véhicule sur un grand parking gratuit qui se trouve aux abords de nombreuses commodités : hôtel, camping, restaurant et boutique de souvenirs, puis nous traversons la route et rejoignons le site en arpentant un chemin en briques qui permet de découvrir, protégées par des barrières en bois, des fumerolles qui dégagent dans l’atmosphère, une forte odeur de soufre, une fumée s’échappant des nombreux trous remplis de boue et d’eau bouillonnante qui témoignent de l’activité volcanique intense des lieux.

Daté de 10 000 ans, le terrain a appartenu tour à tour à la famille Laug, à James Craig, futur premier ministre d’Irlande du Nord et au cinéaste Sigurdur Jonasson qui l’offrit en 1935 au pays.

Intégré au champ géothermal de Haukadalur, le site se concentre autour de Strokkur, le seul geyser actif du complexe naturel.

Ainsi, en arrivant autour de ce trou rempli d’une eau bleue, entouré d’une simple corde qui délimite la zone dangereuse, des dizaines de personnes patientent. Nous les rejoignons et admirons ce trou bleu, d’une eau pure et cristalline, une beauté fatale puisque trompeuse, sa température dépassant allègrement les 100 degrés.

A la différence du « Grand Geysir », le geyser endormi qui se trouve un peu plus en hauteur, non loin de deux petits bassins de Blesi qui communiquent par le sous-sol, Strokkur est très actif à raison d’une éruption toutes les 5 à 8 minutes. Avec quelques fois, deux éruptions qui se succèdent.

Nous attendons patiemment et fébrilement que la terre accepte de jouer le jeu, pour nous permettre de découvrir ce spectacle unique et merveilleux, d’une trombe d’eau qui émane du sol, une sorte de jouissance orgasmique de la nature qui dévoile son côté tonitruant et la beauté de son acte.

En un instant, alors que des murmures émanent des visiteurs les mieux placés qui remarquent une ondulation un peu plus virulente dans ce trou béant, l’eau forme une grosse et belle bulle au-dessus du trou avant d’exploser en un jet atteignant bien 30 mètres de hauteur.

Durant trois tours, nous profitons alors de ce spectacle magique, avant de remonter sur le site pour aller à la rencontre des autres trous d’eau qui se trouvent autour de : « Grand Geysir » 

Alors que nous bénéficions sur Strokkur, d’une vue magnifique, nous découvrons, Fata et Konungshver, deux bassins d’un bleu exquis qui ne jaillissent pas mais bouillonnent en permanence.

Masqué par d’épaisses fumées, Strokkur révèle son plus beau visage, en choisissant d’exploser au loin une énième fois.

Gulfoss 

Située dans le cercle d’or, à 30 kilomètres au Nord-Est de Geysir, Gulfoss, considérée comme réserve naturelle depuis 1979 est une chute d’eau de la rivière Hvítá en provenance du glacier Langjökull.

Elle est en réalité une succession de deux chutes d’eau dont la première est haute de 11 mètres et la seconde de 21 mètres.

La rivière se jette ainsi dans une sorte de ravin d’orgue basaltique pour former la cascade Gullfoss haute de 32 mètres et large de 70 mètres.

La chute trouve son origine au début du XXe siècle lorsque des entrepreneurs souhaitaient exploiter l’énergie générée par la puissance de de la chute pour construire un barrage hydroélectrique.

Suite aux travaux menés, la chute disparue et Sigríður Tómasdóttir, la fille de Tómas Tómasson, propriétaire des lieux de l’époque, menaça de se jeter dans la cascade pour protester contre le projet qui fut annulé et permis à la jeune femme d’être considérée en Islande comme la première environnementaliste du pays.

Sur la route qui nous mène à Gulfoss, nous avons le choix entre deux chemins : le chemin le plus éloigné permet d’atteindre un centre de visiteurs alors que le deuxième, qui se trouve en aval sur la route rejoint un parking qui se trouve au plus près des chutes.

Nous nous garons donc et devons lutter contre un vent violent, qui transporte les écumes en créant une sorte d’atmosphère opaque, qui les jours de soleil, est créateur d’un magnifique arc-en-ciel.

Nous longeons un chemin protégé par une barrière et pouvons nous imprégner des lieux. La cascade semble entourer le ravin qui se trouve à nos pieds et le bruit assourdissant de l’eau qui frappe la rivière impressionne. Nous sommes subjugués par la violence des flots et restons stupéfaits de la force de la nature, qui émane de chaque micro-chute par étage dont l’assemblage forme un tout devant lequel nous nous inclinons.

La péninsule de Reykjanes 

Comportant également l’aéroport de keflavik, le site de Krýsuvík et du Blue Lagoon, la péninsule de Reykjanes, située dans le Sud-Ouest du pays est un des incontournable à ne pas louper, du fait de sa spécificité volcanique, qui donne lieu à des paysages surprenants et à des zones volcaniques intenses.

En provenance de l’aéroport de Keflavik, le pont entre l’Europe et l’Amérique du Nord à Sandvík est une petite passerelle conçue en bois avec des armatures en métal au-dessus d’une fissure importante qui a été construit comme symbole de la connexion entre les deux continents. Il est possible de le traverser et de demander un certificat personnalisé au centre d’information de Reykjanes.

En-dessous du pont, à quelques kilomètres, la crique de Stóra-Sandvík accueille les visiteurs avec une nature surprenante. La plage de sable noir accentue le vert des nombreuses dunes herbeuses présentes. Non loin également, sur la route 425 à environ 2,5 kilomètres au Nord de Rauðhólar, Timbre est une série de cratères formés par deux fissures volcaniques qu’il est possible de découvrir grâce au Hundred Crater Trail, un sentier balisé qui traverse le champ de lave de Stampar.

Dans l’extrême Sud-Ouest Karlinn appelé littéralement : « l’Homme » est un rocher érodé de 60 mètres de hauteur, qui se dresse vers le ciel, juste au large de la côte de Valahnúkur, composée de couches de tuf, de lave en oreiller et de brèche. Au travers de ses pics acérés frappés par les vagues, le site dégage cette atmosphère de bout du monde construit par des éruptions volcaniques anciennes et érodées depuis, façonnées par les conditions météorologiques violentes sévissant dans cette partie du pays.

En marchant un peu, le visiteur est accueilli par Geirfuglinn, appelée également : « le grand pingouin » créée par l’artiste américain Todd McGrain. La sculpture rend hommage à cette espèce disparue, et fait partie du projet : « Lost Bird de McGrain ».

Haute crête rocheuse constituée de pierres arrondies, Valahnukamol mesure 420 mètres de long sur 80 mètres de large et 10 mètres de haut. Créée par les vagues et le vent, la crête permet de se rapprocher au plus près d’une mer tempétueuse.

Dans le Sud de la péninsule, le phare de Reykjanes, construit en 1908 sur la colline de Bæjarfell attire les visiteurs grâce à sa taille de 26 mètres, intégré dans un décor du bout du monde. Conçu par l’architecte Frederik Kjørboe et l’ingénieur Thorvald Krabbe, il est agrémenté d’un sommet peint en rouge, ce qui détonne dans le paysage ambiant.

A proximité, Gunnuhver comprend de belles manifestations géologiques revêtant la structure de mares d’acide à l’eau bouillante ainsi que le plus grand bassin de boue d’Islande qui mesure 20 mètres de large. Le site est accompagné du bruit tonitruant de l’eau ardente ainsi que de nombreuses fumerolles.

En reprenant la route et en circulant quelques kilomètres, le site de Skalafell représente des fissures sismiques au coeur d’un bouclier formé durant plusieurs éruptions. Dans le prolongement, sur la côte, Brimketill est une petite piscine naturellement creusée par l’érosion marine, au bord de la côte de lave à l’Ouest de la ville de Grindavík. Les vagues imprévisibles et violentes règnent en maître et s’il peut être dangereux de s’approcher de la piscine, elle représente un formidable moyen de se trouver au cœur de la nature, au plus près des éléments. Non loin également, Háleyjarbunga est un petit bouclier de lave plat avec un grand cratère de 20 à 25 mètres de profondeur.

Notons également que la péninsule, du fait de son activité sismique importante comprend de nombreux volcans étant entrés en éruption récemment. Il est ainsi possible grâce à des randonnées plus ou moins longues de s’approcher au plus près de ces monstres intemporels et de découvrir grâce à leur coulée solidifiée, des paysages lunaires et désertiques exceptionnels.

Krýsuvik

En plein cœur de la péninsule de Reykjanes, dans le Sud-Ouest du pays, à 35 kilomètres au Sud de Reykjavik, Krýsuvik qui se trouve au centre de la faille qui sépare les plaques Nord-américaine et eurasienne est un site géothermal, comportant des manifestations géologiques intenses.

Le site intégré dans l’area Seltun, à proximité du lac Kleifarvatn dégage dès notre arrivée, une forte odeur de soufre. Après avoir garé notre véhicule sur le parking attenant, nous rejoignons une passerelle en bois qui nous permet de nous enfoncer en plein cœur de cette place incontournable. Outre les fumerolles omniprésentes, les solfatares, des terres volcaniques, comprennent de nombreuses marmites bouillantes, accentuant la palette de couleur impressionnante relevée sur place.

Toujours actives, ces marmites comprennent pour certaines, une eau ou une boue à plus de 100 degrés, cette température doublant à 1 kilomètre de profondeur.

Nous en prenons ainsi plein la vue, surtout lorsque nous nous engouffrons vers les hauteurs du site et bénéficions d’un panorama étendu sur le lac voisin.

Pour les visiteurs qui souhaitent découvrir plus spécifiquement la région, une petite randonnée d’une distance de moins de 3 kilomètres existe. Pour la rejoindre, il suffit de se rendre à la fin du site et de dépasser le panneau : « Ketilstigur » Cette randonnée permet à la fois de rejoindre le lac Kleifarvatn et la montagne Ketil.

Secret Lagoon

Situé à Fludir, dans le cercle d’or, à 25 kilomètres au Sud de Geysir, le secret Lagoon connu localement sous le nom de : « Gamla Laugin » est le plus vieux Spa du pays. Construit en 1891, à Hverahólmi, une zone géothermique intense, il est approvisionné en eau par les sites de Vaðmálahver, Básahver et Litli Geysir. A partir de 1947, cependant, il ferma, avant de rouvrir sous sa forme actuelle, le 07 juin 2014.

Possédant une eau de 40 degrés toute l’année, il est constitué d’un bassin unique extérieur, dont la base revêt la forme de petits cailloux agréables au toucher. Il est entouré par plusieurs bassins bouillonnants dans lesquels il est impossible de se baigner, l’eau y sortant à près de 100 degrés.

Il se trouve Hvammsvegur à Fludir. La réception est joignable au 00 354 555 3351. Plus d’informations sont disponibles sur le site Internet de l’établissement : https://secretlagoon.is/

L’entrée coûte pour les adultes près de 22 euros. Il est possible de louer une serviette ou un peignoir moyennant un supplément.

En arrivant sur le parking qui ne paye pas de mine, nous parvenons à trouver l’entrée du lagon, volontairement sobre et minimaliste. Après avoir validé notre entrée, nous rejoignons un dépose chaussures, avant d’atteindre les casiers dans lesquels nous laissons nos affaires. Nous prenons une douche bien chaude et utilisons les shampoings et savons liquides mis à notre disposition avant de rejoindre l’extérieur et de sentir immédiatement, sur nos corps chauffés, le froid de l’Islande, qui nous glace le sang.

Étant donné que nous avons découvert le site avant de nous déshabiller, nous nous dépêchons pour passer le moins de temps possible à l’extérieur et nous nous engouffrons par un grand escalier, dans ce lagon à la chaleur agréable.

A peine le doigt de pied placé dans l’eau, qu’une sensation agréable parcourt notre corps. Nous n’attendons pas et nous nous immergeons entièrement, disparaissant ainsi de la réalité pour fusionner avec les dizaines de visiteurs présents et faire corps avec ce Spa naturel.

A plusieurs reprises, nous plongeons nos têtes dans cette eau revigorante, contenant une pointe de soufre, juste ce qu’il faut pour nous permettre de vivre un moment de plénitude total.

Nous commandons un verre de vin et durant plusieurs heures, nous nous abandonnons pleinement en vidant complètement nos esprits. Un moment hors du temps synonyme du bonheur à l’état pur.

Blue Lagoon 

Dans la péninsule de Reykjanes, sur la côte Ouest, à proximité de Grindavík et de l’aéroport de Keflavik, le Blue Lagoon est le site le plus emblématique du pays.

Lac artificiel créé à partir des surplus des eaux de captage de la centrale géothermique de Svartsengi, utilisées pour chauffer les maisons du secteur, le Blue Lagoon, au travers de sa forme étendue donne l’impression d’un lac paradisiaque en plein cœur des tropiques.

Possédant une eau riche en silices, sels minéraux et algues marines, expliquant son aspect laiteux, le site est un incontournable aussi bien des locaux que des visiteurs qui apprécient son décor unique, constitué de pierres brutes et possédant sur le sol une sorte de mélange de boue et de petites pierres.

Du fait de ses aménagements et de sa fréquentation appréciant son eau à plus de 36 degrés, certaines parties du site atteignant même les 40 degrés, le Blue Lagoon comporte de nombreuses infrastructures, dont un tunnel de lave permettant aux usagers de ne pas entendre le bruit des voitures qui se garent sur le parking pour en rejoindre l’accueil.

Véritable havre de paix, le Blue Lagoon est également un développeur de soins dermatologiques, l’eau étant utilisée dans les traitements des maladies de peau, dont le psoriasis et l’eczéma. Le site possède ainsi un centre médical, ainsi que plusieurs hôtels :

  • Le Silica hôtel qui propose des hébergements haut de gamme
  • L’hôtel « The Retreat » qui est un hôtel de luxe à l’intérieur du complex

Il est bien entendu possible de manger sur place, le restaurant Lava proposant une cuisine locale et traditionnelle.

Plusieurs offres d’entrée sont proposées aux visiteurs :

  • La formule Standard au prix de 58 euros qui donne droit à une entrée, un masque de boue en silice, une serviette et une boisson ;
  • La formule Premium au prix de 72 euros qui donne droit en plus de la formule précédente à 2 masques supplémentaires, un peignoir et à un verre de vin mousseux lors d’un dîner au restaurant Lava ;
  • La formule Retreat SPA au prix de 512 euros

En entrant à l’intérieur de ce lagon dédié au plaisir et au bien-être, le visiteur reçoit un badge électronique qu’il pourra utiliser pour ouvrir son casier ainsi que pour payer ses différentes consommations. L’accès n’est ensuite pas limité dans le temps.

Une fois déshabillé, les chaussures posées à l’entrée, il peut prendre une douche avec à disposition shampoing et savon, avant de rejoindre le lagon qui lui tend les bras.

L’entrée dans l’eau se fait de l’intérieur, au chaud. La profondeur ne dépassant pas 1 mètre, il est possible d’avancer légèrement accroupi pour rejoindre les différentes parties du site, qui comprend également une fontaine d’eau chaude et 3 saunas et hammam.

Le Blue Lagoon se trouve Norðurljósavegur 9 240 Grindavík ; il est joignable au +354 420 8800 ; plus d’informations sont disponibles sur le site Internet de l’établissement : https://www.bluelagoon.com

Chutes de Hraunfossar 

Les chutes de Hraunfossar sont situées dans la région d’Húsafell non loin du village de Reykholt. Nous les rejoignons en provenance de la route 1 que nous quittons pour rejoindre la route 50, puis la 518.

Après 50 kilomètres effectuées en provenance de la ville de Borgarnes, nous parvenons jusqu’à un parking. Et après avoir dépassé la chute Barnarfoss, nous parvenons jusqu’aux chutes qui s’étendent sur près de 1 kilomètre et en série, se projettent sur la paroi de lave : « Hallmundarhraun » entourée de lichens et s’écoulent dans la rivière Hvítá.

Au travers de la couleur bleu-turquoise des chutes, qui présentent une difficulté à être vues dans leur ensemble, étant donné leur grande largeur, le site revêt des caractéristiques uniques et en parcourant le chemin qui les longe, un chemin entrecoupé de plusieurs passerelles, nous nous laissons border par le bruit enivrant de l’eau.

Barnafoss 

Barnafoss, dans l’Ouest du pays est la chute voisine des cascades Hraunfossar. La chute communément appelée : « des enfants » est entourée d’une légende terrible. Alors que le jour de Noël, les enfants de la famille Hraunsás jouaient seuls sur l’arche de pierre qui enjambe la rivière, ils chutèrent et se noyèrent. Apprenant l’accident, la mère fit alors abattre ce pont naturel qui en tombant créa la chute.

Barnafoss, puissante, possède un débit important, un débit visible grâce aux remous provoqués par l’eau qui s’engouffre dans les petits interstices de la roche qui l’entoure et provoquent de nombreux embruns. Elle s’aperçoit d’un pont qui l’enjambe et permet d’en apprécier toutes les subtilités.

La région comporte des grottes qu’il est possible de visiter. Deux d’entre elles sortent du lot : les grottes : « Surtshellir et Viðgelmir ».

Surtshellir se situe à moins de 10 kilomètres de Barnafoss et elle peut être atteinte en 4/4 juste après la 518, via la F578. Viðgelmir se trouve tout près de la 518 à 2 kilomètres de la chute. Si ces deux grottes sont accessibles au public, certaines parties de Viðgelmir nécessitent la présence d’un guide pour y avoir accès.

Kerlingarfjöll 

Dans le centre du pays, le Kerlingarfjöll est une chaine de montagnes dont le point culminant est le mont Snækollur qui atteint 1488 mètres. Appartenant à une zone volcanique qui s’étend sur 100 km², Kerlingarfjöll fait partie de la zone des fissures de la dorsale atlantique qui traverse l’Islande du Sud-Est au Nord-Ouest.

Au cœur de cette zone, le visiteur peut découvrir un site géothermal unique constitué de pierres rhyolithiques de couleur orangée. Une heure de route est suffisante pour rejoindre Kerlingarfjöll. De Gulfoss, dans le cercle d’or, la piste du Kjölur permet de se rendre à l’oasis de Hveravellir qui comporte des petits geysers, des sources chaudes et un bassin d’eau chaude ; il convient ensuite d’emprunter la piste F347 qui ne présente pas de difficulté particulière avant de passer devant Gýgjarfoss et d’arriver au parking final, duquel il convient de marcher un peu pour rejoindre Kerlingarfjöll.

La randonnée la plus célèbre est la randonnée de Hveradalir qui s’étend sur une distance de 6,5 kilomètres sur près de 2 heures qui présente un dénivelé important.

Une autre randonnée appréciée : la randonnée d’Austurfjöll fait 7 kilomètres et nécessite 5 heures 30 pour en faire la boucle et pénétrer dans les névés pour atteindre le point culminant : le sommet de Snaekollur à 1428 mètres.

Il est également possible de faire de plus longues randonnées vers le lac de Hvitarvatn ou encore celle qui contourne le glacier Langjökull par le Nord, traverse les champs de lave de Hallmundarhraun pour atteindre Husafell.

Étant donné que le site est géothermal, il comprend une source chaude dans la gorge de Asgarður dont le bassin se trouve à 37 degrés. La source se rejoint à partir du campsite en direction de Hveradalir sur moins de 1 kilomètre.

Deildartunguhver 

Deildartunguhver, à proximité de Reykhotsdalur est une source d’eau chaude qui se caractérise par un débit élevé, de l’ordre de 180 litres par seconde.

Sortant à une température de 100 degrés, la source est aménagée sur une longueur de 30 mètres et au travers de plusieurs barrières de protection en bois, elle est visible des visiteurs qui peuvent s’en approcher au plus près en se trouvant aux pieds d’une sorte de mur élargi constitué de roches noirs agrémentées de mousses vertes.

A plusieurs endroits, sous l’effet de la chaleur, la roche revêt des teintes orange.

Canalisée sur 65 kilomètres où elle arrive encore à 80 degrés, pour alimenter en chauffage les villes de Borgarfjörður et de Akraneskaupstaður, elle sert également aux thermes de Krauma, un spa qui se trouve à proximité et propose 6 bassins dont 5 bassins d’eau chaude qui la refroidissent pour atteindre 38 degrés.

Sur le site de Deildartunguhver, nous ressentons une forte odeur de soufre qui permet aux visiteurs de s’emplir les narines et de ressentir pleinement la chaleur diffuse de cette source à ciel ouvert.

Haifoss

Troisième cascade du pays avec ses 122 mètres de hauteur, Haifoss se trouve dans le centre-Ouest, à proximité du cercle d’or.

Pour la rejoindre, essentiellement en été, car les routes de graviers qui mènent à elle sont souvent fermées en hiver, il est nécessaire de posséder un 4/4 et de parcourir après le cercle d’or, la route 32 jusqu’à arriver aux abords de la cascade Hjálparfoss. Deux possibilités sont ensuite offertes : Prendre la 327 en passant devant Gjain avant de rejoindre la F332 qui mène à Haifoss ou poursuivre environ 8 kilomètres sur la 32 en direction de Laxargljufur avant de continuer sur 7,5 kilomètres jusqu’au parking de la chute.

Après le parking, il est nécessaire de marcher une centaine de mètres pour rejoindre le haut du canyon qui entoure la cascade et bénéficier d’une vue somptueuse sur la vallée de Þjórsárdalur.

La première cascade aperçue par les visiteurs se nomme : « Granni » et elle permet de la découvrir au cœur d’un paysage sublime et verdoyant. En continuant un peu sur sa lancée, le visiteur découvre la cascade Haifoss, constituée par la chute de l’eau de la rivière Fossà en contrebas.

Au travers des embruns provoqués par la puissance de la chute le visiteur peut se laisser aller à la découverte d’un site peu connu des touristes dans lequel, le temps semble sans effet. Les contrastes entre la mousse verte présente sur les rochers noirs offre un spectacle de toute beauté et pour les plus téméraires, deux randonnées célèbres s’offrent à eux.

La randonnée Stöng-Haifoss permet de relier l’ancienne ferme de Stöng à Haifoss à pied sur une distance de 8 kilomètres pouvant être effectués en moins de 3 heures, tandis que la deuxième permet de descendre dans le canyon et s’approcher de la chute, sur près de 4 kilomètres l’aller et le retour.

Parc de Þingvellir 

Situé dans le cercle d’or, le parc de Þingvellir, appelé également : « parc de Thingvellir » est un lieu important, aussi bien symboliquement que touristiquement pour les islandais.

Parc national qui s’étend sur 237 km², il est classé sur la liste du patrimoine de l’humanité de l’UNESCO depuis 2004, ayant été le lieu qui a abrité dès 930, l’Alþing, le parlement du pays, considéré ainsi comme le plus ancien d’Europe.

Les chefs des clans s’y réunissaient pour décider et trancher des problèmes les plus importants auxquels ils étaient confrontés. Le parlement y restera jusqu’en 1798, année à partir de laquelle il siègera à Reykjavik, la capitale.

En outre, le parc servit également en 1944 de lieu de déclaration de la création de la République d’Islande.

Bien que proposant plusieurs parkings et étant donné que les visiteurs doivent les payer en indépendant à chaque reprise, le parc se visite correctement de son point central : le parking qui se trouve aux abords de la faille de Silfra, que nous découvrons en ayant réservé une activité de snorkeling avec la compagnie : « Adventure Vikings ».

Il est néanmoins possible de rejoindre la faille pour l’admirer de l’extérieur en la longeant. Elle se trouve à quelques mètres du parking.

Le parc comprend le grand lac Þingvallavatn, profond de 114 mètres situés entre 2 plaques tectoniques.

Une fois que nous l’avons découvert, nous rejoignons la cascade Öxararfoss, après avoir arpenté un chemin constitué de pièces de bois. La cascade haute de 20 mètres résulte de la rencontre entre la rivière Öxara qui traverse toute la plaine et l’Almannagjá.

Étant donné que le parc comprend de nombreuses failles, il est possible de se balader en étant entouré de falaises, dont le noir des roches intensifie la végétation omniprésente du site.

En rejoignant le site du parlement, marqué par une sorte de cercle en pierre comprenant nombre d’inscriptions, nous grimpons un chemin un peu plus prononcé et rejoignons une magnifique église que nous admirons tout d’abord de loin, avant de nous en approcher.

A ses côtés, se trouvent de belles petites maisons vêtues de blanc avec une légère pointe de couleur qui les sublime.

Plusieurs points de vue disséminés sur le site permettent de bénéficier de panoramas magnifiques sur les plaines intégrées dans le parc et la particularité de la présence de failles visibles.

Borgarnes  

Peuplée de 3543 habitants et située dans le fjord Borgarfjörður, la ville qui est une étape incontournable pour découvrir l’Ouest de l’Islande comprend peu d’intérêts touristiques, mis à part une petite église qui se situe dans un centre qui ne comprend réellement pas de place de regroupement ou de petites rues commerçantes, les infrastructures y étant dispersées.

La ville qui se trouve à proximité de la route 1 se trouve à environ 66 kilomètres au Nord de Reykjavik. Elle est rejointe par un pont, le second plus grand du pays qui lui permet de bénéficier de ce sentiment d’insularité, alors qu’il en n’est rien, le pont permettant simplement aux visiteurs de gagner du temps pour s’y rendre.

Outre quelques statues, la ville comporte deux musées : le Musée de Borgarfjörður qui expose des photos et objets typiques de la région, et The Settlement Center, qui propose une découverte de l’histoire de l’Islande à travers des expositions changeantes.

Si la ville permet d’effectuer une découverte des environs avec facilité, du fait de sa situation géographique, elle possède un beau patrimoine naturel, qui la rend attractive auprès des visiteurs.

Les fjords de l’Ouest

Souvent délaissés des touristes car étant excentrée dans le Nord-Ouest extrême, les fjords de l’Ouest englobés dans la : « région de Vestfirðir » possèdent de nombreux trésors qui se découvrent sur une route de près de 220 kilomètres qui en longe les différents points d’intérêts.

A l’extrême Ouest des fjords, Látrabjarg est un cap exposé aux vents violents dont les falaises s’étendent sur 14 kilomètres de littoral en culminant à 444 mètres. Considéré comme le point d’Europe le plus à l’Ouest, Látrabjarg est réputé pour les millions d’oiseaux qui y nichent en été.

Plusieurs petites randonnées permettent de découvrir un paysage hors du commun, où le contraste entre le bleu de l’océan et le vert de la végétation ambiante donnent des tons saisissants.

Un peu plus loin, toujours accessible grâce à la route 612, la plage de Raudisandur apporte une différence profonde de biotope avec sa couleur orange, générée par la présence de coquillages qui reflètent la lumière du soleil. Appelée : « plage de sable rouge », elle est considérée comme une des plus belles plages d’Islande qui s’étend sur près de 10 kilomètres. En fonction de la marée, la largeur de la plage diffère et le jaune du sable laisse sa place à des parties plus ocres et humides recouvertes par les coquillages.

Deux randonnées sont possibles sur place : la randonnée de Lambavatn-Efra qui s’étend sur 10 kilomètres et nécessite une durée de 4 heures pour en faire la boucle et la randonnée de Melanes  d’une distance de 4 kilomètres sur près d’une heure. Située à l’extrême Nord des fjords de l’Ouest de l’islande, la réserve naturelle de Hornstrandir est la péninsule la plus septentrionale du pays, une péninsule isolée au Nord du glacier Drangajökull. De nombreux renards peuvent y être observés.

Un peu plus loin, Ísafjörður est une ville agréable qui comprend 2500 habitants. Elle possède un beau port de pêche et grâce à ses infrastructures, sert de point de chute pour les visiteurs souhaitant découvrir la région.

Toujours sur la route 612, Patreksfjörður, un des principaux villages de pêcheurs des fjords de l’Ouest présente une authenticité intéressante. Non loin, sur la route 63, aux abords de Talknafjordur, il est possible de rejoindre un hotpot naturel appelé « Pollurinn » constitué de 3 petites piscines en pleine nature qui offrent une eau à près de 40 degrés.

En continuant la route 63 vers le Nord, le village de pêcheurs : «  Bildudalur » permet de rejoindre le plus beau fjord d’Islande : « l’Arnarfjörður », long de 30 kilomètres Au bout de cette superbe route de terre se trouve Selárdalur, la maison de l’artiste : « Samúel Jónsson » entourée d’une petite église et de sculptures…disons intrigantes.   Toujours sur la route 63, au fond du petit fjord de Reykjarfjörður, se trouve la « Reykjafjarðarlaug pool », un bassin construit en 1975 et qui possède une température de l’eau à 35°C. Appelée : « Fjallfoss », la cascade Dynjandi est considérée également comme une des plus belles du pays. Nichée au fond du fjord Arnarfjörður, elle mesure 100 mètres de haut et revêt la caractéristique d’être plus large à sa base qu’à sa hauteur, formant ainsi une sorte de pyramide biaisée, d’une largeur de 30 mètres de large au sommet et 60 mètres à sa base.

En réalité, elle regroupe 7 cascades présentant des noms différents : Bæjarfoss, Hundafoss, Hrísvaðsfoss, Göngumannafoss, Strompgljúfrafoss, Hæstahjallafoss et Dynjandifoss. Après un petit parking où le visiteur abandonne son véhicule un chemin permet de dépasser les 6 cascades grâce à des petits aménagements et rejoindre la cascade principale en 20 minutes.

Laugarvatn Fontana 

En plein cœur du cercle d’or, le Laugarvatn Fontana est un Spa qui propose un accès à de nombreuses sources chaudes qui se situent sous le lac éponyme, aux abords duquel nous nous rendons.

Le lac, dont les habitants utilisent les sources chaudes depuis 1929 pour les tâches de la vie quotidienne s’étend sur une superficie de 2,14 kilomètres carrés et possède une profondeur au maximum de 2 mètres, le rendant facile d’accès.

Le spa qui en borde les rives a été modernisé totalement en 2011 et sa conception a été imaginée par des architectes islandais pour permettre aux usagers de bénéficier d’un véritable moment de détente.

Lorsque nous arrivons sur place, nous effectuons tout d’abord, la découverte d’une activité unique dans le pays : la dégustation d’un pain cuit dans l’eau du lac.

Accompagné de notre guide, un homme charmant d’une trentaine d’années qui parle un Anglais parfait, nous rejoignons le lac et découvrons outre une petite centrale géothermique, les fascinants foisonnements thermiques, parsemé en ses berges, de petits trous desquels s’échappent une eau bouillante.

En la compagnie de notre guide, nous assistons à la sortie du sol grâce à plusieurs coups de pelle de deux grands contenants, qui une fois ouverts, libèrent une épaisse fumée laissant apparaître un magnifique pain entièrement cuit.

Nous rejoignons ensuite le restaurant du complexe où dans un de ses coins, l’homme tapote sur le contenant pour en faire sortir un bon pain, dont l’odeur embaume la pièce. Nous pouvons procéder à sa dégustation, le pain étant accompagné de beurre local ainsi que de truite sauvage, dont l’assiette posée sur la table nous ouvre immédiatement l’appétit à sa vue.

Ayant un goût léger de pain d’épice, le monument culinaire que nous dégustons dévoile des saveurs insoupçonnées. Légèrement teinté d’une pointe de sucre, il explose en bouche et est sublimé par le beurre fondant qui l’imprègne.

Il est possible d’assister à cette préparation et de déguster cette recette tous les jours à 11:45 et 14:30. La visite dure entre 30 et 40 minutes pour un prix de 20 euros par adulte.

Une fois que nous avons dégusté ce met de roi, nous pouvons rejoindre le Spa, qui comprend plusieurs hammams au nombre de 3. La température varie en fonction de la température de la source chaude et de la météo, généralement entre 40 et 50 degrés. A proximité des hammams se trouve un sauna dans le pur style finlandais, avec une humidité plus faible et doté d’une grande fenêtre donnant sur le lac de Laugarvatn.

A l’extérieur, trois bassins reliés les uns aux autres permettent une détente ultime, avec une eau à près de 40 degrés.

Les locaux présents aiment alterner leur bain avec une plongée rapide dans l’eau froide du lac, dont l’accès est effectué par un ponton en plein cœur du complexe.

Le spa Laugarvatn est très facile d’accès. À partir de la capitale, il faut emprunter la 36 en direction de Thingvellir, puis la 365 sur quelques kilomètres. Il se situe Hvérabraut 1, 840 Laugarvatn. Plus de renseignements peuvent être demandés au 00 354 486 1400 ou trouvées sur le site Internet du complexe : https://www.fontana.is/

L’accès aux bains coûte 33 euros pour les adultes et 20 euros pour les jeunes de 10 à 16 ans. Les enfants de moins de 10 ans ne payent pas. L’établissement est ouvert de 11 h à 21 h en hiver et de 10 h à 21 h en été.

Conclusion

Avec le Sud du pays, la côte Ouest en est la plus touristique, du fait de sa facilité d’accès. Mais, ce serait en réduire la portée que de résumer simplement son attrait au travers de sa proximité avec les grands centres dont Keflavik, l’aéroport international et la capitale Reykjavik.


La côte Ouest regorge de trésors. Outre le cercle d’or, différentes péninsules dont certaines un peu plus méconnues permettent de découvrir une vision de l’Islande plus authentique et préservée. Sans commune mesure, une partie du pays qui permet aux visiteurs de vivre avec l’Islande leur premier contact afin nous en sommes sûrs, de souhaiter en arpenter les merveilles plus en profondeur.

Islande Skutafoss Premiere chute

Islande Le guide ultime des incontournables de l’Est

Terre de glace et de feu, l’Islande, est un pays nordique façonné par la violence des éléments, un pays qui attire chaque année, toujours plus de touristes, désireux de visiter un pays possédant des atouts naturels uniques. Et pour pouvoir le découvrir en profondeur, nous y avons passé de nombreux jours afin d’en visiter ses sites les plus emblématiques ainsi que ses terres reculées, hors des sentiers battus. Nous vous présentons au sein de cet article tous les incontournables du pays, plus précisément dans cette partie, des incontournables de la côte Est, une véritable bible du voyage au sein d’une contrée considérée par beaucoup comme la plus belle du monde.

Nous avions visité l’Islande il y a plus de 15 ans et nous en sommes tombés éperdument amoureux, au point de le placer durant nos discussions au sommet des plus beaux pays que nous avons pu visiter. Mais, quotidiennement dès lors, au fur au mesure que nous découvrions d’autres terres toutes plus belles les unes que les autres, nous nous interrogions sur la réelle beauté de l’Islande, ayant été peut-être un peu trop enjoués par ce premier véritable voyage qui avait envoutés nos yeux novices.

Ainsi, pour ce voyage, nous avons décidé de découvrir le pays de manière précise sur près de 2 semaines, en novembre, accompagnés par une météo maussade dans le Sud et polaire dans le Nord.

Nous avons décidé de louer une voiture : un SUV Mitsubishi, par le biais du loueur BSP auto, qui nous a permis de bénéficier de prix compétitifs au travers d’une location simplifiée et optimisée. Nous avons ainsi parcouru la côte Ouest, avant de rejoindre le Nord, puis de continuer par la côte Est et de circuler dans sa partie Sud, la plus touristique.

Nous avons pu visiter les sites principaux, ainsi que les régions les plus reculées du pays, pour essayer de vivre pleinement ce voyage en profitant au maximum des merveilles offertes, tout en ayant peur d’être déçus de ce que nous allions trouver sur place, avec en latence ce questionnement indirect : Et si depuis tant d’années, nous nous étions fourvoyés ? Et si ce pays était…disons n’était…que commun ? Un peu comme si un fan était désappointé de découvrir que son chanteur préféré était bien différent de ce qu’il s’était imaginé ? Un peu comme si le fantasme vécu n’aurait jamais dû l’être.

Fort heureusement, avec le recul de ce voyage et près de 2 millions de kilomètres parcourus sur tous les continents, l’Islande reste pour nous le plus beau pays du monde, un pays qui semble condenser notre terre en une particule à l’échelle internationale des grandeurs, mais qui pourtant possède tout : des glaciers aux volcans, des plages de sable noir aux eaux thermales, des plaines fertiles aux vallées arides, des montagnes aux forêts denses.

Ainsi, à chaque kilomètre, les paysages semblent changer et varier, surprenant perpétuellement le visiteur, entraîné dans une spirale incessante de l’étonnement et du regret de ne pas pouvoir s’arrêter par manque de temps lors de chaque envie pour s’en enivrer ou capter la beauté des lieux au travers de l’objectif de son appareil à photo.

Malheureusement, avec le recul, l’Islande possède également certains points négatifs, néanmoins non rédhibitoires. Si le peuple est agréable et sympathique, il peut paraître froid de primes abords et surtout enclins à considérer l’étranger uniquement de manière mercantile. Ce qui est le cas des fonctionnaires des offices de tourisme, tant conscients des beautés de leurs pays qu’ils en oublient leur professionnalisme et l’empathie de manière générale.

Ce mercantilisme se matérialise également par l’omniprésence de parkings qui ont poussé un peu partout ces dernières années, des parkings privés ou publics placés aux abords des sites touristiques et avec la présence de caméras à lecture de plaque pour être bien sûrs de récupérer les taxes dues. Et dans ces parkings, ne pas compter sur une quelconque indulgence des propriétaires : toute entrée, même involontaire est due pour la journée, les forfaits d’une heure étant inexistants, surtout lorsque ces propriétaires savent pertinemment que les touristes sont pris au piège : soit ils payent, soit ils ne peuvent pas découvrir ce qu’ils sont venus trouver.

Mis à part cette déconvenue, l’autre problème du pays reste son coût de la vie…excessif…véritablement hors norme, au niveau même de pays comme la Suisse ou la Norvège. Pour exemple, en 2023 : un kebab, 15 euros ; un Hamburger, 20 euros, un plat, 40 euros, une chambre d’hôtel 3 étoiles, 150 euros.

En essayant un peu d’analyser ces coûts que nous pouvons justifier partiellement au travers de l’insularité du pays, nous constatons également la présence de nombreux étrangers, essentiellement en provenance de Pologne et des pays de l’Est, appâtés par les salaires importants qui leur sont proposés, le pays ne parvenant pas avec sa seule population initiale à faire face à l’afflux de touristes en croissance exponentielle.

Pour supporter les rudes conditions de vie et exercer des métiers qui ne trouvent pas preneur parmi la population islandaise, les entreprises se trouvent dans l’obligation de mettre la main à la poche, en moyenne, de l’ordre de 4000 euros par mois. Indéniablement, ces salaires doivent être amortis par le prix des marchandises et des services, entraînant irrémédiablement une augmentation des prix supportés par les consommateurs.

Cependant, en s’y prenant à l’avance, en privilégiant les achats en supermarché et les maisons d’hôtes, en sélectionnant les activités et en tentant de garer son véhicule loin des parkings de certains sites touristiques, il est possible de réduire ses dépenses et d’optimiser son voyage.

Dans cette partie, nous vous présentons les incontournables de la côte Est de l’Islande, qui est une région englobant majoritairement les fjords de l’Est, souvent oubliée des touristes, mais néanmoins au travers de son côté sauvage et authentique, indispensable.

Si vous souhaitez découvrir de manière imagée notre récit en Islande, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant pour découvrir la partie 1 de cette aventure au travers de notre photothèque chronologique de la côte Ouest : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-ouest-recit-photographique-de-voyage/

Pour accéder à la partie 2 qui concerne notre découverte de la côte Nord, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant: https://hors-frontieres.fr/islande-cote-nord-recit-photographique-de-voyage/

Pour rejoindre la partie 3 qui concerne notre découverte de la côte Est, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-est-recit-photographique-de-voyage/

Pour finaliser ce voyage au travers de la partie 4 qui concerne notre découverte de la Côte Sud, la plus touristique, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-sud-recit-photographique-de-voyage/

Pour découvrir nos véritables guides sur les incontournables du pays, n’hésitez pas à vous rendre sur les articles suivants :

Pour rejoindre l’article sur les incontournables de l’Ouest de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-de-louest-de-lislande/

Pour rejoindre l’article sur les incontournables du Nord de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-du-nord-de-lislande/

Pour rejoindre l’article sur les incontournables du Sud de l’Islande, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/le-guide-ultime-des-incontournables-du-sud-de-lislande/

Egilsstaðir 

Peuplée de 2300 habitants, Egilsstaðir est la capitale des fjords de l’Est de l’Islande et accessoirement, la plus grande municipalité du secteur. Si la ville correspond à un point de chute parfait pour découvrir cette partie du pays, elle ne présente en réalité pas trop d’intérêt d’un point de vue touristique, mais reste attractive pour les différentes infrastructures qu’elle offre.

Cependant, très étendue, elle possède un centre culturel en son centre, ainsi qu’une belle église devant laquelle nous nous rendons. Après avoir croisé plusieurs femmes amenant leur enfant de bas-âge dans une crèche, nous faisons le tour de l’édifice religieux, qui se présente à nous au travers d’une façade austère.

Disséminées ici et là, quelques petites sculptures agrémentent cette bourgade tranquille, qui comprend sur ses hauteurs, de nombreux secteurs résidentiels.

Hengifoss  

Dans le centre Est de l’Islande, Hengifoss se trouve sur le torrent Brekkuselslækur à l’Ouest du fameux lac Lögurinn.

Avec ses 120 mètres, la cascade est la troisième plus haute du pays après les cascades de Glymur et de Morsárfoss dans le parc de Skaftafell.

Pour s’y rendre, il convient de prendre la route 931 en direction du Sud qui longe le lac Lagarfljot et après 30 kilomètres, d’emprunter la route 933 pour rejoindre le parking de la cascade.

Une randonnée de 2,5 kilomètres est nécessaire pour atteindre la cascade, une randonnée comportant 270 mètres de dénivelés positifs sur un terrain parfois accidenté. A mi-chemin, après 1,2 kilomètres, Litlanesfoss, appelée également : « Stuðlabergsfoss », une autre chute dévoile ses formes, nichée dans un environnement constitué de colonnes de basalte qui l’entourent, cascades formées par le refroidissement de la lave.

Le long de la rivière Hengifossà, le visiteur est ainsi surpris à un moment, par un bruit tonitruant signifiant la proximité avec la chute, qu’il est possible de découvrir au plus près en descendant dans le canyon. Mais la meilleure vue reste de l’admirer en hauteur afin de bien pouvoir s’imprégner des parois aux teintes rouges et noires qui l’entourent.

Les couches de basalte vieilles de 5 à 6 millions d’années proviennent d’éruptions volcaniques de la période tertiaire. Les nombreuses bandes rouges, sont des sédiments et leur couleur rouge provient de l’oxydation du fer dans l’argile.

Lac Lögurinn 

Aux abords d’Egilsstaðir dans la région d’Austurland, dans l’Est de l’Islande, juste avant le pont qui permet d’entrer dans la ville, nous prenons la direction du lac Lögurinn

Le lac Lögurinn, également appelé : « Lagarfljót » est situé dans l’Est du pays. Considéré comme l’un des plus grands lacs d’Islande avec 53 km² sur 25 kilomètres de long et avec une profondeur par endroits de 112 mètres, le lac permet en été de se baigner ou de pratiquer des sports nautiques. Au travers de ses paysages somptueux, il est également apprécié par les randonneurs qui peuvent y effectuer de belles découvertes.

A l’instar du lac du Loch Ness en Ecosse, le lac Lögurinn est célèbre également pour sa légende locale qui revêt la forme d’un monstre marin géant : « le Lagarfljótsormurinn », aperçu à plusieurs reprises depuis 1345.

Lorsque nous nous garons, nous ne voyons pas de monstre, mais sommes envoutés par le paysage bucolique qui nous fait face. Alors qu’au loin, nous apercevons le pont qui permet d’entrer dans la ville d’Egilsstaðir, face à nous, une rangée de maisons en amont d’une belle forêt aux couleurs étincelantes crée une atmosphère reposante. Quelques rochers émergeant du lac viennent parfaire ce tableau digne d’un grand peintre.

Aux abords du lac, il est possible de découvrir la forêt d’Hallormsstadur, la maison de l’écrivain Gunnar Gunnarsson et après une longue randonnée, Strutsfoss, une cascade appréciée des visiteurs.

Blabjörg 

Le long de la route 1, le site de Blabjörg qui possède un petit parking informel est niché dans un paysage magnifique, entouré de fjords qui reflètent leur forme dans une eau transparente.

En descendant des escaliers creusés à même le sol, une belle plage de sable noir s’atteint. Les vagues puissantes se fracassent contre les rochers présents, qui habillent des orgues basaltiques représentant des colonnes semblant avoir été dessinées par un mathématicien, tant elles sont parallèles et précises.

Suite à l’érosion, il en résulte à quelques mètres des berges, une sorte de gros talus de roches qui émergent de l’Océan. Cette curiosité à la forme rectangulaire imparfaite fait face à une colline conçue au travers des mêmes matériaux créant sur la plage, un canyon surprenant.

Fossà 

Juste avant d’entrer dans la ville de Djupivogur, sur la côte Est de l’islande, nous prenons le temps d’admirer la faune locale. Dans une plaine, quelques rennes apparaissent, tandis que des chèvres jouent les équilibristes sur des falaises abruptes.

C’est dans ce cadre idyllique que nous choisissons de bifurquer vers un petit chemin pour rejoindre une chute d’eau magnifique, aux abords de laquelle nous nous garons.

Nous suivons une petite route de terre pour arriver jusqu’à un panneau de présentation qui nous indique le nom de la cascade, qui tombe à pic sur plusieurs mètres : « Fossà ». Cependant, en lisant les informations présentées, nous apprenons que ce nom est donné à la rivière qui chute à nos pieds et que le nom de la chute est en réalité absent.

Ce qui ne nous empêche pas de prendre grand plaisir de la découvrir, protégés par de hautes barrières et de sentir toute la puissance de l’eau, vrombissante et tonitruante.

Nous apprenons également que la rivière Fossà possède une taille moyenne qui doit son nom aux différentes cascades qu’elle produit en traversant dans le Sud-Est, le champ de lave du mont Hekla. Et que sa cascade la plus renommée se trouve dans le centre-Ouest du pays, qu’elle se nomme Haifoss et qu’elle mesure près de 128 mètres de hauteur.

Baie de Alftafjordur 

Dans l’Est de l’Islande, après une succession de fjords tous aussi beaux les uns que les autres, nous parvenons jusqu’à un pont aux abords duquel, nous faisons connaissance, aidés par de nombreux automobilistes garés sur le bas-côté qui nous mettent la puce à l’oreille, avec des phoques qui semblent statiques, attirés par les quelques rayons du soleil qui parviennent jusqu’à eux.

En continuant notre route, nous sommes subjugués par la beauté de ces entrelacements de routes qui s’enchaînent.

La baie de Álftafjörður, nous permet à l’instar des paysages que nous venons de traverser, de bénéficier d’une vue dégagée sur les monts environnants, les pieds dans l’eau…ou du moins avec les froides températures qui nous accompagnent, juste à côté.

Nous profitons ainsi d’un paysage assez plat et nous nous laissons bercer par les vagues tranquilles qui permettent à l’eau d’onduler juste ce qu’il faut pour ne pas paraître monotone.

La baie se trouve entre la ville de Djupivogur et le site de Hvalnes Nature Reserve Beach.

Askja 

Dans le centre Est de l’Islande, sur les hauts plateaux entre Myvatn et le Nord du Vatnajökull, Askja est un lieu isolé, nécessitant plusieurs heures de route sur des pistes, souvent complexes.

Au coeur du désert de lave d’Ódáðahraun, à une altitude de 1515 mètres, Askja est un volcan qui appartient au parc national du Vatnajökull. Avec ses 3000 km², le volcan est englobé dans le plus vaste champ de lave du monde.

Dans un paysage exceptionnel, le volcan comprend de nombreux lacs qui en font sa renommée. Le cratère Vìti, connu pour son eau turquoise profonde de 217 mètres est en fait un maar : un cratère volcanique d’explosion rempli par un lac d’une température de 28 degrés dans lequel il est possible de se baigner après avoir descendu les flancs internes du cratère. Le site possède également le lac Öskjuvatn, d’un bleu éclatant.

Une randonnée formant une boucle de 2 heures permet de rejoindre le lac Öskjuvatn en passant devant le cratère Vìti. Un camping peut accueillir des visiteurs qui souhaitent y passer la nuit.

L’accès à Askja nécessite un 4/4 et 2 heures de route. Deux pistes permettent de rejoindre le site : la F88 et le F910.

La F88 qui démarre avec une piste en relativement bon état comprend de nombreux gués dont certains profonds de 60 centimètres, dont le gué de la Lindaá qui peut être impossible à franchir. Une corde est présente pour montrer l’endroit du gué où le niveau de l’eau est le moins important. La piste devient plus tranquille ensuite jusqu’à Askja mais le décor change et passe de la végétation au vaste champ de lave.

Considérée avec la F225 menant à Landmannalaugar comme l’une des plus belles routes du pays, la piste F910 mesure 115 kilomètres et permet de traverser des paysages surprenants constitués de cendres et de sable. De Adalbol où il est possible de dormir dans une guest house, à Bru, la route est correcte, mais se complique les 25 kilomètres suivants. Après quelques gués faciles, le sable laisse la place à une piste rocailleuse.

Pour se rapprocher du lac Öskjuvatn, il est possible de circuler 8 kilomètres sur la F 894, afin de n’avoir que 2 kilomètres à marcher pour rejoindre le site.

Hvalnes Nature Reserve Beach 

Dans les fjords de l’Est de l’Islande, entouré par de magnifiques montagnes, Hvalnes, appelé également : « la pointe des baleines » est une péninsule rocheuse, dont le sol est constitué de galets de tailles variables.

Après avoir garé notre véhicule sur le parking attenant, nous arpentons cette terre qui nous donne l’impression d’un bout du monde, au travers des couleurs sombres dominantes, les montagnes étant constituées de gabbro sombre et de granophyre pâle.

Le site est une réserve naturelle qui permet à de nombreuses espèces de s’y développer en toute tranquillité, une bande de sable noir se trouvant en-dessous des galets bloquant l’eau et permettant aux oiseaux de s’y rassembler.

En outre, l’accès à l’eau est difficile, étant donné que la force des vagues crée une sorte de dénivelé important qui limite son accès.

Aux alentours, il est possible de découvrir un beau phare orange, ainsi que la montagne Eystrahorn intégrée dans la chaîne de montagnes Krossasnesfjall.

 Seyðisfjörður 

Peuplé de 750 habitants et situé au fond d’un fjord de 17 kilomètres de long, Seyðisfjörður, à l’Est d’Egilsstaðir permet aux visiteurs de découvrir une des bourgades les plus agréables du pays.

Dans le petit port, marqué par le mouvement des pêcheurs de harengs, de nombreuses galeries d’art et de magasins de design attirent le chaland qui y apprécie l’ambiance unique qui y règne. Le musée de Toekniminjasafn, permet d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de la pêche dans l’Est de l’Islande.

Si ce village de l’Est de l’Islande accueille le mercredi soir et le jeudi matin un marché artisanal prisé, il possède également nombre d’infrastructures pour en faire un point de chute intéressant pour visiter les fjords de l’Est.

Au milieu de ses maisons colorées, la petite église bleu clair appelée : « Bláa Kirkjan » d’inspiration Norvégienne détonne dans le paysage ambiant. Toujours dans le domaine artistique, le centre des Arts visuels de Seydisfjordur est un des musées les plus contemporains du pays et propose de nombreuses expositions.

Si en hiver, il est possible d’effectuer du ski dans le domaine voisin de Stafdalur, en été, le kayak et les randonnées restent les activités principales choisies par les visiteurs.

Parmi ces randonnées, l’une d’entre elles permet de gravir les : « seven peaks » ou autrement : « sept montagnes » qui entourent le fjord, et donne droit après réalisation, à un document officiel consacrant le challenger en : « Viking des montagnes »

Les montagnes comportent également une belle sculpture constituée de plusieurs dômes en béton : « Tvisongur » conçuepar un artiste allemand nommé « Lukas Kühne » et qui a pour particularité d’émettre un son étrange lors de forts vents. Du parking permettant de rejoindre l’œuvre, il est possible d’atteindre après une petite randonnée, la réserve naturelle de Skálanes.

Borgarfjörður Eystri 

A l’Est de l’Islande et à 150 kilomètres au Nord-Est d’Egilsstaðir, entouré des montagnes Dyrfjöll qui culminent à 1136 m, le fjord de Borgarfjörður Eystri dans lequel est niché le petit village de Bakkagerði est le paradis des randonneurs, qui peuvent au travers d’un paysage isolé exceptionnel s’adonner à une découverte alliant sportivité et nature.

Si le trek de Viknaslodir permet de rallier Seyðisfjörður en 3 jours sur près de 70 kilomètres, la randonnée de Hvituhnjukur d’une durée de 3 heures donne la possibilité de découvrir concomitamment le lac de Urðarhòlarvatn et la baie de Breiòavik.

Au cœur d’un paysage constitué de rhyolites ocres et rose, les macareux se laissent approcher au plus près, suffisamment étonnés de trouver en ces lieux reculés, des touristes capables de braver les vents violents pour les rejoindre.

Red Chair 

Située non loin de la route 1, dans l’Est de l’Islande, la Red Chair est comme son nom l’indique, une simple chaise rouge. Mais sa particularité autant que son mystère est son emplacement, inconnu, mais accepté par les autorités du fait de sa grande fréquentation touristique.

Surdimensionnée et d’une grande taille, la chaise est arrimée solidement à un rocher qu’il est nécessaire de grimper pour la rejoindre et avoir le privilège de s’y asseoir.

D’ailleurs, lorsque nous arrivons, il y a déjà une queue de plusieurs personnes souhaitant se faire photographier dessus. Mais avant, un des hommes du groupe tente de faire tenir un petit lutin sur la chaise. Météo capricieuse ou petitesse de la taille des pieds du jouet, il ne tient pas et tombe à plusieurs reprises, avant de provoquer chez son propriétaire, une frustration.

Le dossier de la chaise fait face à l’océan Atlantique et quelques montagnes visibles au loin donnent à l’endroit un côté surréaliste, avec lequel nous nous amusons en immortalisant nous aussi notre passage sur ce trône rouge.

Skútafoss 

A proximité de la route 1 non loin de la ville de Höfn, nous empruntons une route accidentée pour rejoindre un petit parking se trouvant juste devant une petite cascade artificielle utilisée pour produire de l’électricité qui s’écoule assez fortement, avec en arrière-plan, un panorama incroyable de la montagne Vestrahorn.

Il nous faut continuer notre route sur cette piste cabossée pour rejoindre après quelques minutes, un autre parking, qui nous permet à pied de nous rendre jusqu’à la cascade de Skútafoss qui dévoile toute sa beauté.

Plongeant dans une sorte de grotte, dans laquelle nous nous rendons, la cascade dégage de minuscules embruns qui se posent doucement sur les gros rochers noirs qui l’entourent.

En nous approchant de la paroi, nous grimpons un petit monticule et rapidement, nous nous trouvons derrière la chute que nous admirons de près. Nous en ressentons alors toute la puissance.

Djúpivogur

Djúpivogur est un petit village portuaire située dans la région d’Austurland, dans l’Est de l’Islande sur une péninsule du fjord Berufjörður, non loin de l’île de Papey.

Peuplé de 400 habitants, le pittoresque village dans lequel nous entrons sous une forte averse se dévoile à nous tout d’abord au travers de sa belle petite église qui se trouve en sa périphérie.

Si le village est peu peuplé, il en reste néanmoins assez étendu et nécessite un peu de temps de déplacement pour en découvrir l’intégralité.

Entre les magnifiques maisons de pêcheurs qui lui donnent un côté pittoresque, il comprend plusieurs monuments, essentiellement des statues. Les commerces sont nombreux, mais malheureusement fermés en cette période de l’année, concentrant leur activité sur la période estivale des vacances d’été.

Non loin du port que nous parcourons avec intérêt, nous découvrons le Langabud, ancien entrepôt construit en 1790, qui accueille le centre culturel du village et abrite le musée du patrimoine de Djúpivogur, ainsi que les sculptures de l’artiste : « Ríkarður Jónsson ».

Reconnaissable grâce à la couleur rouge de sa façade, l’établissement : « Eggin in Gleðivík » en sa traduction : « les œufs de Merry Bay » est l’œuvre du sculpteur : « Sigurdur Gudmundsson » et accueille 34 œufs de granit, représentant chacun une espèce d’oiseau de la région.

Le village est un point de chute intéressant pour admirer l’Est de l’Islande et les montagnes qui l’entourent dont le mont  Búlandstindur qui se trouve à 8 kilomètres. Cette montagne de basalte de forme pyramidale culmine à 1069 mètres entre les baies de Berufjörður et de Hamarsfjörður et est nourrit par la légende d’exaucer les vœux de ceux qui les pensent durant le solstice d’été.

En rejoignant la station météo qui se trouve dans les hauteurs du village, il est possible d’admirer, outre un panorama étendu sur le fjord, des rennes sauvages qui se réunissent souvent en contrebas.

Le village sert également de lieu de départ pour l’île de Papey.

 Ile de Papey 

A proximité de Djúpivogur, sur la côte Est, l’île de Papey, se rejoint par bateau du fronton qui se trouve à proximité de l’hôtel Framtíð du village précité.

Connue pour abriter une longue période de l’année, les macareux, des oiseaux emblématiques de l’Islande, l’île se rejoint après 50 minutes de traversée, ne se trouvant qu’à 6 kilomètres des côtes.

Les départs se font l’après-midi, vers 13 h 00 et il faut compter 80 euros l’aller et le retour, avec un guide, un peu moins sans guide avec une réservation à l’avance. Les prix pour les enfants de 5 à 11 ans sont divisés par 2.

Sur place, les visiteurs bénéficient de deux heures, ce qui s’avère suffisant pour découvrir les merveilles de l’île dont la superficie s’étend sur près de 2 km².

Sur l’île, deux constructions existent : une église en bois, de couleur noire qui détonne dans le paysage ambiant, circonscrite par une barrière en bois, ainsi qu’un phare.

Outre les macareux, de nombreuses espèces d’oiseaux se nichent dans les falaises de Papey comme les guillemots ou encore les mouettes tridactyles. Sur les plages, il n’est pas rare de croiser des phoques.

Viking village et la plage de Stokksnes 

Après être sortis de la route 1 et en empruntant une petite route de gravier s’éloignant de la route principale entre Höfn et Djúpivogur, nous parvenons jusqu’à un café où nous payons 5 euros pour entrer sur un site unique : « le Viking village ». Le ticket permet également d’avoir accès à la plage de Stokksnes.

Construit en 2010 pour un film produit par Universal en utilisant le corps de ferme d’un agriculteur local, le site représente un village Viking qui n’a jamais été utilisé, le projet cinématographique n’ayant pas abouti.

Néanmoins, il sert aujourd’hui de lieu touristique, permettant aux visiteurs de découvrir la reconstitution d’un village traditionnel détaillé.

Ainsi, après avoir garé notre véhicule, il nous faut marcher, alors que la nuit commence à tomber, plusieurs centaines de mètres jusqu’à arriver à un magnifique bateau Viking qui se trouve au-devant d’un village circonscrit par de hauts piliers de bois.

La brume qui se propage sur les montagnes environnantes donne au site un côté mystérieux de l’Est de l’Islande.

Nous entrons dans le village et découvrons de nombreux bâtiments qui reproduisent magnifiquement l’architecture de l’époque avec sur le sol, des poutres en bois placés de manière désordonnée.

En continuant sur le site, le visiteur, accompagné par la montagne Vestrahorn, haute de 454 mètres et constitué de gabbro peut rejoindre la plage de Stokksnes, une plage de sable noir qui marque la frontière entre la côte Est et la côte Sud du pays.

Non loin de la plage, la : « Brunnhorn », appelée également : « Batman Mountain » revêt comme son nom l’indique une forme de chauve-souris unique dans l’Est de l’Islande.

Sur place plusieurs randonnées sont proposées aux visiteurs :

La randonnée de la plage Kirkjusandur d’une distance de 6,4 kilomètres ;
La randonnée de Drapsbjörg d’une distance de 4 kilomètres ;
La randonnée de Kambhorn et Hvammsfjara d’une distance de 11 kilomètres.

La plage permet également d’obtenir une magnifique vue dégagée sur le mont Eystrahorn.

Stapavík  

A proximité de la route 1, non loin de la ville de Djupivogur, Stapavík dévoile ses charmes, grâce à des formations géologiques impressionnantes attenant à une magnifique plage de sable noir, qui s’étend jusqu’à l’horizon.

En nous garant aux abords du point de vue, accompagnés par un vent violent et une pluie fine redoutable, nous découvrons cette petite crique autrefois utilisée comme un port.

Face à nous, un gros rocher émerge de l’océan, tandis que les vagues s’acharnent contre une sorte de falaise ou du moins ce qu’il en reste.

Il est possible d’arpenter un petit chemin de randonnée pour rejoindre la plage et de découvrir plusieurs ruines historiques, dont les restes d’une cabane de pêcheurs du XVe siècle et d’un abri pour les moutons.

Le canyon de Stuðlagil  

Considéré comme le plus beau canyon de l’île, Stuðlagil se trouve dans l’Est de l’Islande et se rejoint par la route 923 qui peut être empruntée par un véhicule commun.

Le canyon a été découvert en 2017, après que le réservoir de Hálslón de la centrale hydroélectrique de Kárahnjúkar constituée de 5 barrages, 60 kilomètres plus au Sud a modifié le paysage et mis à jour les fameuses colonnes basaltiques qui le circonscrivent.

A la bifurcation de la guesthouse Skjödólfsstaðir, il est possible d’emprunter deux chemins : l’un menant vers la rive Est, l’autre vers la rive Ouest.

Si les deux rives permettent de bénéficier de points de vue intéressants, la rive Est est la plus propice à la découverte. Elle s’atteint après quelques kilomètres de la bifurcation au niveau d’un parking de la ferme Klaustursel. Un petit pont en bois peut être traversé en voiture, réduisant le temps de la randonnée ; quand bien même réservé aux habitants du secteur, il est emprunté sans crainte par les touristes qui rejoignent ainsi un autre parking, plus près du canyon qu’ils rejoignent à pied.

En se garant sur ce second parking, un chemin plat de 700 mètres permet de rejoindre une petite cascade : « Stuðlafoss » qui possède des airs de Svartifoss, dans le parc de Skaftafell.

Il faut ensuite parcourir 4 kilomètres sur un terrain plat en longeant la rivière pour rejoindre le canyon qui dévoile des colonnes basaltiques de plusieurs mètres de hauteur s’étendant sur plusieurs centaines de mètres.

La rivière qui s’écoule lentement entre ces colonnes semblent les pourfendre et le contraste des couleurs est tout simplement unique.

Si de hauteur, le point de vue permet d’étendre son regard, descendre au plus près de l’eau donne une perspective incroyable, le visiteur se sentant happé par la grandeur de ces colonnes façonnées par l’érosion. Pour descendre, une petite corde est présente pour éviter de glisser sur les rochers. En été, certains visiteurs se baignent, mais il convient de faire attention, étant donné que certains courants sur la rivière Jökla sont assez traîtres.

Conclusion

Possédant des paysages somptueux, les fjords de l’est, souvent oubliés des touristes donnent ce sentiment de se trouver à l’autre bout du monde.


Nécessitant des détours par rapport à la route d’origine, ils sont époustouflants d’authenticité et au coeur d’une nature sauvage balayée par les vents, ils offrent une vision de l’Islande bien éloignée des circuits touristiques traditionnels, pour le plus grand plaisir des amateurs de nature et de détente.

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Conduire et louer une voiture en Islande : le guide ultime

Conduire et louer une voiture en Islande : le guide ultime

Alors que nous avions découvert l’Islande, il y a près de 15 ans, nous décidons de repartir dans ce pays, l’un des plus merveilleux de la planète, à seulement 3 h 30 de vol de Paris. Mais pour en arpenter ses merveilles géologiques, la location d’un véhicule est indispensable. Nous vous guidons ainsi dans la réussite de cette location au travers de cet article complet qui vous aidera, nous l’espérons à franchir sans encombre cette étape indispensable de votre voyage.En répondant ainsi à la question : Comment louer une voiture en Islande ?

Si vous souhaitez découvrir de manière imagée notre récit en Islande, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant pour découvrir la partie 1 de cette aventure au travers de la découverte de la côte Ouest : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-ouest-recit-photographique-de-voyage/

Pour découvrir la partie 2 qui concerne notre découverte de la côte Nord, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant: https://hors-frontieres.fr/islande-cote-nord-recit-photographique-de-voyage/

Pour découvrir la partie 3 qui concerne notre découverte de la côte Est, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-est-recit-photographique-de-voyage/

Pour découvrir la partie 4 qui concerne notre découverte de la Côte Sud, la plus touristique, n’hésitez pas à vous rendre sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/islande-cote-sud-recit-photographique-de-voyage/

La préparation du voyage

Tandis que nous préparons notre voyage en indépendant en Islande, nous décidons durant ce voyage de découvrir ce pays en profondeur et d’en faire le tour complet, ce qui représente tout de même une circonférence de 1339 kilomètres sans compter les bifurcations devant être effectuées, cette distance représentant la longueur de la route 1 qui circonscrit partiellement l’île en y représentant une sorte de rond contenu dans un rectangle.

Afin de finaliser notre voyage, nous réservons tout d’abord nos vols, car c’est en partant de ces dates que nous pourrons commencer à effectuer la réservation de la voiture de location, des activités et des hébergements.

Une fois les points d’intérêts sélectionnés, nous nous attelons à dénicher des hôtels. Étant donné leurs prix rédhibitoires qui avoisinent les 200 euros la nuitée, nous nous rabattons sur des maisons d’hôtes que nous parvenons à réserver pour une somme moyenne de 60 à 80 euros la nuit pour 3 personnes, des hébergements de belle qualité avec un accueil généralement personnalisé et authentique.

Nous procédons ensuite à la réservation des activités avec en ce qui nous concerne, plusieurs spas qui sont essentiellement des lagons de plein air avec une eau se rapprochant des 40 degrés : le Blue lagoon dans la péninsule de Reykjanes, le spa Laugarvatn, le secret lagoon dans le cercle d’or et le spa Myvatn dans le Nord. Nous réservons également une plongée dans la faille de Silfra toujours dans le cercle d’or (avec la compagnie Adventure Viking) et la visite d’une grotte de glace sur le glacier Jokularson (avec la compagnie Local guide). Pour protéger nos téléphones, nous effectuons l’acquisition de deux coques étanches sur le site Love Mei France.

Nous nous attelons ensuite à effectuer la réservation d’une voiture de location. Étant donné la bonne qualité du réseau routier islandais, un simple véhicule de tourisme suffit. Néanmoins, pour plus de confort et comme nous souhaitons découvrir quelques sites éloignés des routes asphaltés, nous décidons de nous rabattre sur un 4/4 ou sur un SUV.

A nouveau, nous décidons de faire confiance à BSP auto, avec lequel nous avions déjà réservé un véhicule lors de notre road trip dans le Grand ouest américain et fort heureusement, car nous avions pu bénéficier d’un véhicule de grande qualité pour un prix optimisé au maximum.

BSP auto, un loueur international fiable et sécurisé

BSP auto est noté 9/10 au travers des avis certifiés ; l’agence collabore avec de nombreux guides et agences de voyage.  BSP auto est une centrale de réservation qui permet grâce à un moteur en ligne simple et efficace de réserver un véhicule dans le monde entier en permettant à ses clients de comparer les offres des plus grands loueurs professionnels et en ce sens, dénicher le meilleur tarif.

Grâce au site Internet de l’agence, les voyageurs peuvent louer une voiture pour un prix optimisé, en remplissant un formulaire simplifié en ligne, après avoir choisi parmi les nombreux loueurs proposés, l’entreprise locale qui répondra au mieux aux critères escomptés.

Avec le comparateur proposé par l’agence, les clients ont ainsi la garantie de bénéficier de tarifs avantageux pouvant être filtrés en prenant en compte nombre de services exclusifs : kilométrage illimité, annulation, assurance complète

BSP Auto est implantée à Paris au 38, avenue du général Michel Bizot, dans le douzième arrondissement ; l’agence est enregistrée au RCS de Paris sous le n° 417 509 775.

BSP Auto est titulaire de la licence d’agent de voyages n° LI 075050035 et a déposé une garantie financière auprès de GROUPAMA assurance.

Le loueur possède une plateforme téléphonique ouverte 7 jours sur 7 de 9 h à 20 h en semaine et de 9 h à 19 h le Week-end et les jours fériés. La plateforme est joignable au 01 86 26 90 80 pour la France et au 00 33 1 43 46 20 74 pour l’étranger.

Les modalités de la réservation pour réussir notre road trip

Étant donné que nous avons déjà réservé avec l’agence BSP auto, nous connaissons son site Internet que nous trouvons ergonomique et facile d’accès.

A l’instar de notre première location avec le loueur, nous écrivons en plein cœur de l’écran, la date de notre location, l’heure et le nom de l’aéroport. Pour l’Islande, ce sera l’aéroport de Keflavik, l’aéroport international du pays par lequel la majorité des vols entre.

Immédiatement, nous voyons apparaître à l’écran, toute une série de véhicule en provenance de nombreux loueurs, avec comme possibilité de choix :

Les catégories : mini-éco, économique, compacte, routière, grande routière, monospace, prestige et SUV.

Les critères : kilométrage illimité, boîte automatique, le nombre de places, le lieu de récupération du véhicule.

Le moteur : thermique ou électrique.

Les packages : standard ou Zero franchise.

Les loueurs locaux.

A l’instar des pays européens qui possèdent un réseau routier correct, l’Islande est bien doté en infrastructure de circulation.

Sachant que le pays dispose d’un réseau routier correct, les véhicules de la catégorie économique pourraient suffire. Néanmoins, étant donné qu’un road trip dans le pays nécessite de parcourir des routes secondaires afin de rejoindre certains sites touristiques, nous décidons de faire le choix d’un SUV. En l’occurrence, un véhicule de la marque Mitsubishi.

Nous bénéficions ainsi d’une boîte automatique, de la climatisation (du fait des températures basses que nous allons rencontrer) et des kilomètres illimités. Nous choisissons également de souscrire à l’assurance Allianz qui permet d’être intégralement remboursé de tout dommage sur le véhicule.

Par contre, nous choisissons de ne pas louer de GPS étant donné que l’Islande étant un pays européen, notre forfait téléphonique est valable dans le pays du fait de la suppression des frais d’itinérance et de l’utilisation sans limite de notre forfait téléphonique, ce qui nous permettra d’avoir accès à Google Maps pour nous repérer.

Nous sommes également informés qu’un dépôt de garantie sera bloqué sur notre carte par le loueur, mais pas débité. Et ce afin de payer les éventuels dommages ou autres montants : parking, tunnel, amendes ou frais de carburant.

Nous apprenons également que si nous ne récupérons pas notre location ou que si nous l’annulons moins de 48 heures avant la date d’arrivée, des frais de 50 euros nous seront retirés. Une somme assez faible.

La réception du véhicule à l’aéroport

Après plusieurs heures de vol, nous parvenons à l’aéroport de Keflavik, où après avoir récupéré nos bagages et effectué le change de notre monnaie, nous retrouvons le chauffeur de la compagnie ICERENTAL 4/4, qui nous présente sa longue liste de clients à récupérer, le site de l’agence se trouvant à 7 minutes de route de l’aéroport.

Cette délocalisation permet à la compagnie de proposer les tarifs les plus optimisés du marché et ce quand bien même, elle parvient à rester ouverte 24 h sur 24 et 7 jours sur 7.

Nous grimpons dans une sorte de minibus et après quelques minutes de route, nous sommes déposés à l’agence où un homme nous demande la confirmation de notre réservation, une carte de débit au nom du conducteur ainsi qu’un permis de conduire.

Le loueur nous abreuve également d’explications importantes. A savoir que des frais nous seront appliqués lors du retour du véhicule si :
Le plein de carburant n’est pas fait ;
Le tunnel après Akureyri n’a pas été payé par Internet (un contournement gratuit de quelques kilomètres est possible) ;
Des parkings n’ont pas été payés ;
Des infractions routières ont été commises.

En sa compagnie, nous nous rendons ensuite aux abords de notre véhicule : un SUV Mitsubishi Eclipse Cross, de couleur grise. Nous en faisons le tour et vérifions si les dégâts inscrits sur l’état des lieux de prise du véhicule sont conformes. Pour plus de sureté, nous effectuons quelques photos. Nous pouvons ainsi démarrer notre voyage en toute sérénité.

De précieux conseils nous sont donnés avant notre départ. Il nous est interdit de franchir des gués, sous peine de ne pas être couvert par les assurances.

Tout comme il nous est interdit de circuler sur des routes fermées par les autorités.

Dans le Sud du pays, en cas de vents violents, il est également nécessaire de maintenir les portes lors de leur ouverture, sous peine de les voir frapper violemment contre la carrosserie, un conseil essentiel puisque nous retrouverons cette situation à plusieurs reprises et au travers de notre attention, parviendrons à ne pas faire subir de dégâts à notre véhicule.

Les routes en Islande

L’Islande est un pays qui se constitue grossièrement d’un ovale couché, d’une longueur d’Ouest en Est de près de 500 kilomètres et de 300 kilomètres du Nord au Sud. Le pays est ainsi circonscrit par une route de très bonne qualité appelée Route 1 et qui permet d’en faire le tour et de rejoindre la majeure partie des sites d’intérêt.

Cette route d’une longueur de près de 1400 kilomètres est limitée majoritairement à 90 km/h.

Les routes secondaires sont des routes constituées de 2 chiffres. Goudronnées, elles s’utilisent sans véhicule spécial et permettent de rejoindre des villes importantes, généralement situées le long des côtes ou dans des régions touristiques. Elles peuvent être limitées à 90 km/h, une vitesse pouvant être réduite à 70 km/h à certains endroits.

Les routes tertiaires constituées de 3 chiffres sont des routes asphaltées ou non, qui permettent de rejoindre des sites ou des villes un peu en retrait. Elles restent praticables avec tout type de véhicule, mais sont optimisées avec un 4/4 ou un SUV. Elles ne sont pas déneigées en hiver mais restent ouvertes toute l’année, sauf cas contraire. La vitesse conseillée sur ces routes est de 50 km/h.

Les routes en F sont des routes de terre ou de graviers, accessibles en 4/4 ou en SUV. Il est possible pour certaines d’entre elles d’être empruntées avec un véhicule classique, mais le risque de crevaison est plus important que sur des routes dites classiques. Elles permettent de rejoindre des sites reculés et certaines d’entre elles comportent des gués, c’est-à-dire des petits cours d’eau ou des rivières. Elles ne sont pas déneigées en hiver et peuvent être fermées par les autorités. Certains loueurs peuvent les interdire dans les contrats de location. La vitesse conseillée sur ces routes est de 30 km/h.

Les routes off-pistes ne sont pas indiquées sur les cartes et sont interdites par la majorité des loueurs.

Les parkings

L’Islande possède la particularité de voir ses sites touristiques majeurs se trouver en pleine nature. Ainsi, il n’est pas nécessaire de payer pour les voir. Cependant, et c’est bien ce point qui nous a le plus déçu durant notre voyage, afin de pallier ces ressources pécuniaires manquées, le pays a mis en place, en prenant conscience de l’attrait des touristes pour son patrimoine naturel, de manière éhontée, des parkings payants en amont de nombreux sites.

Afin d’être sûr de recouvrer les frais de stationnement, la majeure partie de ces parkings a été dotée à leur entrée, de caméras à lecture de plaque, ce qui oblige à un paiement sous peine de voir les frais inhérents du stationnement, être prélevés directement sur les cartes bancaires dont les informations ont été déposées chez les loueurs, qui il va s’en le dire, prélèvent pour chaque montant dû, des frais pouvant avoisiner les 10 euros.

Mais, le pire est que le pays, lorsqu’il n’a pas pu gérer seul les installations, a cédé des terrains à des privés, qui ont hypertrophié les prix demandés pour le stationnement, en obligeant pour certains parkings, à payer pour quelques minutes, le forfait journalier.

C’est-à-dire qu’un touriste ou un local qui souhaite découvrir un site ne nécessitant que trente minutes de visite, devra s’acquitter du paiement exigé pour 24 heures. Sans pouvoir y déroger.

Et il convient surtout de ne pas compter sur une indulgence des gestionnaires de ces parkings pour être magnanimes. Le simple fait de rentrer sur un parking après s’être trompés de route et d’en ressortir immédiatement oblige le conducteur à s’acquitter des frais comme s’il s’était garé.

Le conseil devant être donné pour éviter ces frais est de stationner bien loin des caméras pour éviter qu’elles ne parviennent pas à scanner la plaque d’immatriculation du véhicule.

De manière non exhaustive, voici les sites qui comprennent un parking payant :

Parc de Thingvellir (chaque parking dans le parc est indépendant et nécessite un paiement du forfait)
Vatnsnes
Myvatn geothermal area Hverir
Glacier Jokularson
Diamond Beach
Parc national de Skaftafel
Fjadrargljufur Canyon (le stationnement aux abords du point de vue est gratuit)
Reynisfjara
Glacier Solheimajokull (il est possible de se garer juste en amont du parking)
Kvernufoss
Seljalandsfoss (le parking est privé et payant directement à un gardien. Par contre, le parking est gratuit aux abords de la chute Gljufrabui qui se trouve à proximité)

Pour payer le parking, c’est très simple. Il suffit de se rendre aux bornes présentes sur les sites et d’inscrire sa plaque d’immatriculation avant d’insérer sa carte bancaire. Pour certains sites qui ne comportent pas de bornes, il convient de se rendre sur Internet de de payer directement sur le lien du site indiqué sur le parking.

La conduite en Islande

De manière globale, les islandais roulent prudemment. La vitesse maximale autorisée de 90 km/h, essentiellement sur la route 1 est correctement appliquée, mis à part quelques véhicules la dépassant. Généralement, en estimation, d’une vingtaine de km/h, pas plus.

Si le Sud de l’île bénéficie d’un climat tempéré, le Nord, quant à lui axe plus vers le polaire au travers d’un été sec et d’un hiver froid. De fait, les routes, durant une grande période de l’année sont verglacées et enneigées. Surtout aux abords d’Akureyri.

Si la route 1 est dégagée quotidiennement, ce n’est pas le cas de toutes les voies de circulation et il peut être compliqué d’arpenter certaines d’entre elles. Cependant, les pneus cloutés étant obligatoires dans le pays en automne et en hivers, les véhicules de location en sont équipés. Il convient tout de même de rouler avec attention en évitant de ne pas freiner brusquement.

D’une manière générale, le fait de posséder des pneus cloutés permet de bénéficier d’un relatif maintien au sol et après quelques kilomètres, tout conducteur s’y habitue en les oubliant même.

Dans le registre des particularités, afin d’être visible, le pays a rendu obligatoire la circulation avec ses feux de croisement, qui sur de nombreux véhicules se mettent automatiquement dès l’allumage.

Dans les grandes villes, il convient de relever quelques embouteillages, surtout localisés sur Reykjavik, mais même bloqués, les islandais restent courtois au volant. Pas d’insulte, pas de klaxon intempestif. La sérénité des pays nordiques dans toute sa splendeur, qui peut néanmoins être mise à mal lorsque des étrangers prennent le volant.

Si le pays ne possède pas d’armée, il détient une police constituée de 600 membres approximativement. Ces policiers non armés sont essentiellement présents sur les routes de la capitale, pour y effectuer une prévention visible.

Par contre, le pays dispose de radars fixes, aux abords et dans les grandes villes. Quelques-uns sont disposés sur la route 1 ainsi que dans les régions touristiques. Des panneaux mentionnant leur présence sont présents bien avant leur emplacement, également signalés sur Google Maps, avec une certaine marge d’erreur cependant.

Quelle est la différence entre carte de crédit et carte de débit ?

Comme partout dans le monde, les loueurs en Islande acceptent uniquement les cartes de crédit pour certains d’entre eux et pour d’autres, tolèrent les cartes de débit sur lesquelles ils s’emparent lors de la réservation d’une caution qui sera bloquée pour un temps plus ou moins long.

Cette distinction importante est indiquée sur le site de BSP auto et il est essentiel de faire attention à cette mention, sous peine de se voir refuser la location au travers de son annulation pure et simple.

Si cette indication n’est pas indiquée clairement lors de la présentation des différents loueurs, après avoir écrit le nom de l’aéroport d’arrivée et de départ, il convient de se rendre sur les petits onglets : « informations importantes » dans lesquels ces indications seront mentionnées.

La réglementation européenne a créé et défini différentes catégories de cartes bancaires distinguées en cartes de crédit et cartes de débit.

Cette réglementation impose également que la mention de la catégorie à laquelle elles appartiennent soient imprimée sur la face recto de la carte. Ainsi, quelle que soit la marque de la carte bancaire : Visa, Mastercard, American express, elle sera de débit si cette inscription est présente en noir et en petit sur la carte.

Les cartes intégrées dans la catégorie « débit » sont les cartes à débit immédiat pour lesquelles les dépenses sont directement prélevées sur le compte. Elles portent la mention : « DEBIT ».

Les cartes intégrées dans la catégorie « crédit » sont les cartes dont les dépenses sont débitées de façon différée sur le compte. Il s’agit des cartes à débit ultérieur, dont le montant des opérations intervenues sur une période définie est débité en un seul montant, en général en fin de mois. Elles portent au recto la mention « CRÉDIT ».

Quels sont les éléments à surveiller lors d’une location en Islande ?

Un peu à l’instar des États-Unis, une location en Islande se base sur la confiance. Lors de la remise des clefs, de nombreux loueurs ont déjà prédéfini l’état de location du véhicule, avec les dégâts apparents.

Ainsi, la présence d’un employé des agences est réduite au strict minimum lors de la remise des véhicules aux clients, ce qui n’est pas sans poser problème, si un problème est rencontré durant la location.

Ainsi, lors d’une remise des clefs d’un véhicule, le client se voit laisser libre de rejoindre son véhicule, son contrat et son état des lieux dans les mains. En ce sens, une vigilance particulière se doit d’être apportée à cette étape importante, puisque le retour du véhicule pourra générer des litiges commerciaux, si tous les points présents dans le contrat de location n’ont pas été étudiés avec attention.

Le premier geste du client reste en ce sens de bien vérifier le contrat pour analyser l’état et les caractéristiques du véhicule, ce qui permettra de constater si une erreur de kilométrage ou de niveau de carburant, existe.

Si le véhicule réservé n’est pas disponible, il est possible d’exiger un autre modèle sans supplément de prix, même s’il est de catégorie supérieure. En revanche, si la voiture est de catégorie inférieure, le loueur doit rembourser la différence.

Il convient ensuite de vérifier les équipements présents dans le véhicule, par exemple la roue de secours ou les éventuelles options réservées : GPS, siège bébé.

Une fois ces premières constatations faites, le client doit effectuer un état des lieux complets du véhicule. Cet état des lieux, dans les conditions idéales doit être corroboré par la présence d’un employé de l’agence. Mais si la présence de l’employé n’est pas possible, il est nécessaire de l’effectuer seul.

Pour ce faire, il convient de bien vérifier toutes les rayures, bosses et dégradations du véhicule. Tout d’abord sur la carrosserie, ensuite sur le toit et enfin au niveau du bas de caisse. Ne pas oublier également de vérifier l’état des pneus et en hiver, si ces pneus sont bien cloutés. Une fois que la vérification de l’extérieur est terminée, il est nécessaire de passer à l’intérieur du véhicule.

Le client doit ainsi relever tout point litigieux et le reporter sur l’état des lieux en effectuant des photos de chaque point litigieux. Il pourra ainsi demander la modification du contrat de location ou le mentionner sur l’état des lieux de remise du véhicule qu’il présentera directement à l’employé de l’agence.

En cas de problème mécanique durant la location, il est possible de demander un véhicule de remplacement et de réclamer les éventuels frais de réparation ou de dépannage.

Attention. Ne jamais faire réparer le véhicule sans avoir demandé l’avis du loueur, qui expliquera comment procéder ; un service d’assistance existe en dehors des heures d’ouverture.

Pendant la durée de la location, le locataire est responsable de l’entretien courant du véhicule au travers du niveau d’huile, du niveau d’eau, de la pression des pneus et des dégradations du véhicule sauf tiers responsable.

Quels sont les éléments à surveiller lors d’un retour d’une location en Islande ?

Tout d’abord, comme toutes les locations, il est nécessaire de restituer le véhicule à la date convenue lors de la signature du contrat. Car en cas de dépassement, le loueur pourra facturer jusqu’à une journée complète de location.

En ce qui nous concerne, nous avons décidé de laver et nettoyer notre véhicule avant de le rendre.

Ensuite, la voiture doit comprendre le même niveau de carburant qu’au départ, généralement le plein, sinon le loueur facturera souvent le carburant plus cher que les stations-service, une facturation majorée de frais de traitement.

Si l’agence est fermée, il est quelquefois possible de glisser clés et papiers dans une boîte prévue à cet effet, en indiquant le kilométrage au compteur. Les conditions générales de location peuvent prévoir qu’en cas de remise des clefs dans la boîte aux lettres de l’agence, le locataire reste responsable du véhicule jusqu’à l’ouverture de l’agence.

Anecdote : Par contre, ce mode de remise des clefs peut poser problème en cas de versement de caution. En effet, lors d’une précédente location en Finlande avec une entreprise locale en direct, il y a quelques années, un loueur nous avait prélevé sur notre carte bancaire la somme de 150 euros pour avoir découvert dans le véhicule, des mégots blancs de cigarette, photos à l’appui. Problème, nous n’avions jamais fumé dans le véhicule. Il nous fut impossible de contester et nous dûmes accepter ce prélèvement abusif, au moins une dizaine de jours après la restitution du véhicule. Après avoir pris attache avec un conseiller bancaire, nous aurions pu cependant faire opposition sur ce prélèvement, ce que nous ne savions pas lors du déroulé de l’affaire.

Pour cette location, notre agence Icerental 4/4 étant ouverte 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, nous avons pu de nuit, nous présenter au comptoir et bénéficier d’un examen complet de notre véhicule en notre présence.

Étant donné qu’aucun problème n’a été signalé, le loueur nous a confirmé qu’aucun papier n’était nécessaire le confirmant, la remise d’un compte-rendu étant uniquement effectué lors de la constatation d’un problème.

En insistant un peu, le client peut obtenir un état des lieux contradictoire. Dans le cas contraire, ne pas hésiter à prendre des photos du véhicule sur sa place de stationnement, de la carrosserie et de son intérieur pour éventuellement contester un litige.

Lorsqu’aucune caution n’a été déposée, comme ce fut le cas lors de cette location, avec un rachat de la franchise en souscrivant une assurance totale, cette étape n’est pas utile.

Conclusion

Louer un véhicule en Islande s’avère indispensable pour parcourir les distances séparant les différents sites. Comme toujours, nous avons fait appel à Bsp Auto, qui s’est avérée être un partenaire indispensable pour bénéficier de toutes les garanties nous permettant de réussir cette location, en bénéficiant des meilleurs prix pratiqués sur le marché.


Notre loueur sur place : Icerental 4/4 s’est également avéré être un partenaire fiable qui ne profite pas de ses clients. Véhicule de qualité, conseils pratiques et disponibilité du personnel furent ainsi les pierres angulaires de la réussite de ce voyage au cœur de ce pays que nous considérons comme le plus beau au monde.

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Etats-Unis Grand Ouest américain Les incontournables du Nevada

Nevada (Grand Ouest américain) : Les incontournables

Omniprésent sur les Bucket List des voyageurs du monde entier, le Grand Ouest américain fait rêver autant qu’il fascine. Paysages exceptionnels, villes mythiques, sites touristiques légendaires, il englobe à lui-seul, des trésors dont la simple évocation suffit à procurer un frisson et une envie irrésistible de les découvrir. Nous y avons passé ainsi plusieurs semaines pour en parcourir les territoires et nous vous présentons au sein de cet article, les incontournables de l’état du Nevada qui possède pour capitale la ville de Carson City et non Las Vegas, comme nombreux sont à le penser.

Englobant sans distinction plusieurs territoires, s’étendant généralement de l’Ouest du fleuve Mississippi, jusqu’à la côte Pacifique, l’Ouest américain ou plus communément appelé : « Grand Ouest américain » est constitué de 13 états : l’Alaska, l’Arizona, la Californie, le Colorado, Hawaï, l’Idaho, le Montana, le Nouveau-Mexique, le Nevada, l’Oregon, l’Utah, l’État de Washington et le Wyoming.

Sa géographie est ainsi découpée en de multiples organisations territoriales, chacune présentant ses propres spécificités : vallées, zones forestières, côtes, chaînes montagneuses et déserts arides en constituant la majeure partie.

A l’Ouest du Mississippi se trouvent des plaines étendues alors que la côte est façonnée par le delta éponyme et des lagunes menacées par les cyclones en été et en automne. Les montagnes Rocheuses constituent une chaîne de montagnes élevées à l’Ouest des Grandes Plaines et des Hautes Plaines et à l’Ouest de ces montagnes se trouvent des hauts plateaux disséqués par des cours d’eau violents, dont le Colorado qui en a façonné différents canyons. Le Grand Bassin présente une suite de dépressions occupées par des déserts entourés par des chaînes de montagnes. La plaine de Californie, appelée aussi la Vallée Centrale est un vaste espace plat et fertile, long d’environ 600 kilomètres.

Durant ce voyage, nous avons ainsi parcouru de nombreux kilomètres, pour découvrir des paysages ayant servi de décors pour le cinéma américain, puis européen, qui en ont exploité la moindre parcelle dans des films romançant la vie de ses habitants, faisant de ce Far West, traduction anglaise de l’Ouest américain, un eldorado qu’il est nécessaire de vivre au moins une fois dans son existence.

Mais autant dire que le voyageur qui souhaite arpenter l’Ouest américain, va devoir rouler…et beaucoup rouler. Le pays est grand, voire très grand. La moindre petite distance sur Google Maps entre deux sites, nécessite de nombreux kilomètres ou du moins, plutôt des miles, un mile équivalent à 1,60 kilomètres.

Nous avons parcouru ainsi près de 15 000 kilomètres sur des routes, souvent désertes. Fort heureusement, nous avions réservé une voiture confortable : « un SUV Nissan Montero », loué grâce au loueur le moins cher et le plus qualitatif que nous avons eu la chance de trouver : l’agence BSP qui nous a permis d’économiser beaucoup d’argent sur ce poste de dépense essentiel lors d’un voyage dans l’Ouest américain.

L’autre point qui reste à prendre en compte lors d’un tel road trip est le coût de la vie, qui est…disons…exorbitant.

Si le carburant est moins cher qu’en France, de l’ordre de moitié (la prise de carburant s’effectue en Gallon équivalant à 3,78 litres) et si les entrées dans les parcs américains les plus célèbres peuvent être englobés dans l’achat d’un pass coûtant 80 dollars et permettant à un véhicule et à tous ses occupants d’y rentrer de manière illimitée (l’entrée dans un parc coûte en moyenne 30 dollars sans le pass, ce qui amorti l’achat au bout de 3 parcs seulement), le coût de la vie dépasse bien de 30 % celui de la France.

Pour amortir la note, il est possible de réserver des Motels, des sortes d’hôtels moins chers, mais tout de même qualitatifs, qui comprennent généralement des chambres avec deux grands lits, le petit-déjeuner et une piscine (nombre d’entre eux possèdent également un jacuzzi) pour une soixantaine de dollars.

En ce qui concerne la restauration, les prix pratiqués y sont absolument effroyables. Dans les restaurants, un plat coûtera en moyenne 25 dollars et les boissons, généralement en quantité illimitée, 5 dollars. Par contre, nombreuses sont les enseignes de restauration rapides qui proposent des menus moins coûteux. Si les menus sont de l’ordre de 13 dollars, il est possible de dénicher des offres promotionnelles englobant plusieurs sandwichs pour un coût bien moindre. Ce qui fut le cas avec la chaîne Taco Bell proposant un menu complet pour 5 dollars ou au Mac Donald’s avec pour 20 dollars, 2 sandwichs, 40 nuggets et 2 frites.

Durant ce road trip, après avoir atterri à Las Vegas, nous avons visité le Nevada avant de rejoindre la Californie où successivement, nous avons visité la vallée de la mort, Yosemite, San Francisco, la côte Pacifique et Los Angeles. Nous avons rejoint ensuite l’Arizona avec le Grand Canyon et Monument Valley avant d’entrer en Utah et de découvrir de nombreux parcs : Bryce canyon, Valley of the Gods, Zion, Canyonlands, Parc des Arches et Capitol Reef. Nous sommes allés ensuite à Salt Lake City pour entrer dans le Wyoming et découvrir le parc de Grand Teton ainsi que Yellowstone. Avant de terminer par l’Idaho et quelques journées de découvertes et de repos à Las Vegas.

Dans cet article, nous vous présentons les incontournables de l’état du Nevada, un état de l’Ouest des États-Unis, bordé à l’Ouest et au Sud-Ouest par la Californie, au Nord par l’Oregon et l’Idaho, à l’Est par l’Utah et au Sud-Est par l’Arizona ; l’état qui a pour capitale Carson City se trouve dans la région naturelle du Grand Bassin et dans la région économique : «  Sun Belt ».

Avec une superficie totale de 286 351 kilomètres carrés, le Nevada est le septième État le plus vaste des États-Unis. La plus grande distance Nord-Sud mesure environ 780 kilomètres pour 515 kilomètres d’Est en Ouest.

Pour découvrir de manière complète notre voyage dans le Nevada, rendez-vous sur notre récit de voyage disponible sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/etats-unis-grand-ouest-americain-le-nevada/

Fremont

Considérée comme faisant partie du centre de Las Vegas, la Fremont Street est une rue piétonne qui s’illumine, une fois la nuit tombée. Du moins, son toit numérique haut de 27 mètres et long de 460 mètres appelé : « Visa Vision ».

Constitué de 12 millions de LED, ce toit diffuse à partir de 19 heures et jusqu’à 1 heure du matin, à fréquence de 5 à 10 minutes, des spectacles courts accompagnant des musiques de grands artistes internationaux, grâce à 220 enceintes de 550 000 Watts.

Créé en 1995 afin de concurrencer le Strip, la Fremont Street ou autrement appelé la : « Fremont Street Experience » est un incontournable de la ville. Son spectacle : « Light and Sound Show » permet à cette rue semi-ouverte d’attirer des milliers de visiteurs chaque soir, qui peuvent fréquenter ce véritable antre de la consommation, dans lequel sont dispatchés : des casinos, des boutiques et des restaurants dont les façades remplies de néons multicolores ne s’arrêtent jamais de scintiller.

Lorsque nous effectuons nos premiers pas au travers de cette rue confinée, nous sommes immédiatement pris au jeu de cette frénésie qui nous envahit. Nos sens sont en éveils et nous ne savons pas où donner de la tête pour suivre toute cette animation qui défile devant nous.

Sur chaque commerce, de la lumière fortement prononcée éblouit notre vision et lorsque nous levons nos yeux vers le ciel, un décor oniriquement futuriste nous submerge.

Sur le chemin, nous croisons de nombreux artistes de rue. Tandis qu’un saxophoniste tente de se faire entendre, un magicien se maintient dans les airs, semblant léviter en s’accrochant simplement à une sorte de bâton.

Alors qu’une Asiatique dégageant un charme fou danse sur un comptoir, deux autres femme légèrement dévêtues tentent de monnayer leurs photographies aux touristes de passage. Pour ne pas se faire gruger, Minnie, la copine de Mickey retire son masque et gratifie un groupe de touristes d’un monumental lever de majeur.

A Fremont se trouve également la SlotZilla Zip Line, une machine à sous de 36 mètres de hauteur qui permet de tester une tyrolienne qui traverse la rue soit sur une distance de 250 mètres de long pour 20 dollars ou sur 500 mètres pour 40 dollars. Une expérience inédite.

West Wendover

Dans le Nord du pays, West Wendover, une ville de près de 4500 habitants présente la particularité de partager en son cœur, une frontière avec la ville de Wendover dépendant de l’état de l’Utah. D’ailleurs, lorsque nous franchissons en pleine route une ligne blanche dessinée sur le sol, nous jouons immédiatement au jeu du changement des fuseaux horaires, perdant ou gagnant en fonction du déplacement, une heure.

Le changement architectural est frappant entre les deux villes. Si la ville de Wendover dans l’état de l’Utah présente les caractéristiques des petites villes américaines, West Wendover revêt immédiatement les spécificités des villes de l’état du Nevada au travers de ses grands buildings et de ses casinos à perte de vue, généralement situés au sein de vastes chaînes hôtelières.

Nous testons également quelques casinos à l’intérieur desquels, des centaines de personnes s’affairent sur les machines à sous ou les tables de jeux. En regardant les mines déconfites des joueurs, nous sommes sûrs de considérer le casino comme le grand gagnant de ces mises.

La ville qui se trouve non loin du site de Bonneville Salt Flag présente tout de même certains intérêts. Reconnaissable et considéré comme une mascotte, le Wendover Will Neon Cowboy est son attraction phare.

La ville rattachée à l’Utah possède deux musées : l’Historic Wendover Airfiels Museum, qui présente l’histoire de l’aviation américaine ainsi que le hangar Enola Gay, qui servit à stocker le bombardier B-29 ayant largué la bombe atomique sur la ville d’Hiroshima.

Toonopah

Comportant près de 2500 habitants et située dans l’Est de l’état sur la route 95, à mi-chemin entre Warm Springs et  Benton, Toonopah comprend de nombreuses infrastructures et constitue une étape pour les conducteurs souhaitant rallier l’Idaho en provenance de Las Vegas.

Comportant un mémorial commémoratif en l’honneur des soldats bombardiers qui ont participé à la seconde guerre mondiale, Toonopah présente un beau petit centre que nous traversons pour rejoindre un musée à ciel ouvert qui est en accès libre et expose des objets liés à l’extraction de l’or et de l’argent. Ces pièces entourant une petite maison en bois servant de lieu d’exposition des objets plus petits sont rouillées et conservées dans leur jus.

Nous visitons un peu le centre qui se dévoile devant nous au travers de nos pas.

En retournant dans le centre, nous décidons de visiter l’hôtel Mizpah, dont le nom est écrit en grand sur son toit en lettres rouges. L’hôtel construit en 1907 présente les caractéristiques des hôtels hantés avec pour particularités de comporter 5 fantômes. Ce qui ne dérange nullement les clients présents regroupés dans la salle principale dans laquelle se trouve le bar.

Au travers de son mobilier vieilli et de ses tapisseries surannées, l’hôtel créé en nous un malaise directement palpable. Il comporte au rez-de-chaussée une pièce qui autrefois était englobée dans la banque voisine, qui est devenue aujourd’hui un musée retraçant l’histoire de l’hôtel et de la ville.

Dans le registre des autres hôtels particuliers, le World Famous Clown Motel que nous avons choisi pour y dormir, présente une collection de près de 3000 clowns qui se trouvent entreposés dans une salle servant également de réception.

Les chambres sont également décorées avec du mobilier particulier avec sur les murs, des peintures de clowns ou autres monstres.

Aux abords de l’hôtel, le cimetière de la ville nous procure, surtout en fin de soirée, lorsque nous le visitons, concomitamment, un sentiment d’angoisse et de satisfaction. Satisfaction car il correspond en tout point aux cimetières aperçus dans les films américains de genre Western et angoisse, car en regardant les tombes sur cette terre aride en profitant du peu du soleil qu’il nous reste en cette fin de journée, nous sommes bercés par une ambiance lugubre tendant vers le glauque. Pas suffisante pour nous apeurer, mais juste ce qu’il faut pour nous faire frissonner.

Zone 51

Connue mondialement pour être le siège de phénomènes paranormaux, la Zone 51 est liée aux théories d’OVNI, à la suite de nombreuses histoires et légendes qui entourent ce site qui comprend une base secrète de la Nellis Air Force Range.

La Zone 51 est un rectangle d’approximativement 155 kilomètres carrés dans le comté de Lincoln à 160 kilomètres au Nord-Ouest de Las Vegas. Elle est formée principalement de la vallée Emigrant, bordée par les chaînes de montagnes Groom et Papoose, au Nord et au Sud.

Pour cette raison, la meilleure manière de la découvrir est en provenance de Las Vegas, de prendre la route vers Alamo pour rejoindre l’Extraterrestrial Highway qui permet de rallier la ville de Rachel.

Ainsi, lorsque nous rejoignons le panneau marquant l’entrée de la route, nous ressentons une euphorie grandissante lors des premiers kilomètres, jusqu’à ce que nous faisons une halte pour découvrir l’Alien Research Center qui s’autoproclame : « entrée officielle de la zone ». Malheureusement, il s’agit simplement d’un hangar agrémenté d’un Alien de grande taille, dans lequel sont vendus des goodies à l’effigie des petits hommes verts.

Il faut dire qu’avant l’entrée de l’autoroute des extraterrestres, qui n’en est en réalité pas une, puisqu’il s’agit simplement de l’interstate 375, nous avons déjà fait le plein de goodies à la boutique : « E.T. Fresh Jerky » à Hiko aux abords d’Alamo, qui nous a gratifié d’une belle fresque peinte à la main portant sur le thème des OVNIS.

Durant 2 heures, nous circulons sur une route monotone, laissant défiler des paysages uniformes constituées de vallées arides dans lesquelles ne poussent qu’une végétation adaptée aux fortes températures qui nous accompagnent.

C’est alors que nous décidons de découvrir par nous-mêmes cette vallée dans laquelle se trouve cette base secrète de la Nellis Air Force Range qui n’apparaît pas sur les GPS.

Nous empruntons ainsi, la Groom Lake Road, une route de terre en bon état, qui serpente à travers les collines Jumbled Hills. Alors que nous continuons notre route, aspirant au passage une quantité impressionnante de poussières, nous arrivons aux abords du périmètre de sécurité qui entoure la base militaire, un périmètre constitué d’une guérite, d’un grillage au-devant duquel, des panneaux d’avertissement en Anglais indiquent que « toute photographie est interdite » et que « l’usage de moyens létaux est permis »

Une autre manière de rejoindre cet emplacement, aux limites mêmes de la zone, se trouve aux abords de Rachel, une petite ville qui comprend l’auberge célèbre : « Little A’Le’Inn » qui permet de découvrir une dépanneuse tirant une soucoupe, une statue d’Alien ainsi qu’un bar Proposant à la vente nombre de goodies ainsi que l’Alien Burger, un plat signature de la région.

Une boîte aux lettres : « The Black Box » autrefois disponible a été retiré du bord de route par son propriétaire.

Nous quittons la zone pour rejoindre le ville de Toonopah, avant de faire un arrêt aux abords d’un lac magnifique autour duquel nous effectuons une petite balade.

Lake Mead National Recreation Area

Située dans le Sud-Est du Nevada et le Nord-Ouest de l’Arizona, à une quarantaine de kilomètres de Las Vegas, le Lake Mead National Recreation Area est une zone de loisirs nationale américaine dans laquelle le pass America The Beautiful est accepté.

Le parc comprend le lac Mead éponyme ainsi que le lac Mohave, des lacs artificiels sur la rivière, créés respectivement par le barrage Hoover et le barrage Davis, tout en englobant un paysage aride dans lequel nous nous rendons en arpentant une belle route qui le traverse.

Nous faisons ainsi un premier arrêt au site de Heart Arch, qui présente les caractéristiques de roches aux manifestations représentatives étonnantes. Un peu plus loin, la Slim Creek Oasis nous permet de bénéficier d’un peu d’ombres aux abords d’arbres séculaires dont les cimes pointent vers le ciel. L’oasis permet également de bénéficier d’une vue splendide sur l’Overton Arm, un des bras du lac Mead.

Le lac Mead propose des loisirs nautiques, notamment la navigation de plaisance, la natation et la pêche. Le parc dans son ensemble est apprécié pour ses sentiers de randonnée et ses magnifiques points de vue.

Il existe actuellement neuf zones de nature sauvage officiellement désignées dans le cadre du Système national de préservation, situées dans la zone de loisirs nationale de Lake Mead : Désert de Black Canyon ; Désert de Bridge Canyon ; Eldorado Wilderness ; Ireteba Peaks Wilderness ; Nature sauvage de Jimbilnan ; Zone sauvage des Montagnes boueuses ; Nellis Wash Désert ; Nature sauvage de la vallée de Pinto et Spirit Mountain Wilderness.

Le parc compte au sein de ces zones, près de 900 espèces de plantes, 500 espèces animales et 24 espèces rares et menacées. Il englobe également 1 347 sites archéologiques recensés, 23 structures historiques, 2 Biens culturels traditionnels et 8 propriétés inscrites au registre national.

Carson city

Capitale de l’état, située à la frontière californienne, à environ 15 kilomètres des rives orientales du lac Tahoe, Carson city est peuplée de 58 639 habitants.

Peu connue, les visiteurs lui préférant Las Vegas qu’ils considèrent dans leur grande majorité comme étant la capitale de l’état, Carson City est une belle ville à taille humaine où la quiétude est le mot d’ordre, à la différence de la frénétique Las Vegas.

Située au pied de la Sierra Nevada et bordée par la rivière Carson, la ville possède un cœur historique pittoresque dans lequel règne une ambiance décontractée et chaleureuse, les habitants étant connus pour leur hospitalité légendaire.

La ville est intégrée dans une sorte de développement durable dans lequel la nature possède une place prédominante.  Elle sert ainsi de point de chute aux visiteurs désireux d’explorer les environs, dont la célèbre plage du Lac Tahoe : la Secret Harbor.

D’autres plages incontournables se trouvent à proximité directe de la ville : plage de la cheminée ; plage des Baleines ; port de mouffette et  plages du parc d’État de Washoe Lake.

En elle-même, la ville dans laquelle le vélo est une véritable philosophie comporte outre un magnifique capitole, de nombreux musées :  le musée du chemin de fer de l’État du Nevada présentant la locomotive Inyo et la gare ferroviaire de Wabuska déplacée, la Stewart Indian School, le musée de la maison Foreman-Roberts , la maison de George Washington Gale Ferris Junior, inventeur de la grande roue, le Yesterday’s Flyers, un musée de l’aviation et  le Musée de l’État du Nevada, une  ancienne succursale de la Monnaie des États-Unis présentant des expositions sur la roche, l’exploitation minière et la préhistoire, ainsi qu’un village du Far West recréé.

Un autre incontournable s’observe de la ville en direction de la colline C Hill, sur laquelle a été placé le : « C » de Carson City accolé à grand drapeau américain.

Le : «  Blue Line Trail » quant à lui est une randonnée qui traverse la ville et permet aux visiteurs de découvrir près de de 60 lieux historiques. Non loin de la ville,  Carson Hot Springs est un site de thermalisme depuis 1849 qui possède une eau minérale jaillissant toute l’année à une température constante de 49,4 °C.

Valley of Fire

A 75 kilomètres au Sud-Est de Las Vegas, la vallée de feu ou : « Valley of Fire », frontalière du parc  Lake Mead National Recreation Area est un parc d’état dans lequel le pass : « America The Beautiful » n’est pas accepté. Il est donc nécessaire de payer 15 dollars de droit d’entrée par véhicule.

Les visiteurs peuvent le rejoindre au travers de deux entrées : l’entrée Ouest et l’entrée Est atteinte par Moapa Valley ou par la route qui longe le parc  Lake Mead National Recreation Area.

Le parc peut ainsi être divisée en 3 parties : l’entrée Est, la Scénic drive et la Loop road.

En entrant ainsi par son côté Est, nous découvrons un parking sur lequel une box se trouve. A ses côtés se trouve un panneau indiquant qu’une caméra surveille les visiteurs devant mettre le montant de l’entrée en liquide dans une enveloppe devant être glissée dans la box.

Nous découvrons un peu les premières roches du parc et partageons un beau décor avec des Asiatiques qui se font prendre en photos sous toutes les coutures.

Nous entrons dans le parc et rejoignons notre premier point de vue qui permet de découvrir l’Elephant Rock, qui comme son nom l’indique est une représentation animale de grande taille formée par l’érosion.

Un peu plus loin, les Seven Sisters nous attendent. Il s’agit de plusieurs gros rochers qui comprennent également des aires de pique-nique équipées d’abris et de barbecues.

Nous entrons ensuite dans la Scenic Drive qui nous permet de nous rendre dans les hauteurs du parc. Après un arrêt au Mouse’s Tank, une sorte de cuvette naturelle, nous rejoignons le site de Raimbow Vista qui nous offre une superbe vue sur la Vallée au travers de ses formations multicolores.

Un peu plus loin, le Fire Canyon Arch nous permet de découvrir un beau petit canyon tandis que le Silica Dome est un autre point de vue sur les formations colorées du parc.

Trois trails permettent de se rapprocher d’autres manifestations colorées exceptionnelles : le Crazy Hill Trail longue de 1,1 kilomètres, le Fire Wave s’étendant sur 2,6 kilomètres et le Seven Wonders Loop d’une distance de 4 kilomètres.

Ces trails permettent de découvrir des formations naturelles colorées, dont les teintes semblent irréelles. Néanmoins, ces trails sont interdits entre le 01 juin et le 30 septembre du fait des fortes chaleurs ayant conduit à des décès de randonneurs dans le parc.

Pour terminer cette partie du parc, nous rejoignons les White Domes qui se trouvent au bout de la Scenic Drive et qui possèdent la particularité de représenter plusieurs formations intéressantes.

En retournant sur la route principale, nous empruntons la Loop Road et faisons un arrêt à l’Atlatl Rock, un rocher immense comprenant une échelle qui permet de grimper pour voir des pétroglyphes vieux de 3000 ans.

L’Atlatl Rock se trouve dans un secteur qui regroupe trois autres merveilles géologiques : l’Arch Rock, le piano Rock et la Windstone Arch, cette dernière se trouvant à l’intérieur d’une caverne située à 50 mètres du bord de la route.

Goldfield

Située non loin de la vallée de la mort, dans l’Est de l’état, Goldfield, peuplée de 225 habitants est née lors de la ruée vers l’or en 1903.

Lorsque nous arrivons dans la ville, nous constatons qu’elle est découpée en une partie moderne, le long de la route et une partie plus traditionnelle, plus authentique dans laquelle nous nous rendons.

Nous rejoignons ainsi les abords de la Florence Mining Company où nous découvrons un ensemble de bâtiments historiques fort intéressants. Avec un magnifique saloon dans lequel il est possible de boire un verre.

Face au saloon, un enchevêtrement disparate de pièces ferroviaires autour d’un vieux hangar accolé à une maison au-devant de laquelle trône une vieille chaise à balance.

Un peu plus loin, émerge la Goldfield Old School House, dont il ne reste que la structure aux abords de l’hôtel de ville ; à ses côtés, le palais de justice qui se trouve dans un magnifique bâtiment en pierres apparentes.

Nous sommes accostés par une vieille dame typée, qui nous invite à découvrir son petit commerce de pierres rares trouvées dans les environs.

Après un petit arrêt devant le bâtiment qui abrite la Goldfield Historical Society, nous nous rendons sur le site de : « The International Car Forest », en amont de la ville, qui regroupe plus de 40 véhicules : des voitures, des camions, des camionnettes dont les carcasses constituent tels des dolmens, une sorte de forêt anachronique.

Ce projet d’accès libre est l’œuvre de deux artistes : « Chad Sorg » et « Mark Rippie », qui ont soigneusement placé les véhicules en équilibre sur l’avant, l’arrière du capot ou bien empilés les uns sur les autres, comme un tas de jouets abandonnés. Chaque carcasse de voiture arborant des motifs et dessins originaux sans réelle explication donnée aux visiteurs.

Aujourd’hui, les deux artistes ont arrêté leur collaboration suite à une sérieuse dispute lors d’une fête.

Goldpoint

Dans l’Est de l’état, non loin de la Vallée de la mort, Goldpoint peuplé de 7 habitants est une ville minière considérée comme fantôme.

Trouvant ses origines dans les années 1880, lors de la ruée vers l’or, la ville appelée également : « Hornsilver » a vu sa constitution devenir effective en 1905 lorsque la Great Western Mine Company découvre une veine d’argent non loin de ce qui n’était qu’un camp de base.

La ville se développe ensuite lorsqu’en 1927, une veine d’or est découverte. Malheureusement, la seconde guerre mondiale et un accident dans une mine conduisent à sa désertification qui deviendra totale dans les années 1960.

Après avoir parcouru sur une route secondaire durant une vingtaine de kilomètres, nous entrons dans la ville et dépassons quelques ranchs disséminés à ses abords.

Nous garons notre véhicule à côté d’un camion de pompier d’époque et découvrons des bâtiments urbains, constitués essentiellement de bois et de tôles, autour d’une petite rue typique de sable et de petites pierres. A notre droite, un gibier de potence avec une corde bien visible.

La ville compte encore 50 bâtiments debout, dont la maison de l’ancien sénateur Harry Wiley et le bureau de poste qui sert aujourd’hui de musée et qui est ouvert la plupart des week-ends et lors des grandes fêtes.

En nous rendant à l’intérieur d’une des maisons désertes, nous tombons sur un bric-à-brac donnant à l’ensemble, un côté archaïque délicieux. Nous arpentons une petite ruelle, qui comprend un mélange parfait entre des panneaux publicitaires discrets et des véhicules rouillés, semblant avoir été abandonnés il y a plusieurs dizaines d’années.

Les sites naturels qui entourent la ville comprennent des cascades, des points d’eau fréquentés par des chevaux sauvages, des burros, des pétroglyphes indiens, des fossiles et des bois pétrifiés.

Barrage Hoover

Accueillant plus d’un million de touristes par an, le barrage Hoover situé à 40 kilomètres au Sud-Est de Las Vegas, appelé également : « Hoover Dam » est un barrage poids-voûte sur le fleuve Colorado aux États-Unis, près de Boulder City, à la frontière avec l’Arizona.

Inauguré le 30 septembre 1935 par le président Franklin Delano Roosevelt, sa construction fut réalisée entre 1931 et 1936, durant la Grande Dépression et coûta la vie à 112 ouvriers.

Ouvrage majeur de l’état du Nevada, sa construction a nécessité près de 7 millions de tonnes de béton et eut pour conséquences la création du lac Mead et le développement de Boulder City qui servit à la base pour héberger les ouvriers ayant participé au chantier.

En arrivant sur place, les visiteurs peuvent découvrir l’extérieur du site et bénéficier de vues panoramiques intéressantes sur la rivière et le déversoir. Plusieurs statues émanant du sculpteur Hansen sont dispersées le long du barrage et peuvent être découvertes par les visiteurs.

En se retrouvant en plein cœur de la route qui longe l’ouvrage, les visiteurs peuvent réellement prendre conscience de son gigantisme.

La place du Dévouement de Hansen, sur le contrefort du Nevada, contient deux sculptures d’une figure ailée flanquée d’un drapeau. Sur la terrasse à la base du monument, se trouve une carte astronomique qui représente le ciel de l’hémisphère nord tel qu’il était le jour du discours inaugural du président Roosevelt.

L’intérieur de l’ouvrage est néanmoins interdit d’accès pour raison de sécurité.

Cathedral Gorge SP

Situé à 300 kilomètres au Nord de Las Vegas et proche de  Panaca, le site de Cathedral Gorge est un parc englobant une gorge longue de 1,5 kilomètres qui fut la conséquence de l’assèchement d’un vieux lac.

Le parc comporte deux entrées : l’entrée Sud qui constitue l’entrée principale et compte un Visitor center ouvert de 9 h à 16 h 30 ainsi qu’une entrée Nord qui mène à un petit parking.

L’accès au site est payant et coûte 10 dollars par véhicule. Il est possible d’effectuer le paiement soit dans une borne prévue à cet effet, soit au Visitor center. Le pass : « America The Beautiful » n’est pas accepté.

En entrant dans le parc, le visiteur peut ainsi découvrir des magnifiques colonnes et falaises dont la couleur ocre resplendit, tirant sur l’orange et le jaune.

Plusieurs sentiers permettent d’y effectuer le tour : la Nature Loop (0,8 kilomètres nécessitant 30 minutes pour effectuer une boucle), la Caves Trail (2 kilomètres nécessitant 30 minutes pour un aller et retour), la Juniper Draw Loop (4,8 kilomètres nécessitant 60 minutes pour effectuer une boucle), la Miller Point trail (3,2 kilomètres nécessitant 60 minutes pour effectuer un aller et retour) et l’Eagle Point Trail (1,3 kilomètres nécessitant 30 minutes pour effectuer un aller et retour)

Si le Eagle Point Trail permet de rejoindre le plus beau point de vue du parc, qui permet de découvrir le canyon dans son ensemble, au travers de ses monticules et de ses pics acérés pointant vers le ciel, les autres trails permettent de s’approcher au plus près des manifestations géologiques uniques du territoire.

Goodsprings

A 30 kilomètres au Sud de Las Vegas, la petite ville de Goodsprings peuplée de 200 habitants, une ancienne cité minière qui fonctionne un peu comme une ville fantôme et permet aux visiteurs de se plonger dans le Far West d’antan. Son accès est libre et gratuit.

Connue sous le nom de Good’s Spring, la ville trouve ses origines au XIXe siècle, lorsque son fondateur : « Joseph Good » s’est installé au sein de ce territoire aride afin de bénéficier des bienfaits de sa source d’eau douce.

Au début du XXe siècle, la ville voit le nombre de ses habitants exploser, dépassant même la ville de Las Vegas voisine, lorsque des métaux précieux sont découverts dans les mines avoisinantes : « cuivre, or, zinc, plomb et uranium »

Mais, comme nombre de ville minière du Far West, la bourgade se vide de ses habitants durant le XXe siècle.

Ainsi, le visiteur en entrant dans Goodsprings est immédiatement plongé dans le passé. Son avenue principale le long de laquelle sont placées des maisons dont le bois et la pierre en sont les matériaux principaux, rappelle les longues avenues des Westerns américains. Avec en point d’orgue, le Pioneer saloon dans lequel il est possible de prendre un rafraîchissement.

A ses côtés, le General store et le Fayle hotel attirent également les regards. Tout comme l’école primaire et le Campbell Stone Cabin, plus ancien bâtiment de la ville.

A l’extérieur, à 8 kilomètres de son centre, les Seven Magic Mountains représentent un incontournable à ne pas louper. Le site d’accès libre est l’œuvre de l’artiste Ugo Rondinone, un artiste suisse qui a empilé les unes sur les autres, des gros rochers qu’il a peints en de multiples couleurs.

Les sept colonnes détonnent dans le paysage aride ambiant. En fonction de la position du visiteur, les œuvres paraissent alignées, regroupées ou disposées aléatoirement, un jeu visuel fort intéressant.

Lake Tahoe

Situé dans le Nord-Ouest de l’état, à 15 kilomètres de Carson city, la capitale et partageant un peu de sa superficie avec la Californie, le lac Tahoe se trouve à 1 897 mètres d’altitude. Considéré comme le plus grand lac d’eau douce d’Amérique du Nord, il a une superficie de 502 kilomètres carrés et mesure 19 kilomètres de large et 35 kilomètres de long.

Deuxième lac le plus profond des États-Unis, il a un périmètre de 116 kilomètres. Sa particularité de posséder une eau assez claire permet d’y voir jusqu’à 20 mètres de profondeur.

La principale agglomération située sur les rives sud du lac est la ville de South Lake Tahoe. Partagée entre les deux états, elle possède de nombreuses infrastructures, ce qui en fait un point de chute idéal pour visiter la région. Si du côté californien, la ville possède une architecture agréable, constituée essentiellement de bâtiments en bois et en pierres, du côté du Nevada, son environnement urbain est essentiellement moderne, les édifices regroupant d’immenses buildings intégrant des casinos et des hôtels.

Le lac englobe la Heavenly Mountain Resort, la plus grande station de ski de la région qui peut être rejointe par la route ou par la télécabine Heavenly Gondola.

De nombreuses randonnées permettent de profiter de la beauté du lac, entouré par une végétation dense constituée essentiellement de conifères : Lake of the sky Trail (600 mètres pour un aller et retour), Vikingsholm Trail (3,2 kilomètres pour un aller et retour), Lake Trail (3,2 kilomètres pour un aller et retour)

La zone de Taylor Creek comprend un Visitor Center ouvert seulement en été. Le lac comporte deux plages intéressantes prises d’assauts par les voyageurs souhaitant s’y baigner : Baldwin Beach et Pope Beach.

Le Sugar Pine Point State Park dont l’entrée est payante (le pass America The Beautiful n’est pas accepté) est un parc qui dispose de sublimes plages et le musée Ehrman Mansion, une résidence d’été datant du XXe siècle. Le site comporte également les célèbres rails d’un ancien système de mise à l’eau des bateaux qui se jettent dans le lac.

Un autre parc payant : le Sand Harbor State Park (le pass America The Beautiful n’est pas accepté) est tout autant un incontournable. Situé au Nord-Est du lac, il est souvent accaparé par les touristes amateurs de belles photographies. Il possède également de belles plages de sable.

Au Sud de Sand Harbor, le Secret Harbor en accès libre dévoile de magnifiques criques désertes ainsi que le Bonsai Rock, un rocher sur lequel poussent de petits arbres, d’où son nom.

Parmi les points de vue, citons l’Emerald Bay State Park qui en possède deux : l’Emerald Bay et l’Inspiration Point qui donnent une vue d’ensemble sur le lac en contrebas. N’oublions pas le Lake Tahoe Scenic Overlook.

Ryanhenge

A une heure au Nord de Las Vegas et à 30 minutes au Sud d’Alamo, le long de la Great Basin Highway, le site de RyanHenge d’accès libre et gratuit représente à la manière de Stonenhenge en Angleterre, un calendrier solaire grandeur nature, conçu par Ryan Williams, PDG de Western Elite Landfill en 2017.

Constitué de 57 colonnes de largeurs différentes, le site englobe sur le sol une représentation de la terre au travers d’une carte au centre de laquelle se trouve un grand poteau percé d’un trou duquel émerge à midi, les rayons du soleil qui se projettent sur la carte.

Les continents représentés sont parsemés également de symboles et de phrases étranges. Mais, ce qui nous surprend surtout, c’est la présence de deux représentations d’extra-terrestres disposés sur le site. Un se trouvant derrière une colonne, alors que l’autre de couleur verte nous regarde en hauteur.

Le site qui se situe aux côtés d’une sorte de cirque sédentarisé, comprend également un échiquier et un labyrinthe. Quelques wagons d’époque sont également exposés.

Rhyolite

Fondée en 1904 dans le cadre de la ruée vers l’or, Rhyolite est une ville fantôme qui se situe aux abords de la vallée de la mort, dans l’Ouest de l’état.

La ville a connu son apogée en 1907, comptant 8000 habitants et possédant même l’ambition de devenir une grande métropole américaine. Malheureusement, à partir de 1908, ses habitants la désertent pour des raisons économiques avant de voir tous ses commerces fermer les uns après les autres.

La ville est déclarée fantôme en 1919 et ses édifices construits en béton, à la différence de nombreuses villes de la ruée vers l’or, sont laissés à l’abandon.

Lorsque nous entrons dans la ville, sous un soleil de plomb, nous faisons un premier arrêt dans une sorte de musée à ciel ouvert dans lequel, nous découvrons de nombreuses statues blanches dont les expressions semblent horrifiques. Disséminées sur un terrain, elles procurent à la fois un effet de surprise et de crainte. Surtout en ce qui concerne l’œuvre qui en regroupe une bonne dizaine accolée.

Un peu plus loin, après avoir découvert une maison dont les murs ont été constitués avec des bouteilles en verre, nous parcourons une longue route qui ressemble à une avenue, parsemée ici et là, de nombreux restes de maisons. Il faut dire que la ville comportait des infrastructures de qualité : hôtels, restaurants, magasins, saloons, banques, opéras, salles de spectacle, agences de presse, bureaux et école.

Le point d’orgue de la visite reste la banque Cook, conservée à la différence des autres édifices, admirablement. Nous entrons à l’intérieur de son site et pouvons admirer la finesse de ses détails.

 Alamo

Se trouvant à 140 kilomètres au Nord de Las Vegas, Alamo est une ville centrale pour la découverte du centre de l’état et de ses trois trésors : l’autoroute des extraterrestres, la Zone 51 et la réserve naturelle de la vallée de Pahranagat.

Si la ville en elle-même ne compte pas d’attraits particuliers, ressemblant à de nombreuses villes américaines de campagne, elle possède des commerces, des hébergements et des stations-services. Il est donc intéressant d’y effectuer un tour pour y humer la véritable atmosphère de l’Amérique profonde.

Peuplée de 785 habitants, cette ville possède également de manière excentrée, un café célèbre qui a développé son thème autour des Ovnis et des Aliens. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à son abord, nous découvrons un grand panneau faisant la promotion de la zone 51 proche. Bien visible et s’étendant sur plusieurs mètres de longueur, un grand mur comportant une fresque monumentale sur le thème des extraterrestres nous accueille.

Nous entrons à l’intérieur du commerce et saluons les deux femmes qui y travaillent. Sur des étagères, des centaines de goodies à l’effigie de la zone 51. Le tout, disséminés au milieu de bœuf séché.

Dans un des coins, une machine de foire comportant une poupée s’inspirant de : «  Donald Trump », l’ancien président américain, mais qui présente un visage ayant fusionné avec un Alien. Il nous réclame un peu d’argent pour nous lire l’avenir. Après nous être trompés et avoir payé avec une pièce restée coincée dans l’engrenage, nous finissons par glisser un billet dans la fente et recevoir en échange un simple ticket sur lequel est inscrit un proverbe bidon.

Virginia City

Se trouvant dans l’Ouest de l’état, à 16 kilomètres au Nord-Est de la capitale, Virginia City est une ville fondée en 1850 lors de la découverte de Comstock Lode, un des plus grands gisements d’or et d’argent d’Amérique du Nord. En 1873, un autre gisement est découvert, intensifiant l’activité de la ville qui voit son nombre d’habitants atteindre 25 000.

Malheureusement, comme nombre de bourgades construites lors de la ruée vers l’or, elle commence à tomber en désuétude en 1969 avec la diminution de l’exploitation des gisements.

Avec la fin de l’exploitation minière, la ville perd ses habitants dont le nombre se stabilise autour des 800 aujourd’hui, la bourgade devenant touristique, avec près de 2 millions de visite par an.

Il faut dire que la ville ne manque pas d’attrait. La C Street, sa rue principale comporte entourant une route goudronnée, des dizaines de bâtiments qui abritent cafés, restaurants et commerces, dans des maisons essentiellement construites en bois.

Dans la partie Sud de la ville, construite en 1867, l’église First Presbyterian de style gothique est un des rares bâtiments ayant survécu au grand incendie de 1875. L’une des deux autres églises de la ville : la Sainte Mary’s in the Mountains est une église catholique datant de 1870 qui fut la première église de cette obédience à être édifiée dans l’état du Nevada. Elle est facilement reconnaissable au travers de sa structure en pierres comportant visuellement deux attraits : une base en briques rouges et un clocher tout de blanc vêtu. La troisième église est la Saint Paul’s Episcopal construite en 1876.

La ville compte plusieurs musées. Le Comstock Firemen’s présente une grande variété d’équipements des pompiers de l’époque. Le The Way It Was Museum présente quant à lui, une importante collection d’objets liés au travail des mines. L’Historic Fourth Ward School Museum se situe dans un magnifique bâtiment en bois et présente des expositions sur l’histoire de la ville.

Parmi les autres bâtiments exceptionnels, citons la Mackay Mansion, le Piper’s Opera House et le Storey County Courthouse.

Un peu excentrées, deux mines peuvent être visitées : la Chollar Mine située au 615 F Street et la Ponderosa Mine au 106 C Street. Au 435 F Street, une usine de traitement et d’extractions de minerais d’or et d’argent encore opérationnelle aujourd’hui peut également être visitée.

Red Rock Canyon

A 30 kilomètres à l’Ouest de Las Vegas, le parc de Red Rock Canyon accueille les visiteurs au sein d’un territoire étendue qui présente des merveilles géologiques uniques.

L’entrée du parc qui comporte un Visitor Center est payante et coûte 20 dollars par véhicule. Le pass : « America the Beautiful » est accepté.

Il est nécessaire pour les visiteurs d’effectuer une réservation en ligne sur le site Recreation. L’ouverture des inscriptions se fait au plus 30 jours avant la visite. Lors de l’entrée dans le parc, il convient de présenter sa réservation ainsi que son pass (ou payer directement l’entrée au guichet)

Parmi les sites d’intérêt, au cœur d’une terre aride, les Calico I et II sont des points de vue permettant d’admirer à hauteur d’homme, les roches écarlates présentant différentes couleurs et s’élevant de plusieurs mètres de hauteur.

Un autre site incontournable : le Sandstone Quarry permet de découvrir le contraste saisissant existant entre les roches.

Du High Point Overlook, il est possible d’admirer les Red Rock ainsi que la vallée environnante. Tout comme le permet, un peu excentré, le Red Rock Overlook qui se trouve à l’extérieur du parc.

Parmi les randonnées, citons : la Willow Springs (1,6 kilomètres pour un aller et retour) ; la Calico Tanks (4 kilomètres pour un aller et retour) et la Moenkopi Loop (3,2 kilomètres pour une boucle)

Rachel

Peuplée de 48 habitants, Rachel se trouve dans la vallée Tikaboo, au cœur du territoire du Grand bassin.

La ville se trouve le long de l’extraterrestrial Highway, sur laquelle nous circulons en voyant défiler devant nos yeux, un paysage aride et monotone, la ville étant la seule bourgade sur la route 375.

Appréciée des ufologues car étant proche de la Zone 51 voisine, la ville comporte la représentation d’un logo géant conçu par la société de restauration KFC, au travers d’un puzzle comprenant 6000 briques rouges, 14 000 blanches, 12 000 jaunes, 5000 beiges et 28 000 noires.

La ville comporte également au milieu de ses ranches, tous disposés le long de la route sur un unique côté, l’auberge :  « Little A’Le’Inn », un motel restaurant, qui dès l’entrée pose les jalons de son identification.

Juste aux côtés du panneau indiquant le nom de l’auberge, un peu effacé par les affres du temps qui passe, une dépanneuse qui suspend un OVNI nous surprend. Sur l’engin, des autocollants de divers pays de la planète sont placés.

En nous approchant de l’entrée de l’auberge ou du moins de son petit bar ouvert au public, un autre Alien nous accueille avec un sourire semblant figé. L’Alien se trouve à proximité d’une plaque commémorative.

Dans le café, de nombreux souvenirs sont proposés à la vente. Alors qu’un homme barbe hirsute encaisse les clients, une jeune femme se trouve derrière son comptoir sous un toit constitué de centaines de billets de 1 dollars.

Dans un des coins de la pièce, une affiche mentionnant les dangers encourus par les visiteurs se rendant dans la base Nellis Air Force Range, la base interdite de la Zone 51 voisine ainsi que des photos accrochées sur le mur.

Las Vegas

Située dans le Sud de l’état, au milieu du désert des Mojaves, le plus sec des quatre déserts nord-américains, dans le comté de Clark, Las Vegas, peuplée de 650 000 habitants, en est sa plus grande ville.

Fondée en 1855 par les Mormons qui en font une bourgade agricole, la ville après avoir bénéficié des lois libérales en matière de jeux de l’état, devient célèbre dans le monde entier et obtient, sa légende de capitale de la luxure et de la dépravation.

Surnommée Sin City : « la ville du péché » à cause des jeux d’argent, des spectacles pour adulte et de la prostitution légale dans les comtés voisins, elle prend un virage un peu plus familial dans les années 2000 en tentant de devenir : « The Entertainment Capital of the World », la capitale mondiale du divertissement.

La ville se trouve dans la : « Las Vegas Valley », au centre d’une cuvette aride entourée par de nombreuses montagnes. Les paysages qui se trouvent autour sont désertiques et caractéristiques de la région géologique du Grand Bassin.

La ville peut être considérée comme étant découpée en deux parties. La première d’entre elles est sans conteste le strip, une longue avenue bordée d’hôtels de luxe et de boutiques, qui s’étend sur près de 6,5 kilomètres.

La deuxième partie de la ville concerne le Downtown qui englobe à la fois Fremont, une sorte de prolongement couvert du strip ainsi que son centre-ville, qui lui ne possède pas d’attraits majeurs.

Nous avons la chance de pouvoir découvrir Las Vegas, de deux manières différentes. Son visage la journée est ainsi bien différent de la nuit, lorsque parée de ses plus beaux habits, la ville scintille de mille feux.

Par contre, lorsque nous arrivons en pleine nuit, nous découvrons un de ses visages que nous ne soupçonnions pas. Alors que tous les commerces ont fermé, que tous les spectacles sont terminés, nous découvrons une population marginale, pauvre et démunie arpenter les différents boulevards, certains dormant à même le sol.

Nous n’imaginions pas ce taux de désespoir dans une des villes les plus riches du monde, mais cette vision de Las Vegas corrobore parfaitement la séparation de l’Amérique entre sa population riche et ses habitants paupérisés.

Voici une présentation des casinos les plus connus du strip que nous prenons bien soin de découvrir au travers de leurs illuminations, qui elles ne cessent jamais jusqu’au lever du jour :

The STRAT Hotel, Casino & Skypod est situé au 2000 Las Vegas Blvd. South. Il a été inauguré le 30 avril 1996 et comporte 2444 chambres. Son attraction principale est la Stratosphere Tower qui culmine à 365 mètres. Au sommet se trouve un petit parcours de montagnes russes ainsi que le Big Shot.

Sahara est situé au 2535 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1952 et comporte 1 720 chambres. Il s’inspire du désert éponyme. L’attraction principale est le Speed, des montagnes russes dont le circuit longe le Strip. Il comporte plusieurs restaurants et une chapelle de mariage.

Circus-Circus est situé au 2880 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1968 et posséde 3 774 chambres. Il propose un parc d’attraction couvert contenant les plus grandes montagnes russes couvertes du monde

Wynn Las Vegas est situé au 3131 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 2005 et compte 2 716 chambres. Il possède un très grand casino, un lac, 18 restaurants, une boîte de nuit, un concessionnaire Ferrari et Maserati, 26 boutiques, une galerie d’art, deux chapelles, un très grand complexe de piscines, un parcours de golf de 18 trous. Il propose un spectacle semi-couvert appelé : « le rêve »

Treasure Island est situé au 3300 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1993 et comporte 2 900 chambres. L’hôtel propose un show reconstituant l’attaque d’un bateau par les pirates ; il est relié au Mirage par un monorail.

The Venetian est situé au 3355 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1999 et compte 7000 chambres.  Il a pour thème la ville de Venise. Outre un décor inspiré de l’Italie, il comprend également un musée de motos mais aussi et surtout le Guggenheim Museum of Las Vegas qui accueille de très grandes toiles.

The Mirage est situé au  3400 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1989 et comprend 3049 chambres.

Il comprend un aquarium de 90 000 litres environ et quelque 1 000 palmiers de 20 mètres de haut. Il propose tous les soirs un spectacle de son et lumière, apprécié des visiteurs.

Casino Royale est situé au 3411 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1979 et comprend 152 chambres.

Harrah’s Las Vegasest situé au 3475 Las Vegas Blvd. South. Il a été inauguré en 1992 et comprend       2616    chambres.

The Linq est situé au 3535 Las Vegas Blvd. South. Il a été inauguré en 1980 et comprend 2700 chambres. Il possède une grand roue, nommée : « The High Roller at The Linq

Flamingo Las Vegas est situé 3555 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1946 et comprend         3 642   chambres.

Caesars Palace est situé au 3570 Las Vegas Blvd. South      ; il a été inauguré en 1966 et comprend 3 370         chambres.

Gansevoort Las Vegas est situé au 3595 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1979 et comprend            200      chambres.

Bellagio Las Vegas est situé au 3600 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1998 et comprend 3 933 chambres.

Il possède une grande galerie de boutiques de luxe. Chaque soir, il propose sur son lac, toutes les 20 minutes, un spectacle de jets d’eau de plus de 75 mètres de hauteur.

Bally’s Las Vegas est situé au 3645 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1973 et comprend         2 832 chambres. Il est relié au Paris Las Vegas par une galerie commerçante et au MGM Grand par un monorail.

Paris Las Vegas est situé au 3655 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1999 et comprend           2 916   chambres. Il est relié au Bally’s par une galerie commerçanteet comprend une réplique de la tour Eiffel haute de 165 mètres.

Planet Hollywood est situé au 3667 Las Vegas Blvd. South il a été inauguré en 1963 et comprend 2 567           chambres.

Boardwalk / Cosmopolitan Resort & Casino est situé au 3750 Las Vegas Blvd. South il a été inauguré en 2010 dans sa nouvelle version et comprend       3 041 chambres.

Park MGM est situé au 3770 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1996 et comprend 3 014 chambres.

MGM Grand Las Vegas est situé au 3799 Las Vegas Blvd. South    ; il a été inauguré en 1993 et comprend 5 034 chambres. Il compte plusieurs grandes piscines extérieures ainsi qu’une petite rivière. Il possède également des terrains de tennis, des salles de sport et de remise en forme, des salles de réunions ; il est connu surtout pour détenir une grande salle de réception pour les événements sportifs et grands spectacles, de plus de 15 000 places.

New York – New York est situé au 3790 Las Vegas Blvd South ; il a été inauguré en 1997 et comprend  2 119   chambres. Il présente une réplique de douze bâtiments de New York, dont notamment l’Empire State Building sur 47 étages et environ 160 mètres de haut. Un grand circuit de montagnes russes fait le tour de l’hôtel.

Tropicana est situé au 3801 Las Vegas Blvd. South ; il a été inauguré en 1957 et comprend 1 800          chambres.

Excalibur est situé au 3850 Las Vegas Blvd South ; il a été inauguré en 1990 et comprend 5034 chambres. Il développe le thème du médiéval au travers de ses infrastructures et de son ambiance générale.

Luxor est situé au 3900 Las Vegas Blvd South ; il a été inauguré en 1993 et compte         4 476 chambres réparties sur trente étages dans la pyramide et sur 22 étages dans les deux tours extérieures qui ont été ajoutées quelques années après son ouverture. Il est relié au Mandalay Bay sur sa  gauche et à l’Excalibur sur sa droite par un métro aérien. Développant son thème sur l’Egypte, il possède une réplique du Nil sur lequel il est possible de naviguer.

Mandalay Bay est situé au 3950 Las Vegas Blvd South ; il a été inauguré en 1999 et compte 4 766 chambres. Un métro aérien relie l’hôtel au Luxor et à l’Excalibur. Il est également doté d’une énorme piscine avec une rivière avec courant.

Delano Las Vegas est situé au 3950 Las Vegas Blvd South  ; il a été inauguré en 2004 et comprend 1 122 chambres.

Trump est situé au 3128 Las Vegas Blvd South ; il a été inauguré en 2008 et comprend   1 122 chambres.

Four Seasons est situé au 3960 Las Vegas Blvd South ; il a été inauguré en 1999 et comprend 424 434 chambres Le Four Seasons ne comprend pas de casino.

Sur le Strip, mis à part les hôtels, se trouve au 5200 Las Vegas Boulevard, le : « Welcome to Fabulous Las Vegas Sign », un immense panneau haut de 7,36 mètres devant lequel, nombreux sont les touristes qui se font photographier. Nous ne dérogeons pas à la règle et après une heure d’attente, nous pouvons enfin bénéficier de ce cliché racoleur essentiel.

En arpentant le strip, nous rentrons dans différents hôtels afin de vivre au cœur d’univers exceptionnels. Nous pouvons également découvrir ce qui fait l’essence même de Las Vegas : les casinos.

La structure même d’un hôtel à Las Vegas correspond à une règle bien précise. Tout n’est présent que pour donner envie aux joueurs de s’asseoir à une table ou devant une machine à sous.

C’est pourquoi, il n’est pas rare de trouver sur certains sites, des réservations d’hôtels de grand luxe pour quelques dizaines d’euros, l’hôtel espérant récupérer sa mise grâce au casino qu’il contient.

En ce qui nous concerne, nous avons pu réserver deux nuits à l’hôtel Excalibur pour la somme de 20 euros la nuit pour quatre personnes. Nous avons ainsi eu la chance de tomber sur un site spécialisé sur lequel se trouvent des prix hautement compétitifs : https://www.vegas.com/

Sur le strip, nous découvrons également un édifice unique, construit récemment et inauguré en 2018 avant d’entrer en fonctionnement en 2023 : la Sphère, qui appartient au groupe possédant l’hôtel : « The Venitian » et nous permet de voir devant nous, le génie de la capacité humaine à se projeter dans le futur.

Disposant de 54 000 mètres carrés d’écrans LED, la sphère recouvre un auditorium de près de 18 600 places. Elle mesure 112 mètres de hauteur pour 157 mètres de large.  Son intérieur est constitué d’un équipement LED de 16 K s’étendant sur une surface de 15 000 mètres carrés.

En pleine nuit, alors que nous lui faisons face, nous sommes subjugués par la finesse des détails projetés. La lune y est représentée et alors que nous l’admirons, le véritable astre qui se trouve juste au-dessus de nos têtes peine à faire le poids.

Alors que nous arpentons le strip, au milieu de milliers de touristes qui déambulent sans trop savoir où ils se rendent, nous assistons au spectacle offert par l’hôtel : « The Mirage » De manière flamboyante, un volcan entre en éruption et grâce à un subtil jeu de lumière, nous ressentons pleinement la puissance de la nature qui y est représentée. Le spectacle est diffusé toutes les trente minutes jusqu’à minuit.

Nous faisons de même avec l’hôtel : « The Bellagio », qui nous permet de vivre un conte de fée au milieu de jets d’eau pouvant atteindre 75 mètres de hauteur. Le spectacle également diffusé jusqu’à minuit est renouvelé toutes les 20 minutes.

Deux autres spectacles valent le détour : le spectacle proposé par l’hôtel : « Treasur island » et celui proposé par l’hôtel : « The Wynn », ce dernier étant un peu plus difficile d’accès puisqu’il est nécessaire d’entrer dans l’hôtel pour le découvrir. Ce qui donne également la possibilité d’en prendre plein les yeux, tant le luxe tapageur y est omniprésent.

 

Nous effectuons un petit détour pour rejoindre la stratosphère, une immense tour de 365 mètres de hauteur qui permet à son sommet de vivre plusieurs expériences libératrices d’adrénaline : le Big Shot qui permet d’être projeté en l’air, l’Insanity the Ride qui permet de tourner au-dessus du vide, l’Xscream, un wagon sur rail qui bascule dans le vide et le Skyjump, un saut à l’élastique.

Toujours sur le strip, sur 4 niveaux, le M&M’s World est une boutique dédiée aux friandises connues dans le monde entier. A ses côtés, le Coca-Cola store dédié à la boisson gazeuse permet de déguster les différents types de Coca vendus dans le monde.

Pour que la découverte de la ville soit complète, nous allons en plein jour aux abords de Fremont pour nous rendre dans le Pawn Shop Gold Silver, devenu célèbre pour l’émission télévisuelle qui lui est consacré. A l’intérieur, nous achetons quelques cartes : « Pokemon » à 5 dollars, afin d’avoir un petit souvenir de notre passage.

Nous terminons juste à côté par la visite de la chapelle Wedding, le plus connue de la ville pour les mariages qu’elle organise en présence d’un sosie d’Elvis Presley.

Conclusion

Connu essentiellement pour la ville de Las Vegas, l’état du Nevada a pourtant beaucoup à offrir. Territoire assez plat, aux paysages uniformes, il présente tout de même une nature intéressante, surtout dans sa partie Sud avec la Valley of Fire et le Red Canyon.


Frontalier de la Californie, de l’Utah et de l’Arizona, il correspond à un point de chute intéressant pour découvrir l’Ouest américain. Ses tarifs assez bon marché comparé à la Californie voisine en font un état fortement visité, mais surtout dans le pourtour de la capitale du jeu, sa ville le plus représentative.

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Chypre : les incontournables

Chypre : les incontournables

Situé dans le Sud de l’île de Chypre, la République éponyme de Chypre, est un pays de l’Union Européenne frontalier du Moyen-Orient ayant connu de nombreux conflits qui n’ont en rien altéré son potentiel touristique, constitué de paysages splendides, de villes historiquement riches et d’une identité qui, si elle trouve ses origines en Grèce voisine, n’en possède pas moins une unicité qui lui est propre.  Nous avons passé plusieurs jours au cœur de ce territoire et nous vous dévoilons au sein de cet article ses nombreux incontournables.

Chypre est une île particulière, puisqu’elle possède en son sein quatre entités dont la République de Chypre,  Akrotiri et Dhekalia, deux bases souveraines britanniques et la République Turque de Chypre du Nord, état composant 38 % du territoire, mais n’étant pas reconnu par la communauté internationale.

Ainsi, durant notre périple sur l’île de Chypre, nous avons souhaité découvrir tous les territoires présents. Cet article vous présente ainsi de manière complète les incontournables de la République de Chypre. Cet article vous permettra ainsi d’y préparer votre séjour en vous présentant les sites les plus emblématiques du pays, membre de l’Union Européenne dans lequel nous avons été en avion, grâce à la compagnie Ryanair, pour un coût aller et retour de 250 euros par personne.

L’histoire mouvementée de ce pays explique en partie sa situation et la partition de l’île. Après 3000 ans d’occupation par les Ottomans, l’île de Chypre est cédée au Royaume-Uni en échange d’un bail de 500 000 dollars par an et d’un soutien à l’Empire lors du conflit l’opposant aux Russes.

Pour se détacher du Royaume-Uni, les Chypriotes se rapprochent de la Grèce, mais à partir de 1955, les nationalistes chypriotes grecs se radicalisent contre les britanniques, qui en appellent à l’aide aux chypriotes turcs qui peuplaient le Nord de l’île depuis plusieurs siècles, transformant un conflit politique en guerre communautaire.

En 1959, sous l’égide de la Grande-Bretagne, de la Grèce et de la Turquie, Chypre obtient son indépendance, les trois pays maintenant sur place de nombreux soldats pour péreniser l’équilibre trouvé entre les entités présentes.

En 1963, alors que d’un point de vue politique, les deux territoires turcs et grecs étaient gérés pacifiquement, le président chypriote tente de réduire les droits des citoyens d’obédience turque. Les violences communautaires reprennent. La dictature mise en place en Grèce se propage sur l’île de Chypre et le président en exercice est démis de ses fonctions en 1974.

La partie Nord de l’île ayant peur pour la gestion de ses intérêts, fait appel à la Turquie qui envoie plusieurs milliers de soldats qui s’y établiront. En 1983, après plusieurs tentatives de négociations infructueuses, la République Turque de Chypre du Nord déclare son indépendance, contre l’avis de l’ONU qui ne la reconnaît pas, devenant un état de facto et non de droit.

Dés lors, la Turquie qui est le seul état à la reconnaître y maintient près de 30 000 hommes tout en y favorisant l’implantation de 120 000 colons, modifiant la structure même de la population qui regroupe aujourd’hui 400 000 habitants.

La République de Chypre continue son évolution en rejoignant l’Union Européenne en 2003 et c’est ce pays que nous vous présentons au sein de cet article.

Nous avons ainsi atterri à l’aéroport international de Paphos, dans l’Est de l’île. Nous avons passé un long moment sur le territoire dont l’ambiance nous a semblé diamétralement différente de celle rencontrée en République Turque de Chypre Nord, une ambiance générale présentant des similitudes avec la Grèce.

Nous avons bénéficié d’un accueil fort agréable des populations locales, toujours souriantes, toujours avides de rencontres. En ce qui concerne les prix, ils sont bien inférieurs à ceux pratiqués en France et nous ont permis de nous en sortir correctement à moindre coût.

Les routes principales sont globalement bonnes, mais par contre, nous avons subi de lourdes difficultés à circuler dans l’Ouest, vers la péninsule d’Akamas où les conditions de circulation sur des chemins en terre battue sont compliquées. Nous avons également connu une crevaison dans le centre du pays, essentiellement montagneux. Si les routes sont majoritairement asphaltées, de nombreux cailloux tombés des falaises traversées sont présents et représentent un véritable danger pour les pneumatiques.

Pour vous faire une idée plus précise du territoire, n’hésitez pas à vous rendre sur notre récit photographique qui vous présente de manière détaillée et complète, sous forme d’une photothèque chronologique, notre séjour en République de Chypre : https://hors-frontieres.fr/chypre-recit-de-voyage-le-grand-tour-de-lile/

Pour découvrir l’article sur les incontournables d’Akrotiri, l’une des deux bases militaires britanniques de Chypre présentes sur l’île, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/akrotiri-sur-lile-de-chypre-les-incontournables/

Pour découvrir l’article sur les incontournables de Dhekelia, la deuxième base militaire britannique de Chypre présente sur l’île, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/dhekelia-les-incontournables-de-ce-territoire-sur-lile-de-chypre/

Pour découvrir l’article sur les incontournables de la République Turque de Chypre du Nord, rendez-vous sur le lien suivant : https://hors-frontieres.fr/republique-turque-de-chypre-du-nord-les-incontournables/

The Edro III Shipwreck

Au Nord de Coral Bay, sur la côte Ouest de Chypre, le site : « The Edro III Shipwreck » permet de faire connaissance, dans un paysage magnifique constitué de hautes falaises, avec la carcasse d’un bateau, qui au travers de la rouille dont il s’habille, dégage un côté apocalyptique déroutant.

Ainsi, après avoir garé notre véhicule sur un semblant de parking, nous marchons quelques mètres pour parvenir jusqu’à l’EDRO III, ayant battu d’antan, pavillon sierra-léonais, qui s’est échoué au large de Pegeia, le 8 octobre 2011 dans une mer agitée, lors d’un voyage vers Rhodes, en provenance de Limassol.

Transportant du plâtre, le bateau a vu son équipage de neuf membres être secouru et transporté par avion vers Paphos, par un hélicoptère militaire britannique local.

Dès lors, toute tentative de remorquage de l’épave, ont  été abandonnées en raison de la difficulté du projet. Néanmoins, la municipalité de  Pegeia a fait appel à la société allemande CIMEXTA Vessel Salvage Company pour éliminer tous les diesel, hydrocarbures et polluants marins du navire et de rendre la coque étanche, l’abandonnant par la suite à la nature qui a très rapidement repris ses droits dessus.

Face à nous, un monstre de 80 mètres de longueur et pesant près de 2500 tonnes, aux abords de belles grottes marines. Le navire repose sur des rochers marins et reste aujourd’hui, une des attractions phares de la côte Ouest. Il est possible, quand bien même déconseillé, de grimper dessus en y lançant une phase d’abordage, risquée par la violence des vagues qui frappent sa coque.

Lara Beach

Au Nord du site d’Edro III, dans la péninsule d’Akamas, Lara Beach s’atteint après une route de très mauvaise qualité, constituée de terres et de cailloux.

Mais après l’effort, le réconfort de découvrir une des plus belles plages de Chypre, qui dévoile ses charmes au travers de son côté sauvage et des paysages l’entourant.

Après avoir stationné notre véhicule sur le bord du chemin, nous devons descendre un petit ponton de bois désagrégé pour rejoindre la plage. Tout autour de nous, des dizaines de petites pancartes marquant l’emplacement des lieux de ponte des tortues marines, un phénomène naturel auquel il est possible d’assister aléatoirement, surtout vers la tombée de la nuit.

Alors que quelques touristes se promènent sur la plage, nous la parcourons et sommes enivrés par la beauté des lieux.  Son étendue de sable clair longe une eau cristalline et peu profonde. Elle est entourée de magnifiques falaises, lui donnant un côté un peu biaisé de crique du bout du monde.

Son environnement est constitué de pins permettant lors des hautes températures, de se protéger d’un soleil ravageur. Sur le sol, quelques fleurs sauvages aux couleurs éclatantes renforcent son côté attractif.

La plage est surtout fréquentée par des familles locales ainsi que par des surfeurs qui en apprécient les vagues prononcées.

Son fond marin encore vierge est un appel à la plongée avec masque et son environnement permet d’y effectuer de belles randonnées, avec une attention toute particulière à avoir lors de l’escalade des falaises qui l’entourent.

A proximité se trouve un restaurant qui propose une cuisine locale et méditerranéenne.

Choirokoitia

Aux abords de Larnaca, le site de Choirokoitia englobe un ancien village du Néolithique construit sur les pentes d’une colline qui couvre une superficie d’environ 3 hectares.

Lorsque nous entrons sur le site après avoir payé les 4,50 euros de droit d’entrée, nous nous rendons immédiatement aux abords de la reconstitution de l’ancien village, qui nous permet de nous plonger en immersion dans la vie de ces familles du néolithique. Les maisons circulaires sont ainsi dispatchées de telle sorte à les rendre plus fonctionnelles.

Sur le site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998, de nombreux écrits permettent d’en apprendre un peu plus sur cette population de l’époque ayant vécu à Chypre entre 7000 à 4000 avant Jésus-Christ. Les objets trouvés lors des fouilles sont exposés dans de nombreux musées européens.

Le site considéré comme un des sites néolithiques les mieux préservés de la partie orientale de la mer Méditerranée a été découvert en 1934 par Porphyrios Dikaios, directeur du département des antiquités de Chypre, qui y a mené six campagnes de fouilles entre 1934 et 1946 avant d’être remplacé par l’archéologue français et chercheur au CNRS Alain Le Brun en 1976.

Pour rejoindre le site des fouilles permettant de dévoiler la valeur historique du village, il est nécessaire de grimper en hauteur. A plusieurs endroits, des endroits creusés dévoilent les soubassements du village originel qui était entouré d’un mur de pierre de 2,5 mètres d’épaisseur et de 3 mètres de hauteur, dont l’entrée principale se trouvait en haut de la colline.

Les bâtiments présentant un diamètre extérieur compris entre 2,3 et 9,2 mètres, étaient construits en brique crue pour les murs et en pierre pour le soubassement, avec des toits plats. Chaque maison était composée de plusieurs bâtiments ronds, équipés de bassins, disposés autour d’une petite cour où se déroulaient les activités domestiques. L’intérieur des habitations était séparé en fonction de l’utilisation des pièces : travail, vie, stockage de nourriture. Les habitants de Choirokoitia cultivaient des céréales et élevaient des moutons, des chèvres et des porcs. Ils pouvaient également chasser et cueillir des fruits sauvages.

Mackenzie Beach

Mackenzie Beach s’étend sur 1 kilomètre de longueur et présente à proximité de la ville de Larnaca, un sable large de 40 mètres dont la teinte brune longe une eau de baignade calme et peu profonde.

Appréciée des locaux comme des touristes, la plage qui nécessite un stationnement payant de son véhicule sur les nombreux parkings qui l’entourent, est longée d’un front de mer fortement doté en cafés, bars, restaurants et discothèques.

La plage en elle-même alterne les parties publiques et privées, reconnaissables grâce à leur agencement de parasols et de transats. Tout du long, il est possible de trouver des toilettes et des douches. De juin à octobre, la plage est surveillée par des maîtres-nageurs équipés de matériel de premiers secours. Toute l’année, des concerts sont organisés sur la scène du front de mer ainsi que des expositions d’art sur son long.

De nombreuses activités peuvent être réservées : planche à voile et kitesurf ; balades en jet ski ; parachute ascensionnel ; plongée et snorkeling ; excursions en bateau et ski nautique.

La plage décorée de palmiers luxuriants possède en outre une particularité qui la rend unique. Du fait de sa localisation à proximité de l’aéroport international de Larnaca, il est possible, à la manière de la plage de Sint Marteen dans les Caraïbes, de voir atterrir les avions à très basse altitude ou de les voir décoller.

Kolossi castle

Non loin de Limassol, à la frontière avec le territoire d’Akrotiri, dans le Sud de l’île, le château de Kolossi a été construit en 1210 par l’armée franque, lorsque les terres éponymes furent données par le roi Hugues Ier aux chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Sa forme actuelle fut établie en 1454  par les Hospitaliers sous le commandement du commandant de Kolossi : «  Louis de Magnac »

En arrivant aux abords du château, le visiteur peut être surpris de sa structure rectangulaire constituée d’un seul donjon d’une superficie de 30 mètres sur 40.

D’une hauteur de 29 mètres, le château appelé également : « Commanderie hospitalière de Kolossi » se visite après avoir payé une somme de 2,50 euros. Il ne comprend pas de mobilier, mais de belles fresques ainsi que des canons rouillés à son étage supérieur. Sur certains murs se trouvent les armoiries taillées dans la pierre, des anciens propriétaires des lieux.

 Anogyra

Dans le centre de Chypre ou du moins dans son centre Sud, à une altitude de 170 mètres, Anogyra, peuplé de 301 habitants est un village traditionnel du pays, accessible à 45 kilomètres de Limassol, sur la route F607.

Si le village est célèbre pour ses confiseries : « Pastelli » fabriquées à partir de sirop de caroube de façon traditionnelle, il n’en demeure pas moins le formidable vecteur d’une mode de vie authentique dans lequel, immédiatement dès notre arrivée, nous sommes plongés dans une sorte de passé fantasmagorique, où la quiétude est le maître-mot d’un quotidien doux et délicieux.

A l’entrée du village, aux abords du cimetière, l’église d’Agia Magalomartyros Barbara, construite en 1909 accueille les visiteurs.

En continuant notre route, nous sommes arrêtés par une dame d’un certain âge qui nous sourit et tente de nous parler  dans un langage que nous ne comprenons pas, mais que nous nous efforçons d’écouter, tant elle dégage une gentillesse qui nous réchauffe le cœur.

Anogyra est un village magnifique, constitué de vieilles pierres admirablement conservées et entretenues. Il comporte nombre de sites intéressants, dont le musée Pastelli et le parc aux olives-Oleastro, une sorte de musée présentant différents appareillages utilisés par les travailleurs d’antan.

En arpentant de vieilles ruelles et en étant salués par les habitants que nous croisons, nous tombons nez-à-nez avec un vieil homme sirotant un café avec à ses côtés, plusieurs joueurs d’une sorte de jeu de société local.

Non loin, l’église Archangelos Michael se dresse devant nous. Construite à la fin du XVIIIe siècle, elle est constituée d’une structure rectangulaire à un seul clocher.

Le village compte également deux chapelles : la chapelle Agios Ioannis reconnaissable au travers de sa façade jaune et la chapelle Ayios Charalambos qui se situe dans le parc aux olives -Oleastro. Quelques centaines de mètres après la sortie du village d’Anogyra, sur le côté droit de la route, se trouvent les ruines du monastère de Timiou et Zoopoiou Stavros du XIVe siècle, construit dans une colonie proto-byzantine de la fin de l’époque romaine.  Si le monastère n’est plus utilisé, ses ruines sont ouvertes au public. Elles sont constituées de deux basiliques à trois nefs, ainsi que d’un ancien hameau.

Pour les amateurs de vin, il est possible de visiter le domaine Nicolaïdes, spécialisé dans la production d’un vin apprécié pour ses qualités gustatives.

Le pont de Tzelefos

A 440 mètres d’altitude, dans le centre de Chypre, au cœur de la zone forestière du village d’Agios Nikolaos, le pont de Tzelefos est l’un des nombreux ponts vénitiens de Chypre.

Après avoir garé notre véhicule sur un parking, nous rejoignons à pied en effectuant une petite descente, ce pont considéré comme le plus grand pont vénitien de l’île.

Nous sommes accueillis par un shooting photos d’un mariage, aux abords de la rivière Diarizos et découvrons le monument qui semble émerger au cœur d’une forêt dense et touffue. Le pont constitué d’une arche, est construit en pierre et mesure 30 mètres de long et 3,2 mètres de large. Sa hauteur de 6 mètres au-dessus de la rivière en contrebas permet aux promeneurs de la traverser sans se mouiller.  Sur son côté Sud, une petite croix qui se trouve sur une pierre est à peine visible.

Alors que nous l’enjambons d’un pas décidé, nous sommes bercés par la sérénité des lieux, uniquement brouillée par le bruit de l’eau qui s’écoule inlassablement. Nous nous asseyons sur une des pierres apparentes qui constituent le pont et regardons devant nous cette nature qui se dévoile avec parcimonie. Quelques poissons se laissent apercevoir et des oiseaux nous accompagnent de leur chant.

Le site est apprécié des familles locales qui aiment y pique-niquer.

Dans l’Antiquité, ce pont qui était connu sous le nom de : « pont de Vokaros » était très fréquenté. Il faisait partie des nombreux sentiers qui permettaient aux villages du secteur de rejoindre Paphos.

Église de l’archange Saint Michel

Située dans le village de Pedoulas, dans le centre du pays, l’église de l’archange Saint Michel dédiée comme son nom l’indique à l’archange Michel fut construite et décorée en 1474 par le peintre local Minas au frais du prêtre Vasilios Hamados. L’église est représentée par une structure à nef unique, coiffée d’un toit pentu, de style montagnard.

Figurant sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, l’église, d’une petite taille comporte un intérieur d’une richesse absolue. Ornée de fresques de style local post-byzantin disposées sur deux niveaux, l’église  est visitée chaque année par des milliers de touristes, subjugués par la beauté de ses représentations religieuses.

La zone supérieure englobe 11 compositions du cycle festif, tandis qu’au niveau inférieur il est possible de découvrir des représentations des Saints. La crucifixion et l’ascension sont représentés sur les frontons. L’iconostase en bois, est également peint avec des représentations byzantines.

La Gorge d’Avakas

Dans l’Ouest du pays, aux prémisses de la péninsule d’Akamas, à 16 kilomètres au Nord de la ville de Paphos, la gorge d’Avakas s’atteint après une route difficile sur terre battue.

Considérée comme une merveille naturelle du pays, elle est le circuit d’une magnifique randonnée qui est effectuée soit par des voyageurs indépendants, soit par des groupes chapeautés par des agences locales.

Ainsi, après avoir garé notre véhicule sur le parking attenant sur lequel, un vendeur en restauration rapide stationne, nous franchissons une petite entrée et nous nous engouffrons sur un chemin assez plat entouré par une végétation riche et dense.

La randonnée, offre des vues naturelles magnifiques avec la découverte d’une riche flore. Des petites pancartes nous indiquent les différentes espèces végétales que nous croisons dont une plante endémique de l’île : « la Centauria Akamantis » en voie de disparition

La Gorge d’Avakas a été formée suite à la violence d’une rivière attaquant les rochers calcaires pendant des milliers d’années, générant un paysage unique dans lequel, une flore particulière a pu se développer à l’abri de l’extérieur.  Il est ainsi possible d’y trouver des pins, des genévriers, des chênes, de vieux figuiers, ainsi que nombre d’autres arbres et fleurs sauvages. Sa faune est riche de renards, lièvres, faucons, corbeaux, chouettes, papillons et différents reptiles.

A plusieurs reprises, nous devons arpenter quelques petits escaliers ou traverser avec précaution des passages aquatiques engendrés par la rivière qui se jette dans le canyon que nous découvrons avec ébahissement. Nous faisons attention de ne pas glisser sur les rochers mouillés que nous devons enjamber.

Après un peu plus d’un kilomètre de marche, la gorge se dévoile avec ses murs de 30 mètres de hauteur constituant une sorte de long tunnel. Nous regardons vers le ciel et apercevons à plusieurs endroits, des rochers tenir en équilibre, accolés entre les deux parois du canyon. Nous continuons notre avancée, jusqu’à être bloqués par un niveau d’eau un peu plus marqué.

Face à nous, une petite chute s’écoule sur une paroi emplie de mousses vertes. Nous croisons une touriste suisse qui nous explique que la période idéale pour visiter la Gorge d’Avakas à Chypre est le printemps ou l’automne, l’été étant déconseillé du fait des températures extrêmes y régnant et l’hivers présentant un niveau d’eau beaucoup trop profond pour appréhender la randonnée sans risque.

Coral Bay Beach

Dans l’Ouest de l’île, à quelques kilomètres au Nord de Paphos, plus précisément à Pegeia, une station touristique florissante, Coral bay est une plage de sable doré bordant une eau claire et calme. Lorsque nous arrivons sur place de bon matin, seuls quelques touristes arpentent la plage, au milieu des transats d’un plagiste qui propose également une restauration rapide.

Entourée de palmiers lui donnant un côté irrésistible, la plage qui a été récompensée à plusieurs reprises par : « le Blue Flag Award » pour son attrait est appréciée des familles du fait de l’absence de vagues et d’une eau peu profonde qui permet aux enfants de s’y baigner en toute sécurité.

Les nombreuses infrastructures présentes permettent d’e s’adonner à de nombreuses activités : ski nautique, banane, surf, planche à voile, plongée et snorkeling.  Longue de 500 mètres, la plage est ainsi considérée comme l’une des plus belles de la région.

Se trouvant entre deux caps calcaires, elle est équipée de toilettes, douches, vestiaires, chaises longues, parasols, poubelles, bacs de recyclage et équipements de sports nautiques. Dans la région, se trouve une variété de restaurants, de tavernes de poisson, de cafés, de bars, de kiosques et d’hébergements. De plus, la plage est surveillée par des maîtres-nageurs équipés du matériel de premiers secours d’avril à octobre. Le site est facilement accessible à pied, à vélo, en bus ou en voiture.

Foinikas

Dans le Sud de Paphos, nous rejoignons après une route compliquée sur un terrain qui traverse à plusieurs reprises une rivière asséchée, le village fantôme de Foinikas, autrefois un centre administratif pour les Naites de Chypre avant d’être complètement abandonné et déserté.

Alors que notre voiture de location fraîchement louée voit son bas de caisse frotter contre les monticules de terre que nous franchissons sur une route cabossée et chaotique, nous parvenons finalement à un emplacement qui nous donne la possibilité de bénéficier d’une vue de carte postale. Face à nous, en contrebas, le village de Foinikas, statique avec en arrière-plan, l’eau du barrage d’Asprokremmos, une sorte de fusion entre des ruines et le symbole de la vie, une dichotomie émotionnelle forte qui nous permet en l’instant de ne plus faire qu’un avec cette nature sauvage qui dévoile ses charmes.

Le village est construit près de la rive Ouest de la rivière Xeropotamos, à environ 5 kilomètres au Nord-Ouest du village Anarita.  Le village Foinikas, avec les villages d’Agia Irene, d’Anogyra, de Platanisso et de Kaloyiannakia, constituaient la « Commendaria della Finicha », formant la plus haute administration militaire de la région.

En 1191, le village fut désigné comme capitale de l’administration des Naites, après la vente de Chypre par Richard Coeur de Lion. Il fut transmis de main en main entre les différents conquérants avant de se voir progressivement abandonné à partir de 1960, du fait de la déportation des Chypriotes turcs dans le Nord de Chypre.

En arpentant les différentes rues du village, nous sommes enveloppés par un sentiment étrange, un peu comme le sentiment ressenti lors de notre visite de lieux fantômes. Au travers des maisons, dont il ne reste que des pans de murs, nous pouvons aisément nous représenter la vie d’antan.

Certains bâtiments se trouvent en meilleurs état que d’autres et ils possèdent grâce à leurs pierres taillées apparentes, les caractéristiques de maisons à l’architecture intéressante.

Néanmoins, la végétation qui a repris ses droits que le village amène un côté de désolation dérangeante. Les maisons construites en pierre possèdent une structure architecturale unique à Chypre ou du moins dans sa partie Sud ; elles comportent d’immenses arches, des escaliers et des rez-de-chaussée, ces caractéristiques étant généralement rattachés aux habitations du Nord de Chypre.

Tombes de Makronisos

En arrivant dans la marina d’Agia Napa, dans l’Est de Chypre, nous découvrons un site balnéaire d’une qualité évidente. Plusieurs belles plages nous attirent, dont une qui se situe dans une sorte de petite crique face à une grande tour qui marque l’identité de la ville.

Après une petite baignade qui nous permet de nous détendre, nous partons à la recherche de ces tombes taillées dans la roche, d’un petit sanctuaire et d’une ancienne carrière.

Finalement, après avoir été jusqu’à la fin des terres sans rien trouver, nous faisons demi-tour et retournons aux abords de la plage où nous parvenons jusqu’à une porte grillagée qui ne paye pas de mine et qui représente pourtant l’entrée du site, dont l’accès est libre et gratuit.

Nous entrons et découvrons avec attention cette ancienne nécropole, formée de 19 tombes taillées dans le roc, qui auraient servi aux époques hellénistique et romaine.

Nous rejoignons les différentes chambres mortuaires quasiment identiques, qui comportent de larges marches conduisant à des tombes sobres équipées de bancs de pierre destinés à recevoir un sarcophage. Leurs intérieurs recouverts du fait du temps qui passe, par de la mousse et du lichen donnent l’impression d’une quiétude sans limite.

La plupart des chambres funéraires sont à peu près identiques ; elles se composent d’une fosse rectangulaire au milieu et de trois bancs le long des parois.

Le sanctuaire, en ce qui le concerne est une enceinte rectangulaire constituée de grands blocs irréguliers.  Le site a fait l’objet de pillages répétés dans les années 1870. Des fouilles ultérieures ont permis la découverte des vestiges d’une carrière, ainsi que de sépultures grecques.

Grand lac salé de Larnaca

S’étendant sur une superficie de 2,2 kilomètres carrés, le grand lac salé de Larnaca est le deuxième plus grand lac salé de Chypre. Déclaré en 1997, aire protégée en vertu de la loi chypriote pour la Protection et l’Aménagement de la nature et de la vie sauvage, il est classé site Ramsar et Natura 2000 de grand intérêt eu égard à l’importance de son biotope.

Situé au Sud-Ouest de la ville de Larnaka et à l’Est des villages de Meneou et Dromolaxia, dans le Sud de Chypre, le lac salé, connu localement sous le nom grec «Alyki », accueille en hivers de nombreux oiseaux migrateurs qui se nourrissent de la petite crevette Artémie, base de leur chaîne alimentaire. Le lac abrite ainsi 85 espèces d’oiseaux aquatiques dont la population est estimée entre 20 000 et 38 000 individus, majoritairement des flamants roses dont le nombre peut atteindre 12 000 mais également des : Grus grus, Charadrius alexandrines, Larus ridibundus, Himantopus himantopus, Burhinus oedicnemus, Hoplopterus spinosus, Oenanthe cypriaca et Sylvia melanothorax.

Nous longeons ainsi le lac pour rejoindre les abords de la mosquée Hala Sultan Tekke, qui se dévoile au travers de ses beaux minarets. Mais, il suffit de nous éloigner un peu pour la découvrir sous un angle nouveau. Le sel du lac renvoie les rayons du soleil, qui la sublime et la met en valeur.

Alors que nous avançons un peu sur le lac, malgré les panneaux d’interdiction de nous y rendre, nos pieds s’enfoncent dans une sorte de vase masquée. C’est alors que sortant de nulle part, nous sommes rejoints par un petit chat assoiffé. Nous retournons à notre véhicule afin d’abreuver sa soif.

Pour bénéficier d’une autre vue, nous longeons le sentier de 4 kilomètres qui l’entoure et faisons un arrêt non loin d’une double voie permettant de rejoindre le centre-ville de Larnaca.

La vue que nous avons sur le lac à près de 180 degrés est à couper le souffle. L’effet d’Albedo provoque une sorte de mirage grandeur nature qui laisse en suspension, la ville en arrière-plan. Un spectacle magique.

Précisons que le lac n’est plus exploité depuis 1986 à Chypre, date de la dernière récolte de sel au moment où l’île a décidé de contrôler et de taxer son exportation. Cette activité faisait ainsi vivre depuis le Moyen-Âge, des centaines de foyers.

Église Panagia d’Asinou

Dans le centre de Chypre, sur la rive Est d’un ruisseau, à 3 kilomètres du village de Nikitari, l’église Panagia d’Asinou, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO est dédiée à la Sainte Vierge des «Phorbia».

Comme nombre des églises de l’île, elle était accolée à un monastère fondé au XIe siècle grâce à la donation du Magistère Nikiphoros Iskhyrios, qui devint moine par la suite et prit le nom : « Nikolaos ». Le monastère resta en fonction jusqu’à ce qu’il soit abandonné au XVIIIe siècle.

L’église se compose de deux parties : le naos à nef unique surmonté d’une voûte et le narthex qui fut ajouté un peu plus tard, dans la seconde moitié du XIIe siècle. Son toit constitué de tuiles plates est en pente et en bois.

Les fresques à l’intérieur de l’église sont d’une beauté inégalée et ont été conçues du XIIe au XVIIe siècle, sous inspiration de l’art de Constantinople, ville natale présumée du peintre.

Evretou 

A 6 kilomètres au Sud-Ouest de Lysos et à 15 kilomètres du Sud de Polis, dans le Nord de Chypre, sur la route B7, Evretou, peuplé de 5 habitants est considéré comme un village fantôme, qui s’est vu vider de sa population turque, déportée dans le Nord de l’île, le 9 mars 1975.

La construction à proximité d’un barrage a constitué en 1986, une nouvelle épreuve pour le village qui s’est une nouvelle fois vidé de ses habitants, l’eau stockée recouvrant son moulin à maïs et provoquant des mouvements de terrains, responsables d’une dégradation générale des structures de ses bâtiments.

Néanmoins, grâce à l’Union Européenne, le bâtiment municipal, l’école et la mosquée ont été rénovés et peuvent aujourd’hui, accueillir des visiteurs souhaitant découvrir la bourgade qui représente un marqueur de vie de son époque d’antan, lorsqu’elle était fleurissante.

Les autres maisons du village présentent les stigmates du temps qui passe et certaines d’entre elles menacent de s’effondrer. Une vigilance accrue doit être de mise en entrant à l’intérieur.

Église Panagia tou Araka

Dans la région montagneuse de Pitsilia, entre les villages de Lagoudera et de Saranti, l’église de Panagia tou Araka figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et est considérée comme l’une des plus importantes églises byzantines de Chypre.

Construite durant le XIIe siècle, elle fut l’église principale d’un monastère ayant accueilli plusieurs dizaines de moines, jusqu’au XIXe siècle. L’église en forme de grange à nef unique avec dôme et toit cruciforme comprend un second toit pentu à tuiles plates qui, en se prolongeant au-delà des parois extérieures de l’édifice, forme un portique avec un treillage en bois.

Mais l’intérêt de l’édifice qui se visite librement réside en ses fresques remarquables de style comnénien tardif, œuvre de l’artiste Théodoros Apsevdis. Les peintures murales de l’abside du sanctuaire sont d’un style différent des autres fresques.

Le Pantocrator de la coupole domine de manière majestueuse le petit sanctuaire. Sur le tambour se détache un trône vide dans l’attente du retour du Christ ainsi que les apôtres. Sur le mur Sud, est représentée la Vierge Arakas « du pois » qui a donné son nom à l’église. Vêtue de rouge, elle se tient debout devant le trône vide. Des anges l’entourent et portent les instruments de la passion. Au-dessus de la Vierge d’Arakas, le Christ tient dans ses bras l’âme maternelle en la présence d’un enfant de bas âge.

Sur le mur Nord, l’Anastasie qui correspond à la descente aux enfers est représentée par le Christ qui rompt les serrures et emmène avec lui Adam et Eve. La scène très impressionnante est typique de l’iconographie byzantine.

Gialia

Dans le Nord-Ouest de l’île, Gialia est un village agréable peuplé de 150 habitants. Le village s’étend sur une superficie de 12 kilomètres carrés.

Si la bourgade possède une école, cette dernière n’est plus fonctionnelle et regroupe un restaurant et une salle de réunion.

Caractérisé au travers de belles petites ruelles fleuries, le village est traversé par une rivière aux abords de laquelle se trouvent les ruines de deux moulins à eau. A 4 kilomètres de son centre se trouve une petite chapelle appartenant à Sainte Mamas.

Outre le cadre agréable proposé par Gialia, son intérêt réside en la présence d’un monastère orthodoxe géorgien en ruine dédié à la Vierge Marie situé à une distance de 5 kilomètres.

Construit au Xe siècle, le monastère possède une église à 3 nefs. Habité durant plusieurs siècles par des moines géorgiens, au XVIe siècle, le monastère abandonné fut pillé. Gravement endommagé, il a été restauré au début du XIIIe siècle, grâce à l’intervention de la reine Tamar. Une restauration plus importante a été entreprise à la fin du XIIIe siècle. Il est prévu que les fouilles archéologiques effectuées et qui ont permis de dévoiler de nombreux objets de l’époque se poursuivent.

Le pont des amoureux d’Agia Napa

A la sortie d’Agia napa, en direction du Cap Greco, face au parc monumental des sculptures, le pont des amoureux est la place romantique qui sert aussi bien de cadre paradisiaque, comme son nom l’indique, aux amoureux qu’aux mariés qui souhaitent y effectuer des photos.

Lorsque nous arrivons sur place, nous dépassons une camionnette de glace, dont le vendeur d’un certain âge accueille les clients avec le sourire.

Nous devons marcher quelques mètres pour rejoindre le bord de la falaise qui donne l’occasion de découvrir en contrebas, une eau turquoise, véritable appel à la baignade.

Sous nos pieds, formant une magnifique arche naturelle, le pont des amoureux sur lequel, il est possible de marcher, ce que tentent plusieurs visiteurs, peu rassurés par l’exercice.

Alors que nous nous délectons de cette vision idyllique, plusieurs navires de plaisance, dont un bateau de pirate chargés de touristes alcoolisés qui se dandinent sur des rythmes endiablés, se rapprochent dangereusement, au plus près du pont. A leurs pieds, de nombreux nageurs évoluent au sein d’une mer calme, qui n’a rien à envier aux plus belles plages des Caraïbes.

Les Sea caves d’Agia Napa

En continuant notre route vers le Cap Greco, juste après le pont des amoureux, nous parvenons jusqu’à un petit chemin de terre que nous empruntons pour nous garer sur un parking sauvage.

En nous approchant de la mer, un spectacle exceptionnel s’offre à nous : des dizaines de grottes grignotent une falaise formant une sorte d’arc ovale s’étendant sur plusieurs centaines de mètres, avec au loin un regroupement d’hommes et de femmes dont certains d’entre eux s’élancent avec courage dans le vide, réussissant avec plus ou moins de grâce, des figures périlleuses qui leur permettent d’entrer dans l’eau.

Nous nous délectons de ce spectacle majestueux où après quelques hésitations, un Polonais d’une trentaine d’années s’y reprend à 3 fois pour finalement se lancer et plonger du haut de la falaise. Sa réception dans l’eau à l’horizontale et le bruit de plat qui en résulte ne laisse que de place à la réussite de son plongeon.

Sur le bas-côté, il est possible de rejoindre le niveau de la mer et avec moult précautions, nous rejoignons le premier étage au niveau duquel, nous découvrons une grotte magnifique ouverte sur un paysage, de notre hauteur, encore plus beau.

Il nous faut encore précautionneusement descendre une petite partie de la paroi pour rejoindre un petit chemin longeant la mer et permettant de nous rendre, grâce à une corde permettant de s’y tenir, dans une une grotte s’enfonçant dans la paroi rocheuse.

Tout autour de nous, l’eau de la mer est translucide, laissant apparaître des fonds marins de toute beauté.

Vouni

Peuplé de 150 habitants et situé dans le centre du pays, Vouni est un petit village traditionnel dans lequel il fait bon vivre. Généralement oublié des visiteurs, car excentré par rapport aux routes touristiques, Vouni est l’exemple même du visage authentique de l’île.

Grâce à ses maisons en vieilles pierres, Vouni dégage une atmosphère agréable, qui amène chez les voyageurs un sentiment de bien-être. Le village comporte un beau petit centre aux abords duquel orne une magnifique église.

Le village possède des ruelles bordées de fleurs et nombreux sont les locaux, assis sur une chaise à attendre le passage du temps sans lui courir derrière.

Pomos

Dans le Nord du pays, Pomos est un village peuplé de 450 habitants. Accroché aux falaises, à 20 kilomètres de Polis, il représente un village balnéaire authentique qui séduit les visiteurs adeptes d’un tourisme local.

Si le centre du village présente une petite église, quelques commerces et des ruelles constituées de vieilles pierres apparentes, l’attrait de Pomos réside en sa plage qui s’étend sur un kilomètre. Constituée d’un sable fin, elle longe une eau d’un bleu turquoise prononcée, véritable appel à la détente. Entourée de pins et d’arbres fruitiers, elle constitue une sorte de crique unique.

Mais le village comporte également un port reconnu, partagé entre des plaisanciers et des pêcheurs qui plusieurs fois par jour, effectuent des mouvements de déplacement, les bateaux chargés de poissons qu’ils proposent souvent à même le sol aux amateurs et restaurateurs de l’île.

Le cap de Pomos ou Akron Pomos se trouve dans la région de Tilirias, à environ deux kilomètres au Nord du village. La route vers le village voisin de Nea Dimmata est l’une des plus belles de Chypre.  Au cap, le visiteur ne peut qu’être subjugué par le spectacle de la montagne tombant dans la mer, créant un paysage pittoresque inoubliable.

Sur une des plages du cap, la grotte du dragon reste une attraction incontournable du secteur. Sur une côte de galets, constituée de hautes falaises et de gros rochers ayant échoué sur le bord de mer, la grotte rocheuse est ouverte et soumise aux quatre vents. Profonde, elle comporte de l’eau douce qui en sort et qui s’y écoule.

Konnos Bay

Se trouvant dans l’extrême Est de l’île, Konnos bay est l’une des plages de la commune de Protaras particulièrement appréciée des touristes qui y trouvent les infrastructures idéales à leur confort.

La plage est constituée d’un sable fin accompagnant des petites baies à l’eau cristalline et turquoise, dont la profondeur faible est idéale pour les familles avec enfants. En outre l’absence de vague, permet de bénéficier de conditions de baignades idéales.

Sur le long de la côte, la liste de ses infrastructures comprend, des plagistes privés qui proposent des chaises longues et des parasols au-devant de restaurants et de bars dans lesquels, il est possible de s’y restaurer tout au long de la journée. Ces propriétés qui sont adjacentes à des plages publiques possèdent également des douches et des toilettes. Un service de sauvetage est présent pendant la saison estivale. L’accès à la plage est pratique, la distance de la route y étant de moins de 500 mètres. Un parking est situé à proximité immédiate.

Cedar valley

Au centre de l’île, la vallée des cèdres se trouve au cœur des montagnes du Troodos, sur le versant Sud du mont Trypylos.

Classés depuis de nombreuses années comme site Natura 2000, la vallée, qui peut soit s’observer de hauteur ou à hauteur d’hommes lors des innombrables randonnées rendues possibles est d’une beauté à couper le souffle.

La vallée est constituée ainsi de milliers de cèdres de Chypre, arbres endémiques de l’espèce : «  Cedrus brevifolia », proches parents du fameux cèdre libanais. Au milieu de cette flore unique, d’autres arbres réputés pour leur taille impressionnante : « les pins de Calabre » appelés également : « Pinus brutia »

Appréciée pour son silence et son ambiance relaxante, la vallée est traversée par la route régionale qui relie le village de Panagia au monastère de Kykkos, et se prolonge jusque dans une autre localité montagnarde appelée : « Stavros tis Psokas » un lieu dans lequel sont présents les mouflons de Chypre : les « Ovis gmelini ophion » une espèce endémique de moutons sauvages.

La région comporte comme incontournables les ponts vénitiens et le célèbre monastère de Kykkos.

 Réserve naturelle de Tripylos

Englobant la célèbre vallée des Cèdres, la réserve naturelle de Tripylos s’étend sur 3331 hectares est située dans la forêt de Paphos, au Nord-Ouest du Troodos.

Particulièrement propice aux randonnées, la réserve qui se trouve non loin du monastère de Kykkos est traversée par une route régionale de bonne facture, quand bien même elle présente de nombreux cailloux pouvant engendrer des dommages aux pneumatiques.

Lorsque nous entrons dans la réserve, nous longeons une grande et vaste forêt touffue à la végétation dense. Sur la route, peu ou pas de circulation.

Nous sommes accueillis du fait de notre altitude par une averse soudaine et violente, qui s’estompe fort heureusement et nous donne l’occasion de nous garer pour bénéficier d’un magnifique point de vue.

Face à nous, des milliers d’arbres dont certains présentent des formes…disons peu conventionnelles.

Petra Tou Romiou

Non loin de Paphos, dans le Sud-Ouest de l’île, Petra Tou Romiou est un des plus beaux sites balnéaires de Chypre.

Après avoir garé notre véhicule, nous empruntons un pont souterrain qui nous permet de traverser la route et de rejoindre une plage de galet devant laquelle se trouve le rocher d’Aphrodite, un stack au bord de la mer qui bénéficie d’une légende transmise de génération en génération par les habitants. Le rocher qui émerge tel un ilot sorti des flots serait le lieu de naissance de la déesse Aphrodite. Une éternelle jeunesse est ainsi promise aux personnes se baignant autour de lui, du moins en y effectuant trois fois le tour.

Mais, le rocher n’est pas la seule attraction du site, qui possède nombre de formations géologiques, créant dans l’eau, des remous et des vagues appréciés des nageurs et des surfeurs.

En arrivant sur place, deux jeunes femmes se prennent en photo pour nourrir leur compte Instagram. Il nous faut franchir une sorte de monticule qui se situe près d’une falaise, pour rejoindre la plage bondée de monde, malgré l’heure tardive.

C’est alors que le soleil se couche et flamboyantes, ses couleurs orangées se projettent contre l’eau qui en reflètent une partie. Le spectacle est sublime et nous nous enivrons de l’irréel créé comme par magie de ce que la nature offre de plus beau.

 Omodos

Situé dans la région de Limassol, dans le centre du pays, à une altitude de 800 mètres, au cœur de la chaîne de montagnes du Troodos, Omodos est un petit village peuplé de 285 habitants.

Si le village est connu pour la beauté de ses vieilles maisons de pierres et du charme gastronomique qui s’en dégage, sa renommée est assurée par son environnement viticole et le vin spiritueux : « Zivania » qui y est produit. D’ailleurs, avant d’entrer dans le village, nous nous plaisons de découvrir les nombreuses vignes qui nous entourent.  Il est possible de visiter le domaine viticole : « Vassiliades » qui propose également des dégustations de leurs produits.

Le village est également visité pour sa dentelle faite main ainsi que pour le pain : « arkatena » Il possède un pressoir du Moyen-âge, un musée dédié à la lutte pour la libération nationale, un centre pour la préservation de la dentelle fine et un musée des Icônes.

Mais, l’intérêt principal du district réside en la présence sur ses terres du monastère de Timios Stavros, fondé en 357 avant Jésus-Christ qui acquit après la réalisation de nombreux miracles, une renommée internationale.

Le monastère, majestueux est constitué de deux étages qui entourent une église magnifique exposant de nombreuses reliques : la Grande Croix, l’Agios Knavos (morceau de corde ayant servi à attacher le Christ sur la croix), la croix de Panaretos, le crâne de l’apôtre Philippe, un morceau de pierre du Golgotha, pour ne citer qu’elles.

Le site comporte également une partie intégrant de nombreuses cellules et chambres d’hôtes en pierres. Dans la cour, une belle fontaine à eau fonctionnelle accueille les visiteurs. Le grand temple à trois arches est construit au sommet de la grotte dans laquelle la grande croix a été trouvée.

Governor’s Beach

Sur la côte Sud de l’île, entre Limassol et Larnaca, Governor’s Beach est une petite plage typique et surprenante qui se caractérise au travers d’une eau cristalline et des plages de sable blanc. Mais l’intérêt du site qui doit son nom aux gouverneurs britanniques qui fréquentaient la région est sa géologie unique.

Sur plusieurs kilomètres, la côte est constituée d’un cap dont le rivage est fragmenté en plusieurs gros rochers lisses sculptés par les vagues, servant aujourd’hui, à accueillir les visiteurs souhaitant s’adonner au farniente et à la nage. Ces rochers qui semblent constituer un unique bloc forment une cuvette tout de blanc vêtu qui regroupent des piscines naturelles toutes aussi belles les unes que les autres.

La plage compte également des restaurants et des bars qui permettent de remplir ses réserves énergétiques afin d’arpenter les différents sentiers qui constituent des randonnées appréciées.

Ce véritable trésor naturel permet de bénéficier de conditions idéales pour profiter pleinement des beautés de l’île.

Agia Napa

Dans le Sud-Est du pays et peuplée de 3208 habitants, Agía Nápa est une station balnéaire animée et réputée pour sa vie nocturne. Néanmoins, la ville a beaucoup plus à offrir que de magnifiques plages étendues.

En amont de son centre constitué essentiellement d’une longue route bordée de restaurants, de bars et de cafés, la ville comprend une belle marina ainsi qu’un site archéologique : le site de Makronissos.

En sortie de ville, il est possible de découvrir non loin du pont des amoureux, le parc des sculptures qui dévoile plusieurs centaines d’œuvres d’art, dont certaines ont une structure architecturale…disons étonnante.

Mais, son cœur touristique reste son port dans lequel nous découvrons une belle statue qui se trouve en son centre. Tout autour, plusieurs entreprises proposent leurs services dans des excursions qui permettent de bénéficier aussi bien d’un trajet en bateau que d’alcool à volonté.

Il faut dire que la ville a opéré dans les années 1990, un changement touristique majeur en donnant la primauté aux établissements réservés aux adultes, visant les jeunes vacanciers désireux de faire la fête.

Nous arpentons ainsi ce petit port dans lequel des plaisanciers jettent l’ancre et parvenons à découvrir outre une belle plage, de nombreuses petites statues au design fort intéressant.

Limassol

Se trouvant dans le Sud-Ouest du pays, et peuplée de 228 000 habitants, faisant d’elle la deuxième ville du pays, Limassol est une station balnéaire appréciée.

La ville comporte de belles plages et de nombreuses attractions qui la rendent irrésistible aux yeux des voyageurs. En nous rendant à la marina, nous décidons tout d’abord de faire une halte au musée des illusions, dans lequel nous nous amusons à découvrir tous les effets d’optiques qui parviennent à distraire nos cerveaux malmenés.

Alors que le long d’un couloir nous sont présentés différents jeux liés à la vue, la structure du musée comprend ensuite plusieurs salles où tour à tour nous sommes placés dans une situation de gravité dérangeante, avant de nous retrouver dans une salle de l’infini où des miroirs placés judicieusement nous multiplient.

Dans la marina qui se dévoile à nous, nous arpentons une petite place animée au-devant de beaux petits bateaux de plaisance. La température extérieure étant intense, nous décidons de rejoindre un café dans lequel nous sympathisons avec un serveur pakistanais.

Dans le centre très dynamique, qui comprend de nombreux restaurants, nous prenons le pouls de la ville en nous perdant avec intérêt.

Nous parvenons jusqu’au château médiéval, dans lequel nous entrons après avoir payé les 4,50 euros de droit d’entrée. S’étirant sur plusieurs niveaux constituées judicieusement de nombreuses salles d’exposition, le bâtiment nous en apprend beaucoup sur cette place forte de l’île. Le château médiéval est l’un des neuf châteaux de Chypre.

Il a été construit par les Byzantins autour de l’an 1000. Il a servi de prison, entre 1790 et 1950 et sert aujourd’hui de musée médiéval. La collection que le musée offre couvre la période allant de 400 à 1870.

Après être parvenus jusqu’au sommet du château et avoir bénéficié d’une belle vue sur la ville, nous rejoignons la cathédrale orthodoxe, devant laquelle nous sommes stupéfaits face à sa beauté et à sa grandeur.

Deux autres musées restent intéressants. Le musée archéologique offre une collection très intéressante d’antiquités trouvées dans le district de Limassol, datées de l’âge néolithique à la période romaine : bijoux en or, monnaies, sculptures, colonnes, vases, boucles d’oreilles, bagues, colliers, statues de marbre et poterie, la liste n’étant pas exhaustive.

Créé en 1985 et ayant reçu le prix Europa Nostra en 1989, le Musée d’art populaire offre quant à lui une collection d’art folklorique chypriote des deux derniers siècles. Certains des objets les plus fascinants de la collection sont des costumes nationaux, des tapisseries, des broderies, des coffres en bois, des gilets, des vestes pour hommes, des colliers et une variété de vêtements légers.

La rue Agiou Andreou ainsi que le quartier Zakáki donnent la possibilité de découvrir le visage authentique de la ville. Outre leur animation, ces secteurs regroupent avec le vieux port et le parc des sculptures, des sites incontournables à ne pas louper.

Il nous faut ensuite rejoindre la cathédrale catholique, dont la couleur de la façade tirant sur le rose lui permet, tout en étant intégrée dans un environnement verdoyant, de se démarquer des bâtiments qui l’entourent, lui permettant d’être aperçue de loin.

Le jardin public est situé sur la route côtière. Il possède une grande variété de la végétation locale : eucalyptus, pins et cyprès. À l’intérieur du jardin, se trouve un petit zoo composé de chevreuils, de mouflons, d’autruches, de faisans, de tigres, de lions, de singes, de vautours et de pélicans. Le musée d’histoire naturelle jouxte le zoo.

Cap Greco

A l’extrême Sud-Est de l’île, le Cap Greco est le point le plus oriental de l’Union Européenne. Parc naturel forestier, il possède un centre de visiteurs moderne. Classé en 2019 en tant que zone importante pour la conservation des oiseaux, il est un site de migration pour des dizaines d’espèces.

A son extrémité Sud, il possède un phare difficile d’accès, qui nécessite un peu de marche.

Il englobe également à son entrée Ouest, les Sea caves ainsi que le site Blue Hole, dans lequel les visiteurs aiment profiter de magnifiques grottes marines, dans un environnement naturel unique.

Nous rejoignons ainsi en voiture le point le plus éloigné du cap avant d’être bloqué par un grillage militaire qui circonscrit une base.

Fort heureusement, un parking se trouve juste à côté, ainsi qu’un vendeur, qui profite de l’affluence touristique du site pour proposer boissons et collations légères.

Alors que nous découvrons une côte escarpée, découpée en une multitude de petites criques à l’eau cristalline, nous nous asseyons et noyons nos regards vers l’horizon qui se dévoile. A nos pieds, en contrebas, nombre de nageurs dont deux filles qui s’amusent avec une poutre qui ne paraît pas de notre point de vue, bien solidement harnachée.

Nous reprenons notre voiture pour rejoindre juste à côté de notre emplacement, le Blue Lagon, qui nous permet de bénéficier d’une vue encore plus majestueuse ; en contrebas, dans une eau encore plus turquoise, des dizaines de baigneurs amenés jusque-là, par la mer dans de grands bateaux servant avant toute chose à des pistes de dance à ciel ouvert, des établissements flottants qui vendent un packaging apprécié des touristes : un déplacement le long de la côte parmi les plus beaux spots de nage ainsi que de l’alcool à volonté, pour un coût ne dépassant pas les 50 euros la sortie. Une aubaine pour les étudiants au budget serré qui choisissent Chypre pour ses bas coûts.

Parc de la péninsule d’Akamas

Promontoire et cap situé à l’extrémité Nord-Ouest de Chypre avec une superficie de 230 kilomètres carrés, le parc d’Akamas est un territoire partagé entre une zone densément boisée et une chaîne de montagnes s’élevant vers le Nord.

Si nous faisons connaissance avec la péninsule en découvrant successivement les gorges d’Avakas et la plage de Lara, nous sommes rapidement bloqués par les routes qui la traversent, puisqu’en piteux états. Certaines mêmes inscrites sur les cartes chypriotes n’existant pas.

C’est ainsi que nous nous retrouvons à plusieurs reprises à longer la côte Ouest pour en rejoindre le Nord, avec de longs détours à effectuer, jusqu’à être totalement bloqués. Fort heureusement, un berger et son troupeau égaye notre découverte.

La zone étant relativement difficile d’accès, elle englobe une grande diversité de vie. Considérée comme l’une des 22 zone d’endémisme d’Europe et intégrée au sein du réseau Natura 2000, elle possède une flore abondante.

Les animaux quant à eux sont composés de chauves-souris frugivores, musaraignes, hérissons, renards, serpents, lézards, vautours fauves,  parulines de Chypre et petits-ducs. La péninsule comprend également plusieurs lieux de ponte des tortues  ainsi qu’un sanctuaire de l’espèce : « caouanne ».

En remontant vers le Nord, essentiellement en randonnée, il est possible de longer une côte escarpée et de tomber sur plusieurs attractions dont : le Karabopetres et les Zac’s Hill Cave.

Pour rejoindre le point le plus extrême : le Ponti Bapa, qui se trouve non loin de la deserted beach, il est nécessaire en voiture de prendre la route principale qui mène vers la ville de Polis, dans laquelle il est possible de découvrir une belle église. Cette route mène vers les bains d’Aphrodite, qui représentent l’endroit où la déesse se serait baignée. Le site comporte un bassin vide ainsi qu’une petite cascade.

En dépassant les bains sur une route d’un meilleur état que celles se trouvant sur la côte Ouest, il suffit de rouler encore un peu pour atteindre le Blue lagoon, un véritable site paradisiaque juste à côté de Manolis bay, une sorte de crique somptueuse.

Monastère de Kykkos

Considéré comme le plus beau et le plus riche monastère de l’île, le monastère de Kykkos est situé à une altitude de 1318 mètres en plein cœur du centre de Chypre et accessoirement, du massif du Troodos.

Construit au XIe siècle par l’empereur byzantin Alexios I Commène, il subit plusieurs incendies qui le ravagent entièrement, avant d’être reconstruit. Les bâtiments actuels datent ainsi tous du XIIIe siècle.

En empruntant la porte principale, nous découvrons une cour intérieure d’une beauté sans nom. Sous les arches qui comportent de nombreux couloirs, de nombreuses gravures en mosaïques attirent le regard.

Nous nous rendons dans l’église afin de découvrir un environnement liturgique enivrant. Alors qu’un moine effectue une visite guidée, un autre, barbe fournie plaisante avec des visiteurs. Il se replonge ensuite dans ses écrits.

L’église abrite l’icône de la vierge, une icône sacrée depuis plus de 900 ans. Au fil des siècles, les habitants ont vénéré l’icône et lui ont attribué toute une série de miracles. L’icône n’est jamais regardée, car une légende attribue une perte de la vue à celui qui la profane des yeux, la dernière personne l’ayant admiré étant le pape et patriarche d’Alexandrie Gerasimos, en 1669.